La Fille Inconnue
Note moyenne
3,0
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162 critiques spectateurs

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ocelot
ocelot

30 abonnés 927 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 janvier 2017
Une déception et on s'y attendait : les frères Dardenne n'innovent plus, que cela soit dans le fond ou dans la forme. C'est pour cela qu'ils ne gagnent plus de prix. Les acteurs sont bons et justes mais cela ne suffit plus.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 décembre 2016
Le sujet pourrait être intéressant : la culpabilité de savoir que la personne à qui on a refusé d’ouvrir sa porte a été assassiné quelques instants après. Il est très bien servi par Adèle Haenel mais, même avec les frères Dardenne, ça ne suffit pas…

Le film s’essouffle assez vite, pour finir sur une chute pour le moins hasardeuse…

Peuvent mieux faire !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 novembre 2016
Les frères Dardennes explorent encore une fois les limites du cinéma social en essayant les schémas du cinéma classique pour adapter leur récits. Toujours une critique et une dénonce comme point de départ, ils ne se retiennent pas pour mélanger des drames sociales d'actualité avec une narration atypique pour le courant actuel du cinéma engagé. Déjà, dans le précédent Deux jours, une nuit, les réalisateurs s'en servaient d'une surprenante structure en temps quasi-réel pour nous montrer une histoire d'abus de pouvoir contre une employée.

La fille inconnue fait référence au corps d'une femme non-identifiée apparue aux alentours d'un cabinet médical. La veille, cette fille aurait sonné au cabinet et la protagoniste, une jeune médecin, avait refusé d'ouvrir la porte une heure plus tard de la fermeture. Luttant contre ses remords et contre l’indifférence du voisinage, la médecin décide de commencer son enquête pour faire justice à la fille décédée.

Comme on a déjà dit, le point de départ est une critique: le fait que la fille soit noir provoque l'indifférence de la ville face à sa mort. Les autorités ferment leur recherche sur l'inconnue le moment où on découvre qu'elle n'a pas été tuée, malgré les caméras de surveillance, qui la montrent s'enfuir de quelqu'un. La fille inconnue ne devient qu'une citoyenne de seconde zone aux yeux de l'administration. Comme conséquence, ce la jeune médecin qui se déguise en détective.

Une protagoniste charismatique conduit le récit. Les Dardennes incarnent chez Adèle Haenel les professionnels sanitaires à grande vocation. Dans un système si stricte que le médical, le facteur humain et morale doit dépasser les entraves administratives. La médecin donne son tout pour ses patients, elle se déplace à domicile et elle continue dans ce petit cabinet pour rester en contact avec ces patients plutôt que faire partie d'un prestigieux centre hospitalier où sa vie privée et son temps libre seront assurés.

Ce profil nous fait comprendre ses remords au point qu'elle s'applique à fond pour dévoiler la vérité. Le thriller se déclenche suivant une série d'éléments du genre: témoins muets, faux témoignages, menaces, mafias, magouilles des autorités... Les Dardennes nous mènent vers la fin d'une façon admirable: il n'y a pas de twist de scénario quand on révèle l'identité de la victime ou des coupables, sinon que le shock du film se crée petit à petit, de manière subtile, quand le Dardennes nous montrent la réalité des différents scènes où des milliers de filles inconnues passent leur vies.
///Encore plus de fautes et d'erreurs sur le lien ci-dessous
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2016
Je suis tombé sous le charme du personnage d' Adèle : a la fois sensible d'une jeune fille devant la violence du monde et à la fois déterminé d'un médecin professionnel de santé.
Les scène sont très cadre sans fioritures tel des tableaux de peintre. Elles ne s'encombrent pas de sentiments et se concentrent sur l'essentiels les personnages et la dramaturgie du moments.
Extrêmement efficace mais déstabilisants par moment il est vrai.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 novembre 2016
Quand je lis toutes ces critiques ampoulées et verbeuses sur les films des "frères Dardenne" et que je sors d'avoir vu "La fille inconnue", les bras m'en tombent ! Quel film ! Lent, long, rasoir à souhait. Un mauvais téléfilm sur la condition humaine dans une banlieue de Belgique. Quelle purge ! Vivement le prochain film des "Frères Dardenne". Vite, on en redemande.
Deborah G
Deborah G

9 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2017
'ai été déçue car j' avais adoré la bande annonce. Hors on s'ennuie....
Mais on reste accroché car à chaque fois on nous secoue avec du suspens.
A voir tout de même
JEAN PAUL B.
JEAN PAUL B.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 novembre 2016
Film passionnant qui illustre magnifiquement ce qu'est l'humanité, ni plus ni moins l'essentiel de notre vie.
volubilis31
volubilis31

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 novembre 2016
film plein de bonnes intentions, et Adèle Haenel excelle dans l'exercice... mais scénario convenu et fastidieux, autour du sentiment de culpabilité, dans un contexte plombant à l'extrême...déçue..
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2016
Sous un faux air de thriller, un film social dont on a l'habitude avec les frères Dardenne. Le développement sur la nécessité de dire les choses et de parler de ce qu'on a vu est intéressant, mais traité bien lourdement. Reste qu'on ne peut que convenir de la sincérité des frères Dardenne dont le cinéma reste centré sur la question sociale, et un scénario un peu tiré par les cheveux mais qui se révèle lentement, comme en passant, au hasard des pérégrinations du docteur Davin, une manière élégante de présenter les choses.
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2016
Le dernier film des frères Dardenne suscitera-t-il des vocations de médecins ? On peut en douter tant le quotidien de Jenny, la jeune femme médecin qui en est le personnage principal, n'a rien d'affriolant. Il ne pouvait en être autrement quand on connaît la tendance à la noirceur des situations dans le cinéma des frangins belges. Jenny a donc commencé à exercer sa profession à Seraing, une banlieue de Liège où s'accumulent les cas sociaux. Elle a un principe qu'elle essaie d'inculquer à un stagiaire qu'elle a en charge : ne jamais écouter ses émotions lorsque l'on consulte. Or, un soir, alors que l'heure des consultations est largement dépassée, elle refuse d'ouvrir son cabinet à une très jeune femme en détresse. Laquelle sera retrouvée morte quelque temps plus tard sur les bords de la Meuse. Renversement de situation : Jenny, éprouvant un sentiment de culpabilité, va s'appliquer à faire la lumière sur cette mort énigmatique et de ce fait à se transformer en enquêtrice. Le film explore les bas-fonds de la cité mais aussi ceux de l'âme humaine. Jenny est ainsi confrontée aux problèmes de la prostitution, des trafics de drogue et des misères sociales de toute nature. Comme le plus souvent chez les frères Dardenne, la caméra se fait distante : pas de commisération intempestive, même si la fin a de quoi émouvoir. En tout cas, pas de musique et le générique de fin se déroule avec pour fond sonore l'enregistrement de moteurs de voitures qui ne font que passer sur une voie rapide : comme l'explique Luc Dardenne, "Les voitures ne cessent d’y passer à grande vitesse, comme le monde qui suit son cours, ignorant l’importance de ce qui se joue dans le petit cabinet du docteur Jenny". Une telle bande son vaut toutes les meilleures musiques du monde. Enfin la distribution est excellente : Adèle Haenel en tête qui offre au personnage de Jenny son allure de lycéenne aux prises avec un monde dont elle ne soupçonnait pas la noirceur ; mais aussi deux habitués des films des frères Dardenne, Jérémie Renier, splendide comme à son habitude, et Olivier Gourmet, dont le rôle est à l'opposé de ceux qui l'ont rendu célèbre : ici il campe un des personnages les plus sinistres et ignobles de sa filmographie - une présence à l'écran de courte durée, mais des plus marquantes. Or, malgré toutes ces indéniables qualités, le scénario ne réussit pas tout à fait à convaincre : trop de rebondissements, surtout dans la dernière demi-heure, qui alourdissent le film et nuisent à son unité.
Jacques F.
Jacques F.

7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 novembre 2016
Le scenario est intéressant mais la mise en scène est lente de chez lente et le jeu des acteurs n'est pas formidable, Adéle Haenel n'est pas crédible comme médecin, même jeune médecin.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 novembre 2016
Ça se voit sans ennui, d'accord. L'histoire est plutôt bien menée, à la manière d'une enquête policière, avec la solution découverte en fin de film - bon Dieu, mais c'est bien sûr - Mais je n'ai pas "accroché". En grande partie à raison du personnage principal, parfaitement antipathique,voire odieux. Parce quelle se sent coupable de ne pas avoir ouvert la porte de son cabinet, elle s'acharne à trouver "une" vérité, se mettant elle-même en danger (c'est son affaire) mais aussi bouleversant la vie des autres (ça, ça ne l'est pas). Vers la fin, les flics lui demandent d'arrêter de jouer à Maigret chez les Wallons. Elle leur pose alors la question : " Connaît-on la cause précise de la mort" ? Ça ne vous regarde pas répond, à juste titre, le policier. spoiler: Et pourtant, c'est sans avoir de certitude, pour le moins, qu'elle assène au père de famille "sa" vérité : la jeune fille noire est morte d'hémorragie et l'intervention de l'homme aurait permis de la sauver. Il est donc coupable, non d'avoir voulu avoir des relations sexuelles avec une prostituée, ce qui n'est pas pendable, mais de non-assistance à personne en danger de mort imminente, par suite d'un accident dont il est, il est vrai, l'initiateur (mais c'est quand même un accident) et doit donc aller se dénoncer. Elle brise ainsi une famille somme toute honorable, banale en tout cas, au nom de se propre culpabilité, alors qu'elle ne sait RIEN des causes réelles de la mort (la fille aurait pu mourir sur le coup du traumatisme de la chute et l'intervention de l'homme n'aurait alors rien changé). Odieuse, vous dis-je. On plaint les patients qui se feront soigner par une perverse pareille.
Toute la fin du film - regardez-le attentivement - dépend de ce moment. C'est assez subtil et je pense que nombre de spectateurs ne s'en aperçoivent pas. Mais le jugement qu'on peut porter sur le personnage principal change alors du tout au tout. Cela dit, beaucoup d'autres facteurs ne rendent pas le personnage joué par Adèle Haenel bien sympathique, mais là, c'est assez subjectif.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2016
Je place les frères Dardenne au sommet. Au sommet de mon palmarès personnel : « Rosetta », « Le Silence de Lorna », « Le Gamin au vélo » figurent parmi mes films préférés. Au sommet, je crois aussi, de la cinématographie de ce début de siècle. Je prends le pari que, dans un siècle, leurs noms seront cités parmi la dizaine de réalisateurs marquants de notre temps.

Aussi chacun de leur film est-il un événement que j’attends avec une impatience joyeuse.
Celui-ci ne m’a pas étonné tant il ressemble aux précédents.
Par son cadre d’abord : les bords de la Meuse à Liège, une fois encore, gris et laids, mais filmés sans misérabilisme.
Par son héroïne ensuite : une femme, seule, de chaque plan, constamment en mouvement, souvent filmée de dos, mue par une idée fixe. Emilie Duquenne dans « Rosetta », Cécile de France dans « Le Gamin au vélo », Marion Cotillard dans « Deux jours, une nuit ».
Par son titre également : un titre court, qui claque et qui prétend, par sa brièveté même, à l’universel.
Par le dilemme moral qu’il pose : Olivier Gourmet acceptera-t-il l’apprenti qui a provoqué la mort de son fils (« Le Fils ») ? Lorna abusera-t-elle l’homme qu’elle doit épouser pour régulariser sa situation administrative (« Le Silence de Lorna ») ? Marion Cotillard convaincra-t-elle ses collègues de renoncer à leur prime pour qu’elle garde leur emploi (« Deux jours, une nuit ») ?

Dans « La Fille inconnue », les frères Dardenne posent une question pour y répondre immédiatement. Pouvons-nous rester indifférents à la misère du monde ? La mystérieuse inconnue, qui vient frapper à vingt heures passé à la porte du cabinet du docteur Davin et qui trouve porte close, va obséder la jeune praticienne qui s’estime coupable de sa mort.

Mais « La Fille inconnue » est moins un film sur les réfugiés qui meurent anonymes dans nos rues, que sur la médecine et sa pratique. « Le Docteur » ou « La Consultation » – le titre d’un livre de Martin Winckler auquel le film des Dardenne emprunte énormément – aurait été plus approprié. Car c’est l’éthique du médecin que le film questionne : sa porte ouverte à la détresse physique et morale, ses gestes patients et compatissants, les connaissances qu’il doit mobiliser pour établir un diagnostic exact, la disponibilité de chaque instant.

« La Fille inconnue » est un film à montrer à tous ceux et celles qui se destinent au beau métier de médecin.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2016
Qu'est-ce qui empêche La Fille inconnue d'être au niveau des meilleurs films des frères Dardenne ? Sans aucun doute un manque d'intensité regrettable dans une première partie où l'on navigue entre la relation tendue (et plutôt touchante) qu'entretient le docteur Jenny Davin (subtilement interprétée par Adèle Haenel) avec son stagiaire, les scènes de consultation et le début d'enquête menée par la protagoniste suite à la mort d'une jeune femme qui avait tenté d'échapper à son agresseur en sonnant à son cabinet . C'est quand l'investigation s'installe réellement au centre des enjeux dramatiques que le film monte en puissance, et ce d'autant plus habilement lors des scènes où c'est en exerçant son métier que l’héroïne parvient à faire progresser son enquête (le cœur de Bryan qui bat trop vite et la poussera à le faire parler). Après la chronique assez poussive de la première moitié, c'est presque vers le thriller que le scénario s'oriente. Thriller surtout moral, comme le montre la fin, spoiler: où les deux scènes d'aveux successives permettent de mettre en lumière la thématique centrale du film:
la culpabilité. Celle-là même qui avait motivé la décision de Jenny d'enquêter et qui la faisait reconnaître les signes de culpabilité chez ses interlocuteurs. Avec leur système formel habituel (valorisation du plan-séquence avec une caméra de plus en plus posée, absence totale de musique, auxquels s'adjoint un retour à une grisaille bien morose), les Dardenne auscultent donc avec précision la réalité humaine qui se cache derrière le fait divers, s'attachant au regard digne d'un personnage qui constate sans juger la misère affective et sexuelle, la jalousie délétère et la lâcheté ordinaire. La Fille inconnue, à défaut d'être un film majeur, reste une oeuvre qui s'inscrit avec fluidité dans une filmographie à l'imparable cohérence thématique et stylistique.
circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2016
Talent réalisation est bonne mais l'intrigue est assez lente et tient plus de l'étude psychologique de cette femme médecin plutôt que du thriller. Une film intéressant cependant.
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