Otages à Entebbe
Note moyenne
3,1
650 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

68 critiques spectateurs

5
1 critique
4
15 critiques
3
30 critiques
2
15 critiques
1
6 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Rudy S.
Rudy S.

7 abonnés 21 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mai 2018
Si au départ, j'étais très motivé à l'idée de découvrir ce remake sauce Padilha, la lecture de l'interview de ce dernier a vite tempéré mes ardeurs.
Se positionnant sur une vision neutre, alors que la neutralité sur ce conflit n'existe pas, j'ai vite compris le vilain tour de cochon que le brésilien allait nous servir.

Il aura fallu moins d'une minute pour que le terme "terroriste" apparaisse entre guillemets dans le film.
A ce moment là, je me dis que j'allais passer un sale moment, alors j'ai essayé de me concentrer sur le film en faisant fi des aspirations politique de l'auteur.
Après tout, c'est couillu de reconstituer cinématographiquement l'une des plus retentissante et spectaculaire opération israélienne de sauvetage par le prisme des 2 terrori...euh, révolutionnaires allemands qui voulaient montrer au Monde entier que les vilains Juifs qui avaient volé la terre aux Palestiniens n'avaient fait que reproduire le schéma des nazis.

N'allez surtout pas dire à Padilha qu'à cette époque les "palestiniens" étaient en majorité Juifs sur les zones qui allaient devenir l'état d'Israel, il risquerait de ne pas vous croire...

Heureusement que Padilha avait prévenu en préambule que le film s'était permis quelques libertés sur les dialogues. Ça permet d'apprécier sa "neutralité" sur des répliques qui pourraient à elles seules justifier l'annihilation d’Israël tant elles révisent l'histoire et les faits.

Alors, contrairement aux versions américaines dont le manichéisme est assumé, on reconnaîtra un certain mérite d'originalité à Padilha sur le traitement de cette opération sous un nouvel angle.

Sur l'esthétisme des plans et la direction d'acteurs, le contrat est parfaitement rempli. Daniel Brühl est très investi et sa partenaire Rosamund Pike est aussi méconnaissable qu'habitée. Le pilote français qui avait agi en héros est excellent, les généraux israéliens sont charismatiques (notamment Shimon Peres et Itzh'ak Rabin

Sur le rythme, c'est plus chaotique et la musique ne compense pas suffisamment pour insuffler l'intensité indispensable à ce genre de film.
D'autant que le réalisateur a privilégié l'aspect psychologique de ses personnages, écorchés à souhait, au détriment de l'aspect spectaculaire que l'on aurait pu légitimement attendre notamment sur le final... qui s'est avéré décevant.
Padilha préférant jouer les nombrilistes, a opté pour un final calqué sur une séquence tout aussi surréaliste que celle de Spielberg sur "Munich".

Résultat : Un film rempli de maladresses avec un final davantage stylisé qu'intense dont le casting, assez réussi, ne parvient pas à sauver l'ensemble.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2018
José Padhila réalisateur du remarqué « Tropa de Elite », du reboot sous-estimé de « Robocop » et de la série « Narcos » s’attelle à un nouveau sujet musclé mais tiré d’une histoire vraie celui-ci. Il revient sur le détournement d’un avion d’Air France en 1976 vers Entebbe en Ouganda. A bord de cet avion à destination de Tel-Aviv, des passagers de toutes nationalités mais surtout des israéliens que les deux terroristes palestiniens et les deux terroristes allemands (sympathisants de leur cause) vont utiliser comme monnaie d’échange contre un Etat d’Israël qu’ils abhorrent. On rentre très vite dans le vif du sujet avec la prise d’otages dans les airs qui se veut davantage réaliste que spectaculaire. On passe sur certains faits inexpliqués qui passent pour des invraisemblances (la principale étant que les terroristes parviennent à passer des armes à bord, même en 1976!).

Après cette introduction musclée, il y a des flashbacks sur les motivations des terroristes mais qui nous apparaissent trop succincts et épars pour vraiment nous éclairer sur la psychologie passée de chacun. Car les personnages au centre de « Otages à Entebbe » sont les terroristes allemands incarnés avec ferveur par l’étonnante Rosamund Pike (bluffante dans une scène au téléphone) et Daniel Brühl. Les otages ne sont que des figurants et le reste de l’attention se focalise sur le gouvernement israëlien (Shimon Peres et Yitzhak Rabin) et, bizarrement, sur un militaire israélien et sa petite amie. Ces derniers protagonistes handicapent le film en diluant l’attention du spectateur sur trop de sujets distincts au lieu de se concentrer sur les deux antagonistes principaux (terroristes et négociateurs). De plus, le ballet de danse de la petite amie du militaire est utilisé en montage alterné en même temps que l’assaut final, anéantissant totalement l’effet choc escompté. C’est ce qui s’appelle un final en forme de pétard mouillé ; un choix très étrange de la part de Padilha.

Cependant, on ne peut pas dire que l’on s’ennuie à la vision de « Otages à Entebbe ». La réalisation est soignée, on retrouve Amin Dada, le dictateur ougandais incarné avec maestria par Forest Whitaker dans « Le Dernier Roi d’Ecosse » de Kevin Mcdonald et l’action et les événements sont resserrés à tel point que le rythme est au rendez-vous en dépit d’une quasi unité de lieu. On reprochera néanmoins un manque de tension dramatique et une absence de prise de position de la part du réalisateur et des scénaristes. Dans un sens, avec un sujet si polémique et encore d’actualité c’était peut-être prudent. Mais le manque de tension est en revanche plus préjudiciable. La simple évocation des faits ne se substitue pas à un semblant d’émotion au vu de la situation. Malgré tous ces choix narratifs et formels hasardeux, le film se suit sans déplaisir grâce à une maîtrise technique adéquate, des dialogues concis, des acteurs investis et une reconstitution impeccable de ce fait notable de l’histoire.

Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2018
Une narration, à la différence de précédents films sur la même opération, centrée davantage sur les otages pendant ces 7 jours que sur le raid lui-même. L'action militaire sur le tarmac et dans l'aérogare est assez rapidement filmée. Il est vrai que, hors préparation, elle n'a duré qu'une vingtaine de minutes seulement. Rapide et précis, les dialogues du film mettront d'ailleurs plusieurs ces mots dans la bouche d'un officier israélien. Ce parti-pris narratif amène à traiter plus durablement et profondément la prise de contrôle de l'avion et à suivre les terroristes (le mot était nouveau à l'époque) dans leur action. Des terroristes présentés comme pas si méchants que ça, tellement ce qui les motive et les guide est plein de contradictions les menant à des hésitations dans leur action somme toute criminelle au nom d'un idéal politique et du besoin d'une cause, bien réelle au demeurant, pour la servir. Autre aspect intéressant et nouveau par rapport à d'autres films racontant ce raid : les jeux politiques troubles et calculateurs en termes de leadership et de prise de risque au sein du cabinet ministériel israélien. L'utilisation des images d'un ballet en ouverture du film, images et musique qui s'intercaleront régulièrement au rythme de l'action et une dernière fois dans le générique de fin, ajoute un petit quelque chose d'épique et d'allégorique. C'est globalement fort bien raconté et scénarisé.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2018
La première chose, aussi surprenante soit-elle, est ce choix du parallèle entre un ballet de danse orthodoxe. Si la danse en elle-même peut avoir son importance, il n'en demeure pas moins que le message via cette danse pourrait être maladroit d'un point de vue politique, et donc accentuer un manichéïsme qui n'est pourtant pas si évident... Néanmoins, Padilha signe un film prenant, particulièrement dense géo-politiquement parlant qui évite l'écueil du tout guerrier en soignant la montée en tension, en s'attardant sur quelques instants marquants. Un bon film, intéressant, efficace et maitrisé même si la danse reste un concept maladroit.
Site : Selenie
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2018
Une reconstitution intéressante mais plombée par l'absence de point de vue du réalisateur et le manque de sympathie pour les personnages malgré la performance des acteurs.
Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
N_guy
N_guy

3 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mai 2018
Ce n'est pas vraiment un film d'action mais une reconstitution historique très intéressante pour ceux qui ont vécu l'actualité des années 70. Le film resitue le contexte politique, fait la part belle à la psychologie des personnages : les preneurs d'otages, les otages, les responsables politiques israéliens, sans oublier de relater la conduite exemplaire de l'équipage d'Air France. Cet épisode marque aussi le début de la fin pour le dictateur "le gros z'Idi" Amin Dada.
Pour les passionnés d'histoire contemporaine.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mai 2018
Je sort de la salle, c'est donc une critique à chaud.
Si vous avez aimé Narcos, que vous aimez les films comme "L'assaut" allez y !!
Je n'ai pas entendu beaucoup de ce film, j'y ais été un peu à l'aveugle et je suis pas dessus !
Le film a un rythme très important mais il n'est pas bâclé, il nous plonge totalement dans son univers, avec sa photo (magnifique comme Narcos), ses dialogues et un montage immersifs, avec un final incroyable (je crois que c'est ce qui m'a le plus fait aimé ce film).
Pour conclure, c'est un film très classe, avec juste ce qui faut comme action, un super biopic, n'hésitez pas !
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 mai 2018
Lorsqu'un film est tiré d'une histoire vraie, on est enclin à s'identifier au personnage, en l'occurrence là aux otages, que faire lorsqu'une telle situation survient ? En fait, ils n'ont guère le choix si ce n'est obéir et se transformer en marionnettes pour ne pas agacer ceux qui les détiennent. Faire un paradoxe entre un ballet de danse moderne, avec une musique forte, et le projet de la prise d'otages elle-même, est une idée très originale. Le film débute de cette manière et cela surprend. Mais il y a des longueurs, des hésitations, des conceptions différentes quant à la suite à donner concernant la vie des otages, et là, enfin la décision des politiciens fait que les militaires interviennent, tout cela rend le film un peu long et on ne se sent pas trop dans l'action.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse