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Jean Jacques D.
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1,0
Publiée le 8 novembre 2017
Un film de genre action violente, qui se réfère à "Psychose" d'Hitchcock, avec en commun une tentative de mise en scène originale, montrer des crimes au marteau en coupant systématiquement le plan au moment de l'impact et travailler sur la bande son entre cut musical et bruitage naturel. sans le talent d'Alfred Hitchcock ni de JL Godard. Passé l'effet de surprise de style; montage cut ultra efficace, gros plans de poils de pattes, flash back hallucinatoires, faux raccords,et tutti quanti... Heureusement que j'avais lu le résumé du film en 2 lignes qui résume le film dans son intégralité. Un peu mince pour un prix du scénario à Cannes, à propos qu'avait bu le jury cette année au moment des délibérations? Pour ce qui est de la référence à "Taxi driver" je cherche encore le génie de Scorsese chez Lynne Ramsay :(
Si Joe se sent vide à l'intérieur, je dois avouer que c'est un peu ce que j'ai ressenti après 1h25 de visionnage. Dommage, car l'esthétique des scènes est excellente.
Distingué par deux grand prix lors du dernier festival de Cannes, le prix du meilleur scénario et le prix de la meilleure interprétation masculine, "A Beautiful Day" a tout pour convaincre mais personnellement, j'ai l'impression d'être resté à la surface de cette abime où les personnages semblent s'enfoncer de plus en plus profondément. La performance de Joaquin Phoenix est puissante et effrayante, certes. Ce rôle quasi-muet est un anti-héros par excellence et témoigne de l'ambiguïté du bien bousculé par les envies de revanche qui le mène à la violence et donc au mal. Ancien vétéran et tueur à gages, Joe vit chez sa mère qui ne sait rien de ses activités professionnelles jusqu'au jour où il doit sauver une gamine de treize ans, victime d'un réseau pédophile comprenant des hommes politiques du pays. Cette spirale machiavélique, bien que sombre, sanglante et stridente par l'accompagnement de sa bande sonore, n'est en fait que la caricature de son propre genre. Tout porte à croire que chaque détails a été choisi pour son efficacité et non pour sa prise de risque... A la base, "A Beautiful Day" n'est pas vraiment mon genre de film mais là, j'ai pas du tout adhéré au concept qui semble être le calque sali de "Taxi Driver". Pourtant la mise en scène plutôt frontale et soignée a ses atouts avec le boeuf Phoenix en focus, mais on frise la complaisance avec cette intrigue simple, sans réel enjeu ni impact, qui nous ennui plus qu'elle nous hypnotise. Pour un peu moins d'une heure et demi, faut quand même le faire... La folie de l'acteur et ses larges épaules ne suffisent pas à porter à lui seul le film ! Les séquences restent lourdes, ponctuées par des flash-back à l'accent vif mais au final peu utiles... "Only God Forgives" dans une veine similaire avait le mérite de nous emballer davantage... Un exercice de style, gonflé aux hormones et à la violence gratuite pour une carcasse creuse, sans but, sans sens, totalement futile...
Loin du génie d'un Drive ou Taxi driver auquel ce film ne cesse pourtant d'être comparé, Lynne Ramsay se contente de nous livrer une adaptation faussement esthétisante de Taken, en réussissant l'exploit d'être peut-être encore moins subtile dans l'exercice que son confrère français.
Et nous voilà donc à suivre les pérégrinations de ce bourrin au grand coeur qui fait tomber à lui tout seul un réseau entier de pédophiles haut placés, à grand coups de marteaux dans le crâne et.....ben non, c'est tout en fait. Le mec fait tomber tout le réseau, tout seul, en écrasant les têtes de tous les mecs qui se mettent en travers de son chemin. Ca valait bien un prix du meilleur scenario.
Heureusement la réalisatrice se rattrape grace à l'habile, et au combien subtil portrait de son protagoniste principal : il est vrai que ses 120kg, sa barbe de viking, son maniement du marteau et les cicatrices qui recouvrent environ 50% de son corps auraient pu laisser perplexe le spectateur face à la nature de cet homme, que j'ai pour ma part pris au début pour un homme espiègle et plein de mystère (où veut-on m'emmener? J'étais totalement perdu).
Et tout d'un coup, patatras! Dans un twist rocambolesque, voilà que toutes mes convictions volent en éclat lorsque je voit mon amoureux transis spoiler: s'arracher une dent à la tenaille (de manière parfaitement gratuite d'ailleurs), et que se dévoile enfin la fin des flashbacks qui le hantent depuis le début du film. Et paf, tout dans la gueule, j'ai rien vu venir.
La prestation de Joachim Phoenix en elle-même reste cela dit à saluer, même s'il est regrettable qu'elle le soit au profit d'un personnage dont les traits ont été peints au rouleau à plafond.
Ce film est nul, je me suis fais avoir par la Bande annonce et les notes de la presse. Il ne dure qu'1h30 mais il est extremement long et vide à la fois ... je me suis ennuyer pendant tout le film. Seule la bande son bruyante pour rien m'a reveillée quelques fois. Pourtant les scènes sont bien tournées, ce film aurait pu être meilleur mais c'est une deception de plus le scenario est mauvais lorsque l'on spoiler: tue sa mère je m'attendai à ce que le film démarre enfin ... mais non, It was a bad day ... selon moi.
Ainsi donc, l'on tiendrait avec A beautiful Day le "Taxi Driver du XXIe siècle" ? Mais le film de Scorsese avait un scénario, lui, non ? Remarquez que le film de Lynne Ramsay a obtenu ce prix lors du dernier Festival de Cannes ! Du meilleur scénario, incroyable. Alors que si le jury avait choisi de récompenser la mise en scène, eh bien on n'aurait pu qu'acquiescer. Car même si la cinéaste écossaise a parfois la main lourde, elle poursuit dans sa veine de ses trois premiers films, notamment le terrible We need to talk about Kevin, dans une manière poisseuse, sauvage et radicale qui laisse admiratif (bon, ce n'est pas le cas pour ceux qui quittent la séance avant la fin et, d'une certaine façon, on les comprend). Pourtant la violence est pratiquement toujours hors champ dans A beautiful Day, hormis dans l'avant-dernière scène, pas des plus subtiles, il faut bien le dire. Pour le reste, et, on est obligé d'y revenir, faute d'un scénario digne de ce nom, le film ressemble à un exercice de style, assez souvent impressionnant, mais quand même assez vain, voire poseur dans ses plus mauvais moments. Néanmoins, Cannes a eu la bonne idée de donner un autre prix au film et celle-ci, honorant l'immense Joaquin Phoenix, est incontestable. Avec ou sans marteau, l'acteur délivre une nouvelle performance hors normes, prodigieuse de monstruosité. Le contrôle anti-dopage n'existe pas sur les plateaux de cinéma mais on le croit assez frappé pour jouer avec une telle intensité sans avoir besoin d'user de produits illicites. Son personnage n'arrête pas de se mettre martel en tête mais que dire alors de son interprète, de plus en plus impressionnant physiquement et que l'on verrait bien incarner bientôt le colonel Kurtz dans un remake d'Apocalypse now, que heureusement personne n'aura l'idée de faire.
J'avais pas aimé Taxi Driver, A beautiful day est comparé au Taxi Driver du 21ème siècle : hé bah devinez quoi...j'ai pas aimé. Ou plutôt été complètement larguer par cet enchaînement de scène qui ne conclue rien de concret, ni de compréhensible.
Je n'ai malheureusement pas accroché!Et pourtant il y a Joaquin Phoenix,une super bande originale, ainsi qu'un synopsis alléchant, tout était réuni pour accoucher d'une véritable bombe, et bien pour ma part c'est plus une déception.Je dirais que c'est surtout au niveau de la réalisation que je n'ai pas adhéré, bien trop barré et lente.Pourtant je n'ai rien contre les films qui ont un rythme plutôt lent mais la j'ai trouvé ça lisse, sans saveur!c'est bien dommage car Joaquin Phoenix est vraiment un grand acteur et réalise une très belle prestation mais la façon dont est réalisé ce film ma clairement frustré et surtout vraiment pris de court.1,5/5
Un peu déçu après leur superbe bande annonce qui laisser entendre plus de rythme mais il n’en n’est rien. Ambiance taciturne et scénario qui aurait pu être plus développé . Violence physique / psychologique au rv . On reste un peu sur notre faim en ce qui concerne le personnage et ses traumatismes d’enfance. Ainsi que le thème tabou de la pédophilie au sein des élites ...
porté littéralement par l'excellent Joaquin Phoenix dont c'est le seul acteur connu du film, malgré qu'il soit méconnaissable. un très bon point pour aller le voir. le long métrage lorgne du côté de Taxi Driver évidemment mais juste les 30 première minutes après aussi intéressant qu'addictif, l'histoire remplie de violence feutré, d'innocence, d'image choquante. Le metteur en scène à bien sa manière de voir voir les choses, comme le réalisateur de Drive, hypnotisant. L'enfance meurtrie, les horreurs de la guerre, la folie gangrène le personnage de Joe, avide de suicide, n'as rien à perdre et décide du coup de reprendre goût à la vie, poétiquement dramatique.
La réalisatrice écossaise, 6 ans après le glaçant "We need to talk about Kevin" (que j'avais adoré !) revient avec un film tout aussi flippant que le précédent. On pense beaucoup à "Taxi driver". Bien que Joe soit bien plus taiseux que Travis, l'histoire présente en effet de nombreuses similitudes avec le film de Scorsese et se déroule aussi à New York. Si le film captive c'est surtout grâce à la performance de Joachim Phoenix dont la présence bouffe l'écran. En homme brisé, il est bouleversant, avec une économie de jeu à laquelle il ne nous avait pas habitués. Pour le reste, je suis plus dubitative. La mise en scène un peu clinquante privilégie trop la forme au détriment du fond et le film, au final, manque de substance. Sombre, violent (les massacres sont toutefois toujours hors champs), douloureux, mais un peu vain. Mention spéciale à la musique de Jonny Greenwood (Radiohead), sublime.
C’est un peu bizarre comme film. C’est vide, il y’a un homme à la poursuite de personnes et surtout d’une fille. Mais ce qui est intéressant c’est de voir la vraie signification de l’œuvre, que je suis sûr d’avoir raté. C’est très silencieux et très bien interprété. Film intéressant à voir. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
L’intrigue du film (court puisqu’il dure 1h35) peut se résumer très simplement. Joe est un vétéran marqué par la guerre. Il arrive à joindre les deux bouts en faisant des petits boulots qui l’amènent parfois au delà des limites de la loi. Il a la réputation d’être un homme froid et sans compromis. En parallèle, il s’occupe de sa mère à demi-sénile. Un jour, un homme politique influent lui demande de sauver sa fille d’un réseau de proxénètes, et Joe n’imagine pas que son intervention va provoquer une réaction en chaine et une escalade de violences.
Dès les premières scènes du film, le ton est donné. Un Joaquin Phoenix magistral, une mise en scène originale et remarquable, ainsi que des flashbacks qui aident à mieux comprendre le passé du personnage. You were never really herenous embarque dans un périple à mi-chemin entre Taxi Driver et Drive. Un film où il faut chercher les répliques et dialogues, mais cette rareté ne les rend que plus précieux, car ils arrivent toujours à point nommé. De plus, Lynne Ramsay a une mise en scène toute à fait originale, ce qui donne lieu à des plans travaillés, avec une esthétique forte. Ainsi, certaines scènes procurent des émotions que l’on n’aurait pas soupçonnées, comme une scène de massacre filmée via les caméras de sécurité.
Si le système de flashbacks ainsi que le rythme plutôt lent du film (dû à la quasi absence de dialogues) peuvent être déstabilisants au début, le spectateur ne ne doit pas chercher à comprendre et simplement se laisser porter par l’histoire et le spectacle qui se déroule devant ses yeux. Un petit bémol en demi teinte sur la fin du film reste cependant à noter. En effet, la dernière scène du film peut être à double lecture (et à double tranchant ?), toujours est-il qu’elle arrive de manière très abrupte sans plus d’explications.
Finalement, You were never really here réussit à faire d’un scénario simple avec un air de déjà-vu, un film tout à fait extra-ordinaire qui mérite d’être vu et apprécié. Joaquin Phoenix livre une composition transcendante et magistrale !
L’histoire est simple : celle d’un homme appelé pour récupérer par tous les moyens, surtout illégaux et violents, une jeune fille enlevée à ses parents. L’essentiel du film réside sur la combinaison d’éléments astucieusement assemblés les uns aux autres par l’ingéniosité de sa réalisatrice, Lynne Ramsay.
D’abord Joaquin Phoenix (Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 2017, et oui Joaquin !!) : pour son jeu, son faciès, sa faculté à exprimer ses tourments sans avoir à ouvrir la bouche. Puis vient le montage, cette manière de nous dévoiler l’histoire de cet homme par touches, par flash-backs, comme autant d’immersions impulsives dans l’esprit de cet homme torturé, fantôme de lui-même. Puisqu’au final l’histoire d’enlèvement n’est qu’une excuse à l’introspection d’un esprit au bord de lui-même. Cette figure de la vengeance incarnée par Joaquin Phoenix va dévoiler au fil des minutes un traumatisme bien plus profond, plus intérieur. Puis ce mélange des genres. Cette spirale violente, ce thème de la vengeance mêlé au film psychologique, le film d’action surpassé par l’analyse psychique du personnage principal. Et enfin, quand même, le rythme. Parce qu’il faut dire qu’au générique de fin, j’ai eu l’impression que seulement ½ heure venait de s’écouler. Un tour de force que Lynne Ramsay réussit par l’habileté avec laquelle elle se joue de la temporalité.
Par sa force technique, "You were never really here" nous lie à cet homme sombre et attachant bien que pas vraiment là, en errance douloureuse.
Découvrez mes autres critiques sur mon blog : plumeetpellicule.wordpress !!