Noah Baumbach réalisateur/scénariste poursuit depuis 1995 sa carrière au sein du cinéma indépendant américain, alternant films confidentiels et quelques réussites commerciales et critiques comme « Les Berkman se séparent » ou « Francis Ha ». Les chroniques familiales ou amoureuses font le plus souvent le sel de ses intrigues toujours filmées avec un savoureux mélange de malice, de tendresse et de délicatesse. Le talent spécifique de Baumbach attire à lui des stars mondiales comme Nicole Kidman, Ben Stiller, Jack Black, Noami Watts, Adam Driver, Scarlett Johansson, Dustin Hoffman ou Georges Clooney sans doute très heureux de pouvoir développer leur jeu dans un cadre moins contraint. Avec « The Meyerowitz stories » réalisé en 2017,spoiler: Baumbach plonge sa caméra au sein d’une famille plusieurs fois recomposée où le père (Dustin Hoffman) sculpteur frustré d’être toujours resté à la porte d’une véritable consécration est l’objet de toutes les attentions de la part de ses trois enfants comme de sa petite-fille qu’il étouffe gentiment d’un égocentrisme jamais rassasié malgré son âge désormais canonique. Sa quatrième épouse (Emma Thompson) alcoolique et évanescente, son fils aîné (Adam Sandler) musicien raté incapable la cinquantaine venue d’exercer la moindre profession, sa fille (Elizabeth Marvel) en panne affective, et son fils cadet (Ben Stiller) qui a préféré s’éloigner pour exercer le métier qu’il s’est lui-même choisi, semblent en réalité les satellites d’un système dont le soleil est un vieux monsieur qui au final s’avère être un véritable monstre d’égoïsme, incapable d’accepter que son art n’est sans doute pas digne de la très haute considération que lui-même lui porte . A l’occasion d’une exposition collective organisée par l’université où sa fille exerce, la famille est réunie pour une courte période à New York lieu de résidence de Meyerowitz père. Baumbach qui a parfaitement construit son scénario démonte à l’aide de saynètes drôles ou émouvantes (souvent les deux en même temps), les rouages des relations souvent compliquées qui régissent les familles. A l’aide d’un Dustin Hoffman en état de grâce car parfaitement juste malgré ses 80 ans, Noah Baumbach parvient à rendre sympathique ce vieil égoïste plus souvent qu'à son tour acariâtre et de mauvaise foi. Comme Harold Meyerowitz, Dustin Hoffman est un soleil mais qui à l’inverse de son personnage renvoie toute la lumière qui émane de son jeu en direction de ses partenaires tous parfaitement au diapason. On notera les apparitions de Sigourney Weaver, Candice Berger et Adam Driver.
J’aime bien le style de Noah Baumbach mais ici, si on retrouve son style au début du film, je trouve que le rythme du film s’essouffle grandement pour donner un film de bourgeois new-yorkais qui n’intéresse personne. Très dommage !
Un très bon casting mais un scénario déjà-vu, d’une famille qui essaye de se reconstruire, de se retrouver… un peu d’humour certes, mais rien d’exceptionnel. Il y a beaucoup mieux à voir.
Deux frères et une soeur, tous d'une mère différente, se retrouve autour de leur père, un célèbre sculpteur. Trois générations ensemble, avec leur histoire, leur vie, et une enfance commune d'où chacun tire une histoire. Ils en veulent tous à leur père, et lui ne voit que la célébrité qu'il a vu passer à côté. Des moments tendres et intimes.
Il y a des qualités insondables pour évacuer, de prime à bord, ce qui reste terré en chacun de nous. Un film sur les rapports, les attentes et les doutes d'avoir peut être pas fait comme on attendait de nous. Dialogues singlants et acteurs grandement sollicités. Un film agréable et passionnant.
Un film un peu déroutant ; les acteurs sont tous très bons dans leurs rôles de névrosés, l'idée de faire le récit d'une famille dysfonctionnelle intéressante, on sourit souvent, mais mais mais... Trop de dialogues de sourd qui tournent aux bavardages et qui donnent le tournis (c'est une fin en soi, mais ça fatigue), et puis finalement un film qui manque de punch (sauf dans les dialogues) et laisse l'emotion de côté. C'est froid, à l'image du personnage de Dustin Hoffmann.
un bon casting pour une histoire intéressante si ce brouhaha incessant et usant de personnes se parlant sans arret et sans s'écouter ne venait tout gâcher. sortie de ca des ressentis des personnages plutôt attendues, comme leurs rôrôles et coup de grace avec la jeune fille cinéaste expérimentale pas crédible du tout.
Noah Baumbach filme une famille dysfonctionnelle et boiteuse, où tout semble tourner autour de son pire membre. A savoir le père, un sculpteur âgé froid, hautain, et égocentré, frustré d’avoir été oublié par le monde de l’art. Ses nombreux mariages et son éducation envers ses enfants, allant du mépris à la pression, ont sérieusement perturbé un trio de demi-frères & sœurs. C’est le genre de chronique qui repose avant tout sur la bonne caractérisation de ses personnages, et sur ses acteurs. Dustin Hoffman est très bon dans ce rôle de patriarche qui passe pour le grand-père un peu déconnecté, et qui est réalité une belle enflure égoïste. Mais à côté d’acteurs convaincants (Ben Stiller, Emma Thompson…), la surprise du film est Adam Sandler ! Habitué des comédies pachydermiques, l’acteur a montré à l’occasion son talent dramatique dans une poignée de films. Ici, il campe un papa poule névrosé, marqué physiquement et écrasé par un paternel qui n’a cure de lui. L’intérêt de « The Meyerowitz Stories » seront donc ces interactions, qui livreront quelques scènes piquantes ou touchantes, dans une mise en scène relativement sage.
Plus que du Woody Allen dans ce film j'ai davantage reconnus du Wes Anderson. Normal me direz vous vu que le réalisateur a déjà bosser sur les films de celui-ci en tant que scénariste.
En effet nous avons surtout le droit à une tranche de vie d'un père artiste mais clairement sur la pente plus que descendante dans sa vie d'artiste mais aussi dans sa vie tout court. 3 enfants autour de cela , tous avec un profil bien différent qui tente de gérer l'héritage et la succession de ce père de plus en plus encombrant et qui n'a pas été très présent dans leur jeunesse.
Certains dialogues sont savoureux , certaines scènes attendrissantes ou au contraire amusantes permettent à ce film de tenir la cadence même si dans l'ensemble cela reste assez plat et pas forcément très intéressant. Le casting est bon avec une mention spéciale pour Ben Stiller qui pour moi tire le film vers le haut . Ca se laisse regarder mais comme on dit vite vu vite oublié
Noah Baumbach est un cinéaste américain indépendant pur jus. On le sait, ses films représentent peut-être même la quintessence de ce qu’est le film d’auteur américain. Mais aussi ses pires travers comme il peut y en avoir des similaires pour son cousin français. En gros, les personnages de ses films sont des bourgeois ou des artistes, ses films parlent souvent des rapports humains à la sauce philosophique et ses dialogues sont fort chargés et très présents. Quand on regarde un de ses films, on sait ce qu’on va voir et, en effet, on y trouve des similitudes avec le cinéma de Woody Allen (crises existentielles, New York, humour intello, ...). Certains adoreront, d’autres détesteront mais ses films ont le mérite d’exister et de faire vivre ce sérail indy. Mais la plupart du temps, ils sont trop particuliers, trop réflexifs et finalement très peu distrayants et pas vraiment plaisants si on ne goûte pas à ce type de cinéma nombriliste, contrairement à la plupart des œuvres du cinéaste binoclard justement. Du surcoté « Frances Ha » à « While we were young », on est rarement emballé et « The Meyerowitz Stories » ne déroge pas à la règle. C’est même son film le moins intéressant et de loin.
Il a été tourné bien avant « Marriage Story » qui contredisait cet état de fait l’an passé, tant il synthétisait à merveille cinéma d’auteur et film plus accessible et populaire avec brio. Baumbach a réalisé son chef-d’œuvre, beau et tragiquement fort, et de découvrir son film précédent après ne joue clairement pas du tout en sa faveur. En effet, c’est plutôt mauvais, c’est vain et c’est prétentieux pour rien. Si ce n’est une belle distribution qui se régale de ce type de rôles à Oscars avec des personnages un peu fous ou en proie à des névroses diverses, on s’ennuie et on ne voit vraiment pas l’intérêt de la chose. On suit donc une famille faite d’un artiste new-yorkais au crépuscule de sa vie, de ses diverses femmes et de ses enfants issus de différents mariages dans leur problèmes personnels et c’est aussi intéressant que de regarder l’album photo de gens inconnus. Leurs soucis, leurs remises en question et leurs névroses nous indiffèrent au plus haut point et les personnages sont pour la plupart antipathiques et si loin de nous qu’il est impossible de s’y identifier. De plus, dans « The Meyerowitz Stories » c’est comme si chacun jouait de son côté ou dans un film différent lors des longues scènes de dialogues. Étrange et vraiment pas très engageant.
De plus, le montage est vraiment particulier tout comme la manière dont le film est découpé en chapitres. C’est comme si le réalisateur avait choisi de nous montrer des morceaux de vie banals et pris au hasard, sauf que le choix est clairement mauvais. Ajoutons à cela des ellipses étranges et on se retrouve face à une œuvre peu aimable et qui ne passionne jamais hormis au détour de quelques répliques bien envoyées ou une ou deux situations amusantes. Mais cela ne fait certainement pas un film. Et que dire de ses litanies de dialogues inintéressants entre psychologie de bazar et philosophie de comptoir... Heureusement que les acteurs sont bons mais dans un film pareil, difficile de les acclamer. On termine donc ce pensum familial sur, entre autres, la filiation et l’art très circonspects et on espère que les prochaines œuvres de Noah Baumbach seront davantage de l’acabit de l’excellent « Marriage Story » que ce film insignifiant et agaçant.
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Nous avons un très bon casting avec le trio père Fils : Ben Stiller, Adam Sandler, Dusti Hoffman fonctionne vraiment bien. Une Histoire de famille qui pourrait être intéressante cependant un rythme très lent avec une musique de fond qui ne relève pas l ambiance (même si c est très certainement le but recherché) . le sujet pour être le malaise qui est très judicieux ... soit on aime beaucoup ou pas du tout... un film qui mérite d exister mais qui ne m a pas facinée
Un film magnifique ! Noah Baumbach nous sert là une belle équipe d'acteurs qui ont des rôles impliquant des liens familiaux atypiques, une configuration qui ne manque pas de me rappeler certaines œuvres de Xavier Dolan. Alors si vous avez aimés "Mommy" ou "Juste la fin du monde", vous devriez adorer "The Meyerowitz Stories".
Le montage particulier s'adapte parfaitement à la narration, le système de chapitres par chapitres permet de ne pas s'attarder sur des moments inutiles, permettant ainsi de se focaliser sur tous les rebondissements venant troubler le quotidien de cette famille éparpillée. Et même s'ils avaient cessés d'être en contact, les personnages se retrouvent à faire face à ceux avec qui ils ont passés leur enfance. Nous assistons donc à une famille désunie qui se reconstruit malgré les épreuves.
Très beau film, le choix d'un style cinématographique naturel va parfaitement avec le fait que cette histoire est celle d'une vie normale de personnages étonnants. Les sentiments complexes sont magnifiquement bien reflétés par le jeu incroyable des acteurs !
La prétention à l état pur ! . On peut décider de voir le film pour le trop rare Dustin Hoffman qui fait le job et l impeccable Ben Stiller assez étonnant dans ce rôle mais le reste n est que des poncifs sur une famille qui finalement reste comme beaucoup d autres . La mise en scène trop lente et remplie de scènes inutiles.
J'ai bien aimé le film, parfois ennuyeux mais ces scènes là sont de courtes durée. Les acteurs sont très bon, et j'ai trouvé l'histoire vraiment intéressante également.
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1,5
Publiée le 8 juillet 2020
Voir la note de 2,5 et voir a également qu'il a été classé comme une comédie et voir le grand casting, me donnait de grands espoirs pour ce film. Mais au final The Meyerowitz Stories (New and Selected) n'étaient qu'une grosse déception. Tout d'abord ce n'est pas une comédie ou je ne dois pas avoir le même sens de l'humour. Ben Stiller que j'aime en tant que comédien est un bon acteur mais ce film n'est tout simplement pas pour lui. Dustin Hoffman et le reste de la distribution agissaient également bien mais le problème c'est l'histoire. C'est juste ennuyeux et beaucoup trop long. Je ne me soucie vraiment pas d'histoires comme celle-ci où vous sentez que vous perdez votre temps et où le niveau de divertissement concerne le nihilisme. The Meyerowitz Stories (New and Selected) peut-être intéressant pour certaines personnes mais certainement pas pour moi...