Mishima
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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2025
Offrant une riche complexité narrative, le récit s'attache à présenter la dernière journée de Mishima, les événements majeurs de sa vie (en un élégant noir et blanc) ainsi que des scènes de certaines de ses oeuvres. Bien que ce choix ne rende pas l'intrigue difficile à suivre, il empêche de proposer un enjeu clair et pleinement exploité car diverses thématiques sont évoquées qui toutes auraient pu donner lieu à un ouvrage cohérent (l'évolution d'un enfant trop couvé, les méandres de la création littéraire, la transposition des questionnements ou troubles de l'écrivain dans ses écrits, la douleur paradoxale de la Beauté, la dimension politique, l'opposition entre les mots et l'action...). En outre, la froideur de la mise en scène ainsi que les questions réflexives voire philosophiques (qui remontent à l'Antiquité) empêchent toute émotion, la vocation intellectuelle l'emportant absolument, quitte à omettre de divertir voire de captiver... Un essai expérimental.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 décembre 2024
Une véritable horreur. Parmi le pire de ce que peut le cinéma auteuriste peut engendrer. Le problème n'est même pas cette obsession que de vouloir intellectualiser le propos à outrance ou la structure narrative particulière (on en a connu de bien plus retors). Le problème, c'est tout le reste. A commencer par les personnages. Aucun n'est intéressant. Que ce soit par leur manière d'être, leur tempérament ou leurs faits et gestes, il est absolument impossible de se reconnaître en eux. Quant aux réflexions et états d'âme de l'écrivain (et plus généralement des artistes), c'est bon, on a suffisamment subi les imbuvables bouillies prétentieuses des années 60 et 70 qui traitaient du sujet. Quant à l'univers même du film, non merci, ce sera sans moi. Tout est absolument factice. Rien ne reflète la vraie vie. Le passage du Pavillon d'Or est d'ailleurs symptomatique de ça. C'est à ce moment là que j'ai su que ça n'allait vraiment pas le faire. Quand on pense par exemple au monde absolument authentique de certains films de Fellini, on a envie de pleurer face à un truc aussi hors sol. J'ai beau bien aimer Paul Schrader, mais là, c'est un non catégorique. "Mishima" n'aurait jamais du sortir de la place qui a toujours été la sienne, y compris en 1985 : le dépotoir.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2024
« Mishima ; une vie en 4 chapitres » (1985) est le cinquième film réalisé Par Paul Schrader qui après avoir démarré sa carrière dans le cinéma par l’écriture de scénarios en compagnie de son frère Leonard avec « Yakuza » (Sydney Pollack en 1975), s’est rapidement mis à réaliser ses propres films. Une carrière entamée sous les meilleurs auspices critiques avec « Blue Collar » suivi de « Hardcore » et commerciaux avec « American Gigolo » puis « La féline », remake quelque peu contesté du film mythique de Jacques Tourneur. Cornaqué a ses débuts par Pauline Kael, l’éminente et redoutée critique du « New Yorker », le jeune Schrader s’affirme comme très préoccupé par les thématiques de la mort, de la religion (ses parents étaient de fervents calvinistes), de la frustration sexuelle, de la corruption des corps et des âmes suivies d'une rédemption salutaire. Il est d’autre part fasciné par les cinémas d’Ingmar Bergman, Robert Bresson, Carl Theodor Dreyer et Yasujiro Ozù. Pas étonnant dès lors que le parcours de l’écrivain japonais Yukio Mishima spoiler: s’étant suicidé quinze ans plus tôt par un seppuku au sein de l’École militaire de Sinjuku
interpelle fortement Paul Schrader dont le frère Leonard vit alors au Japon. Les deux hommes rédigent un scénario s’articulant autour de la biographie de l’auteur grâce au moyen d’un long flash-back prenant pour point de départ spoiler: l'aller sans retour de Mishima le 25 novembre 1970 accompagné de ses quatre plus fidèles disciples vers sa destinée finale tragique
. Des scènes extraites de trois des livres les plus célèbres de l’auteur viendront rythmer les étapes de la construction personnelle de l’artiste. Travailler au Japon pour un réalisateur occidental n’est pas chose facile, le grand Josef Von Sternberg pourtant adulé sur place avait pu le vérifier amèrement en 1952 lors du tournage de son dernier film, « Fièvre sur Anatahan ». Le projet semble donc compliqué dans sa concrétisation. L’intervention de Francis Ford Coppola et George Lucas permettra de trouver à la fois le financement américain ainsi que le producteur japonais (Mataichiro Yamamoto), condition indispensable au bon déroulement des opérations sur place. Paul Schrader très respectueux fera travailler essentiellement des techniciens locaux. Il avait obtenu en amont l’accord de la veuve qui a émis comme condition que ne soit pas fait allusion spoiler: aux penchants homosexuels de son époux.
Philip Glass le célèbre compositeur de musique minimaliste sera recruté pour accompagner ce que Schrader souhaite comme un opéra tragique. Le film d’abord austère est parfaitement agencé par Schrader qui réussit parfaitement à montrer l’influence de son enfance passée entre sa grand-mère et sa mère toutes deux possessives et tyranniques, sur l’homme et l’artiste que va devenir Mishima avec ses refoulements et ses obsessions qui l’amèneront à un radicalisme politique basé sur le refus de la lente déchéance de son pays soumis depuis la fin de la guerre à l’influence du capitalisme américain. Le spoiler: mystère du geste final
qui fascinait tant Schrader reste entier à la fin du film, même si certaines portes ont pu être entrouvertes comme une possible contradiction insurmontable entre des penchants homosexuels refoulés et une vénération pour le virilisme militaire exprimée par la volonté de restaurer les traditions issues de l’Empire ou encore un refus du vieillissement et du déclin physique qui l’accompagne. Mais la démarche était peut-être de rendre tout simplement hommage à celui qui a été capable d’aller au bout de son destin alors que tout lui souriait. Le film pourtant maîtrisé dans toutes ses composantes n’était bien sûr pas destiné à faire une grande carrière commerciale, ce d’autant plus qu’il n’a jamais été distribué au Japon. La confirmation est venue rapidement même si « Mishima » a été en concurrence pour la Palme d’Or au Festival de Cannes en 1985. Cet exercice de style qui semblait urgent pour un Paul Schrader dès le départ contesté dans sa légitimité de réalisateur aura démontré que si quelques fois fantasque, il était aussi capable de se confronter et de surmonter avec succès toutes les contraintes qui lui faisaient face dans une réalisation des plus compliquées.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2024
Probablement le travail de mise en scène le plus abouti de Paul Schrader, dans un biopic hautement singulier sur la personnalité controversée que représentait le traditionnaliste Mishima. Mêlant hagiographie et adaptations ésotériques de segments de ses romans, l'ensemble forme une symphonie en 4 temps curieusement cohérente malgré son aspect décousu et quasi-anthologique. Une bien belle pioche de cinéma !
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 novembre 2023
Ce qu’on peut reprocher au film, c’est qu’il intellectualise à outrance le récit de sa vie.
La musique déjà est très gênante.
Le noir et blanc et les plans recherchés qui ne sont là que pour faire une œuvre filmique pas pour faire un film.
Du coup on s’ennuie rapidement et on regrette de ne pas voir un vrai film japonais.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2022
Paul Schrader est un scénariste qui fut à l'origine des plus importants films de Scorcese et qui travailla avec FF Coppola et Brian De Palma. Autant dire que sa place dans le cinéma américain est de premier ordre.

Il passa pour son propre compte derrière la caméra, pour réaliser des films plus confidentiels mais dans lesquels il montre ses qualités de cinéaste et en font un auteur à part entière.

Pour en être persuadé, on peut visionner ce "Mishima" tiré de l'oeuvre et de la vie du célèbre écrivain japonais et réalisé dans l'empire du soleil levant.

Schrader réussit ici, là où la plupart de ses confrères échoueront : le biopic d'un écrivain.
Le réalisateur américain parvient à mêler avec un grand talent, les romans, la vie de Mishima et sa fin tragique.

Hommage flamboyant d'un artiste à un autre, d'un art à un autre, c'est un film qui renvoie au sens de l'art certes, mais aussi le spectateur au questionnement sur le sens de la vie tout court.

C'est bien sûr une formidable invitation à découvrir ou à relire la bibliographie du célèbre écrivain japonais du XX eme qui voulait que son pays revienne aux vertus du samouraï ou celle de l'honneur n'est pas la moindre.

C'est aussi un prétexte à parcourir en détail la filmographie du réalisateur Paul Shrader.

Le jury du festival de Cannes, où le film fut présenté à Cannes en 1985, ne se trompa pas en lui attribuant le prix de la meilleure contribution artistique. On ne peut mieux dire.
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2022
Un film passionnant qui raconte la vie de l'écrivain Mishima entrecoupé des nouvelles qu'il a écrit. Le tout n'est pas évident à suivre du fait du format et du découpage de l'histoire.
Philippe2312
Philippe2312

4 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2021
Excellent film sur le vie de l'auteur japonais Mishima
Partition musicale de Philipp Glass
Esthetisme
poupicinéphile
poupicinéphile

1 abonné 41 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2021
13ème film Compétition Cannes 1985 : Paul Schrader, le fameux scénariste pour Scorsese dans Taxi Driver et Raging Bull, poursuit sa carrière de réalisateur avec ce film sur un auteur japonais japonais polémique, ultra-nationaliste et belliciste Yukio Mishima, plus apprécié en Occident que dans son pays, à l'oeuvre pléthorique. Le fait d'armes de Mishima, qui intéresse le réalisateur, est son suicide à 44 ans par seppuku ou hara-kiri après une prise d'otage au ministère de la Défense japonais, désappointé par le refus de la jeunesse militaire japonaise de se soulever contre la doctrine pacifiste imposée dans le pays insulaire après 1945. Le film n'est en aucun cas un biopic académique mais tente d'expliquer ce geste insensé par l'oeuvre du romancier japonais et quelques pans de sa biographie, avec une esthétique différenciée en plusieurs segments sans que cela fasse un patchwork mal couturé. Le spectateur voit alterner les illustrations de trois romans tournées dans des décors de studio reprenant trois thèmes chers au romancier (la beauté, le culte du corps, l'honneur militaire pour restaurer la force), avec un joli travail sur les couleurs, le passé biographique de Mishima dans des vignettes en noir et blanc, et la progression de la journée fatidique de 1970, marquée par l'acteur Ken Ogata incarnant l'écrivain, alliant charisme, détermination mais aussi folie refoulée. Si la musique de Glass, pourtant hypnotisante, peut être lassante, il n'en demeure pas moins que le film construit bien l'image de cet écrivain jusqu'au boutiste, intrigant et déplaisant à la fois, gommant malheureusement son homosexualité et son ultra-nationalisme pour être accepté par les distributeurs japonais. Une poésie se dégage malgré tout dans ce film narrant le geste de cet auteur aux valeurs morales contestables.
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mars 2020
Ce film est très particulier. On a une réalisation incroyable, des décors travaillés, des beaux plans, des séquences bourrées de poésies et métaphore... Au détriment d'une histoire pas terrible et d'une narration presque onirique, mais dur à suivre. En gros, j'ai trouvé ce film super joli et agréable à regarder... Mais je n'ai pas tout compris, juste de quoi suivre l'histoire. Un second voir troisième visionnage serait nécéssaire, sauf qu'on s'est tellement ennuyé qu'on a pas bien envie de de retaper le film à nouveau.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 août 2016
Ce film est un chef d'oeuvre à point c'est tout, car il est parfait et la musique de Philip Glass vous laissera des frissons même après le visionnage des années plus tard.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 août 2016
Ce film est un chef d'œuvre à point c'est tout, car il est parfait et la musique de Philip Glass vous laissera des frissons même après le visionnage des années plus tard.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 août 2016
Ce film est un chef d'œuvre intemporel car il est parfait, et la superbe musique de Philip Glass vous décrochera mille et un frissons à chaque visionnage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 août 2016
Ce film est un chef d'œuvre intemporel car il est parfait, et la superbe musique de Philip Glass vous décrochera mille et un frissons à chaque visionnage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 août 2016
Ce film est un chef d'œuvre intemporel car il est parfait, et la superbe musique de Philip Glass vous décrochera mille et un frissons à chaque visionnage.
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