Ce monde futur est bien bizarre, les cendriers sont de nouveaux autorisés sur les bureaux, les prostituées se font payer après la prestation et non pas avant, et les seules choses qui soient bleus ou rouges, ce sont les ballons gonflables, sinon tout est grisâtre et sombre (ce dernier point est évidemment volontaire mais de là à dire qu'il est judicieux…) Andrew Niccol a toujours été un réacteur déroutant, mélangeant les bonnes et les mauvaise idées. Ici si la réalisation est très correcte, si Clive Owen et Amanda Seyfried sont très bien, cette dernière se permettant même d'être sexy en de rares moments, on déplorera tout de même la pauvreté des décors extérieurs Maintenant le scénario, qu'on pourrait résumer en trois parties : 1) on ne comprend pas bien mais on essaie d'entrer dans le film 2) on comprend mieux et ça devient intéressant 3) on comprend de moins en moins et ça se termine en eau de boudin. J'ai bien aimé le message "fin de fichier" accompagnant chaque décès.
Un scénario excellentissime et impitoyable. Par le réalisateur de bienvenue à Gattaca. On dirait un peu un épisode black mirror, mais en mieux. De la très bonne SF
Andrew Niccol nous a habitué à des films de science-fiction au concept fort. Avec son futur où tout anonymat a été aboli, "Anon" n’y déroge pas. Malheureusement, depuis quelques films, l’auteur se repose un peu trop sur ses concepts, quitte à en oublier le récit. Les personnages de son dernier film sont lisses. Certes, c’est raccord avec le propos du film (sans anonymat, il est impossible de s’émanciper) mais ça ne permet pas vraiment de s’impliquer dans cette recherche d’un tueur parvenant à échapper à une surveillance massive.
Les acteurs sont très bons, Clive Owen est bien dans son rôle d'enquêteur taiseux, et "Anon" est réellement envoûtante. Aucun besoin d'effets spéciaux grandioses, car l'esthétique très soignées et les plans magnifiques sont suffisants. Pas non plus de scènes d'actions à répétition, l'ambiance et l'atmosphère font le boulot.
Dommage que le scénario ne soit pas plus surprenant. Un film SF un peu à l'ancienne, à ne pas manquer.
En le voyant je me suis dit, ça ressemble à Bienvenue à Gattaca, et je n'avais pas tord puisque c'est du même réalisateur. Il y a quelque chose de commun dans la "mise en espace", le climat assez froid de la cité, l'ambiance, la déco, etc. Voici un monde ou les humains (?) peuvent communiquer leurs souvenirs les uns aux autres, et même téléphoner à partir de leur tête. Jusqu'au bout, on se demande s'il s'agit d'humains ou de robots. Parfois, on pourrait même penser à un animé tellement le climat est aseptisé et léché. Un policier mène une enquête autour de meurtre dont l'assassin sait se rendre anonyme. Une sorte de hacking du cerveau en somme. C'est assez bien fait, et l'histoire nous entraîne jusqu'au bout avec un retournement de situation, dans un final qui peut rappeler Matrix. Arrivera-t-on dans ce monde un jour ?
l'idée est bonne, les acteurs sont bons mais les plans sont interminables, il y a beaucoup de longueurs au scénario et la musique est horrible. Moyen, du coup.
Un film sympa avec une ambiance froide à l'image du monde froid, aseptisé et numérique qu'il dépeint. Les avis sont étonnamment négatifs. Le rythme est certes un peu lent mais j'ai beaucoup aimé la retranscription d'un univers numérisé notamment grâce aux effets spéciaux.
L'atmosphère du film a qq chose de très calme, je ne sais pas à quoi ça tient, peut-être le code couleur, très gris, des matières très lisses, tout cela est comme endormi, éteint: c'est une vision du futur plutôt morose, mais ce futur décrit par Andrew Nicoll a aussi qq chose de froidement réaliste et probable, et je trouve qu'au lieu d'une simple intrigue policière il eut mieux valu qq chose de plus sociologique et psychologique (comme, par hasard: Bienvenue à Gattaca...) car le contexte proposé aurait permis une exploration intéressante de ces aspects de l'humanité. Alors que là, on n'explore pas grand chose. Le film pose des questions auxquelles il ne répond pas, bon... ça passe pour clive owen et l'univers sf réussi, mais c'est tout.
Sur le papier l'idée de base n'est pas mauvaise, un monde futur où il n'existe aucun anonymat jusqu'au jour où une personne trouve une faille au système. Anonyme, cette personne est recherchée par les plus hautes instances de la police; et la tâche se révèle difficile... Seulement le film est lent, mou avec une grosse incohérence que je ne révèlerai pas ici. Le tournant du film, est amené avec tellement de banalité; comme si il s'agissait d'une simple scène de troisième plan; que ça en gâche la révèlation. Bref, j'en ressors avec le sentimznt d'avoir perdu mon temps..
N'ayant pas chercher d'info sur le film avant de le visionner 1 an après sa sortie, c'est une bonne surprise.
Il faut se laisser embarquer dans l'histoire et assimiler de voir à travers les yeux des autres. L'intrigue tient la route mais cela manque de réflexion.
Le thème de la transparence absolue est abordé par le prisme policier avec des scènes qui n'importent rien au scénario. Ceci est oublié devant l'épuration des cadrages, le minimalisme des décors, et le jeu impécable des acteurs. Une belle réussite photographique.
La problématique de la mémoire versus les enregistrements auraient peut-être permis de gagner en profondeur. Ou d'aborder le thème des vérités multiples dépendant du point de vue.
J'avais hâte de découvrir le nouveau projet SF d'Andrew Niccol (emmené en plus par un duo d'acteurs que j'apprécie beaucoup). Je pensais qu'il me faudrait patienter quelques bons mois encore avant une sortie en salle, mais énorme surprise: le film a été racheté par Netflix et est déjà dispo. Malheureusement mon excitation n'a été que de courte durée: ce rachat de dernière minute par cette chaîne télé aurait dû me mettre la puce à l'oreille, tant cet "Anon" n'est au final qu'un petit téléfilm qui n'aurait en fait jamais, jamais fonctionné en salles. Niccol propose un concept droit sorti de Black Mirror mais ne l'aborde qu'à moitié en se perdant en chemin, l'histoire ne mène nulle part, l'esthétique est assez pauvre, de même que la bande-son. Ce n'est pas non plus ultra mauvais et ça se suit assez facilement, mais ce n'est franchement intéressant sur aucun de ses aspects et sera oublié dans quelques semaines. Et c'est bien dommage au vu du potentiel.
Ma critique en une phrase : Une idée de départ originale mais des possibilités pas assez exploitées font qu'on se retrouve avec un film un peu bancal, qui se laisse néanmoins voir en dépit de longueurs.
L'anonymat est l'ennemi qui tourne en rond dans ce film, à ranger dans les vieux originaux récupérés par Netflix, faire tout pour apposer l'autocollant original. A tout seigneur tout honneur le numérique cinéma de canapé, un parfait endroit de décharge recyclage cinémathèque. Je ne me suis laissé surprendre par la réalisation de « Gattaca » qui restera à mes yeux ce grand chef d’œuvre, une force intelligente émotionnelle souffle sur la socio-technicité discriminatoire futuriste. Oui le monde dans lequel l'on vit malgré l'avancée technologique, reste inaccessible depuis les bas-fonds de l'échelle sociale, celle-ci créa l'élite d'hier et d'aujourd'hui, ainsi soit ancrée en l'humain nihiliste dans sa vielle bible intello sacrée institutionnelle, une belle vision illusoire. Des sujets intéressants survolent le film, sans jamais se distinguer des autres références bien fournies en science-fiction. Un mélange de « Blade Runner », avec sa caméra surveillée chevauchant « Dark City », selon un certain type de mode jeux vidéo matrice « Minority Report ». Le bouton du fantasme d'un geek loser rigolo lieutenant de Police, l’inspection mène à un banal enregistrement rembobiné de tueur en série, le pouvoir en plus d’invisibilité et de contrôle mental puisé des œils de lynx effacés après préjudice criminel. Une touche d'intimité visuelle depuis l'intérieur apporté mais pas approfondi comme scénario par Andrew Niccol, et voilà dont lequel se trouve son monde de sélection intellectuelle dans un tel état. La lobotomie manipulation par l'ADN si minimaliste dans la mise en scène, c'est la loi dictatoriale Gattacaise reflet camoufle actuel gouvernemental. Chez certain, ce sera du sérieux qui brise les cœurs une fois la face retournée, une injustice révoltante appel à l’abolition contrôle technique.
Beaucoup de gens gardent foi dans le talent d’Andrew Niccol depuis le mémorable ‘Bienvenue à Gattaca’, au point d’oublier inconsciemment des fours comme ‘Les âmes vagabondes’ : même s’il n’a jamais vraiment transformé l’essai avec les films qui ont suivi, l’oeuvre fondatrice du réalisateur fut suffisamment marquante pour que Niccol reste, encore aujourd’hui, le “réalisateur qui pense la distopie pacifiée en termes systémiques�. A ce titre, malgré son rachat par Netflix qui l’afflige du sceau infamant de “Film dont personne d’autre n’a voulu�, ‘Anon� est peut-être bien ce qui se rapproche le plus de ce brillant film fondateur, si pas en terme de qualité, au moins dans l’esprit. Dans le futur proche où se déroule l’histoire d’Anon, tout le monde est ultra-connecté, donc ultra-surveillé et la transparence absolue est le clé de voûte du système. C’est donc toute la stabilité de ce système qui est menacé par l’apparition de “hackers-à-gages� capable de faire disparaître preuves et événements en façonnant une autre réalité numérique, sur les archives mais aussi en direct, grâce au hacking des dispositifs de réalité augmentée. Sur la forme, Niccoll ne fait pas assaut d’originalité, même s’il n’est jamais déplaisant de retrouver les codes du Film Noir dans un autre contexte que les années 40 : un flic brisé, une femme fatale, un monde nocturne de néons criards qui illuminent les infinies nuances de gris d’une architecture brutaliste : il n’en faut jamais plus pour donner envie que le présent dure encore longtemps ! Si l’enquête donne parfois l’impression de se prendre les pieds dans sa propre logique, elle ne peut jamais être prise en flagrant délit de portnawak, et c’est plus la vague impression d’un script à l’imprécision tout aussi vague, qui aurait visé trop haut et ne serait pas parvenu à faire passer ses subtilités de façon claire, qui s’installe. A côté de ça, même si on éprouve l’impression persistante qu’il aurait pu pousser les choses plus loin (la meilleure idée du film, le cyber-visio-harcèlement dont l’inspecteur est victime, s’arrête assez vite), ‘Anon’ parvient quand même à faire durer sans trop s’essouffler une enquête sans preuve puisqu’elles ont disparu, sans vérité puisqu’elle se base sur des preuves, et sans point de vue puisque traité par le prisme d’un dispositif oculaire, ce dernier n’étant lui-même plus tout à fait fiable : c’est ce qu’on retire du film au moment de son petit discours sur-explicatif en conclusion, qui met en garde contre le cyber-surexposition et dont on se serait bien passé..mais après tout, même quand il y des preuves, une vérité et un point de vue, ce ne sont pas tous les polars qui arrivent à convaincre.