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Antoine D.
47 abonnés
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4,0
Publiée le 16 juillet 2017
Au tout début on a un point de vue différent lors d'un braquage. On se trouve parmi ceux qui se font braquer et leurs traumatismes, à travers la vieille femme.
L'enquête est captivante mais l'accusé est totalement passif, il subit toutes les accusations. Le jeu d'Henri Fonda est fou il incarne l'innocence même. Il est dirigé par Hitchcock qui le met en scène en tant que personne lambda qui subit une injustice qui semble le mener à une chute infinie sans qu'il ne puisse y faire quelque chose.
Les enquêtes policières ne font pas souvent les meilleurs films et les films inspirés d'histoires vraies ne peuvent pas décollés car le scénario est déjà enfermé et le réalisateur ne peut souvent pas se détacher de la véracité des faits. Cependant, Hitchcock signe un superbe film grâce un excellent casting et une photographie sombre.
Hitchcock filme la lente descente aux enfers d'un homme prit dans un tourbillon judiciaire. Un peu classique, mais surtout trop long, le film repose notamment sur la performance d'Henry Fonda.
Film sur la procédure pénale américaine sans autre intérêt que de raconter une triste histoire vraie digne d'un reportage sur une chaîne câblée. Dénouement non seulement convenu - puisque tout est dans le titre- mais en plus anodin. Passez votre chemin.
Bon, ce Faux coupable n'est pas le meilleur Hitchcock, c'est sûr, le suspens et la tension manquent un peu. Toutefois le film est plutôt bien rythmé, bien joué, et on se prend facilement d'affection pour le personnage d'Henry Fonda. Un drame judiciaire plutôt réussi somme toute.
C'est un bon film par rapport à l'enquête, au côté policier. On ne sait pas vraiment comment il va s'en sortir et le suspense est présent (parfois trop à cause des longueurs et des silences). Cependant, je trouve que ça se délie trop vite et l'histoire avec la femme, qui prend le dessus à la fin, manque d'intérêt et plombe l'ensemble !!
Une histoire somme toute assez banalespoiler: d'erreur judiciaire, transcendée par un Henry Fonda à qui on demande de jouer le rôle d'un "Monsieur tout le monde" complètement paumé, puis spoiler: anéanti par le système policier et judiciaire, puis par le décrochage de son épouse (Vera Miles). il s'agit sans doute là d'un des meilleurs rôles de Fonda. Si la réalisation est soignée c'est au niveau du ton et du déroulé que vient la déception. Le ton est très noir, désespéré quasiment lugubre et mélodramatique. C'est le choix du réalisateur, mais ce n'est pas ce que je recherche chez Hitchcock. Quant au déroulé, si la première partie est prenante, à partir spoiler: du paiement de la caution, ça devient plat et frustrant, on attend le rebondissement, la surprise, le petit quelque chose, non on s'enfonce dans le mélo. Et la fin est bâclée. Quant à la collection de bondieuseries qui égrènent le film : non merci.
Un film différent dans la filmographie d'Hitchcock, avec une approche plus documentaire, pour instaurer véritablement un mal à l'aise pour le spectateur qui doit "supporter" les accusations sur le personnage, brillamment incarné par Henry Fonda. Henry Fonda, complètement abattu, propose une interprétation magistrale, développant un sentiment d'impuissance dans cette machine infernale. L’identification du spectateur pour ce personnage est inévitable et totalement humaine. Dans l'analyse en lien, on analyse les modalités véritables de ce mal à l'aise, comment fait Hitchcock pour rendre le spectateur totalement mal à l'aise (on étudie le travail des scénaristes, le travail de structure, le jeu de Fonda, la réalisation de Hitchcock et les partitions musicales de Herrmann). Belle réflexion sur la culpabilité des hommes, la fragilité des témoignages avec des constats amers et cruels, le film parvient à émouvoir le spectateur.
Certainement le film d’Hitchcock que je préfère. Avec une intrigue rendue à sa plus simple expression le cinéaste déploie tout son génie de la mise en scène. L’art du réalisateur réside dans l’exploration minutieuse de chaque détail vécu par son personnage, Balestrero, victime d’une erreur judiciaire, et qui finit par porter sur lui le masque de la culpabilité alors qu’il n’en est rien, ce qui est d’autant plus effrayant. Hitchcock, sous la forme d’un film noir, nous fait vivre quasiment en temps réel l’oppression de son personnage principal qui est en elle-même le vrai moteur de l’intrigue. Le moindre regard ou objet vu à travers lui prend parfois une dimension surréelle, jusqu’à ce plan incroyable, décadré, où la caméra va et vient plusieurs fois en panoramique sur le visage d’Henry Fonda accentuant toutes les pertes de repères de Balestrero. Le choc psychologique qui en résulte sur sa femme va la plonger dans une sorte de schizophrénie. Une fatalité qui en appelle une autre malgré finalement l’arrestation du vrai coupable. Et c’est tout l’intérêt de ce portrait de gens ordinaires que le maître se plaît à entraîner dans de sombres recoins au-delà de toute raison. La partition musicale de Bernard Herrmann ne fait que nous plonger encore davantage dans ce trouble.
Suspense quasi inexistant, aucune touche d’humour, « le Faux Coupable », inspiré d’un fait divers réel, n’a pas réussi à capter son attention, malgré la bonne prestation d’Henry Fonda. La première partie est plutôt bien construite mais l’histoire s’essouffle dans la seconde et la déchéance de l’épouse, interprétée par Vera Miles, n’apporte finalement pas grand-chose à cette intrigue. Pour ma part, un Alfred Hitchcock mineur.
"Le faux coupable": le titre lui-même est on ne peut plus hitchcockien. L'innocent accusé à tort, voilà bien la grande figure de son cinéma, incarnée ici par Henry Fonda dans le rôle d'un modeste musicien accusé de plusieurs braquages. Le film est inspiré d'une histoire vraie et par conséquent, aucune péripétie rocambolesque n'est susceptible de sauver le héros. Au contraire, le sort s'acharne sur lui, notamment sous la forme de témoins beaucoup plus enclins à le dénoncer qu'à le défendre. Il n'est donc pas interdit d'y voir une parabole sur le maccarthysme qui sévissait alors aux Etats-Unis mais, plus largement, Hitchcock exprime son inquiétude vis-à-vis d'une société cruelle et impitoyable. Visuellement, cette histoire ancrée dans la réalité sociale de l'époque est donc moins stylisée que les autres films du maître, en témoigne le noir et blanc sobre et menaçant qui convient à merveille à ce drame qui bénéficie aussi d'une mise en scène magistrale, traversée de trouvailles formelles virtuoses, et de l'interprétation tout en sensibilité et en nuances de Henry Fonda.
Un Hitchcock un peu particulier, déjà du fait qu'il n'y ait pas vraiment de suspense ici et aussi pour son côté sombre -avec le N&B bien sûr mais surtout avec l'absence d'humour. L'histoire est assez intéressante mais il faut avouer que la première partie fonctionne bien mieux que la seconde: même si les méthodes d'investigation sont peu crédibles (même pour des policiers des années 50), la colère, la frustration, l'injustice de la situation dans laquelle Henry Fonda est jeté sans ménagement sont pleinement rendues; la suite en revanche est un peu plus molle et manque d'intérêt spoiler: (est ce que la folie de Vera Miles était vraiment nécessaire?) et le dénouement providentiel -littéralement- est des plus décevant. Niveau mise en scène c'est assez sobre, on a bien quelques effets de style typiquement hitchcockiens de-ci de-là (la scène dans la cellule, quand il est dans la file de prisonniers menottés deux à deux,...) mais le film se repose avant tout sur l'interprétation d'Henry Fonda et quelle interprétation: tout simplement magistrale. A voir surtout pour ce dernier point.
Dès le début, et contrairement à la police, on connaît la vérité, on sait que Henry Fonda est innocent et on se doute aussi du long calvaire qu'il s'apprête à subir. Adapté d'un fait-divers réel, Hitchcock nous montre peu à peu tout ce que va subir cet homme suite à une simple et bête erreur judiciaire.
C'est la seconde fois que j'ai l'occasion de visionner The Wrong Man et c'est toujours la même chose qui me frappe en premier, à savoir le regard et le jeu d'Henry Fonda. Cette façon d'incarner l'innocence même et d'intérioriser son jeu pour mieux en faire ressortir les émotions ainsi que de nous faire passer par les mêmes sentiments que son personnage et de nous faire ressentir de la pitié pour lui à l'image de ce regard de chien battu qui ne m'a jamais laissé indifférent. Cet acteur est époustouflant, ça ce n'est pas nouveau mais en voici une nouvelle preuve.
Hitchcock délaisse ses habits de maître du thriller pour rentrer dans le drame social mais retrouvant par la même occasion un de ses thèmes favoris et qui le suit depuis ses débuts anglais, à savoir l'homme normal et innocent, celui dans lequel quiconque peut se reconnaître, accusé à tort. Pourtant, et malgré la répétition de ce thème, il arrive encore à surprendre, ici c'est par la froideur et l'obscurité qui sévissent sur son récit. Prenant parfois des allures de documentaire, The Wrong Man bénéficie de la justesse et sobriété d'Hitchcock, ce dernier se concentrant vraiment sur le sort d'Henry Fonda et ce que ce dernier s'apprête à vivre, sachant nous faire passer par les mêmes émotions que lui sans pour autant tomber dans le misérabilisme.
La force du film se trouve aussi dans la façon dont Hitchcock montre les répercussions de l'affaire sur la vie privée d'Henry Fonda, notamment sa femme (excellente Vera Miles). Plus le The Wrong Man avance, plus c'est immersif alors que la tension se fait de plus en plus forte. Usant d'une très sombre photographie en noir et blanc, Hitchcock se montre sobre et remarquable derrière la caméra et nous offre des scènes très marquantes à l'image de l'humiliation provoquée par une fouille au corps ou lorsque Henry Fonda voit ses proches sombrer dans la folie, c'est dans ces moments-là que l'on ressent toute la force du récit et qu'il arrive à prendre aux tripes. Le maître du suspense nous interroge aussi sur la justice et dans le même temps justifie son surnom, notamment sur le sort que va connaitre son protagoniste et la finalité de l'affaire. Quant à la reconstitution, elle est excellente, sachant nous immerger au cœur de l'oeuvre.
Entre colère, frustration et injustice, le metteur en scène de Psycho réussit son coup et nous fait passer par tout un panel d'émotion en nous immergeant dans la vie d'un extraordinaire Henry Fonda.
Film sous-estimé de la filmographie d' Alfred Hitchcock ; c'est pourtant un bien beau film avec un scénario solide où beaucoup de choses se passent dans l'expression des visages des superbes acteurs Henry Fonda (avec une prestance extraordinaire) et Vera Miles parfaite en épouse-victime. La plupart du temps la caméra filme à hauteur du visage et c'est très plaisant.
Tourné en 1956 entre "L'homme qui en savait trop" et "Sueurs froides", "Le faux coupable" détonne dans la filmographie de Hitchcock. Sans l'humour britannique qui pimente la plupart de ses films, sans le suspense poignant qui en constitue la marque de fabrique, "Le faux coupable" a une facture quasi documentaire. Le maître en personne en avertit les spectateurs dans un court prologue : "dans le passé je vous ai donné toutes sortes de films à suspense. Mais cette fois j'ai voulu vous montrer un film différent" assène-t-il dans la pénombre d'un studio à peine éclairé.
Contrebassiste dans un grand hôtel, Manny Balestrero est accusé de crimes qu'il n'a pas commis. Hitchcock aurait pu laisser planer un doute sur la culpabilité de Henry Fonda, impressionnant de sobriété. Mais il ne cède pas à cette facilité annonçant, dès le titre, la couleur. Le faux coupable est injustement broyé par un système kafkaïen contre lequel il n'a pas la force de se révolter : interrogatoires biaisés, incarcération harassante, faux témoignages, manœuvres d'avocats ... Sa femme souffrira plus encore, qui sombrera dans la neurasthénie. "Le faux coupable" a été boudé par le public. Il déplaît aux fans de Hitchcock et a été renié par son auteur lui-même qui, dans ses entretiens avec Truffaut, recommandait de le classer "dans les mauvais Hitchcock". Il n'en demeure pas moins une œuvre puissante qui explore sans concession le thème pourtant rebattu de l'innocent injustement accusé ("La mort aux trousses" sera filmé trois ans plus tard).
Hitchcock signe ici un film traitant d'une erreur judiciaire avec Henry Fonda en tête d'affiche , l'intrigue est assez bonne dans l'ensemble mais elle reste assez plate , malgré tout on est captivé du début a la fin . Le film est méticuleusement réalisé comme souvent avec Hitchcock , mais un des soucis du film a mes yeux serait le fait que le réalisateur ai prit parti direct en disant que l'homme était innocent , du début a la fin on est de son coté , il aurait mieux fallu installer le doute ce qui aurait été plus intéressant . On découvre ou va mener cette erreur judiciaire pour sa famille et surtout pour sa femme , ce coté ci est vraiment intéressant . Bref "Le Faux Coupable" est un bon petit policier qui n'a que peu vieillit , a voir au moins une fois pour les fans du maitre du suspense .