quand Hollywood se laisse séduire par notre littérature cela donne un film un peu lisse bien interprété dans de beaux costumes ou les gens sont pervers, superficiels, ou la vie semble palote,,ou les salons sont tristes .Colette fit sa gloire avec ses livres teintés de sexe que son mari sans scrupule a signé, la réalisation soignée est très académique sans souffle mais reste agréable. un gentil film qui décrit un peu.
Le film se déroule entre 1892 et 1910, c’est-à-dire depuis les premières rencontres de Gabrielle COLETTE (Keira KNIGHTLEY, 34 ans), âgée de 19 ans, avec l’écrivain en vogue, Henry Gauthier-Villars dit Willy, 33 ans, dans son village natal de Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne) et leur séparation suivie de son premier livre écrit seule, « La vagabonde », sur sa vie d’artiste de music-hall. Le récit est chronologique et décrit un couple atypique, non seulement par la différence d’âge (14 ans) mais aussi par la liberté sexuelle de chacun : Willy, grand séducteur volage, n’hésitant pas à employer des « nègres » littéraires, y compris sa femme, égoïste, narcissique, cachotier, dépensier mais ayant le sens du commerce (spoiler: cf. assimilation du merchandising avec le lancement de savons, d’eaux de toilettes, de cigarettes sous la marque « Claudine » ) et Gabrielle, dont le talent d’écrivain et d’artiste s’affirme au fil du temps, attirée aussi par les femmes [spoiler: cf. scènes cocasses où le couple partage sexuellement mais successivement une américaine vivant à Paris, nourrissant aussi leur création littéraire et relations charnelles et professionnelles (dans un spectacle de danse à thème égyptien au Moulin Rouge qui fait scandale) avec la marquise de Morny (fille du duc, demi-frère de Napoléon III) dite Missy, connue pour son attirance pour les femmes et le port du pantalon ]. C’est un film académique bien réalisé, notamment les scènes de spectacles (accompagnement musical d’Erik Satie et de Camille Saint-Saëns) et la reconstitution de la vie de la fin du XIXe-début XXe siècle ; il constitue une belle réflexion sur la création littéraire (influence de Willy sur Colette et réciproquement), sur la trahison [spoiler: cf. la vente des droits d’auteurs de la série « Claudine » par Willy pour 5 000 F, sans en informer sa femme : « Leurs romans étaient leurs enfants et ils les ont perdus : Claudine est morte » ] sans oublier le mode de vie libre de Colette, en avance sur son temps.
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3,5
Publiée le 6 mars 2019
Ce film retrace l'histoire de Colette qui fut actrice et journaliste, mais qui était surtout connue comme romancière pour les romans à succès "Claudine". Après avoir dressé le portrait d'une femme atteinte de la maladie d'Alzheimer dans le beau "Still Alice", Wash Westmoreland raconte donc l'histoire d'une femme au cœur d'un récit féministe et progressiste qui parle notamment de l'émancipation de la femme. Si Colette a eu une vie professionnelle assez riche, le réalisateur s'intéresse davantage à sa vie privée avec son mariage fait de hauts et de bas avec Henry Gauthier Villars, ou encore les différentes relations qui ont rythmé sa vie. A côté de ça, il parle quand même de ses activités qui sont on peut le voir le prolongement des conséquences de sa vie privée comme quand elle s'est mise à écrire ou quand elle commence à vouloir faire autre chose comme du théâtre pour prouver qu'elle peut exister par elle-même. L'histoire de cette grande dame de la littérature française est intéressante et le devient encore plus au fil des minutes et à mesure qu'elle prend de l'importance en tant que personne. Au-delà de l'histoire de Colette, le réalisateur montre l'évolution de la société à cette époque avec des femmes plus indépendantes ainsi que le rapport à la sexualité ou aux genres qui évolue. Un film très riche donc qui est bien construit et toujours intéressant. Pour ne rien gâcher, la reproduction d'époque est soignée et les acteurs sont tous convaincants. Keira Knightley est superbe dans ce rôle et Dominic West n'est pas en reste en étant très charismatique. En somme, un bon film.
L’histoire intéressante d’une femme libre, indépendante et moderne pour son époque... on y découvre le chemin de Colette vers son émancipation et la reconnaissance de son talent d’écrivaine avec des romans enfin signés de son nom. Keira knightley s’imprègne de ce rôle avec excellence et vérité..
Le sujet du film est déjà intéressant puisqu'il retrace la vie cette femme incroyable qui a mèner une vie étonnante. On découvre aussi le Paris de l'époque, le film se déroule à la fin du 19e siècle jusqu'au 20e. Certaines scènes sont plutôt drôle. Enfin, les acteurs sont suffisament doués pour qu'on se laisse entraîner par l'histoire des personnages qu'ils incarnent.
« Colette » est un biopic sur la vie de la romancière française Colette qui débuta sa carrière avec la saga littéraire « Claudine » qu’elle dut signer sous le nom de son mari. Sans surprise, c’est Keira Knightley qui obtient le rôle principal. L’actrice est en effet très habituée à ce genre de rôle à costume. On regrette une mise en scène trop british pour traiter d’une femme bien française. Ainsi l’histoire prend des airs de noblesses inappropriés. On est également déçu de la façon dont est dessiné le personnage de Colette. Celle-ci semble inférieure en tout point aux hommes qui l’entourent. Dommage. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
La vie de Colette... le sujet est délicat à traiter et Westmoreland, le réalisateur, s'est lancé. Le film est intéressant et bien réalisé, hormis quelques soucis de montage. La vie parisienne de la fin du XIX et début XXème siècle est très bien représentée en mettant bien l'accent sur le fait que l'homme se croit supérieur à la femme. Ces retours en arrière montrent juste un refus d'évoluer vers une société plus égale. Ennuyeux...
Voilà un biopic très réussi et très fidèle à la vie de Colette. Le duo de comédiens est troublant de justesse et de sincérité, le Paris du début du XXe siècle est bien recréé. Je trouve malgré tout dommage que ce film soit en anglais (sauf pour les écrits), mais c'est une difficulté surmontable dès les premières minutes du film passées, tant on est happé par l'ambiance du film et la vie de l'écrivaine.
Biographie assez classique d'une partie de la vie de Colette. Keira Knightley y excelle comme d'habitude. On sent que son jeu s'est musclé et elle propose ainsi une partition plus construite et fluide. Pourtant, l'ensemble parait parfois ampoulé malgré une reconstitution minutieuse et magnifique (costumes, décors…). Dominic West lui donne bien le change et permet d'avoir de l'empathie pour un personnage manipulateur (mais amoureux!). Leur relation fait le sel du film et leurs échanges sont souvent bien sentis. Le casting est bon, le scénario semble complet, explorant de nombreuses facettes du couple et de Colette, mais trop long. Finalement, l'adaptation dans la langue de Shakespaere ne choque pas tant. Sauf quand Colette écrit en...français! C'est un personnage haut en couleur, féministe avant l'heure, courageuse dans un siècle où la liberté de penser, de vivre sa sexualité ne devait pas être si évident. Une femme exceptionnelle à découvrir.
La célèbre écrivaine française inspire depuis longtemps le cinéma. Cette fois-ci Colette apparait sous les traits de Keira Knightley. L'histoire se focalise sur sa relation avec son mari Willy, sur comment elle est devenue écrivaine un peu par hasard et sur ses histoires d'amours. Le biopic pourrait être très formaté mais il ne l'est pas et c'est très agréable. Même si l'histoire suit un parcours chronologique, le scénario s'appuie sur passages marquants mais la mise en scène les rend unique. La réalisation est très maîtrisée et splendide, tous les plans sont réussis, la photographie est superbe tout comme la bande son. Keira Knightley est très convaincante. Dominic West a surement son meilleur rôle. La fin est malheureusement un peu abrupte, on s'attend à ce que le film dure encore un peu mais non... Dommage que le film ne soit pas plus reconnu dans les cérémonies.
2 acteurs principaux géniaux, ma préférence pour Keira ! Les autres acteurs en 2nd plan sont super aussi, Merci à eux ! L'histoire de " Colette " est très bien écrite et proposée en Film. Léger et authentique sur l'histoire des personnages. Plusieurs messages sont placés à l'intérieur du Film, dont un majoritaire " Ecris ta propre Histoire, ta propre Vie " Ou bien si tu attends " D'autres personnes vont écrire ton Histoire à ta place ". Je recommande ce film.
La première surprise c’est d’entendre Colette, incarnée par l’actrice anglaise Keira Christina Knightley, rôle au demeurant qui lui va très bien et qu’elle incarne avec justesse, s’exprimer dans la langue de Shakespeare, dans une ambiance très British. Mais on ne peut pas non plus reprocher à un réalisateur britannique d’avoir réalisé un film sur l’une des plus grandes dames de la littérature française ! bien au contraire ; qu'il en soit remercié. Paul Westmoreland nous raconte donc, assez fidèlement, l’histoire rocambolesque des trente premières années d’une jeune paysanne bourguignonne qui a du talent, mais qui ne le sait pas encore ; elle va se trouver embarquée dans une vie romanesque, au coeur du tumulte des salons parisiens, séduite et tenue en laisse par un machiste peu scrupuleux et opportuniste, devenu son mari : Henry Gauthier-Villars, surnommé Willy, de quatre ans son aîné ; il va l'extraire de son cocon campagnard, devenant à la fois son mentor et son exploiteur, en la révélant à elle-même pour son propre profit, tout en faisant d’elle son nègre, sans hésiter à signer de son nom Willy les premiers romans de son épouse : ‘Claudine à l’école, Claudine à Paris, etc ..’ Mais c’est en fin de compte à ses dépends, à lui WILLY, qu’elle va devenir la femme moderne qui sommeille au fond d’elle-même, laissant s’épanouir tout le talent d’écrivaine qui révèle son caractère libre et rebelle, espiègle et sensuel, affichant sans complexe et en public sa bisexualité ; son baiser sur scène avec la marquise de Belbeuf va causer un énorme scandale. Elle va en fin de compte finir par briser ses chaînes, mettant fin à la complicité malsaine qu'elle entretient avec Willy, alors qu’ils s’accordent l’un et l’autre une grande liberté d’écarts extra-conjugaux ; elle va rompre avec ce mari imposteur, pour le plus grand soulagement des spectateurs qui n’en peuvent plus de la voir esclave de ce machiste. On peut regretter toutefois que ce film soit un peu trop académique, un peu trop lisse, un peu trop lent parfois, manquant d’audace et de piquant face au sulfureux personnage que fut Colette. Côté décors et costumes qui nous ramènent à la Belle-époque dans un Paris insouciant ou l’on se divertit beaucoup dans les salons à la mode, alors que la tour Eiffel a fait son apparition dès 1889, c’est parfaitement réussi. Un film très divertissant et instructif tout à la fois qui marque le début du féminisme, mouvement qui va contribuer à la libération de la femme, pour notre plus grande joie. J'ai beaucoup aimé ce film.