Une immense roue, celle de Wonder Wheel, dans un Coney Island fantasmé et en voie de décrépitude. Qui symbolise évidemment celle de la vie et de l'infortune puisque Woody Allen a toujours été un vrai pessimiste quel que soit le nombre de comédies qu'il a pu tourner. Et Wonder Wheel n'en est assurément pas une, loin de là, même si l'on a du mal à qualifier le film de mélodrame. Indépendamment de la somptueuse lumière orangée due à Vittorio Storaro, digne de la flamboyance de Douglas Sirk, le long-métrage rend un hommage beaucoup trop appuyé aux dramaturges américains avec son scénario trop banal centré sur des personnalités assez peu approfondies hormis le rôle défendu par Kate Winslet et que l'actrice interprète avec un immense talent. Mais l'histoire est bien indigente et assez prévisible dans son déroulement et le plus grave c'est que le réalisateur semble avoir peu d'affection pour ses personnages, les traitant de haut, voire avec cynisme. Ce n'est certes pas la première fois mais là où il y avait habituellement toujours une bonne rasade d'humour, il n'y a dans Wonder Wheel rien de tel si ce n'est des dialogues et des attitudes qui peuvent parfois sonner faux, en particulier dans la bouche de James Belushi ou de Justin Timberlake. La roue a tourné, ce Woody Allen théâtral n'arrive pas à la cheville de ses plus grandes réussites.
C'est toujours un grand plaisir pour moi de pouvoir visionner un film de W. Allen. Voilà de nouveau une petite pépite bien chiadée. Je n'ai pas aimé tous ses films mais presque (je n'ai pas aimé "Minuit à Paris"). On se met bien à la place de Ginny, complètement déboussolée entre son mari qu'elle n'aime plus, son fils incontrôlable, son amant spoiler: qui va se faire séduire par la jeune Carolina et justement cette Carolina (fille de son mari) qui est en grave danger, qui débarque et met le bazar.
Souvent, j’aime me retrouver à contre sens - c’est le lot des vieux sur les autoroutes – comme de se répéter - lorsque la critique encensait le pape de l’humour parfois je n’étais pas d’accord, mais comme une horde le met à poil et me hérisse le poil, je suis allé voir son quarante septième film et j’étais enclin à l’aimer. Jazz, Coney Island dans les années cinquante, voix off qui met de la distance : tous ces rêves d’amour inaboutis, ce n’est que du cinéma ! Comme on l’aime. Sous des lumières rouges et dorées, les destins sont noirs. Le mélo se déploie dans le milieu des artistes, avec une actrice devenue serveuse, un maître nageur à prétention théâtrale et pépette tentant d’échapper à un mafioso de comédie, à moins que ce ne soit de la tragédie. Les acteurs sont excellents y compris dans l’artificialité des face-caméra. Une bonne année encore avec le sentiment de la fin d’une époque où Wolinski était encore vivant et le Grand Duduche : inconsolable, je suis.
Le pitch et la bande annonce m'ont attirée. Je me faisais une joie de voir ce film et toutes mes attentes sont récompensées. C'est un drame humain particulièrement grandiose et universel dans les émotions et les névroses montrées.
Je m'accroche à Woody parce qu'il est Woddy... Mais ce film m'a profondément fait ch*er ! Au bout de 20 minutes j'ai compris que la séance serait longue... L'histoire est bien oui, oui, mais au final pas tant que ça. Et cette lumière orange là, pitié ! La plupart du temps elle n'a rien à faire là et elle ne raconte rien ! Des passages du orange vif au bleu profond, on pourrait penser qu'il y a un message derrière, mais non, rien, que dal ! C'est nul, plat, criard à l'image pour rien, trop de plan séquence tue le plan séquence. Il n'y a que le jeu de Kate pour rattraper le tout...
Un Woody Allen plus sombre que d'habitude dans un Coney Island transformé en théâtre, comme l'appartement de Dumpty et Giny. De théâtre il est d'ailleurs beaucoup question dans ce film ou chaque personnage semble prisonnier d'un destin qu'il provoque autant qu'il le fuit. Mais l'ensemble manque un peu de surprise pourtant chères à Allen. Par moment, comme le jeune garçon du film, on mettrait bien le feu au film pour qu'il nous surprenne.
Woody Allen avait tendance à s’essouffler ces derniers temps. Là, il retrouve de l’inspiration et de la maîtrise. Son film est parfait, avec une bonne intrigue, des comédiens au mieux de leur talent et un décor kitch de fête foraine qui fait rêver. Kate Winslet et James Belushi sont remarquables de justesse. � voir !
J'ai mis deux étoiles pour la reconstitution de l'époque des fifty's, l'image et aussi en hommage à la notoriété de Woody Allen. L'histoire est banale, plate, prévisible dans le dénouement. Rien d'original.les dialogues sont insipides, mal traduits dans les sous-titres qui essaient d'enjoliver un peu les paroles. Alors, qu'en anglais le dialogue est d'une platitude affligeante, frise l'hystérie et dégouline de mauvais mélo.La psychologie des personnages est simpliste, pas fouillée. Peu d'action, c'est un film très bavard, bien sûr comme tous les films de W Allen. C'est ennuyeux, j'en suis sortie insatisfaite avec en plus un mal de tête.Hélas, depuis "match point", Woody Allen donne l'impression de se reposer sur sa célébrité et son succès passé.
Très beau film de Woody Allen qui reste un très grand réalisateur et un conteur hors pair. L’histoire vous prend tout de suite. Un bon scénario, des acteurs impeccables et une parfaite reconstitution du NY des années 50. La lumière et les couleurs sont magnifiques. Un très bon moment de cinéma.
Toujours autant de plaisir à visionner un film de Woody Allen, des dialogues pertinents, un drame entre comédie et tragédie, des acteurs excellents. On est imprégné de cette atmosphère des années 50 et on quitte son siège avec nostalgie.
Wonder Wheel est un Woody Allen classique, pas franchement mauvais, pas exceptionnel non plus, un peu bavard, mais aussi très attachant pour son propos sans hypocrisie.
Woody Allen de Manhattan fait du Woody Allen en 2018, le probléme c'est que cela ne prends plus. Le temps a avancé et Woody est resté bloqué. Toujours les mêmes histoires tentant de justifier ses propres démons. Les décors sont vides et les dialogues tombent a plat. Les acteurs font leur travail mais n'arrivent pas a faire sublimer le film.
Excellent film, j'ai tout aimé, le Coney island des années 50, que Woody Allen devait bien connaître, la musique qu'on a envie de retrouver dès la sortie de séance, un superbe scénario, un drame intemporel, mais avec juste assez de légèreté, les acteurs, tout quoi !