L'Echappée belle
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Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2017
Le titre fait référence au nom du camping-car, littéralement, le chercheur de loisirs, donné par un vieux couple, Ella et John, qui décide de retrouver les lieux qu’ils avaient fréquentés plus jeunes, en compagnie de leurs enfants. Ils partent fin août 2016 du Massachusetts où ils vivent, pour rejoindre les iles Keys en Floride (1 700 miles = 2 740 km), avec comme point d’orgue, la maison qu’Ernest Hemingway habita à Key West entre 1927 et 1939. Ce « road movie » constitue pour le couple une façon de revivre les bons moments et de se retrouver ensemble, loin de leurs enfants, maintenant chargés de famille spoiler: et face à la maladie, John, ancien professeur et admirateur d’Hemingway, souffre de la maladie d’Alzheimer tandis qu’Ella est traitée par chimiothérapie pour un cancer du côlon, l’obligeant à porter une perruque.
A chaque étape, ils visionnent, en soirée, les diapositives de leurs anciennes vacances. C’est drôle et émouvant à la fois. Les vieux souvenirs enfouis refont surface. C’est aussi un regard sur les Etats-Unis qui ont bien changé. .
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2018
J’avais beaucoup aimé le film précédent de Paolo Virzi (« Folles de joie », sorti en 2016). Le réalisateur a transporté sa caméra et une bonne partie de son équipe aux États-Unis pour raconter la fugue amoureuse à bord d’un vieux camping-car d’un couple quasi octogénaire. Ce road movie qui s’annonce plutôt pépère compte tenu de l’âge des tourtereaux se révèle finalement extrêmement aventureux. Ella et John Spencer (Helen Mirren et Donald Sutherland, ultra complices, sont fantastiques) s’aiment toujours comme des fous. À l’insu de leurs deux enfants, ils prennent le large et s’octroient des vacances dont ils ne connaissent pas encore la date de retour. Elle a un cancer, lui un Alzheimer bien avancé. Pas question pour ces deux-là de croupir dans un sinistre service gériatrique. Le temps qu’il leur reste à vivre sera joyeux malgré les embûches. Et le film est en effet une succession de moments délicieux entrecoupés de scènes forcément bouleversantes où la maladie de l’un retentit violemment sur la vie de l’autre et réciproquement. La décrépitude, la souffrance, la peur de la solitude et du vide laissé par celui qui partira en premier, le temps qui passe, les souvenirs qui s’effacent sont autant de thèmes abordés dans cette histoire d’amour au long cours. Mais le ton est résolument joyeux entre ces deux personnages au tempérament si différent. Elle est bavarde, hyper sociale, autoritaire et tendre. Il est lunaire, rêveur, poète et fantaisiste. L’alchimie entre eux, leur complicité sont les grandes forces de ce scénario désarmant. Je ne vais pas m’attarder sur les seconds rôles (le fils, bien trop caricatural) ni sur la mise en scène (inexistante). Mais l’émotion ressentie, bien réelle, prend le pas sur toutes autres considérations.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2017
Comment dire au revoir à la vie ? C’est ce que va montrer le réalisateur de Folles de Joie. The Leisure Seeker, ou L’échappée belle, est très certainement le film le moins excentrique de la filmographie de Paolo Virzì et c’est aussi son premier film tourné aux Etats-Unis. Nous rencontrons ici un couple marié depuis des décennies. Alors que leurs enfants et leurs médecins décident désormais de leurs vies, ils décident de partir explorer leurs propres souvenirs au travers d’un périple en camping-car. Il faut dire que John est atteint d’Alzheimer et qu’Ella est en phase terminale d’un cancer. Mais le couple s’aime plus que tout, même si leur quotidien devient de plus en plus compliqué. Mais au bout du compte, qu’ont-ils à perdre aujourd’hui ? Ils ont eu une vie heureuse et ce n’est pas une raison de conclure dans le négatif. Sous ses apparences de simple road movie, le film s’avère être une véritable déclaration d’amour à la vie et au couple. Fort bouleversant dans les rapports entre John et Ella, les échanges réservent également de bons moments d’humour. Sous le poids de la douleur, les comédiens donnent à leurs personnages un vent de liberté et une joie de vivre inestimable.
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