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Aure L
30 abonnés
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4,0
Publiée le 2 décembre 2017
Huit clos où l'humour noir anglais est roi. Les acteurs jouent leur partition à merveille et la tension monte irrévocablement... vers une vérité rocambolesque. Véritablement un bon moment
On dirait du Woody Allen ! Humour, cynisme et satire : tout est à découvrir au second, sinon au troisième degré. Ce film fait d'un chassé-croisé entre des personnages aussi atypiques les uns que les autres. Le rythme est soutenu, s'enchaînant avec rapidité et efficacité. Ce film mérite sans doute d'être revu pour profiter de ce qu'on a raté la première fois. Cela ne se raconte pas, tant le descriptif passerait à côté d'un scénario tout en finesse. C'est bien vu, cruel parfois, mais toujours de bon goût. Ne pas rater la toute dernière réplique du film, savoureuse et surprenante qui en rajoute au comique de situation.
The Party…sorti il y a un mois…huis clos théâtral et affecté dans un bel intérieur londonien, filmé en noir et blanc, sans doute pour apporter un certain cachet esthétique...dans un format court (70 mn) ... une distribution éblouissante, Kristin Scott Thomas, Timothy Spall, Bruno Ganz, Patricia Clakson…tout ce beau monde est venu fêter l’accession de Janet (Kristin Scott Thomas) au poste de Ministre de la Santé…consécration d’une vie entièrement vouée à la politique…mais les choses vont mal tourner et tout ce vernis de bonne éducation va se fissurer…The Party se veut une saillie vacharde et cruelle des mœurs politiques…mais tombe plutôt vers le coté boulevardier…mal servi par des dialogues sur-écrits et une intrigue finalement assez fade, loin d’être à la hauteur des talents mobilisés…Une déception…
Un film bien décevant, loin d'avoir le peps qu'on était en droit d'attendre. En plus, dans ce film où les dialogues sont importants, le sous-titrage en blanc dans un film en noir et blanc, ce n'est pas super !
Bon, à la lecture des critiques pro, je suis pas seul à être dubitatif devant ce film. La forme: du théâtre filmé, pourquoi pas. Le fond: réunions entre" ami(e)s", qui tourne au massacre. Rien de bien nouveau. Alors? On s'ennuie au fur et à mesure, chacun fait son numéro, très bien. Et après, que reste t il au bout de 1h10? Pas grand chose. Mais ça ne dure qu'1h10.... C'est bien. Ça suffit amplement.
Du noir et blanc, de la musique jazz, tout a l'air joyeux et pourtant... À mesure que les invités arrivent pour cette fête, l'ambiance se dégrade jusqu'à devenir lourde et les protagonistes violents. Le film partait pour être une parfaite soirée réussie pour fêter une victoire électorale. L'effet surprise est prenant car chaque nouvel arrivant dans ce huis clos a quelque chose à dire de difficile à entendre pour les autres. De l'humour, des réflexions, des acteurs jouant parfaitement leur rôle et du plaisir à assister au massacre.
En 71 minutes, tout est dit dans ce film sur les bassesses, les trahisons dans les rapports humains dans les couples etc. À huis clos très british, mené d'une main de maître par cette demi-douzaine de comédien excellent dans leur posture totalement toxique et hypocrite. Bruno Gance est hilarant dans ce rôle de coach en médecine alternative, avec son accent allemand ambigüe ! Et Kristine S T elle décape totalement son personnage glamour et ..... Lisse parfois. Il y a du mordant, de la violence des larmes et du sang! Et la chute est jouissif!
C'est un film court, intense, qui ne fait pas de périphrases narratives. "The Party" est d'une redoutable efficacité. D'ailleurs, la première scène reprend exactement la photographie de l'affiche. Une femme, d'un âge assez avancé, très élégante, ouvre une porte lourde, sertie de la gueule imposante d'un lion, saisit un révolver et s'apprête à tirer sur les spectateurs que nous sommes. Le mystère s'abat sur le film, renforcé par un noir et blanc sobre, imposant, lumineux. Le réalisateur introduit un à un ses personnages : une femme politique qui vient d'obtenir un poste ministériel malgré l'échec cuisant de son parti, un couple de femmes dont l'une apprend qu'elle est enceinte, un homme en costume chic, un senior passionné de spiritualité et de relaxation etc. "The Party" c'est d'abord cette galerie de personnages, follement anglo-saxons. Le réalisateur refuse les coups de théâtre. Il filme des personnages bruts, provocateurs parfois, entiers, comme si dans cette heure se jouait tout le destin d'une vie. "The Party" est un film qui engage à rire. Mais le rire est mesuré, cynique, nuancé. Le réalisateur exècre la vulgarité et la facilité. Il filme la comédie des hommes, non pas comme sur une scène malgré les dialogues pour le coup très théâtraux, mais parce que le cinéma, c'est d'abord ça : raconter le monde comme une farce attachante et poétique.
Ce psychodrame pour happy few (intellos/bobos british des 3e/4e âges, plus un "intrus", trader et beau gosse - et une Arlésienne, "Marianne"), resserré sur une réception ad hoc pour quartier huppé londonien (célébrer l'apogée de la carrière politique de la maîtresse de maison - breaking news du jour) m'a paru hautement délectable. Une satire faisant mouche à chaque plan, chaque réplique, chaque situation - 1 h 10 jubilatoire ! L'adultère bourgeois (toiletté au "genre"), dans un noir et blanc classieux, avec des interprètes au top : à voir (voire revoir - rarement autant ri ces temps derniers...).
Jubilatoire et "so british". Huit clos autour de la nomination de Janet, future ministre de la santé du "shadow cabinet" . Une annonce surprenante entraine une suite de rebondissements dignes d'une bonne comédie de boulevard. Le noir et blanc accentue le côté théâtral et les prises de vue souligne les dialogues bien sciselés. Beaucoup d'humour "british, of course" et de facéties.
Ce moyen métrage ne vise pas l'excellence. Mais on revoit toujours avec plaisir ce jeu de quilles au démarrage innocent et au final inachevé qui laisse notre imagination poursuivre le dégommage en règle des conventions en place. anglophobes s'abstenir. TV2 - février 2020 Les amateurs d’humour british doivent courir voir ce film jubilatoire, servis par une demi-douzaine d’acteurs chevronnés et bien choisis. Kristin Scott-Thomas est une locomotive qui n’a pas rougir de ses wagons ! Ce petit huis-clos théâtral, mélange de comédie, de ragots intellectuels, de thèmes tendances, de révélations tragiques, supporte parfaitement une photo en noir et blanc, laquelle donne beaucoup de réalisme aux expressions des personnages. L’intrigue est intemporelle et à la limite sans importance. Un cinéma facile d’accès mais inventif, libre des conventions, qui nous renvoie dans la figure nos postures, nos grandes déclarations et la petitesse de nos réalisations. L’autodérision est une spécialité britannique qu’un certain nombre de critiques ne s’abaissent pas à connaitre et encore moins à pratiquer. The party en est truffée, au moins vous êtes prévenus ! Cinéma vo - septembre 2017
Huis clos très british avec tout ce que cela implique d'humour grinçant, le tout servi par une excellente distribution. La séquence où le mari est à terre est un peu trop longue et le dénouement un peu prévisible.... dommage !
Une petite intrusion "jubilatoire" dans l'intimité d'une poignée d'amis d'intellectuels de gauche anglais réunis pour fêter la nomination de l'une d'entre eux, Janet, l'excellentissime Kristin Scott Thomas, au poste de ministre de la santé du cabinet fantôme britannique. Par petits craquements, le vernis de l'entre-soi et de la bienséance finit par exploser en mille morceaux. L'humour, le fameux "understatement", n'est jamais absent. Tout finit par voler, les mensonges par révéler la vraie face de ces intellos de gauche embourgeoisés, la maladie et la mort qui exorcisent les dernières convenances. C'est à une farce rondement menée, sans temps mort et avec une distribution éblouissante que nous convie Sally porter, la réalisatrice qui semble bien connaitre ce petit milieu.
C'est un film court, efficace, dont chacun des personnages, portés par d'excellents acteurs, montrent finalement son vrai visage et on se surprend, pendant un long moment ensuite, à juste sourire comme ça, parce que clairement, c'est cocasse, c'est drôle, c'est surprenant. Un vrai bon moment en 70 minutes !