Derniers Avis : La Route sauvage (Lean on Pete) - Page 3
La Route sauvage (Lean on Pete)
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tuco-ramirez
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3,0
Publiée le 25 mai 2018
Charley est un ado abandonné par sa mère et négligé par un père aimant mais tourné vers ses propres conquêtes féminines. 15 ans et déjà blasé par la vie ; de cette vie de galère, il en a marre et part en quête de stabilité. Il la trouve un temps auprès d’un éleveur de chevaux de courses et d’une jockey puis un transfert va s’opérer sur le cheval dont il s’occupe ; d’où le titre original « Lean on Pete ». Mais sa quête d’une cellule familiale stable n’en reste pas là, et il sait où la trouver ; auprès de sa tante qu’il n’a plus vu depuis 4 ans. Les événements vont le pousser sur la route à la recherche de cette dernière roue de secours affective. Et en avant pour un road movie à allure d’un cheval marchant au pas. Encore un film indé’ US qui va sonder l’Amérique profonde des laissés pour compte à travers un récit d’apprentissage. Récit sobre si on est bienveillant ; un peu, lent bancal et mélodramatique si on est sévère. Et là mon cœur balance. Happé par la description d’une Amérique Steinbeckienne, bercé que j’ai été par l’œuvre de cet auteur dans ma jeunesse. Attiré par l’interprétation d’un Charlie Plummer charismatique et attachant qui lui valut le prix d’interprétation catégorie espoir à la Mostra de Venise. Mais la simplicité excessive du film et l’absence de magie que l’on retrouve dans les films indé’ US sur l’Americana laisse un goût d’inachevé. On aurait aimé que le film soit moins corseté et gagne la fougue d’un cheval au galop. tout-un-cinema.blogspot.fr
On ne peut pas dire que c’est un mauvais père. Il survit avec son fils, Charley, en plein Oregon, entre les femmes de passage, l’alcool, et le manque d’argent. Mais il l’aime, son gamin, et ce dernier le lui rend bien. Il contribue à l’enrichissement du foyer paternel, en s’occupant des chevaux d’un entraîneur de courses. Jusqu’au jour où, pour des raisons assez confuses d’ailleurs, le drame survient. Le père décède et le jeune-homme décide de traverser les Etats-Unis avec son cheval, Pete, dans l’espoir de retrouver une tante qui l’a élevé plus jeune.
« La Route Sauvage » a tout du mélo pour adolescents. On s’attend à pleurnicher, à s’attendrir autour de ce Charley sans famille. Et pourtant, il n’en est absolument rien. La réalisation parvient au contraire à donner à ses personnages principaux l’épaisseur et la densité qui éloignent le long-métrage du risque de complaisance et de la mièvrerie. En réalité, le film est à la fois le récit d’une adolescence tourmentée qui cherche à grandir, et un magnifique road-movie où les personnages que rencontre le jeune héros sont tous atypiques et attachants.
Bien sûr, le genre n’est pas original. On connaît bien ces grandes déambulations à travers les espaces américains, à la rencontre de personnages exotiques et originaux. Ce qui change véritablement, c’est que ce grand voyage est celui d’un adolescent et d’un cheval, tous les deux meurtris à leur façon, l’un condamné à grandir seul, l’autre condamné à la boucherie. Le film aiguise le regard de l’enfance. Le jeune héros pourrait faillir à des litres de larmes. Au contraire, il lutte contre la faim, il perd du poids, il élabore un futur possible. La condescendance est évitée en permanence par le réalisateur. Andrew Haigh aime toujours ses personnages que ce soit dans le récent « 45 ans » ou le plus ancien « Week-end ». Il décrit des récits toujours à la limite de l’exclusion. Mais il ne cède pas à la facilité. Au contraire, ses films et particulièrement « La route sauvage » est un chant magnifique en hommage d’une enfance abîmée qui ne demande qu’à exister dignement.
Après la délicatesse de « 45ans » - précédent film du cinéaste - il change ici de registre mais pas de combat. La quête insatiable de sa propre personnalité, donner un sens à sa vie, agir par impulsion selon ses ressentis. C’est un peu tout ça le cinema d’Andrew Haigh. Ne pas s’attendre au grand road trip émancipateur. Il y a dans cette fuite l’objectif de recomposer un socle familiale délétère. Un équilibre perdu dont souffre énormément le personnage magnifiquement interprété par Charlie Plummer. Manque d’émotion pour être totalement conquis.
Je pense que l'hero du film joue bien,il exprime des sentiments.Le cheval s'accompagne au cours de trouver sa tente.Les paysages sont magnifiques dans la route.Surtout la scène du soleil,je suis surprise,il y a le temps que nous nous sentons perdus . La vie est dur,il y a des choses que on ne peut pas imaginer.on a besoin de l'amour,la famille,ce sont indispensable. Les expériences de croissance comprend la perte. En face de difficultés, il faut marcher,il faut être courageuse.
Un « road movie » languissant. Un ado américain victime de tout ce qu’engendre la misère sociale finit par fuguer à la recherche de sa tante idéalisée. La compagnie d’un cheval l’aidera à traverser ces épreuves. Malgré quelques grossières erreurs et longueurs et des évènements pas toujours crédibles, ce film relate une jolie histoire, et redonne espoir. A voir en salles.
Après un très mauvais "Everybody knows" vu le même jour, "Lean on Pete" et réconcilie avec LE cinema. Rien à voir, je sais et je ne compare pas, mais la journée à été joyeusement embellie et ça rafraichit... Accroché du début à la fin, ces road movie sont vraiment la quintessence de la narration cinématographique. Et la Route Sauvage (drôle de titre en français) nous fait oublier le temps. Ambiance, cadrage, photo, et une belle histoire simple mais douloureuse, profonde et intense. La Route Sauvage nous prend et nous amène sur une petit nuage émotionnel grâce à la présence de ce jeune et incroyable acteur qu'est Charlie Plummer dans un vrai premier rôle. Pour ceux qui souhaitent sortir du tapage médiatique festivalier accros aux ciels étoilés et aux espaces du grand ouest....Superbe interprétation.
La route sauvage ou plutôt l’itinéraire d’un enfant pas gâté. Charley (époustouflant Charlie Plummer) ne va faire qu’affronter des coups durs tout au long de cette tranche de vie que raconte le film. Il va réussir malgré son jeune âge à les surmonter, grâce à sa détermination et son courage. Mais aussi grâce à la compagnie du cheval Pete qui va lui servir de confident et auprès duquel il va trouver réconfort (Lean on Pete –s’appuyer sur Pete- est le vrai nom du cheval). Au cours de son long chemin pour essayer de retrouver une tante perdue de vue, Charley va rencontrer des laissés pour compte, tout comme lui, de la grande Amérique. Ce road movie est extrêmement poignant et émouvant. Une tension s’installe et monte en puissance tout au long du film, bien ressentie grâce à la délicate mise en scène et à la direction d’acteurs. Andrew Haigh, un metteur en scène à suivre. Un britannique qui ne s’est pas perdu dans les grands espaces….
Je me suis grandement mépris sur ce film… pas de grandes chevauchées ou de grands espaces comme la présentation le laissait penser…Andrew Haigh a adapté un roman de Willy Vlautin et filme un adolescent, Charley, délaissé par son père immature, négligent et cavaleur, la mère ayant quitté le domicile conjugal, qui trouve un petit boulot dans un haras voisin auprès d’un entraîneur ambivalent dans la façon de préparer ses quarter horse pour ces courses de sprint sur un quart de mile, apparemment très prisées dans la campagne de Portland ( Orégon)… Charley se prend d’affection pour Lean on Pete, un pur sang en fin de carrière…apprenant , peu après la mort de son père, victime d’un mari jaloux que le cheval va être vendu au Mexique, il décide de s’enfuir en « empruntant » van et cheval…il part à la recherche d’une tante idéalisée, dont il n’a pas vraiment l’adresse, sinon que c’est dans le Wyoming . La Route sauvage devient le récit de cette quête, à travers une Amérique peuplée d’âmes perdues…C’est un peu Sans Famille dans le Grand Ouest, la référence américaine étant Huckleberry Finn, c’est mélodramatique à souhait, et malgré la sincérité et le talent du jeune Charlie Plummer qui joue Charley et qui est de tous les plans…plus qu’un classique récit d’apprentissage et de passage à l’âge adulte, c’est le besoin désespéré d’appartenance à un foyer, une famille qu’a voulu filmer Andrew Haigh…Malgré tout cela fait un peu « sirop d’orgeat » parfait pour faire fondre les grands mères et les cœurs tendres …d’autant que la fin est « happy »…Personnellement j’ai trouvé cela long …mais je ne suis sans doute pas un cœur tendre !!!
Un autre cinéma qui fait réfléchir sur notre place dans la société actuelle. Un enfant abandonné qui se bat pour se faire une place et trouve de l'amour auprès d'un cheval... je ne peux pas décrire ce film, allez le voir, vous passerez un grand moment !
D’un récit décousu et quasi irréel, Andrew Haigh livre une œuvre proche du cinéma de Terence Malick des débuts. Evidemment la force n’est pas la même mais tant mieux, car tout au long de ce road (trip) movie, c’est la liberté qui est convoquée moins que la contemplation. Pourtant le rythme, bancal, décousu et parfois très lent peine à séduire totalement et ce malgré les nombreuses étapes, entre errance et perdition que Charlie Plummer, révélation du film, doit traverser. Film qui ose effleurer une certaine poésie proche de l’Americana, qui pose un regard juste et rare sur les laissés pour compte d’un pays qui se cherche encore une fois. Bien que découpé d’une étrange manière, lui conférant le charme d’une douce rêverie, composé par chapitres, La Route Sauvage se suit comme un livre qu’on feuillette, page après page, on suit cette figure fragile, ce jeune homme, dont l’interprétation de Charlie Plummer est, une fois de plus pour un film indé, une force intègre du film. On retrouve en ce jeune acteur ce qu’on avait tutoyer de magnétique et d’énigmatique chez River Phoenix à ses débuts (la ressemblance compte ici). En décidant de suivre le parcours de son héros sans réel début et sans en figer vraiment la fin (bien que très dessinée sur un magnifique plan final) Andrew Haigh trouve en terre américaine le parfait écrin pour son cinéma, qui, sur la facilité d’un récit qui voit défiler personnage après personnage (tous interprétés par des comédiens connus, sinon « déjà-vus » par le spectateur), envoûte par sa forme et sa manière de mettre en scène tant de choses et de sentiments, dessinant parfaitement la profondeur de son intention. La Route Sauvage n’a pas l’intégralité du charme escompté mais situe Andrew Haigh dans les rares réalisateurs à suivre prochainement. requiemovies.over-blog.com
Un brin classique mais terriblement émouvant, "La route sauvage" a su m’entraîner et même finalement me bouleverser. Alors que je trouvais le démarrage un peu laborieux, je suis rentré pleinement dans le film au bout d'une demi-heure pour ensuite ne plus jamais en sortir. Andrew Haigh met en scène son film avec beaucoup de délicatesse en filmant avec tendresse et compassion son personnage principal. Des scènes de poésie visuelles dans la campagne américaine se mêlent à des scènes de violence très âpre avec pour point commun toujours la même intensité qui s'en dégage. Bien que l'histoire est assez convenue dans le genre et que le découpage est trop visible, cela ne m'a pas empêché de m'investir au sein de cette intrigue et de me passionner pour le destin de cet adolescent en perte de repères. Ce dernier est d'ailleurs merveilleusement bien interprété par Charlie Plummer qui mérite amplement son prix de meilleurs espoir remis à la dernière Mostra de Venise. A partir d'un geste cinématographie simple, Andrew Haigh est parvenu à proposer un parcours initiatique des plus touchants, une petite merveille de cinéma indépendant américain à ne pas manquer.
La route sauvage est un film racontant l’histoire d’un jeune homme livré à lui-même. L’histoire est très touchante. Les paysages sont beaux, le jeune acteur est vraiment bon. Il y a des longueurs, je me suis un peu ennuyé à certains moments, mais juste après on a des scènes « chocs », ce qui les rendent d’autant plus impactantes. Film à voir si vous aimez les drames.
En effet, je ne pense pas ce soit un film facile à tout comprendre. Mais La Route Sauvage vaut d’être vu quand même . D’abord, je trouve qu’il est assez logique. Il y a beaucoup de détails pour bien raconter cette histoire dans ce film. D’ailleurs, selon moi, le jeu d'acteur est magnifique, surtout le jeu de Charley. Par exemple, quand il a perdu son père et Pete il a exprimé naturellement la tristesse illimitée et l'impuissance. Il étouffait tout ses émotion jusqu'au moment où il a trouvé sa tante. En plus, personnellement, c'est un drame très impressionnant. Surtout, l'explosion émotionnelle à la fin du film m’est impressionnée vraiment .
Andrew Haigh, c'est ce réalisateur anglais qui nous avait enchanté.e.s il y a 2 ans avec "45 ans". Cette fois ci il a franchi l'Atlantique pour s'intéresser à un adolescent de 15/16 ans qui accumule les malheurs et qui essaye, comme il peut, de s'en sortir. On le sait depuis longtemps : aux Etats-Unis, encore plus qu'ailleurs, il est préférable d'être riche et bien portant que pauvre et malade. Certes, ici, Charley n'est pas malade mais, quand il décide de tailler la route, ses poches sont loin d'être bien remplies. Dans les rencontres qu'il fait, il y en a qui ont de l'empathie pour lui (surtout des femmes), il y en a qui se révèlent être de beaux salopards (surtout des hommes), mais sa meilleure rencontre, c'est celle d'un cheval, Lean on Pete. A l'instar de "Lucky" ou de "Katie says goodbye", "La route sauvage" aurait pu, aurait dû être un magnifique "petit film" sur l'Amérique profonde, l'Amérique des petites gens qui vivotent au milieu des grands espaces de l'ouest, mais, malheureusement, malgré la grande qualité du jeune Charlie Plummer qui interprète le rôle de Charley, le rythme de "La route sauvage" s'avère trop souvent languissant. Encore une fois, un film de 2 h 00 qui aurait gagné à perdre une bonne vingtaine de minutes.