Excellent film qui fait ouvrir les yeux et prendre conscience que les codes de la société doivent être changé pour certains! Super marrant! J’ai adoré !
Un matériel de base intéressant mais mal exploité. Davantage un téléfilm qu’un film de cinéma, « Il a déjà tes yeux » a le mérite d’apporter un peu de lumière dans le gris de l’hiver sans être non plus un grand film. Malgré toute la sympathie qu’on peut lui trouver, le réalisateur n’est pas à la hauteur de son ambition et signe une comédie un peu faiblarde.
C’est comme une évidence, j’ai eu la même réflexion dès l’entame du film : « Un couple noir qui adopte un bébé blanc, ça contraste grave ! » Et pourtant, un couple blanc qui adopte un bébé noir, ça devrait contraster tout autant. Dans les deux cas, l’enfant va vite piger que ce ne sont pas ses parents. Mais là n’est pas le sujet central du film, c’est tout simplement un couple noir qui adopte un bébé blanc. Ce qu’on accepterait d’un couple blanc pour un bébé noir, que dis-je, ce qu’on comprendrait rapidement n’apparaît pas évident pour un couple noir qui adopte un bébé blanc. Lucien Jean-Baptiste, co-scénariste, réalisateur et comédien nous invite à bousculer l’ordre des choses ! Il nous invite à balayer les préjugés, les idées toutes faites, voire jusqu’à bousculer les traditions. Les mentalités évoluent et la société doit suivre et ne plus se préoccuper de l’ordre des choses. C’est ce que dit en substance la soeur de Salimata à son papa pour l’aider à accepter d’une part cette adoption et d’autre part d’aimer ce bébé blanc. Aimer, accepter, aider doit être dans l’ordre des choses. Rien de mieux que de nous le dire par le vecteur de l’humour. Cette comédie a des accents très réalistes comme se méprendre sur Salimata (Aïssa Maïga) : une nounou qui promène un bébé blanc ! Même si les mentalités évoluent il y aura toujours un léger rictus de surprise et c’est légitime. Il me paraît normal de tiquer mais cela doit rester comme une surprise agréable et non comme un dégoût. Lucien Jean-Baptiste ne se contente pas d’établir un constat sur la société, il pousse le bouchon un peu plus loin en dénonçant aussi les préjugés dans le cercle familial à travers lequel il bouscule les traditions. Ce film tente d’avoir un point de vue objectif. Voilà pourquoi, je ne le trouve pas mièvre, gentillet. Sans être vulgaire, grossier, ce film parvient à décocher quelques piques. Le réalisateur va jusqu’à ajouter une légère couche avec un enfant d’un couple gay pour alimenter ce changement de société et de mentalité. Pour nous dire, c’est sans doute pour d’aucuns enfoncer des portes ouvertes, que l’avenir c’est la diversité à tous les étages. Certes, ce n’est pas la comédie de l’année, les sentiers du récit sont bien balisés jusqu’au terminus. Peu importe, j’ai souri, été ému par quelques séquences et j’ai été étonné par le jeu de Vincent Elbaz. Je ne me souviens pas d’avoir vu l’acteur aussi déluré. Son personnage apporte de la plus-value à l’histoire. « Il a déjà tes yeux » n’est pas nécessairement une comédie qui s’inscrit dans un réalisme, c’est aussi une comédie qui s’inscrit dans le loufoque. C’est le propre de la comédie.
Douce comédie sur l’adoption de Lucien Jean-Baptiste, « il a déjà tes yeux » se démarque par une singulière approche à la diversité et à l’ouverture. Il est dommage que le dernier quart d’heure ne garde pas la même fraicheur que les minutes qu’il le précède car on passe un bon moment avec, en prime, le beau sourire d’Aïssa Maïga, la niaque de Marie-Philomère Nga et la décalage de Vincent Elbaz et la tête à claque de Zabou Breitman.
Cela m’a surpris et agréablement. Il a déjà tes yeux est un film tendre, positif sans tomber dans la béatitude, vraiment drôle par moment et qui fait qu’il est réussi. Même s’il y a quelques maladresses et quelques longueurs, les acteurs rendent ce film vivant et entraînant, bref une bonne comédie sur les préjugés et un joli coup de Lucien Jean Baptiste.
Il a déjà tes yeux est un film qui se laisse regarder. Il est original et çà change de pas mal de films qui sentent le réchauffé. Il n'y pas trop d'exagération dans ce film, il n'est pas construit maladroitement. J'ai trouvé l'actrice Aïssa Maïga performante dans son rôle. Mais celui qui m'a le plus bluffé a été Vincent Elbaz en ami lourdeau du jeune couple. C'est assez réaliste vis-à-vis du scénario. L'émotion est présente. Toutefois j'aurais préféré davantage de comédie. Seul V. Elbaz a été drôle finalement. Le film est d'ailleurs coupé en deux où d'un côté on a l'émotion au début du film et le comique à la fin. C'est curieux comme cheminement. Mais le gros défaut du film (car il y'en a un) c'est la fin qui est trop poussé à l’extrême et où le réalisme part. C'est dommage cette conclusion. Ceci m'a fait retirer des points finalement. Mais bon j'ai bien aimé quand même de manière globale.
Une comédie sociale bien trop gentillette qui finit dans un burlesque dégoulinant de bons sentiments. Malgré toute la sympathie que je porte à Lucien Jean-Baptiste, son nouveau film déçoit...
C'est sympathique mais le trait de la belle famille sénégalaise est trop gros, caricatural. Ça a gâché mon plaisir. C'est dommage parce que le casting était prometteur et l'idée de base était très bonne: 2 noirs qui adoptent 1 bébé blanc et de surcroît blond aux yeux bleus et les difficultés liées aux préjugés des uns et des autres. Le final un peu à l'extrême et l'issue prévisible n'ont rien arrangé.
Pour qui a vécu pendant des années en Seine-Saint-Denis-93 au contact d'un melting-pot local à la française, malgré toutes les différences de cet arc-en-ciel en chamaillerie perpétuelle, en hurlements de cages d'escaliers, et en odeurs de variétés gastronomiques du pot-au-feu au beignet de poissons à l'ivoirienne, ce film ne peut que parler au cœur. Sans doute plus qu'à la raison. On reprochera peut-être au scénariste d'avoir voulu davantage toucher que faire réfléchir et c'est vrai que ce film n'apportera aucun argument supplémentaire contre le racisme au quotidien. Mais que ça fait du bien de se retrouver ainsi coincé entre Aïssa Maïga et Lucien Jean-Baptiste, pourchassés par Zabou Breitman, mais "aidé" par un Manu-Vincent Elbaz dans son rôle de poète déjanté, l'heureux parrain. On rit à la tragédie -- et c'est permis -- et on pleure aux situations cocasses -- c'est permis aussi. Peut-être parce qu'on est tous ces gens-là à la fois à son corps défendant mais à son cœur qui veut bien. Très bonne caricature, dans le bon sens du terme. Quant au petit blanc ! Qu'il est mignon ! Et je ne dis pas ça parce que je suis de la même couleur ! La preuve : Mamika (Marie-Philomène Nga) et Ousamne (Bass Dhem) pensent la même chose.
Comédie légère, pétillante et déjantée, qui parle d'un sujet rarement traité : l'adoption d'un bébé blanc par des parents noirs. Comment les parents vont ils déjouer les préjugés, même parmi le personnel de l'aide social à l'enfance ? J'ai rit de bon cœur mais aussi versé ma petite larme !