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poet75
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4,0
Publiée le 2 février 2018
Est-il possible aujourd’hui d’apprécier sereinement un film de Woody Allen sans parler des accusations portées contre lui par sa fille adoptive Dylan Farrow, accusations que le scandale de l’affaire Weinstein a remises sur le devant de la scène ? Le cinéaste n’a jamais cessé de démentir les abus sexuels qui lui sont reprochés et il n’y a pas de raison de lui refuser la présomption d’innocence à laquelle a droit toute personne se trouvant sous le coup d’une plainte (un droit que l’on a que trop tendance à bafouer, quelle que soit la personne accusée). Quoi qu’il en soit, pour ce qui me concerne, je ne cesserai jamais d’admirer le cinéaste Woody Allen à qui l’on doit, parmi tant de films réalisés, beaucoup d’œuvres admirables et quelques chefs d’œuvre. Si le film qui sort aujourd’hui ne comptera pas, à mon avis, parmi les meilleures réussites du cinéaste new-yorkais, il n’en a pas moins de grandes qualités, au point que beaucoup d’autres cinéastes pourraient les envier. Ce qui s’impose au regard dès le début et ne cesse de se confirmer jusqu’à la fin, m’a-t-il semblé, c’est qu’on a affaire à une dramaturgie fortement imprégnée d’une théâtralité qui en constitue à la fois la force et la faiblesse (ou, disons, les limites). Le premier personnage qui apparaît à l’écran, sur une plage proche du parc d’attractions du Coney Island des années 50, se nomme Mickey (Justin Timberlake) et il travaille comme surveillant de baignade. Il nous explique aussitôt (car il est, en quelque sorte, le récitant du film) que son rêve est d’écrire et, en particulier de devenir un grand dramaturge. Or le film multiplie les références ou les allusions aux grands auteurs du théâtre le plus tragique, à Tchekhov, au Shakespeare d’Hamlet, à Eugene O’Neill et même aux tragédiens grecs de l’Antiquité. C’est dans ce registre que s’inscrit clairement « Wonder Wheel », ce qui en fait un film presque trop sévère et trop bavard, malgré les décors rutilants du parc d’attractions ou de la plage encombrée de baigneurs. Cette limite étant affirmée, il faut aussitôt souligner les qualités d’un film dont les personnages, comme dans toute tragédie, avancent, presque malgré eux, vers l’inévitable drame. Mickey commence par être séduit par Ginny (Kate Winslet), une femme plus âgée que lui, mariée avec un forain plutôt rustre qu’elle n’aime pas et mère d’un jeune garçon pyromane. Arrive bientôt Carolina (Juno Temple), la belle-fille de Ginny, venue se cacher chez son père pour échapper aux poursuivants envoyés sur ses traces par son ex-mari, un bandit de la pire espèce bien décidé à se venger d’elle. Or Carolina possède tous les atouts de la jeunesse, ce qui bien évidemment n’échappe pas au regard de Mickey. Pas besoin d’en dire davantage : tous les personnages et tous les ingrédients sont réunis pour que, fatalement, comme dans les pièces des auteurs que je citais plus haut, l’histoire s’achève de la manière la plus sombre possible. Woody Allen, en grand cinéaste qu’il est, se garde de trop en faire, le ton qu’il emploie lors de certaines scènes est presque léger, les couleurs sont souvent chatoyantes. Mais le drame n’en que plus terrible quand il se déroule dans une ambiance de fête et sous un soleil rayonnant !
Largement inspiré par les pièces de théâtre tragiques de Tennessee Williams auquel on pense beaucoup, Wonder Wheel peut presque se voir comme une œuvre testamentaire tant la vision du cinéaste se fait de plus en plus sombre, au point d’être parfois difficile à supporter. La photographie de Vittorio Storaro, toujours prise comme au crépuscule indique de manière peut-être un peu trop évidente que l’artiste est bien au crépuscule de sa vie, comme cette femme qui ne peut plus se satisfaire d’une vie foireuse et sans lumière. Cette femme, magnifique personnage, est incarnée avec puissance et force de conviction par une Kate Winslet qui mériterait bien l’Oscar tant elle est impressionnante. Et pourtant, je n’ai jamais été un grand admirateur de son travail, mais les années semblent la bonifier et le métier lui permet aujourd’hui de briller devant les caméras toujours expertes de Woody. Certes, le rythme est parfois un peu lambinant, mais si l’on fait l’effort de s’accrocher, ce portrait de femme est une vraie réussite artistique, par-delà toutes les polémiques et autres fatwa lancées par les apôtres de la morale.
'Wonder wheel' qui va vite etre supprimé aussi cette semaine ou les médias n'ont parlé que de la sortie des Tuche ! 'Wonder"' ne sort pas dans mes UGC habituels, seulement à UGC Confluence et en VO imposée donc j'ai décidé d'aller voir ce film pour Kate Winslet que je suis partout depuis 1998. C'est intérèssant et ça se suit car Winslet est passionnante passant par toutes les émotions mais j'ai pas compris la fin qui nous laisse justement sur notre faim car spoiler: la fille disparu a t'elle bien été emmenée par les gansters qui l'a rechershait ?[spoiler]
A des années lumière de Match Point et de Scoop, un film peu inspiré, mal mis en scène, au scénario plat, aux personnages convenus, aux dialogues étiques et à la réalisation basique. Donc : fans de Woody Allen, évitez-vous la déception que je viens d'éprouver.
De très belles images, une lumière tout en exagération, une belle interprétation pour un film finalement très convenu où la véritable star est la superbe jetée de Coney Island.
Un enfer, Kate Winslet est insupportable, on a envie de la gifler pendant tout le film. Des monologues interminables, des décors cheap, un scénario vide, bref une erreur sur toute la ligne
Encore un bon cru du petit père Woody, malgré tout ce que l'on dit sur lui, et ce que l'on dira encore, Woody reste fidèle à son génie , a savoir faire partager au plus nombreux son intelligence , sa philosophie de la vie tout en racontant une histoire , qui coule comme du miel dans la bouche. Pas une seconde d'ennui, magnifique interprétation de tous les acteurs , encore une sucrerie qu'il nous distille un fois par an et que l'on espère voir durer toujours Du pur plaisir et cela malgré les pleurnichements de tous les aigris et les blasés du cinéma, qui ont déjà si ce n'est un pied au moins leur cerveau... dans la tombe !
Je suis pas très fan de Woody Allen mais j’admets que le film est bon et si je fais abstraction de la musique, que je trouve tjs pareil dans tous ses films, je peux dire que j’ai bien aimé ! �
L’hystérie de Ginny est super bien joué par Kate Winslet ✔�
La musique, l'époque, les lieux, l'ambiance, le scénario, tout nous est familier dans ce Woody Allen, sauf qu'il nous avait fait beaucoup plus rire auparavant. Du déjà vu, pas drôle il faut donc passer notre chemin ? NON!!! Le scénario et la montée en puissance du suspense sont bien ficelés. Mais surtout, la mise en scène superbe, avec le spectacle des couchers de soleil éclairant la chevelure dorée de la belle, talentueuse, émouvante Kate Winslet est un tableau si beau, si touchant qu'il ne faut absolument le rater pour aucun autre film. Voir la mélancolie de ses yeux qui regardent encore vers l'amour, ressentir la révolte de ses tripes contre l'age qui avance et l'amour qui fuit est un spectacle bouleversant que nous n'avez le droit d'échanger contre aucun plaisir médiocre. Bon vous l'avez compris, je suis une nouvelle fois tombé amoureux de Kate Winslet, et la caméra de Woody lui a rendu un hommage inoubliable. Scénario / histoire 3 / 4 Dialogue : 3 / 5 Originalité: 1 / 5 Acteurs 3 / 4 Mise en scène : 4.5 / 5 Kate Winslet: 22 / 20 Total 16 / 20 Récompense possible: Oscar meilleur actrice Kate Winslet
Un film étrange et colorée. La première demie-heure peut paraître assez ennuyante; nous ne comprenons pas forcément où désire nous amener le réalisateur - je n'avais pas lu le synopsis, ni vu la BA - mais ensuite tout s'enchaîne bien, l'histoire se met en place, et nous plongeons en même temps que les protagonistes dans la banalité du quotidien et l’extravagance de certains instants. Ce film est la personnification même du théâtre, les personnages jouent leur rôle, nous sommes sur scène. C'est la scène. Le film est un mise en abyme réussie. Tout est irréel, dans la mise en scène, de la photographie léchée, au jeu de couleur subtil. Tout est irréel de manière à ce que nous soyons que simple spectateur, à ce que nous n'accrochions à rien de tangible, si ce ne sont les sentiments. Le rideau tombe. Clape de fin. Chacun retourne à ses occupations. Bravo M. Allen.
alors Woody qu'est ce qui vous arrive . ou est votre cynisme et votre virtuosité . il me semble avoir vu du théâtre filmé avec de longs dialogues et monologues, sur, l'interprétation est superbe, mais pour démontrer quoi ? Je ne suis pas du tout rentré dans votre "nouveau monde" et je suis sorti tres déçu , moi qui vous a toujours classé n0 1 des réalisateurs, on ne peut pas réussir a chaque fois, le prochain sera sublime.
Un film qui n’a pas mauvaise Allen malgré le souffre qui entoure son réalisateur. Je crois à son excellent cru, à ce mélodrame qu’il tourne sur la grande roue du destin. La photo souligne magnifiquement la sensualité d’une Kate Winslet en quête d’une vie sublimée. Elle consume l’expiation d’une faute de jeunesse jusqu’au souffre de son garçon. Justin Timberlake joue juste en jeune Woody fantasmé et James Belushi me touche en tendre bougon. La musique enlevée apporte une autre couleur aux néons de Coney Island.
"Wonder Wheel", 47ème long-métrage du grand conteur d'histoire Woody Allen, s'inscrit dans la pure tradition des intrigues mélodramatique théâtrales aux personnages complexes et tourmentés, jamais stéréotypés. Le cadre de ce parc d'attractions de Coney Island à New York est fascinant dans sa reproduction visuelle, à la fois coloré, bondé, bruyant et hypnotisant, mais aussi dans sa contradiction à l'intensité des sentiments des personnages, notamment celui interprété par Kate Winslet qui étouffe et qui est sans cesse dépassée par les événements, que ce soit avec son fils pyromane ou dans sa vie sentimentale. Le jeu subtil avec ses lumières de fête foraine d'antan (magnifique lumières de Vittorio Storaro) reflétées sur ces scènes de ménage dramatiques apporte toute l'esthétique et devient la nuance essentielle à cette intrigue simple mais néanmoins palpitante. Kate Winslet en est le coeur. A contre-emploi, elle est bluffante de complexité et de profondeur, serveuse à l'existence ratée au passé d'actrice, enchainée à sa relation avec son mari qu'elle n'aime pas, sans autorité face à son fils qu'elle ne contrôle pas, jalouse de sa belle-fille qui vient d'arriver mais aussi totalement éprise du jeune maitre-nageur. Justin Timberlake, Juno Temple et James Beluschi l'entourent avec talent ; le premier se fond totalement dans les années 50 à l'instar d'un Clark Gable, Temple est crédible et émouvante tandis que Beluschi, moins marquant, joue le mari bougre mais aimant. Digne d'une pièce de théâtre de Thechov, les dialogues sont prenant et quotidien, une voix off nous introduit dans cette histoire comme souvent dans les films du réalisateur et une touche de mélancolie vient parachever l'ambiance singulière de ce film. Il ne se passe pas grand chose mais l'intériorité de Winslet se révèle aussi imprévisible qu'une arme nucléaire et rend passionnant cette histoire d'amour tourmentée. Cette grande roue multicolore est aussi le symbole de la vie qui fuit, avec ses doutes, ses trahisons, ses rêves, sa nostalgie,... On vieillit et une rencontre nous fait ouvrir les yeux sur ce qu'on était et ce qu'on est devenu, risquant ainsi de troubler l'ordre des choses établi. La vulnérabilité de l'actrice nous questionne et nous touche, au rythme de son énergie fatiguée et désespérée. C'est du pur cinéma, l'un de mes préférés du réalisateur depuis quelques années, simple et au combien intemporel...