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ATON2512
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3,0
Publiée le 1 février 2018
Le dernier film de Woody Allen (2018) sans être une surprise demeure de bonne facture et dans la veine des autres films du réalisateur . Ni plus ni moins . On peut même ressentir comme un sentiment de déja vu . Entre intrigue amoureuse ou les hazards se jouent de la vie, des êtres et des éléments et un thriller sous certains aspects . C'est fluide avec comme un parfun de nostalgie d'un temps qui n'est plus . Les persoonages sont attachants et filmés avec détails et une lumière chaude qui semble les envelopper d'une certaine bienveillance . Kate WINSLET est éblouissante et vit intensément son rôle. A noter aussi les très bonnes perstations de James BELUSHI et Justin TIMBERLAKE.
Bon, d'accord, dès les premières images, on est assailli par une musique qui fait partie de ce que les Etats-Unis peuvent produire de pire en la matière et ce sera comme ça jusqu'à la fin du film : on a l'habitude, c'est toujours ainsi que cela se passe avec Woody Allen, dont les ressources dans ce domaine des musiques atroces sont extraordinairement vastes. Si on arrive à en faire abstraction, il faut reconnaître que "Wonder wheel" fait partie de ce que Woody a réalisé de mieux depuis 20 ans. Plusieurs raisons à cela : un scénario intéressant, des actrices, Kate Winslet et Juno Temple, qui jouent à la perfection, un Directeur de la photographie, Vittorio Storaro, qui apporte sa grande science de la lumière et, là-dessus, Woody Allen qui nous gratifie de plans séquence dont on ne le croyait plus capable.
Un nouveau très bon cru de W. Allen comme toujours. Un vrai régal d'humanité, de drame, de vie. Un film fait avec soin et qui nous régale tant les situations sont si parlantes des émotions, névroses, qualités et défauts des êtres humains.
Le stakhanoviste Woody Allen revient déjà sur nos écrans de cinéma avec une pause plus longue que d’habitude (en effet aucun film sorti en 2017). Après « Café Society » il reste dans le passé en nous narrant les atermoiements familiaux et sentimentaux d’un quatuor de personnages interprétés par un carré d’acteurs au diapason desquels domine une Kate Winslet encore une fois impériale. Mais ce n’est pas une nouveauté, Allen est un excellent directeur de comédiens. On apprécie le charme du lieu que reconstitue le cinéaste à lunettes : la mythique Coney Island avec sa plage et sa fête foraine au charme suranné aujourd’hui. Mais tout cela fait volontairement théâtral sur la forme, de l’appartement où se déroule la moitié de l’action avec ses fonds incrustés voyants et l’introduction et les commentaires faits en voix off par le personnage de Justin Timberlake, lui-même jouant un théâtreux en devenir.
Si ce film ne restera pas dans les annales de la filmographie de son auteur avec des thématiques rebattues (personnage frustré de leurs conditions, amours contrariées, peinture d’un microcosme désuet, …), on passe comme souvent un moment de cinéma fort sympathique, impeccablement dialogué et filmé sous les meilleures coutures. Et on peut surtout vanter le point fort du film : la somptueuse photographie opérée par le chef opérateur Vittorio Sorraro. Celui-ci offre à « Wonder Wheel » un charme irréel tout en étant fidèle à une certaine retranscription de notre imaginaire concernant ce lieu et cette époque. Certains plans des acteurs sont d’une beauté fantastique, l’éclairage se posant sur leurs visages d’une manière stupéfiante ou passant de l’ombre à la lumière sur tout leur être comme si l’auteur voulait signifier entrée et sortie théâtrale tout autant que leur ressenti, entre bonheur et tristesse.
Mais la petite mécanique trop bien huilée de Woody Allen a tout de même du mal à se renouveler et on peut aussi clairement affirmer qu’il manque clairement d’originalité aux relations qui se jouent entre ces quatre personnages. Si sous l’apparente légèreté du film se cache une tragédie bien plus grave lorsqu’on en gratte le vernis, c’est du déjà-vu pour le metteur en scène new-yorkais. Entre un traditionnel triangle amoureux ou des relations parents enfants peu intéressantes ou creusées (quel est l’intérêt du personnage du fils pyromane de Kate Winselt ?), on nage trop en terrain connu et si ce n’était ce lieu magique, le film sera clairement oubliable. On aimerait retrouver vite un Woody Allen contemporain de l’acabit de « Match Point » ou « Blue Jasmine », drames fondamentalement puissants. Mais c’est le propre d’un auteur confirmé que de distiller des cuvées de qualités variable.
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Imaginez un film d'une oeuvre de Tolstoï fait dans le style d'une comédie de boulevard. Si vous pensez que c'est peut-être une bonne idée, c'est que vous n'avez pas vu Wonder Wheel.
La cuvée Allen 2015 et son café sociéty m’avait laissé comme un goût de ... mouais sympa mais bon ... Alors c’est avec un peu d’appréhension que je me suis glissé dans la salle obscure pour prendre ma dose annuelle ( vu que nous en avons été privé en 2016 ... Foutue sortie décalée) Je vais pas tourner autour du pot : J’ai adoré !!! J’ai pris mon pied et j’ose : chef d’œuvre ! Tenessee Williams et Élia Kazan ont fusionné à leurs mort dans Woody Allen ! Alors je vois déjà les critiques et une partie des fans de la première heure , « mais c’est un best of ! C’est du déjà vu »et patati et patata , et vas y que j’étale ma culture Allenienne : ça on l’a vu dans tel film et puis ça dans celui la , et au final à part se faire mousser d’être un expert , ils n’auront vu que la partie immergée de l’iceberg ! Car oui clairement , c’est vrai beaucoup de choses d’ici et là vont sauter aux yeux des connaisseurs , c’est un fait . Mais de là a ranger le film dans la catégorie « j’me foule pas , je fais un best of » alors clairement NON ! C’est un film bilan , nuance , à aucun moment « ce qu’on a déjà vu » n’est gratuit , toujours au service de l’histoire et de ses personnages et avant tout de l’émotion ! Sur les 1h40 jamais je n’ai eu l’impression d’avoir un coup de coude du new-yorkais à lunettes pour dire « t’as vu c’est Annie Hall là , puis là c’est radio days , et là c’est coup de feu sur Broadway et blue Jasmine etc ... etc... , alors oui c’est visible mais aussitôt vu , aussitôt oublié et pour cause c’est une putain de belle histoire qui nous est contée , elle nous happe et ne lache plus du début à la fin , on esquisse des sourires ici et là , c’est noir et d’une beauté à couper le souffle tant par le scénario , le jeu des comédiens , et la technique ! Je calme les superlatifs , en même temps avec un avis à chaud ... pas évident. Je reprends , les comédiens tous sont parfait , avec Kate Winslet en tête c’est flagrant , moitié blanche , moitié stella avec une noisette de Gloria Swanson de Sunset Boulevard . Clairement c’est elle qui intéresse le cinéaste,le moteur , un beau portrait de femme à l’image de Cate Blanchett dans Blue Jasmine pour un exemple des plus récents . Mais que serai une « héroïne » sans l’entourage qui gravite autour , ça passe par le mari bourru attachant campé par un Belushi bluffant qui donne l’impression d’avoir avalé tout cru Tom Hanks ... et son talent . Une belle fille , un sauveteur dragouilleur , un fiston pyromane sans oublier deux mafieux rescapés des « soprano », c’est le petit théâtre de la vie simple qui s’articule autour d’elle dont c’est la vedette au décor étriqué .... allez tant pis j’ose la comparaison pour finir ... C’est Mia Farrow qui rêve devant la rose pourpre du Caire sauf que cette fois ci la magie à laisser place à la désillusion et à la débrouille de la triste réalité !
Le film se situe dans le parc de Coney Island dans les années 1950 et où quatre personnages un peu tous mal dans leurs vies vont se croiser et vivre. C'est extrêmement bien filmé comme d'habitude pour Wooddy Allen et la chanson qui passe j'ai adoré à voir
Bel hommage au mélodrame des années 50, le Allen cru 2018 est un exercice de style élégant et émouvant, fidèle à son univers. Kate Winslet y trouve l’un de ses meilleurs rôles de maturité.
C'est du Woody Allen!!!! Un superbe film ou Kate Wiston joue magistralement bien! Un scénario bien ficelé et les personnages sont bien interprétés. On aime ou on n'aime pas!!!! Personnellement, j'aime beaucoup ce genre de film et vais y retourner le voir!!! Bravo à Woody qui est un grand cinéaste!
Avec Woody Allen c'est toujours l'étonnement, il peut être brillant ou moins. En fait cette histoire, un couple modeste, remarié tous deux après un divorce, Ginny, actrice sans succès qui se retrouve serveuse, son mari Humpty qui s'occupe d'un manège et à la pêche comme loisir (avec ses copains), Mickey, le maître-nageur, poète à ses heures, Carolina la fille de Humpty qui débarque avec à ses trousses son mari, un gangster, sans oublier le fils de Ginny pyromane. Tout ce petit monde vit à Cosney Island dans un brouhaha monstrueux. Histoire banale en somme si la jalousie n'avait pas pointé le bout de son nez. Ginny et Mickey ayant une aventure avant que n'arrive la jeune Carolina et là rien ne va plus. Une chose surtout qui m'a déplu c'est le fait que Mickey s'adresse à nous comme témoins de ses pensées ou de ses sentiments. Mais c'est la touche de W. Allen qui veut cela. Pour ma part je n'ai guère trouvé d'intérêt à ce film si ce n'est que l'on peut envisager la fin comme bon nous semble.
Un Woody Allen, cela ne se rate pas....Particulièrement celui ci après des escapades plus ou moins mièvres ou sombres, à Barcelone, Paris ou Londres.....On ne parle jamais mieux que de ce que l'on connaît....Pour Woody c'est donc New York ( Coney Island ici).....Le film démarre étrangement par une scène de discussion entre un homme et une femme ( Kate Winslet) dans un bar auprès d'une grande roue, qui viendra comme une récurrence tout au long du film, tel point que je me suis posé la question, cette Wonder Wheel, n'est elle pas aussi la roue de la fortune (comme le jeu).... Pendant cette discussion initiale, on perd beaucoup Woody Allen ( ce n'est pas son style ce début de film)...... Pour en revenir au film, le scénario est intelligent, les dialogues brillants, et l'atmosphère pesante parfois comme dans Annie Hall (ou la chatte sur un toit brulant d'un autre réalisateur)...Woody a aussi la brillante idée de parodier le technicolor (les couleurs jaillissent à chaque plan) pour nous plonger dans les années 1950 et autres....A mes yeux Woody Allen est retrouvé, et sait nous parler de l'amour et de sa complexité, c'est un peu le fil rouge du film, comme à ses débuts....Seul le style a changé . Un film où je crois il faut se laisser entrainer, se couper du monde pour peser l'intelligence du discours, et l'on en a bien besoin en ces temps plutôt flous.....Il n'y a pas beaucoup de personnages, mais ils sont denses et accomplis.....L'histoire de gangster est un peu secondaire, je pense.....Woody Allen nous parle de son monde, l'amour, le cinéma, les livres, de façon tout à fait brillante....UN film entre comédie dramatique et parodie burlesque dans le ton , mais qui atteint des objectifs très Woody Allenien, J'ai aimé. vraiment....L'avoir vu en français, me fait conseiller la V.O
Voilà à nouveau un excellent film de ce réalisateur. Il s'agit d'un drame qui se passe dans les années 50 à proximité d'un parc d'attractions (il y a notamment une grande roue qui s'appelle "wonder wheel") à Coney Island (un quartier de New York). La réalisation et l'interprétation sont parfaites. K. Winslet est magistrale dans son rôle de femme en souffrance. Ce film est très coloré et c'est beau à voir. Il y a beaucoup de mélancolie, de justesse, et de sensibilité dans cette histoire dramatique. J'ai beaucoup aimé ce drame humain magnifique, si vrai, si bien analysé.
Winslet est parfaitement à sa place dans les années 50 après la mini série Mildred Pierce ou le film les noces rebelles. L'histoire est bien campée et j'ai aimé la narration. seul bémol cela fait un peu théâtre.