Le Poirier sauvage
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benjilamalice
benjilamalice

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4,0
Publiée le 12 septembre 2018
« Le Poirier Sauvage » est un film qui prend le temps de la nuance en développant des scènes de dialogues assez fleuves sur de grands sujets nécessitant de ne pas être traités par-dessus la jambe ( à chacune des rencontres du personnage principal correspond des thèmes comme la religion, la création (littéraire), l’amour, la vie, la famille, … ).

L’originalité du métrage est que le personnage principal de Sinan que l’on suit durant tout le film est loin de nous être sympathique. Il se définit comme « écrivain misanthrope », ce qui le fait se sentir faussement supérieur à ceux qui l’entourent ( son père dont il semble avoir digéré le déclin de respectabilité, l’écrivain « populaire » dont il dénigre à demi-mot le succès basé sur des recettes parlant à un spectre plus large de personnes mais en s’oubliant en tant que personne, les imams qu’il pousse dans leurs retranchements et contradictions notamment sur la question de la liberté totale de l’individu qu’interdirait toute doctrine religieuse, un amour d’enfance inassouvi dont il se moque a posteriori, l’ex petit-ami de cette dernière dont il s’amuse de la séparation, sa mère et l’amour inconditionnel qu’elle porte à son mari malgré ses défauts, … ).

La critique serait trop longue et laisserait peu de surprises si j’évoquais tous les thèmes et ramifications de ces derniers. Je peux parler de celui omniprésent de la recherche d’identité ( que présente-t-on de soi aux autres ? demande Sinan à l’auteur populaire ). Est-ce que se présenter dans sa vérité intéresse les autres ? si l’on prend en compte le roman semi autobiographique de Sinan.
Il y a bien sûr le rapport au père qui est prégnant. De cela ressort un autre processus dans la narration qui est celui de la redéfinition constante des personnages qui ne restent jamais dans une caricature et dont la représentation que les autres se font d’eux évoluent. C’est une des forces du film.

Sinan veut que son livre suscite une réaction. N’importe laquelle ( Polémique ? Succès ? Critiques négatives ?... ) mais une réaction. D’où le thème de la reconnaissance des autres qui semble important. En effet, Sinan a longtemps été considéré comme anormal, fou, spécial, différent par les autres. C’est en s’enfermant dans ce refus de la généralisation qu’il a développé les défauts qui sont les siens. Mais il se rend compte qu’il ne peut tirer que peu de choses de cette attitude auto-centrée et qu’il doit s’inclure dans un collectif ( une des leçons de son père ).

Un mot rapide sur les paysages magnifiés et la Nature mise en avant ( l’usage des plans séquences permet au film de ne pas être poseur ). Ces derniers apportent de la vie et du mouvement aux corps des personnages. Ils sont immuables. Il y a aussi de façon discrète le passage d’animaux qui ont leur rôle à jouer dans le destin et le caractère des personnages.

Pour dire de terminer cette critique forcément incomplète, le film mérite que l’on s’y penche, notamment du fait qu’il possède un rythme qui fait du bien dans la frénésie du cinéma standard actuel. Ce tempo est parfaitement adapté aux propos exigeants mais non pédants ( le passage sur la religion est sûrement celui qui demande le plus d’attention ). Il demande donc que l’on prenne son temps et que l’on soit dans une bonne disposition de l’esprit.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2018
Certes, l'envie personnelle de mieux connaitre la Turquie m'avait instillé un état de bienveillance pour aborder ce long film. Mais plus probablement, l'incontestable qualité de la mise en scène de Bilge Ceylan, sa finesse d'analyse des situations sont les véritables raisons pour lesquelles, je n'ai pas vu passer les trois heures de la projection .

Le poirier sauvage, cet arbre qui pousse dans un terrain aride, est un solitaire comme nos principaux protagonistes, le père et le fils. La région des Dardanelles, sa position stratégique depuis l'époque de la Cité de Troie, donne un cadre authentique, à bonne distance de la tentaculaire Istanbul. Les paysages aux alentours sont sublimement mis en valeur par la photographie..

Nous sommes dans une petite ville sans intérêt, mais où l'on bosse pour s'en sortir, plutôt que de suivre de longues études théoriques, comme le raconte ce petit patron du BTP, opposant une fin de non-recevoir à l'apprenti-écrivain en recherche de sponsor pour publier.

Cette scène, comme plusieurs autres (le mariage "arrangé" de la copine de lycée, la discussion théologique entre les deux imams)porte un regard acéré sur les tensions qui traversent la Turquie. Se déterminer seul, ou s'abandonner au destin guidé par Allah. Ceylan nous invite dans d'alambiquées réflexions typiquement orientales, avec un sens de la répartie, de la joute orale, et en s'appuyant sur la connaissance de grands textes historiques et religieux.

Ceylan centre son récit essentiellement sur le rapport entre deux hommes, deux vies de solitude, le fils et son père, sans ignorer complètement le personnage de la mère, désespérée, mais lucide: "il (son mari) nous ruine, mais ce pourrait être pire tel boire ou me frapper!"

Ce n'est pas la première fois que l'on traite sur grand écran le rapport père-fils . Le fils Sinan est horripilant de par sa misanthropie rebutante, et pourtant, il reste touchant dans la recherche de sa propre voie de sortie. Sa confrontation avec l'écrivain régional à succès est déroutante, mais oh combien réaliste.

Le père Idris assume les conséquences de son addiction au jeu. Il en a gardé une certaine liberté de pensée et un fatalisme qui rend supportable la misère économique de son quotidien. Nuri Ceylan nous entraîne sur les chemins de la rédemption possible entre les générations, sur l'acceptation que les chiens ne font pas des chats, et qu'un homme ne saurait rarement renier son sang. Ecrire, c'est donné à pas mal de monde, être lu, c'est plus rare, et par son géniteur cela devient inestimable. Filmé magistralement, les fruits du poirier sont d'une délicate saveur. Cinema - septembre 2018
silvana A.
silvana A.

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5,0
Publiée le 8 septembre 2018
Je n'ai pas vu passer les trois heures. La caméra porte un regard émerveillé sur la vie quotidienne et bienveillant sur nos drames quotidiens. Très belles images, beau cadrage.
blacktide
blacktide

79 abonnés 795 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2018
Summer Sleep

Il est un fruit qui semble épouser les formes de l’existence : la Poire Sauvage et sa sublime imperfection. Difforme, âpre et dure, elle se cueille ainsi, pour devenir confiture, et libérer ses saveurs, son récit. La croquer, la goûter, c’est un peu comme approcher le Cinéma de Nuri Bilge Ceylan, nourri aux souvenirs, à la grâce des mots et à la spontanéité : un cinéma d’évidences dans l’approximation, d’exceptions dans les irrégularités, de questionnements en logorrhée et de recherche de saveurs perdues.

Des premières neiges aux feuillages caressés par le vent, Ceylan manipule le temps, le scelle pour mieux en faire mûrir le fruit, cette création pleine de langueur, mon-automne, et de résignation, où les cœurs s’ennuient, et s’emplissent de peines. Le Poirier Sauvage est une œuvre fantomatique où le verbe règne sur un temps qui vacille. Le vertige nous gagne, les mots bourgeonnent et chutent comme autant de feuilles sur l’arbre de la Vie.

Chaque scène est habitée par cette quête de la vérité, dans un tourbillon de rencontres d’éloquence et d’échanges étonnants. Sinan doute, bavarde dans le néant, et se confronte aux débats de son époque et de tout temps. Ceylan y questionne à travers l’égarement de son personnage, la religion, la création, l'écriture, l’identité collective, les traditions, l'argent, etc. Comme pour chercher un sens à la vie, cette chienne de vie, où le temps s'épuise comme un chien s'enfuit.

Son geste se morcelle en décors, et les interrogations deviennent des lieux, semblables à un découpage du souvenir : dans les pierres rurales et l’arborescence du passé, Sinan découvre, trébuche, se rappelle, cherche querelle et se perd dans l’évocation de ce réel délaissé. A l’image de cette scène ombragée, d’une jeune fille tout juste sortie d’un songe ; à la faveur de l’automne, là où revient la douce mélancolie des âmes esseulées, et des amours recalés.

L’échange tourne au sublime, alors que la beauté s’immisce dans le dévoilement saisonnier. Arborescence pour un amour impossible ? Car le bonheur n’est qu’éphémère quand le poids des traditions asphyxie la pureté des émotions. Une communion avec son passé, le temps d'un baiser sous un arbre, ou de ces Week-ends à la campagne.

Le Poirier Sauvage invite à la confrontation, des Images en plan large et des mots inaccessibles. Paradoxal, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un personnage-auteur qui ne comprend pas le monde qui l’entoure : l’incompréhension se mêle à ses déplacements, et Sinan n’accède jamais à ce dévoilement. Le Poirier Sauvage figure l’errance dans la vie comme l'on écrit un roman : des maux comme liant, des fulgurances dans la formule, des personnages blessés et tourmentés, des divagations existentielles. Un réel d’impasses qui ne guérit qu’au moment de l’épilogue (ou pas), de dédicaces maternelles en silences de pendu.

Puisqu’il n’y a aucune échappatoire : les puits se creusent sans eau, les romans s'écrivent sans lecteurs, les mariages se font sans amour. Mais au final, l'espoir semble s'immiscer pour un père et son fils, relation qui permet à la sensibilité de percer la froideur générale de l’œuvre : quelques paroles finales, simples, et un morceau de journal plié dans un portefeuille, suffisent pour révéler le cœur derrière l’apparence. La satisfaction d’avoir un lecteur, et creuser toujours plus profond jusqu'à ce que jaillisse l'amour.

Car Le Poirier Sauvage est un film sur l’importance du regard (celui du cinéaste, de Sinan, ou du nôtre). Il y est maintes fois question de ces Images impossibles à capturer, notamment pour l’auteur et son livre éponyme : écrire pour capter l'insaisissable, à condition qu'on le voit. Les plans se nimbent alors de ces visions poétiques, de cette avalanche de symboles, et de cette nature sublimée par une photographie renversante. Il est d’ailleurs dommage de constater que Ceylan ait privilégié la parole de ses comédiens plutôt que celle de ses Images.

Les opinions s’entrechoquent tout au long de l’œuvre de Ceylan : qu’il s’agisse de débats entre Imams ou d’altercations littéraires, celles-ci sont voués à chaque fois à la rupture, et n’aboutissent presque jamais à un consensus ou à un règlement. Tout comme la beauté qui se rompt sous l’étirement des conversations, et le foisonnement des idées. Puisque la démesure s’appose sur le film de Ceylan, et à pareille logorrhée, son geste agace plus qu’il ne bouleverse ou passionne. Les longueurs s'accumulent comme une vie d'errance, de vacuité et de néant. Modeste de critique, écriture d'artifices, ma compréhension s’égare, quelque part, dans les égarements de ce Poirier Sauvage, et de son fruit aussi goûteux qu’un somnifère parfumé à la philosophie.

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lancelo25
lancelo25

38 abonnés 89 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 mars 2023
Autant Winter Sleep pouvait être hypnotique et captivant malgré sa durée de 3 heures, autant Le Poirier Sauvage se révèle particulièrement crispant. En effet, le protagoniste, le fils de famille, passe son temps à critiquer et dénigrer tout et tout le monde, il envahit ainsi le film de son aigreur et le rend insupportable. J’ai donc quitté la salle après 2h30 de film. En effet, dans la vraie vie on ne supporterait pas d’écouter quelqu’un dans la plainte et la critique permanente pendant 3 heures durant, donc s’enfermer dans une salle de cinéma pour cela relève du pur supplice.
Certaines fulgurances dans les dialogues peuvent faire penser que le film va évoluer vers une analyse métaphysique de la vie mais ces passages sont très brefs et illusoires.
Il vous faudra beaucoup d’empathie et de tolérance pour supporter autant d’antipathie, d’intolérance et d’aigreur.
fredandblack
fredandblack

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2018
Un film éblouissant. Quel talent ce réalisateur, qui de film en film, impressionne de plus en plus !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2018
Nuri Bilge Ceylan, un des chouchous cannois du moment, revient avec UN nouveau film fleuve de 3h10.Déjà Palmé avec « Winter sleep » en 2014 et auréolé du Grand Prix en 2011 avec « Il était une fois en Anatolie ». Le réalisateur est un lettré et sa filmographie en témoigne avec une écriture opulente et précise. Lecteur de Tchekhov et Dostoievski, ses films sont jalonnés de tunnels bavards s’étirant à l’infini. Les échanges dans ce film comme dans le très dense « Winter sleep » sont d’une intelligence fine ; et c’est le même reproche qui en découle, Ceylan fait-il du cinéma ou de la littérature ? Mais que son questionnement sur la filiation et l’hérédité est riche. Sinan, son personnage principal, a un égo surdimensionné et une assurance sans faille. Pour construire ce personnage Ceylan structure son film comme un road movie durant lequel différentes figures locales et familiales vont s’opposer à Sinan dans des dialogues amples. Ce procédé est empreint de lourdeur sur la durée et contraste avec la finesse des dialogues. Mais l’opposition la plus franche à laquelle il se confronte, au délà des joutes verbales stériles auxquelles il se livre, est celle qui l’oppose à son père. Jusqu’à un épilogue renversant durant lequel Sinan prend une leçon de vie. Final durant lequel Ceylan boucle sa démonstration avec force : la construction de Sinan en tant qu’adulte doit se conjuguer avec son héritage ; même si on réprouve souvent les traits de caractère de ses parents, on les reproduit tout de même malgré soit. Mais pour en arriver là, il faut en passer par un effort d’attention important. A voir, mais sous la forme de deux films de 1h30 afin d’éviter l’épuisement.
tout-un-cinema.blogspot.fr
lara crid
lara crid

81 abonnés 123 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2018
Un film d’une grande intensité qui interroge la filiation en même temps qu’il ouvre une réflexion sur la culture d’un pays enlisé dans un conservatisme religieux pesant. Après l’excellent Winter Sleep, NBC poursuit sa quête de sens en élargissant le questionnement à l’extérieur de la famille. Sinan, jeune diplômé est de retour chez lui, il cherche un travail tout en nourrissant l’espoir de publier son roman Le Poirier Sauvage. Chaque rencontre avec des personnages, est l’occasion d’une âpre confrontation. Les dialogues sont très profonds, riches, conférant une dimension très littéraire au film. Chacun vient lui ôter une illusion : l’amour n’apporte que souffrance, il n’aura pas l’argent pour publier à compte d’auteur, les écrivains ne sont en fait que de viles êtres humains. Il va d’échec en échec, souvent résigné. Personne pour entendre ses idées progressistes. Sinan est le Lucien des IIlusions perdues, en moins beau, en plus entêté - il n’hésite pas à prendre de haut l’écrivain connu dont l’affiche, au moment où il apprend que son livre ne s’est pas vendu, sonne comme une revanche pleine d’ironie. Le passé et le futur ne cessent de s’interroger, mais aucun ne gagne en témoigne la fin, celle du puits sans fin qui suggère l’éternel recommencement.
bbnut
bbnut

12 abonnés 79 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2018
Magnifique film que celui-ci. Tout prend sens avec la durée (des plans, de l'histoire, du temps qui passe) et je me suis retrouvé plusieurs fois avec la sensation de voir porté sur l'écran un chef d'oeuvre de la littérature.
Le cinéma de Ceylan n'a rien à voir avec celui qu'on balance tous les mercredis sur les écrans. Il est au contraire d'une grande ampleur et porte sur l'existence et sur ces personnages le regard d'un dramaturge hors pair, à l'égal de Bergman ou de Tchekhov.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 août 2018
Un film d’une grande intensité qui interroge la filiation en même temps qu’il ouvre une réflexion sur la culture d’un pays enlisé dans un conservatisme religieux pesant. Après l’excellent Winter Sleep, NBC poursuit sa quête de sens en élargissant le questionnement à l’extérieur de la famille. Sinan, jeune diplômé est de retour chez lui, il cherche un travail tout en nourrissant l’espoir de publier son roman Le Poirier Sauvage. Chaque rencontre avec des personnages, est l’occasion d’une âpre confrontation. Les dialogues sont très profonds, riches conférant une dimension très littéraire au film. Chacun vient lui ôter une illusion : il n’aura pas l’argent pour publier à compte d’auteur, les écrivains ne sont en fait que des êtres humains. Il va d’échec en échec, souvent résigné. Personne pour entendre ses idées progressistes. Sinan est le Lucien des IIlusions perdues, en moins beau, en plus entêté - il n’hésite pas à prendre de haut l’écrivain connu dont l’affiche, au moment où il apprend que son livre ne s’est pas vendu, sonne comme une revanche pleine d’ironie. Le passé et le futur ne cessent de s’interroger, mais aucun ne gagne en témoigne la dernière image où le fils, après s’être moqué des vains travaux de son père, pioche dans un puits sans fin.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2018
En une vingtaine d’années, patiemment, Nuri Bilge Ceylan a bâti une œuvre cinématographique déjà monumentale et maintes fois primée : près de cent prix obtenus dans divers festivals. La reconnaissance internationale du cinéaste turc est désormais définitivement acquise notamment depuis Winter sleep, lauréat de la palme d’Or du festival de Cannes 2014. Quatre ans plus tard, Ceylan ajoute une pierre gravée Le poirier sauvage à son Panthéon cinématographique. Dans la lignée des précédents films du réalisateur, ce long-métrage est pétri de qualités mais fait aussi apparaître quelques faiblesses de construction. Non, Le poirier sauvage n’est et ne sera pas la clé de voûte de l’édifice précité. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Jean-Marc P.
Jean-Marc P.

37 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2018
Ceylan poursuit une oeuvre qui parle tant de son pays, du rapport à la filiation et aux origines, avec maestria et une beauté presque onirique. Qu'il est haut porté ce cinéma là.
alexandre75
alexandre75

14 abonnés 122 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 août 2018
J'avais adoré "Winter sleep" où l'on ne voyait pas le temps passer... Las, "le poirier sauvage" est d'un ennui... inouï pendant les 2 premières heures et ne "décolle " vraiment que lors de la dernière heure ! Tout ça pour ça. Non, ce film hélas ne présente aucun intérêt. Dommage
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 août 2018
film réaliste d'une Turquie en mutation. il traite des relations humaines entre les différents protagonistes tant sur le plan personnel et affectif que sur le plan social et collectif.le poids de la religion marque aussi ces relations.
celles-ci sont complexes la relation pere fils est a la fois brute et subtile. les relations amoureuses sont traités avec pudeur.
missfanfan
missfanfan

111 abonnés 885 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 août 2018
Pour la fan de cinéma Turc et du metteur en scène que je suis , une fois de plus je n'ai pas été déçue , le film peu sembler long ( surtout en version originale pas de version Française ) eh bien non on ne s'ennuient pas une seconde , les paysages sont magnifiquement filmés et les acteurs excellent film pour un public averti n'y allez pas part curiosité vous risquez de vous y ennuyer , car ce qui peu sembler court pour certains peu sembler très très long pour d'autres bref pour moi un grand moment de cinéma à consommer sans modération
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