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Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juin 2018
Une comédie rafraîchissante, joyeuse et bien réalisée. Cela fait "bienvenue chez les chtis" que je n'avais plus autant rigolé au cinéma. Je recommande vivement !
Ancien gibier de potence, Pietro (Alessandro Gassman) a trouvé la foi en détention, et s'est fait prêtre en en sortant. Tommaso (Marco Giallini) est un brillant chirurgien cardiaque, pour qui la religiosité est (devenue ?) étrangère. Ces deux quinquas n'avaient donc aucune raison de se rencontrer. Moins encore de s'apprécier, de devenir amis.... C'est pourtant ce que nous conte Edoardo Falcone, avec cette première réalisation (par scénariste chevronné). "Se Dio vuole" illustre les voies de Dieu, qui sont impénétrables : le praticien rigide, au coeur sec et bourré de préjugés, craignant ("Tout, mais pas ça" - titre pour la France) que son fils renonce à ses études de médecine, pour entrer au séminaire, approche "under cover" le charismatique curé, sûr de lui découvrir quelque vilain dessein, quand Don Pietro, le devinant, entreprend (subtilement) de le convertir (à l'empathie, et l'attention aux autres...!). Notre Dieu est dans toute chose, et il n'est que bonté : un message plein de tendre humanité. La forme, presque d'une parabole (moderne) - Tommaso, aveuglé par l'égoïsme, ouvre les yeux (spoiler: quand Pietro risque de fermer les siens - fin "ouverte") , n'est pas parfaite, mais il y a de bonnes résonances de comédie... à l'italienne. Interprétation convaincante : outre le duo, on a plaisir à retrouver Laura Morante, en épouse délaissée.
tout est dans le titre c 'est entre un film amateur et vidéo gag.
comment ont ils pu avoir un budget pour faire çà ???
je pense que les "acteurs "puisqu'ils faut bien les appeler comme çà ont du faire cette bouse pour rendre service un vendredi après midi avant de partir en weekend tellement c 'est mal joué ou plutôt "robotiquement joué .
ça pourrait être caricatural mais l 'ensemble ( et quand je dis l 'ensemble c 'est vraiment l 'ensemble ) est d 'une tel nullité qu'ils ne méritent même pas cet adjectif
bref passez votre chemin même si vous n 'avez rien à faire ça ne sera pas pire qu' être devant un programme de TV réalité
Sujet délicat, la confrontation (en Italie de surcroît) de l'athéisme et la foi. Le thème est traité par l'humour italien (film vu en VO, pour les italophones complets, privilégier cette version,ne serait ce que pour l accent romain « midinette » d'Ilaria Spada), qui existe au même titre que l'humour british ou l'humour juif. La fin, tragi-comique du plus pur style burlesque italien en est l'apothéose. Marco Giallini et Alessandro Gassman s'affrontent dans un face à face piquant, humain où a contradiction intellectuelle est toujours acceptée par l'autre.. La satyre en filigrane de docteur House est succulente. Les seconds rôles complètent à merveille ce tableau dans lequel Giallini finit par se retrouver encercler, assiégé par ceux qui l'entourent. Les répliques ne manquent jamais d'esprit et s’enchaînent dans un rythme soutenu. On rit fort de temps à autre, on sourit tout le temps, même après le clap de fin, ce qui est la meilleur des compositions.
Enfin ! Avoir enfin, grâce à ce film, retrouvé l'esprit de ces comédies italiennes signées Risi, Comencini, Monicelli que nous avons "tant aimé". Le plaisir aussi de voir en Alessandro Gassman le digne héritier de son père et de faire connaissance avec l'excellent Marco Giallini, qui n'aurait pas souffert de la comparaison en tournant avec Sordi ou Mastroianni. Seule fausse note : le titre. Tout mais pas ça ! Effectivement. Tout, sauf un titre aussi stupide. Pourquoi ne pas conserver le titre italien (Se Dio vuole) que tout le monde peut comprendre pour un film qui, en toute hypothèse, ne peut exprimer toute sa saveur qu'en étant vu version originale.
Excellent film comique dans la tradition des meilleurs films comiques italiens. on pleure de rire, Ce qui n'empêche pas un fond psychologique intéressant. A voir absolument
On s'attend à une grosse farce avec des gags faciles et un scénario convenus, mais "Tout mais pas ça" ce n'est pas ça du tout. Le film est subtile, fin, drôle sans être burlesque et finalement émouvant. Pas le film du siècle et sûrement pas la meilleure comédie de l'histoire du cinéma italien, mais tout de même un excellent film qui mériterait bien plus que deux minuscules salles à Paris. Le film a eu un grand succès en Italie, il le mérite. Mais pourquoi est il si mal diffusé chez nous,
Si c'est méfiant vis à vis d'un métrage sorti par un distributeur " spécialisé dans la diffusion de films d'inspiration chrétienne "(fiche Wikipédia) mais intrigué par la critique qu'en fait Charlie Hebdo que le spectateur cartésien prend son ticket, bien raison il aura eu d'avoir forcé sa circonspection car Tout mais pas ça est une belle surprise bourrée de situations cocasses, de punchlines -"Tu as déjà vu (Jésus de Nazareth de Franco Zeffirelli)? Me raconte pas la fin ! "- remarquablement interprété ( avec, en tête, un Marco Giallini excellent en chirurgien odieux et égocentrique qui retrouve son humanité, et qui rappelle souvent, par son jeu et son physique, le Bryan Cranston de Breaking Bad ) et un finale plein d'émotion qui évite le prêchi-prêcha qu'on sentait poindre pour se conclure intelligemment d'une façon qui ménage à la fois croyants et mécréants.
Très bonne surprise que cette comédie grinçante qui retrouve l’esprit des grandes années de la comédie à l’italienne en actualisant sa critique sociale de la bourgeoisie en des temps postmodernes.
Tout mais pas çà... Vu en avant-première. Hormis le titre (franchement pas terrible...) cette comédie italienne est génialissimo ! ! ! Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant ri. Je comprends pourquoi ce film a été un succès en Italie. C'est très fin, respectueux, très très bien écrit, très bien interprété. VRAIMENT MERCI
C’est avec "Tout mais pas ça" ! qu’Edoardo Falcone, jusqu’alors scénariste, a fait ses premiers pas dans la réalisation. C’était il y a près de 3 ans, le film étant sorti en avril 2015 en Italie, où il a d’ailleurs rencontré un grand succès. Depuis, Edoardo Falcone a réalisé un deuxième long métrage, "Questione di Karma", avec Elio Germano et Fabio De Luigi. Difficile de faire plus désagréable que Tommaso : arrogant, sur de lui, ce chirurgien du cœur jouit certes d’une grande réputation dans l’exercice de son métier, mais il ne le sait que trop. Sans arrêt, il se montre blessant avec son entourage de travail, que ce soit le pauvre interne qui travaille avec lui ou une malheureuse infirmière qu’il trouve trop grosse et qui est devenue son souffre douleur. Les patients et leurs familles ? Il ne montre aucune empathie envers eux. Quant à sa famille, à part son fils Andrea qui poursuit de brillantes études de médecine, elle est loin de trouver grâce à ses yeux. Aucune tendresse envers sa femme Carla, si brillante et passionnée quand ils se sont connus, complètement éteinte après 30 ans de mariage, au point qu’elle en est venue à boire en cachette et à se consoler en « adoptant » de nombreux enfants du tiers-monde. Sa fille Bianca ? C’est vrai qu’elle se comporte souvent comme une parfaite idiote mais le comportement de son père envers elle y est probablement pour beaucoup. Quant à Gianni, son gendre, Tommaso a pour lui le plus profond mépris, au point de pouvoir lui dire en face qu’il n’aura pas beaucoup à se forcer pour jouer le rôle d’un frère attardé mental. Concernant Andrea, le ciel est au beau fixe pour Tommaso. Lorsqu’il pense avoir compris qu’Andrea est gay, il organise sans état d’âme la réunion de famille qui devrait déboucher sur le coming-out de son fils, affirmant haut et fort que « l’important, c’est d’aimer ». Le pense-t-il vraiment ou est-il prêt à tout accepter de la part d’Andrea ? Eh bien, pas vraiment, car lorsque ce dernier avoue que c’est Jésus qu’il aime et qu’il veut devenir prêtre, Tommaso, dont on ne saura jamais s’il est agnostique ou athée, ne pense qu’à une chose : tout faire pour empêcher son fils de se consacrer à un métier qui, pour lui, n’a plus sa place dans le monde d’aujourd’hui et qu’il compare à affuteur de couteaux ou joueur de musette. Pour son premier film en tant que réalisateur, Edoardo Falcone nous laisse sur une impression mi-figue, mi-raisin. En effet, "Tout mais pas ça !" nous gratifie de moments et de répliques vraiment très drôles, mais c’est au milieu de scènes beaucoup moins réussies : moins drôles, plus convenues, parfois presque ennuyeuses. On a même peur à un moment que la fin du film s’enlise dans un prêchi-prêcha très décevant. Heureusement, les qualités de scénariste du réalisateur lui permette habilement de conclure d’une façon qui ne fâchera ni les mécréants purs et durs, ni les catholiques les plus fervents. En résumé, Edoardo Falcone n’est pas encore au niveau d’un Dino Risi, mais "Tout mais pas ça !" est une comédie qu’on peut qualifier d’honorable.
Ne pas se fier au titre français de Se Dio vuole. Tout mais pas ça ! semble annoncer une comédie bien grasse comme notre cinéma hexagonal est capable d'en produire à la chaîne. Ce film d'Edoardo Falcone, jusqu'alors scénariste, est certes une comédie mais sans trace de vulgarité et assez maligne pour aller là où on ne l'attend pas. Pourtant, le début du film laisse craindre le pire avec ses personnages aux caractéristiques proches du cliché : un chirurgien égocentrique et cynique, une femme au foyer frustrée, un fils qui ne veut pas suivre les traces du père mais celles de Dieu, une fille frivole mariée à un benêt seulement intéressé par l'argent. L'élément perturbateur sera un prêtre mais pas tout à fait dans le sens où on l'attendait. Les voies du Seigneur y sont vraiment impénétrables. Gentiment caustique, Tout mais pas ça ! impose en douceur sa critique d'une famille embourgeoisée jusque dans ses certitudes et prend à contrepied à plusieurs reprises y compris dans son final surprenant. Bien entendu, c'est avant tout un divertissement qui n'a pas l'ambition de faire se confronter science et religion, du moins pas dans la profondeur, mais qui relève assez bien son défi de faire sourire en empruntant les voies du feel good movie. La mise en scène est passable et l'interprétation assez inégale, rehaussée par Alessandro Gassman et Laura Morante. Ce film ne sort en France que deux ans et demi après son exploitation italienne. En général, c'est mauvais signe mais pas dans ce cas.
Vu à Caluire en V.O. et en première diffusion lors du festival du film italien. Un régal de comédie italienne et un scandale pour les diffuseurs français qui ne pensent qu'à nous inonder de navets hollywoodiens. En effet, cela fait deux ans que ce film est sorti en Italie et rien en France sinon d'indigestes torchons américains gonflés de clichés, de grossièretés, d'explosions en tous genres et d'hémoglobine. Déjà, les chefs d’œuvres de Pavel Louguine passent en douce dans des salles confidentielles. Maintenant, c'est l’ignorance du cinéma italien. Il y en a vraiment assez de ce mercantilisme! On croyait le cinéma italien mort, ce film délicieux vient nous rappeler qu'il n'en est rien. Tous les acteurs sont excellents, les dialogues sont pleins d'humour, le montage nerveux et le scénario inventif avec ce qu'il faut de rebondissements. Juste sur la fin une légère baisse de tension et un peu de redite mais l'humour sauve tout. Merci de me rejoindre dans ma revendication pour une diffusion plus large des bons films du monde entier qui ne bénéficient pas de la puissance commerciale américaine mais qui nous apportent un peu d'air frais et d'originalité.
Le sujet (opposition père-fils) n’est pas nouveau : un chirurgien, spécialiste du cœur, version italienne du Dr House, athée, anticlérical et menant une vie très aisée (le balcon de son appartement donne sur le château Saint-Ange à Rome) mène l’enquête pour connaître la raison de l’arrêt des études de médecine de son fils, tout en gérant sa femme (au foyer et qui regrette son passé de féministe) et sa fille (inculte et soucieuse de sa beauté). C’est une comédie menée tambour battant (dès les premières images, au son d’une musique rock en salle d’opération) avec des dialogues caustiques et drôles, un sens du rythme, une chute après chaque scène importante et un scénario bien construit. On a, aussi, le plaisir d’y voir jouer, dans le rôle d’un prêtre décoiffant, Alessandro Gassman, 50 ans, fils de Vittorio Gassman. .