Sous forme de roadmovie, le film reste assez lent avec quelques passages intéressants. Malgré tous l'ensemble est très moyen, le jeu des acteurs approximatif, parfois sur-joué.
Comme pour son précédent film ("L'Etudiante et Monsieur Henri") Ivan Calbérac adapte une de ses oeuvres (récente : roman, puis pièce de théâtre). Et c'est une vraie réussite ! Emile Chamodot a 14 ans. Doué pour les maths (comme le metteur en scène...), mais nul au ping pong (en dépit d'une balle fétiche), il est plutôt timide. Il habite dans une zone pavillonnaire de Montargis, mais sur un terrain non constructible, et dans une caravane (avec annexe pour lui au fond du garage de la voisine). Ses parents sont fantasques, et vivotent de leur mieux : Annie, la mère (Valérie Bonneton), livre des produits bio en voiturette, et le père, Bernard (Benoît Poelvoorde), démarche à domicile (serrurerie de sûreté). Le garçon, dûment "amélioré" par Annie à coup de décolorations blondes depuis sa petite enfance, bien que très attaché à ses parents, en a clairement honte. Sentiment qui va croissant quand Bernard attelle la caravane, les grandes vacances arrivant, direction Venise. Ce faisant, Annie aura enfin son voyage de noces, attendu depuis 20 ans, et Emile pourra assister au concert de Pauline, sa condisciple au lycée. La jeune fille, rejeton unique d'un maestro internationalement réputé (Nicolas Briançon), est en effet harpiste... "Venise n'est pas en Italie" croise avec bonheur le "road movie" (du Loiret à la Lagune, avec péripéties...), et le récit d'apprentissage, pour les deux ados, aux antipodes culturels et sociaux l'un de l'autre. Le tout donne un "feel good movie", genre en général guimauve - et que je ne goûte guère, ordinairement. Mais là, les personnages sont bien venus, les situations, cocasses ou dramatiques, maîtrisées, les dialogues bien troussés... Et les interprètes, parfaits.
J'avais beaucoup aimé le livre et l'adaptation cinématographique est très réussie. Les parents du jeune homme correspondent bien à ce que j'avais imaginé en lisant le livre. C'est un très bon film, bien joué et on passe un très bon moment!
"Être libre, c’est être libre de Papa Maman, rien de plus", cette phrase d'un sage indien, Ivan Calbérac, auteur, scénariste et réalisateur l'a eue sans cesse à l'esprit en écrivant son roman "Venise n'est pas en Italie", devenu successivement une pièce de théâtre puis aujourd'hui ce film.
Faut dire que les parents d'Emile en tiennent une sacrée couche… Ce n'est pas qu'ils soient méchants mais ils ont largement de quoi donner à notre adolescent l'envie de prendre ses distances...
C'est pourquoi, lorsque Pauline, la fille du lycée dont Émile est amoureux, l’invite à Venise pour les vacances et que, fou de joie, il obtient le feu vert pour y aller, quel n'est pas son effroi de constater que ses parents ont décidé de l’accompagner avec leur caravane !
Débute alors pour "la famille Chamodot" un voyage jusqu'à la Sérénissime aussi rocambolesque qu’initiatique pour l'enfant comme pour les parents.
Ivan Calbérac nous a déclaré : "Si j'ai choisi pour titre "Venise n'est pas en Italie" c'est parce que les choses ne sont pas toujours là où on le croit. Parce que c’est une magnifique chanson de Serge Reggiani sur un couple qui n’a pas les moyens de partir en voyage : « Venise n’est pas là où tu crois… Venise aujourd’hui c’est chez toi, c’est où tu vas, c’est où tu veux… C’est l’endroit où tu es heureux… ». J’aime cette façon de signifier que le bonheur est en nous, et non à l’extérieur, comme on passe pourtant sa vie à le chercher."
Un réalisateur qui avoue par ailleurs "vouloir faire des films qui donnent de l'espoir" et avoir eu souvent "Little Miss Sunshine" en tête pendant le tournage (c'est-à-dire l'un de nos plus incontournables Films Bonheur) ne peut pas être foncièrement mauvais !
Et c'est bien le cas avec ce P'tit Bonheur de film qui sent les vacances d’été, qui donne envie de s’évader, de rouler vers le Sud.
Un film joyeux évidemment mais avec en plus du fond (les rapports parents-enfants), dans lequel il faut saluer la magnifique interprétation du jeune Helie Thonnat et bien sûr déguster la confrontation Benoit Poelvoorde / Valérie Bonneton qui donne des étincelles, de la vie, de la fantaisie, de l’émotion, du rire, de la vérité, et bien plus encore !
Et pour conclure avant de vous encourager de courir voir ce P'tit Bonheur de Film, remettons nous en tête un extrait de la sublime chanson de Serge Reggiani (paroles de Claude Lemesle) :
" Venise n'est pas en Italie " Venise c'est chez n'importe qui " C'est n'importe où, c'est important " Mais ce n'est pas n'importe quand,
" Venise, c'est quand tu vois du ciel " Couler sous des ponts mirabelle " C'est l'envers des matins pluvieux " C'est l'endroit où tu es heureux.
Malgré une forte sympathie de toutes les actrices et acteurs, j'ai plutôt passé mon temps à décrocher quelques sourires que des rires. La famille Chamodot est atypique et généreuse malgré leurs problèmes financiers, elle dégage vraiment une belle gentillesse. Mais ce roadtrip n'est pas si rocambolesque que décrit dans le résumé, on suit l'historie sans développer un grand intérêt... Enième comédie française qui passe mais qui s'oubliera rapidement, comme je le dis souvent.
Bon commençons simplement mais franchement, oui ce film n’est pas la comédie de l’année mais à l’inverse de ce que j’ai pu lire, ça n’est pas non plus le naufrage interplanétaire. Finalement qu’est-ce que l’on peut attendre de ce film, passer un bon moment, trouver la pépite d’humour subtile, poser le cerveau … non déjà, une comédie qui fait rire, sourire et s’attendrir, je trouve que ça remplit grandement son boulot. Alors oui, il ne faut pas forcément aller voir ce film pour voir le duo Bonneton-Poelvoorde en roue libre. On sent bien que la comédie est en retenue, on n’a pas à faire à un Dikkenek mais bien à un road trip frais et un peu halluciné. Nos deux protagonistes jouent des parents bien chelous et l’on savoure tous leurs défauts à l’écran tellement ils sont à part. Cependant, il faut aller voir ce film pour le duo de frangins. Ils sont attendrissants, attachants et savent jouer juste, pile comme il faut et quand il faut. Voilà, que dire de plus sinon que ça se regarde et ça permet de sortir des « blockbuster » comiques français en montrant que l’on peut faire un film plus « petit » et pour autant pas moins grand par son rendu.
Vu en avant-première ce soir avec la crainte de tomber sur une comédie française comme j'aime pas (humour trop lourd, scénario improbable). Au contraire, très bonne surprise avec ce film drôle et léger que je conseillerais aux personnes qui souhaitent passer un moment de détente tout en abordant quelques vrais sujets.
moment agréable avec la Famille Chamodot. Excentrique , parfois Loufoque , cette fraterie exprime leur Amour à leurs façons , on s'attache et on leur pardonne leurs gaffes. une tranche de bonheur .
Vu en avant-première : Les acteurs sont bons et il y avait matière de faire quelque chose de sympa avec l'histoire (il semblerait que justement l'auteur l'avait réussi au théâtre et en livre) mais au cinéma ça ne passe pas. Le film se veut une comédie et on ne rit pas, les relations entre les personnages sont d'une platitude rarement atteinte, l'histoire traitée ainsi est inintéressante. Bref je me suis vraiment ennuyé ...
Vu en avant première. Un film où l'on rit beaucoup. Une famille un peu en décalé de la vie de tout à chacun, Valérie Bonneton teignant les cheveux de son fils Helie Thonnat pour qu'il soit plus beau c'est drôle et plein de tendresse à la fois. On passe un très bon moment en compagnie de cette famille certes rocambolesque mais où le lien familiale est important.
Pour moi c'est une excellente adaptation d' un roman que j' avais beaucoup aimé! Les comediens sont touchants et droles. Un jolie road-movie à partir de dix ans