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Hélène D.
37 abonnés
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5,0
Publiée le 17 septembre 2018
Magnifique film! Un personnage hypersensible, à fleur depeau, bouleversant et drôle! Un acteur parfait! Une histoire simple avec une mise en scene magnifique!dès la premiere scene (l’eglise) ,une grande emotion, et une scène deja culte! Un des meilleurs films de l’annee! À ne pas rater!
Je fais hélas partie des spectateurs qui trouvent ce film exaspérant, lassant, looooooooooong et totalement égocentrique. J'ai souri deux fois. Le reste du temps, j'ai regardé ma montre. Aucun rythme, beaucoup de scènes interminables (l'église et le parking du commissariat notamment), mise en scène inexistante. Le jeu de Jim Cummings est outré, caricatural, sans nuances, improbable... Non, vraiment, je suis restée totalement imperméable à la supposée "poésie" que certains y ont décelée. Très déçue.
Un film assez stupéfiant, bel exemple de ce qu'on appelle le "cinéma indépendant américain", puissamment personnel et original, scénarisé, réalisé, monté et..... interprété par Jim Cummings. Manifestement, elle lui tenait à coeur, cette histoire que personne de sensé n'aurait produit. Qu'y a t-il de personnel derrière? On ne sait.
Jimmy Arnaud est un flic de base -mais un flic caractériel. C'est sûr, on se dit qu"en vrai", la police n'aurait jamais gardé un zozo pareil. Bon flic mais ancien dyslexique, il est capable de piquer des crises de rage terrifiantes, auxquelles succéderont des litanies de "je suis désolé"; il s'arroge le rôle de police des moeurs....
Le film commence par une longue, très longue, presque dérangeante scène pré-générique, l'enterrement de la mère de Jimmy (on croit comprendre qu'elle s'est suicidée), qui dirigeait une salle de ballet, et dont on se dit qu'elle devait le protéger. Livré à lui même, en guise d'hommage, Jimmy se lance dans une improvisation aussi ridicule que pathétique, où il esquisse des pas de danse....
Sa femme l'a quitté, et voudrait la garde exclusive de leur petite fille, Crystal (Kendal Farr), qui a pour lui un mélange d'affection et d'une certaine crainte. Malgré l'amitié et le soutien de son coéquipier noir, (Nican Robinson), on se dit que Jimmy va finir par déraper. Il y a beaucoup de touches humoristiques, certains spectateurs rient, mais pour moi le malaise devant ce portrait au scalpel est le plus fort. Incontestablement intéressant.
Pas terrible des longueurs et pas passionnant comme histoire. Le seul plus bien joué. une note spectateur étonnante et totalement artificielle. Je m’en serais bien passé
J'aime aller voir les films qui ont reçu des récompenses et c'est le cas de celui-ci dernièrement au festival de Deauville. C'est une petite pépite du cinéma indépendant, particulièrement réussie. C'est une sorte de tragédie traitée de façon comique. Le héros principal est fragile, sensible et au même moment il lui arrive deux énormes drames pour lui. Ce film nous montre ses réactions, son caractère, sa lutte suite à cela. Ce monsieur est tout à fait normal, il fait simplement partie des gens sensibles et un peu fragiles et ses réactions sont en adéquation avec cela.
Après une étonnante et originale séquence d'ouverture, on découvre le personnage principal de ce film, complètement inadapté en société et hyperémotif. Et puis ensuite on a plus de mal a comprendre où l'auteur veut en venir, qu'est-ce qu'il fait avec ce personnage, ce qu'il veut dire, puisqu'on enchaîne sur une succession de séquences qui racontent la même chose : le personnage est un peu zarbi. En fait, le realisateur qui est aussi l'acteur s'est offert un rôle pour montrer à tout le monde combien il est un super acteur. Il doit même rêver des Oscars. Tout ça montre finalement qu'un personnage haut en couleur ne suffit pas pour faire un bon film, encore faut-il avoir quelque chose à raconter. Mention spéciale pour "comment se débarrasser facilement d'un personnage du film pour que le héros est quand même une fin heureuse"...
Ca m'a fait rire 5 ou 6 fois. Voila. Le fond n'est pas très joyeux. Le personnage principal est donc marrant à certains moments. J'ai trouvé que ce sont surtout ses réactions qui font rire etc. mais bon, c'est toujours pareil, et ça reste plat. Globalement triste en fait. Film très nul à mon goût.
Le meilleur du cinéma indépendant américain, et un modèle de concision. Jim Cummings porte le film en tant qu'acteur et metteur en scène et réussit à rendre extrêmement touchant ce personnage de père de famille borderline. Un enchantement !
Ce film fait partie du cinéma indépendant américain et il est vraiment excellent. C'est à la fois tragique et drôle. On se met bien à la place de ce monsieur qui, à un moment donné dans sa vie, subit deux drames familiaux. Il réagit comme il le peux pour s'en sortir.
Ce film dramatique américain mérite amplement le prix reçu à Deauville. Voilà comment un monsieur sérieux, sensible, touchant, voit sa vie voler en éclat et ses repères perdus suite à deux drames : le décès de sa mère, et sa femme qui demande le divorce et la garde totale de leur fille. Forcément cela le chamboule et il réagit. Il est trop sensible mais c'est tout à son honneur (la gentillesse, la sensibilité sont une force et la violence, la méchanceté, la dureté sont des faiblesses).
Euh.. Il n'y a que moi qui ai trouvé ce film ennuyeux et déplaisant ? Bien sûr le numéro d'acteur est étonnant mais cela ne rend pas l'histoire intéressante. C'est un film bavard, on s'ennuie ferme, les personnages sont déplaisants, c'est interminable. Je me suis endormi et mon voisin aussi. Très pénible.
Le réalisateur et (mauvais) acteur doit avoir la carte pour bénéficier dune telle promo pour un film si insignifiant. Dès la premiere scene le film alterne entre banalité et stupidité.
Thunder road est une chanson de Bruce Springsteen que la mère de Jimmy Arnaud adorait et écoutait en boucle. Une mère qu'il définit comme joyeuse qui aurait détesté le cérémonial autour de son enterrement. Alors Jimmy veut lui rendre hommage à sa façon en mettant la musique qu'elle aimait tant sur le poste de sa fille et danser comme il l'a souvent fait avec elle. Mais le poste de sa fille ne fonctionne pas et donc il danse sans autre musique que celle des souvenirs qu'il a dans la tête, grâce à tous les moments partagés avec elle autour de Thunder road. Dans l'assistance une personne filme et partage sur les réseaux sociaux, sortant cette danse de son contexte. Et finalement, le flic, déjà brisé par le chagrin d'avoir perdu sa mère, est jugé pour cette danse. Quel fils indigne danserait à l'enterrement de sa mère ? Et ce jugement va aller loin, puisqu'il va perdre sa fille, alors qu'il mérite d'avoir sa garde exclusive. Je ne dévoile rien, puisque tout ça on l'a lu dans tous les journaux. Mais évidemment, il y a une fin. Alors personnellement, je n'ai pas aimé la fin, car je l'ai trouvé facile. J'aurais préféré que le combat soit plus violent et que le film soit conclu par une maxime à la Jean de la Fontaine, du style, il y a bien pire parent que celui qui danse à l'enterrement de sa mère. L'acteur est éblouissant, dérangeant, il nous met mal à l'aise et alors que certaines répliques sont drôles, il est difficile d'en rire tellement les situations dans lesquelles, elles sont dites sont toujours inconfortables, déplaisantes, dramatiques, tristes. Parfois j'ai eu envie de rire, mais j'ai trouvé ça malséant. Je crois que c'est la première fois qu'un film me fait cet effet-là. Mais je reviens sur l'acteur réalisateur, JIM CUMMINGS (II), que je ne connaissais pas, mais donc j'ai envie de voir tout les films.
Dans le paysage du film indépendant américain, on a l'habitude de moquer l'omniprésence du film typé "Sundance" : réalisé proprement, un peu noir mais pas trop, et avec beaucoup de bons sentiments (et mieux encore : des enfants).
Thunder road détonne totalement dans ce cadre : le personnage est horripilant (voire antipathique selon votre sensibilité), la mise en scène n'a rien de lisse, et le sujet est à la fois quelconque (un tableau de l'american way of live) et déstabilisant (idem).
Le film dresse le portrait d'un homme, Jimmy Arnaud, policier texan, en train de tout perdre. Mère, femme, enfant, métier, famille, maison. Jimmy est profondément décalé par rapport à la réalité, à tel point qu'on doute souvent de sa santé mentale : il adopte des comportements que l'Amérique promeut tous les jours (l'héroïsme, le respect de l'autorité, un certain type de virilité), tout en étant constamment en léger décalage avec ce qu'il conviendrait de faire. Jimmy dérape donc régulièrement, sur plusieurs plans. Il dit ce qu'il ne faut pas quand il ne le faut pas, adopte le mauvais ton ou la mauvaise attitude, montre trop ses émotions.
Ce décalage perpétuel entre le drame que vit le personnage et son inaptitude à le gérer génère chez le spectateur des sentiments ambivalents de malaise, de pitié et de sidération. Le film est alternativement un drame, une comédie grotesque, un film noir et une chronique sociale.
Si Thunder road ne paraît pas complètement tenir la distance d'un long-métrage, il est suffisamment original pour mérité d'être vu.
Ce n'est pas le chef d'œuvre qui a suscité l'enthousiasme au festival de Deauville. Il y a, certes, une performance d'acteur époustouflante, mais le scénario est faible. Il est construit uniquement autour du personnage principal, déséquilibré, pathétique, mais ça ne tient pas 1h 30. Ça ressemble à un exercice virtuose de narcissisme, ça ne fait pas un film.