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Emmanuel LHostis
91 critiques
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4,0
Publiée le 10 janvier 2026
Une leçon de vie et de souvenirs. Une magie disparue tout ce que la main n'atteint pas est un leurre. La photo numérique bien que pratique a tué la photographie. Oh je sais que l'on est plus au temps de Nicephore Niepse. Mais la photo papier est un incontournable souvenir
J'ai dormi ! Le film, malgré une distribution extraordinaire. ne parvient absolument pas à convaincre. C'est encore une bien piètre démonstration d'une production de masse !
Très beau road movie, tout en sobriété et en humilité. Beau trio d'acteurs à l'affiche, qui arrivent à rendre les personnages touchants. La bande originale est sympa et le film bien que prévisible se regarde agréablement de bout en bout. Une belle surprise.
L'histoire en elle même est assez anecdotique mais les musiques sont vraiment sympathiques, les acteurs qui sont très bien et ont une bonne alchimie entre eux et les scènes quand ils roulent en voiture sont dépaysante, qui fait que le film est un bon divertissement.
Kodachrome c'est l'histoire d'une pellicule célèbre parce qu'elle a donné son nom à une époque, une couleur, un type de photographies, souvent prises en 35mm. C'est aussi l'histoire d'un appareil photo le Leïca M4-P dans le film, et son chargement spécial. Au bout des objets, c'est l'histoire d'un photographe qui a conservé quatre pellicules et qui va traverser les Etats-Unis pour les faire développer. En France, on peut aller d'un bout à l'autre du pays en moins d'un jour, mais aux Etats-Unis, il faut une semaine pour rejoindre ce coin perdu du Kansas, la dernière boutique qui développe le Kodachrome. Pour celles et ceux qui ne le savent pas, le développement du Kodachrome nécessite des bains spéciaux, différents de l'Ektachrome. Mais le rendu n'est pas le même non plus. Aujourd'hui qui fait encore des diapositives ? Ensuite, c'est l'histoire d'un père absent qui va essayer de renouer avec son fils : héritage, pardon, transmission, dialogue, dans ce films à huis clos, parce que beaucoup de scènes se passent en voiture, et qu'il y a peu d'acteurs. Ed Harris est un excellent acteur.
Film sans prétention je pense qui fait plus penser à un téléfilm qu'autre chose. Le casting nous permet quand-meme de savoir qu'il s'agit bien d'un film ordinaire.
L'histoire est vue et revue ( le père insupportable en quête de rédemption avec son fils qui le déteste) . On connait la fin dès le début malgré tout on apprécie des dialogues ciselés et qui font souvent mouche. La durée est relativement courte si bien que l'ennui ne pointe pas le bout de son nez.
Un casting avec un jeu d'acteur au dessus de la moyenne. Ça reste quand-meme très convenu mais c'est loin d'etre mauvais dans l'ensemble
« Kodachcrome » comme le nom de la célèbre pellicule de la marque Kodak du temps de la photo argentique ou comme la chanson de Paul Simon extraite de son album, « There goes rhymin’Simon » sorti en 1973. Le film éponyme réalisé en 2017 par Mark Raso s’inspire d’un article publié en 2010 dans le New York Times au sujet du photographe Steve McCurry qui apprenant que Kodak va abandonner la production de son célèbre film demande à la firme de lui réserver le dernier rouleau afin qu’il puisse graver dessus 36 photos mémorables qui célébreront la pellicule qui a fait sa renommée. Ed Harris interprète donc un photographe de réputation mondiale complétement inventé pour le film qui se sachant condamné par un cancer du foie entreprend de faire le voyage à Parsons dans le Kansas pour y développer dans le dernier laboratoire labellisé Kodachrome en fin d’activité, un vieux film qu’il tient à voir exposé après sa mort. Il demande à son fils (Jason Sudeikis) qu’il n’a pas vu depuis dix ans de l’accompagner pour ce dernier voyage. Le fils producteur de musique indépendant en difficulté a toujours vécu dans l’ombre de son père dont l’absence et l’égocentrisme ont nui au développement de son estime de soi et de la confiance qui en découle. Passées la présentation un peu convenue des personnages et la difficile acceptation de ces retrouvailles, s’engage un road movie assez décapant durant lequel Ben Ryder (Ed Harris) malgré sa position de faiblesse semble vouloir régler ses comptes avant de quitter ce monde. La visite chez son frère (Bruce Greenwood) et sa femme (Wendy Crewson) qui ont élevé son fils unique à la mort de sa mère est particulièrement éprouvante, montrant un homme ne voulant pas céder un pouce de terrain vis-à-vis de ceux qu’il pense à tort être ses contempteurs. S’assumer jusqu’au bout même dans le mépris telle semble être la ligne de conduite d’une vie passée à ne pas regarder autour de soi. Parfaitement interprété par Ed Harris dont la palette de jeu étendue s’accorde fort bien à ce rôle plutôt antipathique, « Kodachrome », malgré l’idylle un peu mièvre qui se noue entre le fils de Bruce et sa secrétaire personnelle mène une très bonne réflexion sur le narcissisme qui mine certains jusqu’à leur dernier souffle. Bruce ne trouvera le repos que quelques minutes avant de s’éteindre dans une confession certes poignante mais un peu vaine car ne gommant pas les renoncements et lâchetés de toute une vie.
Un film fort , solide ,sans temps mort , sur le thème intemporel de la rivalité père/ fils. Le duo d'acteurs fonctionne à merveille , on y croit . Et le scénario est assez original avec ce père bourru , égocentrique ,grand photographe de renom, qui a abandonné son fils après un divorce douloureux, Le fils étant plutôt un looser , à la recherche de lui même. Les retrouvailles seront très difficiles. Et l'idée de ce road- movie à la recherche du dernier labo US de Kodachrome , est formidable. On y croit . Et c'est aussi d’une grande nostalgie pour tous ceux qui ont connus le film argentique . En reprenant cette thématique de la disparition d’une technologie, qui devient une allégorie de la mort , de la fin du monde pour le film Kodak , puis pour chaque individu.. Très astucieux , très fort, beaucoup d'émotion , mais bien maîtrisée, juste.
Il s'agit d'un road movie tout à fait classique où des personnages à la relation dysfonctionnelle vont se rapprocher. Bon, l'intérêt réside surtout dans le charisme des 3 acteurs principaux qui nous entraînent réellement dans l'histoire. Note amusante : scène de voiture où on voit clairement qu'ils roulent à 2km/h.
Un film attachant, car on y retrouve un Ed Harris, tout en retenu mais avec une présence incroyable. L'histoire est relativement simple, et assez commune, mais, cela fonctionne, car on s'attache vite aux personnages et à leur histoire. On sait dès le départ où cela va nous emmener mais, on tombe quand même sous le charme et les scènes de pure sentimentalisme fonctionne aussi.
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2,5
Publiée le 3 novembre 2020
Un père et un fils étranges partant en road trip n'est pas un matériau entièrement nouveau. Jason Sudeikis pour une raison quelconque ressemble toujours à un monsieur je sais tous comme dans beaucoup de ses rôles et on se demande s'il a d'autres expressions faciales ou une profondeur émotionnelle car il semble toujours être la même personne dans tous ses rôles. Si vous êtes un baby-boomer comme moi vous ressentirez la nostalgie que nous avons avant une photo. Il y a quelque chose de magique dans le fonctionnement des anciennes caméras et dans la mise en place de la pellicule. En effet c'étaient les jours anciens. Mais vous saurez ce qui se passe dans ce film prévisible bien qu'il contienne encore des éléments charmants. Kodachrome est un petit film juste moyen...
un bon film avec de trés bon acteurs ou la faim n'a pas de surprise particuliére parcqu'on la devine,mais la musique est trop top ce qui fait que j'ai super apprécié.mention spécial pour ed harris quand méme
Ce film n’a certes pas une histoire des plus originale, mais c’est fou ce qu’il est efficace et émouvant. Il faut dire on a un casting de rêve ! Jason Sudeikis en fils détruit par son père est touchant. Lui que j’avais connu dans des comédies comme LES MILLER, UNE FAMILLE EN HERBE m’a beaucoup impressionné. Ed Harris est plus habitué à ce genre de rôle et le fait toujours à merveille. Ses répliques acerbes d’un homme au bord de la mort, lui donne vraiment le rôle du salaud que l’on aime haïr. Et que dire de ma chouchou Elizabeth Olsen qui m’avait déjà conquis cette semaine dans AVENGERS : INFINITY WAR, elle est vraiment poignante en voulant ressouder une relation père-fils défaite par le temps. On est donc les spectateurs attentifs de cette histoire familiale voué à l’échec mais à laquelle on veut croire. On comprendra ce qui rend Ed Harris si aigris et Jason Sudeikis si vulnérable avec Elizabeth Olsen en fusible de situation souvent explosive. Après, il est vrai que le scénario est extrêmement prévisible mais cela ne gâche pas vraiment le plaisir. Car ici, c’est vraiment dans les échanges entre les protagonistes et leur jeu que va se crée la magie dramatique. Avec KODACHROME, on aurait pu avoir un drame banal comme plein d’autre mais grâce à une interprétation en or et des dialogues percutants, on se retrouve avec un film de grande qualité.
Sur une idée vue et revue (un dernier geste de réconciliation), on a le film auquel on s'attendait, un mélo "regardable" mais un peu convenu et qui manque cruellement d'originalité. On dirait une espèce de "Le terminal" façon roadmovie. Au fil du temps, la caricature s'efface peu à peu avec quelques beaux moments qui sauvent le film. Après une majeure partie à cabotiner en gamin insupportable Ed Harris nous offre une scène touchante en toute fin du film. Ouf ! Grâce à cela et à la belle composition d'Elizabeth Olsen (que j'avais adorée dans "Wind River") on se dit qu'on a partagé une belle histoire. Personnellement, je trouve la prestation de Jason Sudeikis peu convaincante (surtout en version française). Amateur de photographie, en particulier argentique, je pense que cette histoire aurait mérité un traitement un peu plus subtil. Ce film sur la fin d'une époque était l'occasion de faire un film un peu moins "hollywoodien" et davantage mélancolique et introspectif comme le cinéma indépendant américain peut en offrir.