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Fanatoile
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3,0
Publiée le 31 mars 2017
Ce film m'a paru à la limite du reportage ce qui renforce à mon avis l'importance du sujet traité ici sans complaisance ni voyeurisme ; chaque personnage est crédible et on croit vraiment à leur cheminement tant physique que psychologigue. J'ai beaucoup aimé le personnage du patient qui passe ses journées devant la porte de l'établissement et qui fait de ce fait vraiment partie de la vie de tous les protagonistes. Par contre le rôle féminin de Samia n'était pas indispensable car mal intégré.
Une belle leçon de vie. Le film délivre un message positif, poignant et juste sans tomber dans le mélodrame. On rit avec et des handicapés, avec beaucoup de douceur. Patients réussi le pari de nous faire voir la normalité qui se cache dans le handicap. Bravo
Ce film n'a que très peu voir pas de critiques.. je ne vois que des aspects positifs tant dans le choix des acteurs que dans la scénario et la musique. On ressent bien dans le film que Grand Corps Malade vient de la cité.. et c'est selon moi un gage d'authenticité ! Je le conseille vivement ^^
Il y a tant à dire sur le handicap, tant à dire sur le milieu hospitalier, et plus encore sur les différentes façons de composer avec cet attribut peu enviable et ce cadre de vie unique. Beaucoup de séries et documentaires autour du milieu médical, mais une proportion infime portant sur la façon de vivre son handicap.
Le slammeur/rappeur Grand Corps Malade, associé au vidéaste Mehdi Idir (son premier long-métrage de fiction) se colle à l’exercice en s’inspirant très largement de sa propre expérience. Difficile de ne pas le reconnaître en Ben (joué par Pablo Pauly) sur certains plans tant la ressemblance physique et la dégaine nous le rappelle. Et au-delà de son récit autobiographique, c’est à une immersion dans un espace confiné où chacun vise à survivre socialement auquel il nous invite. Naissance d’amitiés, rapprochement amoureux, boutades et complicité permettent de s’évader « mentalement », d’oublier l’espace de quelques instants le contexte dans lequel ces micro-évènements se déroulent. Puis régulièrement des nouvelles affluent et viennent sonner la fin de la récréation. Ne serait-ce que pour le parfait équilibre entretenu entre ses versants humoristiques et dramatiques, ce film mérite que l’on cède à la curiosité. Cette course à « l’espoir adapté » (pour reprendre les termes de Toussaint, un de ces patients tétraplégiques) est jalonnée de véritables moments de grâce, offre une galerie de portraits fortement empathiques (Benjamin, mais aussi Farid, son « guide » au sein du centre médical ou Jean-Marie, l’infirmier aussi usant en bavardages que passionné par sa mission de service publique), est marquée par des obstacles que la mise en scène n’enjolive pas, tout en refusant l’apitoiement. Au risque de la fable triste convenue répond l’hymne à la vie.
La forme est tout ainsi inspirée, de la scène d’ouverture qui nous place dans la position oppressante du tétraplégique sortant du bloc à cette séance de soins « subis » parfaitement suggérés par un hyper gros plan sur les gouttes d’eau dévalant sur le corps, en passant par un thème musical entêtant et une bande-son globale ancrant le film au cœur des années 1990. Ne pas s’arrêter à la forte dominante banlieusarde du casting, accompagnée du jargon allant avec, nous ne sommes en aucun cas dans un film à visée communautaire quand bien même « Il n’y aucun Pierre-François des beaux quartiers parmi nous » comme le remarquera en substance un des intéressés, le message a une vocation universelle. Et puis comment ne pas saluer le choix du titre, si limpide et polysémique à la fois. À l’heure où Gaumont abreuve le cinéma français de comédies lourdingues construites sur le même schéma, cette exception à la règle fait plaisir à voir.
Comment aborder un drame pareil : le vivre? C'est ce qui nous est proposé. Grand Corp Malade nous projete dans ce monde ou l'espoir est si fragile, et l'envie de vivre si précaire. Beau film ou certaines interprétations sont notables.
Ben se retrouve du jour au lendemain, tétraplégique, incapable de ne rien pouvoir faire seul sans l'intervention du personnel adéquat qui va lui permettre de retrouver la force de ne pas pouvoir tout arrêter et de retrouver la force de vouloir progresser malgré tout et de pouvoir réussir à faire des progrès gigantesques. Il va peut-être même jusqu'à tomber amoureux...mais il y a là aussi autre histoire qui pourrait commencer. Pablo Pauly est superbe dans son rôle de chiffon en vrac qui va apprendre à se redresser peu à peu. Il ne peut, jour après jour, qu'admirer tous ceux qu'il croise dans cet établissement de douleur et de victoire.
Une très bonne surprise. Émouvant, drôle, touchant, le film nous fait passer par toutes les émotions possibles, et le fait très bien. Tout les acteurs sont d'une justesse assez bluffante. La b.o est aussi de bonne qualité. La réalisation est vraiment excellente. Très bon.
j ai vraiment adoré ce film je suis allé le voir 2 fois vraiment accroché la qualité du jeux d acteur et avec pas mal d humour ce qui permet de pas lasser le spectateur premier scénario de grand corps malade je dit chapeau
Un magnifique film touchant bouleversant. Beaucoup de délicatesse, de sensibilité dans ce film sans oublier beaucoup d'humour. Grand Corps Malade par ce "témoignage" nous ouvre le coeur et le quotidien des personnes qui vivent ça au quotidien.. Pablo Pauly est excellent dans ce rôle très fort. Il est du reste bien entouré par une brochette d'acteurs que l'on remerciera tous pour leurs prestations reussies.
Les canards boiteux au rencard Grand Corps Malade nous raconte son histoire et le film prend vie sans pathos mais avec une lucidité étonnante accompagnée d’une vraie dérision. Les patients se croisent, se soutiennent, se moquent pour mieux se soutenir.
On rencontres des soignants maladroits, des médecins distants et sans détour et des kinés volontaires qui aiment leurs métiers. Un centre de rééducation en banlieue parisienne, c’est le petit monde dans lequel Grand Corps Malade a reconstruit sa vie pendant un an. Un an à attendre, espérer et « niquer » des heures pour faire passer le temps.
Des jeunes comédiens bluffants de justesse, ils jouent la dérive et le déni, ils sont attachants et bouleversants. Pablo Pauly est Ben avec douceur, sarcasme et détermination. Soufiane Guerrab est Farid avec clownerie et clairvoyance. Moussa Mansaly est Toussaint avec désespoir et Franck Falise est Steeve avec dépression et colère. Le groupe se ballade dans les couloirs, participe aux soirées bancales organisées par l’hôpital, partagent un joint et leur misère. Une bande à part dans la série des corps brisés.
Plus qu’une histoire, une leçon de vie sans prétention mais avec tendresse.
Un premier film signé par Grand Corps Malade et Mehdi Idir une tragique comédie sur la planète du handicap et une réflexion pertinente sur le regard des autres.
Beaucoup de sensibilité et des acteurs tous très émouvants On est pris dans l histoire très vite et la,mise en scène est intéressante notamment sur les moments qui passent vite et la façon dont c'est filmé