Mary
Note moyenne
4,2
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254 critiques spectateurs

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crispygirl
crispygirl

1 abonné 55 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2017
Un film extrêmement drôle très bien ponctué de moments dramatiques et drôles! un film surprenant, bouleversant, on a passé un excellent moment! La petite actrice est une belle!! à voir absolument !!
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2017
Une comédie dramatique attachante, un rien guimauve, portée par un très beau casting et un questionnement intelligent.
Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Clémentine K.
Clémentine K.

243 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 septembre 2017
Dans un cadre chaud, une émouvante histoire de famille, de protection et de...maths. Un univers où les sentiments familiaux gagnent et priment sur la gloire.
SuperJS
SuperJS

49 abonnés 239 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2017
Très bon Jeu des acteurs, mention spéciale pour la petite qui joue avec bcp de naturel. Histoire caricaturale, sans surprise, peu réaliste mais qui amène malgré tout à une réflexion intéressante sur la bonne éducation à donner aux enfants surdoués, différents, à la place qu'ils trouvent auprès des autres. Se regarde donc Avec plaisir mais pas non plus 10 Fois !
jcguerrero
jcguerrero

147 abonnés 71 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2017
Mary, c'est E.T. ! Avec tout l'amour et toute l'admiration que l'on peut porter à cette frêle créature.
Comme lui, Mary est très très intelligente et comme lui, elle fait un peu peur. Comme lui, elle est seule au milieu de plein de terrestres normaux. Comme lui, elle est obligée de se comporter en enfant (presque) sage pour ne pas se faire trop remarquer avec le risque de se faire embarquer dans une école expérimentale qui décortiquera ses fabuleuses capacités intellectuelles et la transformera en rat de laboratoire.
C'est pour répondre au vœu de sa sœur décédée (elle-même une grande mathématicienne) qui souhaitait que sa fille ait une vie normale et qu'elle fréquente des enfants de son âge au lieu de rester enfermée dans ses livres, que son oncle (Chris Evans magnifique de sobriété) va faire entrer Mary pour la première fois à l'école communale.
Il sait que cette enfant de 7 ans est surdouée et que ça ne va pas être facile. Mary, très conscience de ses capacités, le sait elle aussi. Et pour ne pas arranger les choses, sa grand-mère maternelle, le sait elle aussi qui va s'opposer à cette décision par tous les moyens.
Être surdoué pour un enfant n'est pas forcément signe de bonheur, de joie de vivre et de réussite. Etre surdoué peut-être un poids, une prison, une angoisse.
Pour qu'il s'épanouisse, malgré ses capacités hors normes, tout dépend alors de l'environnement (scolaire, familial, social) dans lequel l'enfant surdoué va évoluer. Trop ou pas assez et son caractère peut virer de la tyrannie à la schizophrénie.
"Mary" est un beau film, humain, drôle, intelligent, sensé, émouvant et vif !
Les deux partis pris (celui de l'oncle qui veut que Mary ait une vie normale avec des enfants de son âge et celui de la grand-mère qui veut immédiatement la pousser vers les sommets en la faisant éduquer par des savants) sont exposés dans ce film de façon si forte et si claire que le spectateur est proprement écartelé entre ces deux positions, ressentant profondément, presque à la place de Mary, les qualités et les défauts de ces deux conceptions de l'éducation.
Comme nous l'avons dit plus haut, on pense à E.T. en dévorant ce film, tant Mary ressemble à une extraterrestre esseulée seulement protégée par son oncle/Eliott et traquée par tous les scientifiques du monde.
Ce superbe film nous fait également penser au remarquable "Captain Fantastic" où là aussi deux conceptions de l'éducation des enfants s'affrontent tout en laissant au spectateur l'intelligence de se forger sa propre opinion et son ressenti profond.
Ceci dit, rappelons que nous sommes au cinéma et non pas dans un séminaire d'étude scientifique consacré aux enfants surdoués. Il y a donc sans doute quelques exagérations (Les équations que Mary résout font d'elle un pur génie et pas simplement une surdouée !) mais ce film est une palpitante approche de l'univers de ces enfants décidément pas comme les autres.
A ce titre, nous sommes heureux d'accueillir "Mary" dans notre sélection comme le grand Film Bonheur qu'il est, c'est-à-dire plein d'émotion, d'humour, d'inattendu, de rythme et bien sûr par-dessus tout d'humanité
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 septembre 2017
Le cinéma indépendant américain à son meilleur. Un casting excellent, avec notamment la jeune Mckenna Grace éblouissante de naturel et de justesse, mais tous les autres rôles sont justes. Le film est fin, intelligent, émouvant et drôle. Certes l'histoire est un peu convenue, et alors ! On se laisse emporter avec bonheur . C'est pour des moments comme ceux-là qu'on va au cinéma !
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 septembre 2017
A l’instar du titre on ne peut plus simple, "Mary" est un film tout simple, sans prétention aucune si ce n’est d’aborder une vaste problématique, d’une importance capitale. Le synopsis présenté se résume à une ligne et demie à l’instant où j’écris ces mots. Cela ne veut pas dire que le scénario soit dénué d’intérêt : en dire davantage risquerait de spoiler une grande partie de l’œuvre. Vu ce qui est révélé, on pense se diriger vers un long combat juridique pour obtenir la garde de la gamine, peut-être un peu à la "Kramer contre Kramer" (1979). Certes c’est un peu le cas (j’ai bien dit "un peu"), mais en réalité ça va beaucoup plus loin. Je viens de vous le dire, une vaste problématique est présentée, amenant de nombreuses questions, toutes liées entre elles. Tout commence sur une tranche de vie, apparemment anodine : le premier jour d’école de Mary. Sauf que ce premier jour d’école n’est pas si anodin, puisqu’il provoque tout ce qui va suivre. Ce qui frappe d’entrée, c’est le jeu d’actrice de la jeune Mckenna Grace. Elle campe une petite Mary au caractère bien trempé, qui ne manque pas de rappeler Vada dans "My girl" (1991), interprétée alors avec beaucoup de justesse par une jeune actrice prometteuse répondant au nom d’Anna Chlumsky. Mckenna Grace supporte très bien la comparaison, et va même au-delà car elle amène un certain nombre de scènes intéressantes de par le large panel de sentiments présenté. Sa performance a certes été facilitée par une réalisation sage, un scénario qui ne va pas trop vite en besogne, et une mise en scène maîtrisée. Les moments d’intimité ont su être captés, en témoigne cette séquence de grande discussion entre la gosse et son oncle sur un magnifique coucher de soleil rougeoyant, un moment d’échange aussi précieux que la beauté du crépuscule. La photographie s’en retrouve intéressante, voire sublimée, et le spectateur ne peut qu’éprouver une sorte de plaisir reconnaissant d’assister à ce genre de scène, un peu comme s’il était pris à témoin de cette bonne entente. Il retrouvera cette sensation à plusieurs reprises, notamment lorsqu’à nouveau, Frank et Mary discutent dans un recoin de la maison. Mais le spectateur vivra aussi des moments forts. Que dis-je ? Poignants ! Si poignants que la larmichette risque bien de se manifester et vous remuera les sens. Je vous le dis, Mckenna Grace est épatante en donnant parfaitement la réplique à Chris Evans. On peut même dire qu’elle lui vole la vedette, ce qui parait juste en regard du titre, qui est en fait un rôle-titre. On doit reconnaître une belle complicité entre ces deux acteurs, tout en gardant cette sorte de détachement lié à une relation presque plus amicale qu’une vraie relation père/fille, ce qui a le don de crédibiliser davantage le propos. Loin, très loin de son rôle de super-héros Captain America, l’acteur change totalement de registre en endossant le rôle d’un tuteur soucieux du bien-être de sa protégée. Certains spectateurs pourront le trouver un peu trop sage, un peu trop ténébreux, tout du moins un peu trop replié sur lui-même, ou encore un peu trop tourmenté. C’est oublier qu’être parent n’est pas un métier facile, et encore moins quand on doit élever un enfant qui n’est pas le sien. A plus forte raison quand cet enfant a une particularité. C’est une des questions posées par ce film : jusqu’où peut-on décider à la place de l’enfant ? Une question qui en amène d’autres, qu’on pourrait qualifier pour certaines de subsidiaires, quoique inévitables car importantissimes : que doit-on faire pour le bien-être de l’enfant ? que peut-on faire pour cela ? En attendant, les maladresses de Frank n’ont pas été bannies pour argumenter le récit, et c’est judicieux car il demeure une grande peur que tout parent qui se respecte vit à un degré plus ou moins différent : celui de gâcher la vie de l’enfant. Une peur viscérale nommément exposée et à laquelle il est difficile de répondre. D’ailleurs aucune réponse n’est explicitement apportée à cette grande crainte, en l’occurrence par le personnage de la charmante institutrice Bonnie, interprétée par une non moins charmante Jenny Slate. Oui, elle est charmante, car elle casse l’image de l’institutrice droite, sage, voire rigide. Qui pourrait croire qu’une institutrice pourrait être dévergondée, au point de se laisser traîner dans les bars, et de se laisser aller à une romance disons… "pas tout à fait dans l’ordre des choses" ? Quand vous amenez vos enfants à l’école, regardez bien ces enseignantes. Difficile d’imaginer qu’elles puissent être libérées de la sorte, tant on s’en fait un archétype et pourtant… si on y réfléchit bien, ce sont des gens comme vous et moi. Pour en revenir aux problématiques posées, des éléments de réponses sont cependant apportés sur diverses choses. En témoigne cette longue attente dans la salle d’attente : difficile d’avoir une réponse plus explicite ! Elle est tout simplement géniale spoiler: , même si on doit reconnaître combien il est difficile de faire patienter des enfants autant de temps dans une salle d’attente
. Tout cela sous l’œil bienveillant d’une Octavia Spencer en ange gardien spoiler: aux allures de figure maternelle
répondant au nom de Roberta. Ces trois-là formeront un trio pour lequel le spectateur éprouvera de l’empathie, à un degré différent pour chacun de ses personnages. En revanche, il se prendra à détester Evelyn Adler spoiler: , revenue de nulle part
. Lindsay Duncan en fait une personne froide, qui ne pense qu’au renom du nom qu’elle porte et de sa lignée. Son personnage entre dans la problématique du bien-être de l’enfant. Auprès de qui l’enfant est plus à même de vivre ? Auprès d’un proche qui l’a élevée comme il a pu, ou… auprès d’une lignée plus proche encore spoiler: restée absente durant de longues années
? L’influence matérielle est bien entendu abordée. Bien qu’on ait déjà vu ce genre de film dans les grandes lignes, il en ressort un film d’une très grande profondeur, porté par une très bonne interprétation de tous les acteurs, Mckenna Grace en tête, un scénario très bien écrit, une réalisation à la hauteur de l’événement, une bien jolie photographie et une musique qui accompagne merveilleusement bien le tout. Le tout fonctionne à merveille, car "Mary" est doué d’une véracité dans le propos qui parlera à plus d’un. Certains d’entre vous regretteront peut-être un manque d’audace dans les surprises, mais c’est aussi bien de rester parfois dans la sobriété. Pour finir, le niveau de mathématiques parait quand même bien élevé pour une gamine de cet âge. Mais il fallait que ce soit flagrant pour donner une matière concrète à cette histoire. Et puis... comment pouvons-nous juger ? Après tout, de tels génies ne courent pas les rues... En somme, une réussite à découvrir absolument.
lavie44
lavie44

54 abonnés 431 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2017
Comment ne pas être élogieux sur ce film ?
Fantastiquement bien joué par un duo d’acteurs. Une musique subtilement bien choisi. Des images très fort de sens donne à ce film une émotion sincère. La petite actrice est juste éblouissante dans son rôle. A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 septembre 2017
J'ai découvert l'histoire de Mary, jeune demoiselle de 7 ans qui disposent de capacités intellectuelles exceptionnelles.

Cette jeune prodige est sous la garde de son oncle, Frank. Alors parlons un peu de Frank. Il est interprété par Chris Evans. Rassure-toi, hormis ces biceps démesurés, il aura également plus d'un tour dans son sac dans son jeu d'acteur pour t'arracher quelques larmes et des "Oooooh" énamourés. Donc autant te dire que de base, tu seras du côté du tonton...

Parce que oui, évidemment, il va y avoir battle avec la grand-mère de la petite qui débarque un beau jour en disant : Hey, mais j'avais complètement zappé que j'avais une petite fille ! Viens donc vivre avec Mamie, petite calculette !

Je vous la fais courte mais cette grand-mère n'est pas franchement ce qu'on pourrait appeler une Mamie-Gâteau. Campée par Lindsay Duncan, ce personnage détestable saura néanmoins se révéler plus complexe que prévu.

En clair, le film est un condensé de tendresse, d'humour et de bons sentiments. Le trio parfait pour te faire entrer dans une bulle d'amour dont tu n'auras pas envie de ressortir.

A ceux et celles qui ont vu (500) jours ensemble du même réalisateur, vous savez de quoi je parle (sinon, filez voir ce film, c'est aussi une petite pépite).

L'interprétation du personnage de Mary faite par Mckenna Grace est complètement bluffante. La petite fille occupe l'écran et en ferait presque oublier les autres acteurs (ouais, même Chris Evans). Elle offre un jeu sincère et juste d'une petite fille brillante mais qui veut juste être libre d'être qui elle veut. Elle est devenue, pour moi, une actrice à suivre !

Pour en revenir au film, j'ai aimé qu'il ne soit pas purement manichéen : les gentils d'un côté et les grands méchants de l'autre... Le sujet de la différence des enfants précoces est traité avec délicatesse et réalisme.

Le film met remarquablement en lumière la nécessité absolue d'avoir des structures adaptées pour ces jeunes. A l'instar du personnage de Mary, nous ne pouvons laisser ces enfants sur le bord de la route en souhaitant qu'ils s'en sortent malgré tout... En France, nous sommes particulièrement en retard concernant la prise en charge des enfants précoces ou autistes ainsi que dans l'accompagnement dont ils ont impérativement besoin, eux et leur famille.

Alors, si toi aussi ce sujet te touche, si tu veux savoir ce qui va arriver à cette adorable Mary : va voir le film, il te fera passer un joli moment plein de douceur !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 septembre 2017
La presse a été plus sévère...
Ce film m'a émue, de bons acteurs et les réactions de Mary formidables.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 septembre 2017
J'aurai pleuré tout le long... tant la relation oncle/nièce est d'une intelligence remarquable. Pas de doute, le personnage de l'oncle est celui d'un vrai "gifted", entre autres car : au titre de ses valeurs il abandonne une carrière "socialement brillante" pour dévouer son énergie à ... l'intelligence du coeur et ... à la simplicité.
Le rôle de Mary, 7ans, est (parfaitement) joué par une enfant qui a 11 ans en réalité ... et nul surdoué ne peut avoir un tel niveau de mathématiques à 7 ans (à 13 ou 14 ans çà serait déjà un génie). C'est le cliché habituel qui enlève en crédibilité et pénalise a la cause des surdoués déjà en souffrance de reconnaissance par la société et du monde du travail . Dommage car avec un niveau de mathématique plus réaliste pour un THPI, et d'autres points d'approche de la douance (il y en a quand même un certains nombre qui n'échapperont pas aux connaisseurs), ce film aurait pu tâtonner le chef d'oeuvre et faire sauter des tas de clichés sur le surdon que l'on retrouve malheureusement encore ici
En tout cas ce film est un très beau moment de cinéma, fort de superbes et profondes émotions car il porte les valeurs les plus belle et qui parleront à tous ! N'est-ce pas le but du cinéma après tout ?
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 septembre 2017
Après son expérience Spiderman, Marc Webb renoue avec la veine sentimentale et signe un film tendre mais sapé par un scénario trop convenu et une sensation de déjà-vu.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2017
Marc Webb revient à ses premières amours, le film indépendant avec une histoire à hauteur d’homme. C’est ce qui l’avait fait connaître avec « 500 jours ensemble » il y a dix ans. Après son passage contrarié au blockbuster hollywoodien (l’aventure avortée des « Amazing Spider-Man »), il nous revient avec ce « Mary » d’une simplicité et d’une beauté déconcertante. Le genre de films que l’aimerait voir plus souvent sur grand écran tant ils savent nous faire ressentir de jolies émotions de la manière la plus honnête qui soit. En effet, avec l’histoire de cette jeune surdouée orpheline dont l’oncle et la tante vont se batailler la garde avec des points de vue différents quant à son avenir scolaire, il nous touche en plein cœur et nous fait passer le plus agréable des moments de cinéma.

On est loin des blockbusters hollywoodiens mais on est aussi très loin du sérail des films indépendants qui se regardent le nombril ou de ceux, trop expérimentaux, qui ne sont pas destinés à tous les publics. « Mary » est juste un film qui parvient à la fois à divertir, à émouvoir, à faire rire mais aussi à faire réfléchir un petit peu. Ce n’est pas donné à toutes les productions de réussir ce carré d’as de qualités. On est diverti car on passe un excellent moment devant un film bien réalisé et bercé aux couleurs chatoyantes de la Floride. On est ému car on défie quiconque de ne pas fondre en larmes devant la relation de cet oncle et sa nièce et surtout devant un final certes tire-larmes mais sincère au possible. On rit également car il y a quelques situations cocasses et des dialogues bien mis en bouche, notamment dans celle de cette incroyable jeune actrice qu’est McKenna Grace. Enfin, on est amené à réfléchir car les arguments de l’oncle comme de la grand-mère se tiennent et le film évite de prendre position pour l’un ou pour l’autre, nous laissant l’opportunité de nous faire notre propre avis.

« Mary » est un film d’une douceur inouïe car de sa petite musique pop à ses jolies scènes qui nous prennent par le cœur, on ne peut qu’adhérer ou alors être d’un cynisme mal placé. Le long-métrage parle à tout le monde bien que le sujet des enfants surdoués ne soit pas à proprement parler universel. Mais c’est juste un composant d’un scénario qui tend vers la famille et les liens du sang pour nous narrer un drame humain plein de beaux sentiments réalistes et jamais trop appuyés. Le film ne néglige aucun de ses personnages et évite tout manichéisme, notamment dans la relation très juste, entre chaud et froid, entre Chris Evans et sa mère (Lindsay Duncan). Une belle production, douce comme un vent d’automne où les mouchoirs sont néanmoins de rigueur, qui pourra plaire à tous types de spectateurs en évitant toute niaiserie.
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2017
Mary doit beaucoup à sa galerie d’interprètes au sommet de laquelle trône la jeune McKenna Grace. Dans la peau d’une surdoué beaucoup plus mature que son âge, elle transcende le film à chacune de ses scènes. Pour l’accompagner, Chris Evans fait preuve d’une sensibilité touchante. Tout concorde pour faire de ce film d’apparence ordinaire ce petit quelque chose d’extraordinaire.
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2017
Avec son premier film, (500) Days of Summer, Marc Webb s'était un peu imposé comme le petit réalisateur prodige à suivre de près. Il avait réussi à prendre la formule classique et éculée de la rom-com pour offrir un très beau film sur l'aigreur des relations humaines et des attentes déçus au sein d'un récit qui jouait sur le fait que l'amour n'était pas toujours à double sens. Mais les vraies qualités du film résidaient surtout dans sa fine étude de caractère avec des personnages loin du standard de ce genre de films et aussi son audace visuelle. Misant sur son expérience acquise dans la réalisation de clip, Webb donnait une forme rafraîchissante et inventive à son oeuvre. Malheureusement, quand on est un réalisateur pleins de promesses à Hollywood, les gros studios ne tardent pas à mettre le grappin sur vous. Webb enchaîna avec la mise en oeuvre de The Amazing Spider-Man, deuxième reboot de la franchise. Donnant naissance à un premier opus sympathique mais générique au possible avant de sombrer dans une suite catastrophique qui enterra la franchise au point que Sony ai dû vendre une grosse partie des parts à Marvel pour que l'homme-araignée rejoigne le MCU. Tuant ainsi les projets que Sony avait pour le personnage.

Suite à un tel échec, on se demandait ce qu'allait pouvoir faire Marc Webb et il semble que ce dernier soit revenu à l'essence de son cinéma avec Gifted, un petit film indépendant qui évoque ses débuts. Sauf qu'il ne faudra pas longtemps pour se rendre compte que Gifted n'est pas (500) Days of Summer. Car là où avant il prenait les clichés d'un genre pour les envoyer en éclats, ici il s'y love confortablement. Gifted est un film attendu à tout les niveaux. Pas qu'il en soit mauvais pour autant, au contraire il arrive même à réussir la plupart des choses qu'il entreprend mais jamais il ne surprend et se déroule sur les rails de la prévisibilité. Tout les personnages d'écoulent de clichés entre la figure paternelle protectrice, la grand mère froide et calculatrice, la jeune prof amoureuse etc. On ne sera jamais pris au dépourvu par les relations qui se nouent entre les personnages et on s'agacera même de voir l'inutilité de certains comme la voisine des protagonistes qui ne sert à rien dans le récit et n'est même pas un personnage correctement développé.

Mais néanmoins, malgré une écriture qui peu paraître paresseuse l'ensemble se révèle attachant. Principalement grâce au personnage de Mary qui sort un peu du carcan habituel de ce genre de production. Insolente, drôle et futé, elle est le rayon de soleil du film et permet dans ses interactions de sortir certains personnages de leur clichés et leur apporte une certaine profondeur. La grand-mère apparaît donc comme un personnage plus complexe et moins manichéen et brosse en finesse un drame familial poignant et interroge intelligemment sur ce que ça implique d'avoir un intellect particulier. Le film traite son sujet avec finesse, à la fois sérieux et décomplexé, et pose les bonnes questions quand il s'agit de devoir se confronter avec la différence. Humble dans ses réponses, il parvient à dépasser sa prévisibilité latente pour arriver à attacher le spectateur à ses personnages notamment dans la relation centrale du récit qui gagne en épaisseur au fur et à mesure. Chris Evans s'impose dans un registre dans lequel on a pas l'habitude de le voir et il s'en sort admirablement bien. Sa performance toute en retenue sonne juste et il partage une alchimie évidente avec la jeune McKenna Grace qui crève l'écran. Bourrée d'énergie, elle offre une prestation exemplaire, nuancée et touchante qui prouve que le talent n'a pas d'âge. Le reste du casting se montre aussi très bon et font convenablement le job.

On regrettera cependant que la réalisation soit en pilotage automatique. La photographie est plutôt jolie mais n'est là que pour soutenir des plans classiques dans un style typique du drame indépendant américain. La caméra porté à l'épaule est proche des personnages et on est face à un petit film indé des plus traditionnels sur ses visuels. On semble avoir perdu la folie visuelle des débuts de Marc Webb, il signe ici une mise en scène désincarnée. Elle reste solide et sans fausse note mais dégage que peu d'émotions ou de magie. On retrouve par contre son amour de la pop musique, et il rythme asses bien son film pour que l'on ne voit pas le temps passer mais on ne dépasse jamais le stade du gentillet. C'est dommage car un esprit comme Mary aurait pu permettre certaines extravagances visuelles intéressantes mais Webb préfère rester dans les clous et jouer les enfants sages. A croire que (500) Days of Summer aura donc été une anomalie pour un metteur en scène qui semble vite à court d'idées.

Cela dit, Gifted reste un bon petit film. Il est certes prévisible et a une réalisation très classique mais il dégage assurément son charme. Surtout qu'il possède un propos intéressant qu'il arrive à traiter avec finesse, donnant par la même occasion une épaisseur bienvenue à certains de ses personnages. Souvent drôle et parfois même attendrissant, Gifted sait aussi se montrer touchant notamment à travers la prestation à fleur de peau de McKenna Grace faisant de lui un film qui ne révolutionnera pas son genre, mais qui en est une itération plutôt réussi. Un divertissement qui parfait pour un dimanche soir pluvieux.
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