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Un visiteur
3,0
Publiée le 14 février 2019
Dans ce film produit par Netflix, Thomas Richardson est chargé de secourir sa soeur, kidnappée par une secte dans le but d’obtenir une rançon. Cette mission ne se déroule évidement pas avec simplicité et il découvre petit à petit les secrets sanglants de cette organisation. Coincé dans une secte religieuse, sur une île, au début du XXème siècle, l’idée fait déjà frissonner. Le scénariste et réalisateur Gareth Evans l’exploite plutôt intelligemment, combinant l’enquête du personnage principal et l’aspect terrifiant de son environnement.
Le réalisateur parvient effectivement à ne pas s’enfermer dans un aspect spécifique du genre horrifique. Dès que le spectateur se conforte dans l’idée qu’il sait à quel type de film il a à faire, ce dernier s’en détourne. Il épouse la vision subjective du protagoniste et s’amuse avec les attentes du public. Dan Stevens (Downton Abbey, Legion) est très bon dans ce rôle principal, qui lui correspond à merveille. A ses cotés Michael Sheen (The Queen, Alice aux pays des merveilles, Minuit à Paris) prouve encore une fois l’étendu de ses capacités d’interprétation. Le réalisateur Gallois choisi quant à lui de tourner son film au Pays de Galles, nous donnant à voir des paysages très beaux, qui abritent cependant des pratiques sinistres. La violence des images vient se heurter à leur beauté esthétique. L’ambiance malsaine mise en place culmine avec des scènes gores (relativement peu nombreuses et parfois purement gratuites). (lire la suite : https://cultureauxtrousses.com/2018/10/29/le-bon-apotre/)
Pour sauver sa sœur kidnappée par une secte insulaire dans le but d’obtenir une rançon, un homme dont le regard fou trahit un passé brisé de religion, s’y infiltre en totale improvisation. Il nous entraine sur l’ile qui sert à la fois de prison pour la communauté, de citadelle contre le reste du monde, et de terre-nation nourricière dirigée par les trois ex-fugitifs reconvertis en gourous. Une progressive et intéressante approche dévoile vite le fonctionnement sectaire, légitimant l’obéissance, la destruction des personnalités, la dictature du sexe et de la chasteté, la terreur et même la torture publique ou le meurtre, bien entendu basés sur les valeurs fondamentales, l’égalité obligatoire et la logique divine. Et puis la vitesse de croisière bascule en un tout autre rythme, submergé crescendo par l’angoisse, l’horreur, la violence et l’hémoglobine. On ne s’y attend pas, et le torrent d’aventures nous emporte dans un bon petit film d’action, d’horreur et de fantastique. Ne craignez surtout pas les mécanismes improbables de complicité, les incohérences techniques d’une scène sur l’autre, le flot d’abracadabrances et de monstruosités surnaturelles, évidemment, mais si vous êtes adeptes de terreur, de douleur, de folie et d’action, habilement baignées de sentimentalité et de rédemption personnelle, c’est pour vous ! Telle est la seule ambition de ce spectacle dont l’efficace mise en scène touche au but en nous cramponnant toute la soirée à nos accoudoirs.
Visuellement assez convaincant avec son image aux tonalités grises crades, "Le bon apôtre" sait aussi poser une ambiance lourde et inquiétante. Quelques scènes prenantes et sauvages relèvent un ensemble plutôt fade compte-tenue de la thématique, mais le principal défaut du film est qu'il ne s'embarrasse d'aucune explication sur toute la partie fantastique de l'histoire. On a donc l'impression de rester sur sa faim.
Le film demarrait plutot bien jusqu'à ce que ça parte en incohérence, scene ridicule et inutilement gore.. Pourtant il y avait moyen de faire un très très bon film avec l'idée de base.. Décevant.
Tres agreablement surpris , bon film. Bon jeu d’acteurs , bel environnement, une bonne intrigue. Legerement flippant mais pas trop , un peu gore mais pas trop
Gareth Evans est quand même le réalisateur du diptyque « The Raid » dont le second volet était un sommet du film d’action contemporain, voire l’une de ses plus grandes claques. Le voir s’atteler à la réalisation d’un film d’époque gore ne pouvait qu’attiser la curiosité. Malheureusement, les espoirs placés en « Le bon apôtre » ne sont pas récompensés. Le film peine vraiment à démarrer et la tension nécessaire à ce type de film n’est pas vraiment au rendez-vous. Ensuite, l’acteur principal est clairement mauvais, à côté de la plaque même, ce qui nuit à la crédibilité de l’ensemble. Mais ce qui gêne le plus est l’incursion dans la dernière partie d’un élément fantastique qui n’a rien à voir avec le propos du film, surtout qu’il reste obscur et sibyllin. Un élément pas forcément mauvais mais qui n’a rien à voir dans cette bobine et frise ici parfois le ridicule. Dommage, car la seconde heure du film est plus réussie et la critique du fanatisme religieux plutôt probante. Mais surtout, Evans nous livre quelques scènes gores particulièrement réussies mais arrivant trop tard et dans une œuvre trop bicéphale.
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Une réalisation de qualité avec des images superbes mais un scénario qui part dans tous les sens sans transmettre aucun propos cohérent ou dérouler une histoire digne de ce nom. Un raté malgré des moyens pour faire beaucoup mieux.
Avant de regarder ce film, j'ai un peu lu vos commentaires qui présentaient notamment l'aspect gore du film. Amateur d'horreur et de gore, je dois avouer que j'ai été un peu déçu de ce côté là. Ce film est correct, au niveau du suspens et de l'ambiance un peu glauque. Un peu violent sur certaines scènes, avouons-le, mais pas gore du tout ! Le scénario laisse un peu à désirer, quelques lenteurs à noter, mais les acteurs sont plutôt bons et jouent très bien leur rôle. Globalement, j'ai passé un bon moment.
Un film Intense, voir insupportable par moment, et j'insiste... Cela n'enlève en rien son exceptionnelle qualité. Tout y est parfait. L'intrigue, les acteurs, les décors, l'ambiance, les cadrages... Mais c'est très éprouvant, violent. Il y a quelques plans absolument sublimes avec des traveling mémorables. En tant que spectateur, on prend vite place au sein de ce huis clos. Il va haut delà, même, d'un point de vue scénaristique, de ce dont on s'attend. Il y a des symbolique graphiques fortes, voir cauchemardesques. Le film évolue de manière exponentielle, il se métamorphose alors qu'on pourrait le croire statique en atteingnant l'abomination par moment, il faut l'avouer. Ce film est une expérience de grande qualité. Il a été signalé interdit aux moins de 18ans (norme française ?), Et cela se comprend, il nécessite un recul suffisant. A voir absolument.
Exit l’Indonésie, Gareth Evans en a fini avec cet environnement sauvage et compte explorer des mystères plus spirituels. Si on lui devait des louanges pour les excellentes chorégraphies et l’adrénaline dans le combat, c’est essentiellement dû à son cadrage impeccable et il nous donne de nouveau un aperçu de son talent. Mais en quoi son implication chez Netflix suscite tant d’engouement ? L’ambiance glauque et empreinte d’un sentiment de brutalité passif est à souligner dans cette réalisation qui prendra soin de lisser le mysticisme.
Dès l’ouverture, le cadre et les effets de style ne nous lâchent pas. Le doute, la pression et ce côté viscéral prendront rapidement de l’ampleur sur Thomas Richardson (Dan Stevens), dont on connaît les motivations, mais dont on ignore encore les enjeux. L’intrigue sait patienter afin de préserver le mystère et les péripéties qui viendront troubler le calme sur cette île isolée. Gouverné par l’esprit de secte et des dirigeants dont la foi occulte, leurs agissements, le héros devra faire preuve de créativité, à l’image du réalisateur qui en a dans la réserve. Le film se veut bestial, et bien qu’il change de registre, le destin des personnages est ambigu, aussi bien pour les bons que pour les mauvais. Et c’est sur cette frontière que l’on voyage pendant un premier acte très séquencé et rythmé autour des disparitions et des secrets de l’île.
Mais attention pour les âmes sensibles, car les flots d’hémoglobines s’amplifient au fur et à mesure, à juste titre. Le sang et la douleur justifient toute la tragédie et la violence envers son prochain. Il fait la différence entre le sacrifice et la purification, là où on ne l’attendait pas et là où la peur comme l’horreur nous tient à la gorge. Ce n’est pas faute d’essayer de passer par des actes atroces et on en compte plusieurs dans le lot, mais ils s’avèrent efficaces et comme pour les combats, l’adrénaline revient nous booster. Les enjeux prennent forme, mais ce n’est pas toujours avec subtilité, donc il faudra faire preuve de discernement faire à tant de souffrance, car l’intrigue en lui-même est une excursion vers la torture physique et psychologique.
Ainsi, « Le Bon Apôtre » (Apostle) a su épouser le gore et l’angoisse pour nous laisser là, face à ces personnages qui se révoltent. Ils défient l’autorité, la nature humaine et divine et finissent par se faire bousculer par leurs ambitions. Personne ne ressortira indemne de ce sentier, parsemé de pièges et autres offenses. La société établie au sein du village n’est d’ailleurs pas exclue de la balance et purge également sa peine pour le parti-pris ou pour la passivité dont il est coupable. La descente aux enfers n’est pas seulement induite, il sera question de saisir la foi et d’élever son âme au-dessus de son adversaire, ce malgré les contraintes et les vices que chacun porte en lui.
A mi chemin entre TheWickerMan et TheWitch, avec un vrai talent visuel, une ambiance poisseuse et un casting impeccable. Je lui reprocherai sa longueur, et quelques scènes insoutenables façon torture porn, mais on sort des sentiers battus et certains effets de réalisation sont tout bonnement incroyables.
Malgré une mise en scène efficace et une réalisation de qualité, je dois avouer que le film est assez décevant. Je pense que ce qui lui fait vraiment défaut, c'est son côté très artificiel. Le film manque clairement de cœur et d'âme, et cela se ressent du début à la fin. Le scénario est assez tordu et l'acteur principal n'est absolument pas convainquant... et c'est bien dommage car on sent une envie de bien faire.
On est dans un mélange où on passe ainsi au drame victorien, au thriller fantastique, au film d'horreur avec folie sectaire, sorcellerie et drame socio-psychologique. L'histoire est riche et passionnante même si ça manque de cohérence entre les différents niveaux de lecture. Il faut saluer l'audace de l'ensemble, une prise de risque pas complètement assurée mais terriblement jouissive. En conclusion le film n'offre assurément pas la qualité de son potentiel mais ça reste un très bon moment de folie collective. A voir. Site : Selenie
Même si je suis très déçu au final, ça mérite la moyenne pour la première moitié du film assez réussie, avec une ambiance réussie. Par contre, ça devient n'importe quoi par la suite, ou comment se tirer une balle dans le pied et faire oublier ce qui avait été bien fait...Dommage.