Malgré la lassitude de Christopher Lee pour le rôle de Dracula le voici dans un nouveau opus Une Messe pour Dracula, il est vrai qu'il semble légèrement fatigué par ce rôle mais Lee fait toujours son effet dans la cape du de ce vampirique Comte. Une Messe pour Dracula fait partie des bons films de la série notamment grâce à la qualité de la mise en scène qui a su installer une certaine noirceur de plus la musique de James Bernard sert toujours aussi bien ce film comme pour les autres Dracula d'ailleurs. L'histoire est pas mal et la scène de la messe noire fait son effet. Du très bon cinéma de série B avec la participation de Geoffrey Keen (le patron de 007) excellent dans la peau d'un tyrannique chef de famille.
Un nouvel opus qui m'a un peu déçu... Il prend déjà le parti d'oublier la précédente aventure de Dracula (alors qu'il y avait moyen d'inclure parfaitement l'opus précédent à la chaîne de films). Je ne suis pas contre ce type de choix, mais le problème, c'est que j'ai adoré le précédent. Mis à part cela, les grandes caractéristiques d'un Dracula. Une mise en scène soignée (les décors sont comme à l'accoutumée magnifiques), des acteurs plutôt bon, et une intrigue qui se révèle intéressante (de riches personnages se servent du sang de Dracula pour un rite pas très catholique, ce qui leur vaudra une mort certaine). Un thème nouveau donc, mais qu'on aurait aimé voir plus ambitieux. Malgré une mort plutôt efficace en effet spécial, je n'ai pas trouvé mon compte dans ce film. Dommage.
Après avoir enchanté les fans du genre avec deux épisodes de haute volée ("Le cauchemar de Dracula" et "Dracula prince des ténèbres"), la Hammer commençait à montrer quelques signes d’essoufflement avec "Dracula et les femmes"… ce que "Une messe pour Dracula" vient confirmer. Non pas que le film soit mauvais (il est même supérieur à son prédécesseur à bien des niveaux, à commencer par son scénario et la qualité des seconds rôles), c’est juste qu’il porte les stigmates des motivations purement mercantiles de ses producteurs qui se montrent bien plus soucieux de faire rentrer de l’argent (en épuisant leurs lucratives sagas) que de faire preuve d’audace et d’originalité. On retrouve, donc, les mêmes ficelles spoiler: (Dracula qui ressuscite à nouveau, les filles du casting qui vont tomber sous son regard hypnotique, le jeune premier qui va tout faire pour sauver sa belle…) , agrémentées d’une violence plus frontale et d’une dose de sexe plus clairement affichéespoiler: (les danseuses nues, la jeune Lucy filmée comme un fantasme pour amateurs de jeune vierge…) . Et surtout, choix étonnant quand on sait les efforts que la Hammer a dû déployer pour le convaincre de rempiler dans le rôle-titre, on attend près despoiler: 45 minutes avant que Christopher Lee ne pointe ses crocs (exception faite de la rapide scène d’intro faisant le lien avec l’opus précédent). Ca fait long pour un film de vampire… Son arrivée ne brille, d’ailleurs, pas par sa subtilité et son interprétation n’est pas forcément la plus marquante de la saga. La faute en incombe, sans doute, à la lassitude de l’acteur (palpable) et aux dialogues dont il s’est vu armer (assez basiques même si Lee nous régale lorsqu’il se livre à son décompte de victime avec une diction à faire frissonner). Mais, surtout, Dracula a droit spoiler: à une mort assez risible qui ne fait pas honneur à son rang. Dès lors, spoiler: son absence pendant plus de la moitié du film constitue, paradoxalement, un des points forts du film puisque les scénaristes ont pu s'intéresser aux personnages dits secondaires (et qui sont, en réalité, les personnages principaux), à commencer par cette surprenante confrérie de notables à la recherche de plaisirs interdits (Geoffrey Keen, Peter Sallis et John Carson). Le portrait de ces trois personnages est gentiment grinçant envers la "bonne société" spoiler: (à titre, d’exemple, Hargood exige de sa fille un comportement irréprochable alors qu’il fréquente les bordels et assiste à une messe noire) et, surtout, étonnement dense… spoiler: surtout pour des victimes en devenir . Leurs enfants (dont Linda Hayden, Anthony Corlan et Isla Blair) sont, également, intéressants même si leurs liens avec leurs parents auraient gagné à être davantage exploités. Mais la bonne surprise du film, c’est incontestablement, la prestation fiévreuse de Ralph Bates, véritable révélation épatant de charisme. Il campe un dandy dépravé spoiler: (par qui la catastrophe va arriver) qui balaie tous les autres seconds rôles de la saga (à l’exception notable de l’indépassable Peter Cushing qui manque, décidemment, beaucoup à Dracula). spoiler: On ne peut que regretter qu’il disparaisse si vite de l’intrigue. C’est, d’ailleurs, à compter de sa mort que le film perd en intérêt ou, plutôt, qu’il redevient particulièrement classique. Pour le reste, "Une messe pour Dracula" peut toujours compter sur le charme des productions Hammer (décors à l’ancienne, image typique, musique de James Bernard…) même si la mise en scène de Peter Sasdy souffre de certaines longueurs et d’effets de mise en scène discutable (voir le zoom calqué sur le rythme cardiaque… qui reste moins ridicule que le halo rouge du précédent opus). Ce quatrième opus de l’ère Christopher Lee est, donc, parfaitement regardable mais ne permet pas à la saga de retrouver son éclat d’antan.