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Un visiteur
4,5
Publiée le 27 février 2018
Quasi huis-clos dans le parc de Coney Island, "Wonder Wheel" se rapproche des comédies de boulevard mêlant mélodrame et vaudeville. Au cœur de ce tourbillon de fête foraine, l’équilibre subtil, très « allenien», entre farce et drame n’échappe pas au destin, au cynisme ou à la mélancolie. Comme à son habitude, Woody Allen nous conte l’histoire de personnages à fleur de peau et en proie à des situations qui tournent vite au ridicule. Ces personnages à la dérive vont, dans un jeu du chat et de la souris, s’accrocher les uns aux autres pour trouver une raison de continuer à vivre. Interprétés au plus juste, le casting n’enlève rien au charme du film, bien au contraire. Chacun brille dans son registre, du petit Justin à la grande Kate. Entre lumière chaude et couleurs éclatantes, les images du chef opérateur Vittorio Storato sont quant à elles sublimes.
Entre scénario, interprétation et photographie, "Wonder Wheel" régale les pupilles et les cœurs. Alors faites fi des cancans et allez sans scrupule voir un bon Woody Allen.
de chroniques sur mon blog : plumeetpellicule.wordpress.com
La photo du film est magnifique. Le Coney Island des années 50 donne une ambiance chaleureuse et prenante. Toutefois, l’histoire est banale et la fin décevante.
WA filme un amour à naître, l’espoir d’un bonheur qu’elle croyait ne jamais revivre mais qui va lui échapper. C’est doux-amer et triste au final car le ressentiment va lui faire perdre la raison...... Assez beau
Dans les années 50. Un couple recomposé, un enfant chacun, la fille du gars est belle comme un cœur vient de quitter à 25 ans son mec qui est un gangster, le fils de la femme met le feu partout et fuit l'école. la femme est amoureuse d'un maitre nageur dont tombe amoureuse la fille du gars. Ambiance particulière de Coney Island. Musique de jazz. Figurerez vous que c'est un Woody Allen. J'ai du en voir 30 ... c'est le plus mauvais. Le professionnel est là, mais aucune âme, aucune émotion, aucun élément notable. Aurait déjà été mieux en noir et blanc. Pour le cinéma de 2018 il aurait du être filmé dans l'Amérique profonde ... Il reste le scénariste ... Un film évidemment bavard. Comme si en passant dans une production Amazon, W Allen se sentait juste tenu de faire du Woody Allen. On peut éviter.
Contrairement aux précédents films de Woody Allen, Wonder Wheel est sombre et presque sans humour. Les nombreux dialogues sont riches et bien travaillés. Le rythme est bon et Kate Winslet joue admirablement bien. Dommage, les jeux d'éclairage sont abusés.
Sans doute moins achevé que "L'homme irrationnel" ou "Café Society", "Wonder Wheel" reste un film plaisant. La qualité de conteur de Woody Allen est toujours bien présente et, malgré la scène attendue où la jeune héroïne est abandonnée à son destin, on prend du plaisir à cette évocation de Coney Island après-guerre, dans laquelle Kate Winsley est renversante. La photo de Storaro, qui joue autant des artifices que dans "One from the heart", est splendide.
Woody Allen est sans doute le réalisateur le plus foisonnant de notre époque. Il n'est pourtant plus très en cour depuis quelques temps, notamment depuis qu'il a défendu mollement Harvey Weinstein. Et sa vie privée est plutôt trouble. Il est donc difficile de critiquer son dernier film sans donner l'impression de hurler avec les loups. Mais bien que "Alleniste" de coeur, je suis très déçu par son dernier film. Un film mineur qui essaye de surfer sur les images chatoyantes des années 50, parfaitement bien rendues dans une petite ville balnéaire avec un grand parc d'attraction. Est-ce suffisant pour rendre passionnante une nouvelle chronique du temps qui passe et des amours crépusculaires chez une femme mûre ? Je n'ai pas trouvé le petit coup de génie habituel du réalisateur pour sortir des sentiers battues d'une histoire trop conventionnelle, Pour une fois et de manière très inhabituelle, Woody s'est fourvoyé... Le film est court, et le générique de fin surprend le spectateur de manière inattendue. Le film est terminé. On n'a pas vibré.... Dommage !... En revanche, on peut vraiment accorder un satisfecit à Kate Winslet, absolument étonnante en femme mûre qui essaye de s'accrocher à son jeune amant. Elle étonne par cette capacité à se dévaloriser dans un rôle qui risque de lui faire passer de l'autre côté de la barrière dans les prochains castings. Un choix audacieux, très conforme à son exigence artistique, mais qui pourrait faire du mal à son image. Pour ma part, je suis et resterai fan....
Qu'en penser ? Les femmes se laissent mener par leur sentimentalité et les hommes aveuglés sont des roues... de secours en guise d'être des wonder wheels !!! Est-ce donc là, le développement du titre, l'annonce ? Est-ce le chef d'oeuvre de Woody Allen pour aider ses concitoyens américains, qu'il présente, en détresse ? La réalisation, le scénario, le jeu des acteurs me font d'abord penser aux romans photos des années 50-60 qui cherchaient à distraire des oisifs pas assez motivés pour lire un vrai livre... Ma première réaction plutôt émotive a été sévère : un film nul qui ennuie, sans profondeur, sans message.
Puis après réflexion quelques heures suite à ma critique, je réalise la dimension symbolique et métaphorique de ce film. Cette merveilleuse roue qui donne le titre au film n'est pas un hasard. Pour qui est-elle merveilleuse ? C'est la conclusion mais il faut développer avant de formuler. D'abord Humpty, ce père qui vient d'apprendre que sa fille a été kidnappée qui pourrait être supprimée, qui rentre effondré et dit: la police ne fera rien... C'est là un abandon de l'institution aux lois du pistolet, une loi individuelle, à chacun sa justice. Est-ce une merveilleuse roue dans le pays qui se veut le modèle de démocratie ? D'ailleurs dans cet optique, l'entraînement au tir est plus important que l'éducation, d'où me semble-t-il le stand de tir forain, symbole de l'essentiel. On est dans la seconde moitié des années 50 puisqu'il est question du Vietnam alors que l'Amérique ne peut pas perdre d'abord pour son prestige et l'image de sa réussite généralisée. Or les gens sont obligés d'accepter des petits boulots à peine suffisants pour se nourrir et se loger de façon précaire. Est-ce là aussi une merveilleuse roue ? Pour qui la merveilleuse roue ? A l'évidence pas pour les petites gens qui font tourner la merveilleuse roue mais qui n'en profitent pas, bien au contraire, ils s'y épuisent. Que sont les palliatifs ? Quelques petits loisirs dont les jeux, l'alcool, le sexe et un peu de plage au soleil... La merveilleuse roue, pour ceux qui touchent les dividendes du succès, est à préserver, il ne faut rien changer. Or cet enfant malheureux qui préfère le cinéma à l'école, qui met le feu au buste d'une femme à l'endroit des infidélités de Ginny, sa mère avec Mickey, à la poubelle de la psychologue, n'est-ce pas là ce que pense le Woody Allen ? Une nouvelle métaphore pour dire à ses concitoyens : Il faut détruire la cause des malheurs pour mieux reconstruire. Enfin pourquoi ce film maintenant qui traite d'une période révolue ? Pourquoi en rester au passé, pourquoi pas un message à l'Amérique d'aujoudhui, toujours première puissance mondiale, mais celle du chacun pour soi ? Celle du président qui préfère conserver le principe du self-défense avec son arme individuelle. Une liberté qui conduit à tuer bien des jeunes gens innocents. Cette Amérique d'aujourd'hui est-elle si différente au regard du bonheur des petites gens ? Le système reste le même et plus que jamais défendu. Or Woody Allen par cette métaphore du feu suggère-t-il : il est temps d'y mettre le feu et de reconstruire ? Je conviens que ce n'est pas évident mais ce film mérite réflexion...et une meilleure appréciation que la déception du départ.
Je viens de voir Wonder Wheel, Katy Winslet est fantastique, comme toujours. Clairement une des plus grandes actrices vivantes. Le film est loin d'être le meilleur de Woody Allen, mais il reste de bonne facture. Je lui ai trouvé justement un arrière goût de vies aux rêves inachevés, de regrets, de solitudes, qui contraste avec cette vieille image de fête foraine et de gaité. Cette ambiance années 50 pourrait être synonyme d'insouciance mais non : c’est un film sombre, crépusculaire, avec des personnages tourmentés.
2/5 Décidément, Woody Allen est capable du meilleur comme du pire. On est ici malheureusement dans le pire...les acteurs sont médiocres et ne peuvent pas faire grand chose face à ce mélo qui va de clichés en clichés. Dans ce film, un homme hésite entre la mère et la fille...provocation de Allen ?? La lumière, supposée exceptionnelle, est vraiment kitsch et devient vite pesante. On passe du bleu au orange sans arrêt. Sympa de voir deux des acteurs principaux de Soprano mais la encore c’est un feu de paille de quelques minutes. Bref, on s’ennuie et on a hâte que ça se termine...
Un scénario qui malheureusement nous laisse aucune surprises, ce qui enlève un peu d'intérêt à suivre cette histoire sans grand intérêt. Néanmoins, quelques acteurs sont très bon, et le jeu de lumière est tout simplement époustouflant. Si vous aimez les belles images et pas vous prendre la tête, ce film est fait pour vous. Sinon, passez votre chemin, c'est un énième Woody Allen, qui ne sort pas du lot.