Seule la Terre
Note moyenne
4,2
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102 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 décembre 2017
Tres beau film, très touchant, tout en simplicité.
Si on devait le comparer on pourrait dire que c'est un mélange entre ´Tu ne tueras point' et ´Tom à la ferme'.
À voir!
Jorik V

1 366 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2017
Ce long-métrage n’est pas d’un abord facile. Il prend son temps, il est d’apparence austère et montre une histoire d’amour entre hommes aux ébats parfois très crus. Mais ce n’est pas le seul sujet du film puisqu’il entend ausculter aussi le monde agricole d’aujourd’hui en Angleterre. Pas les grandes exploitations modernisées mais plutôt les petites structures, les fermes familiales qui tentent de subsister face au monstre que peut représenter le soi-disant progrès (économique ou social). Un univers moribond comme partout ailleurs en Europe où il devient impossible pour une petite exploitation d’être viable comme le montre très bien un film qui sonne quelque peu le glas d’un certain monde agricole. Le constat est bien rendu mais sa représentation se heurte à trop de scènes répétitives et peu divertissantes. Récemment le francophone « Petit Paysan » était bien plus emballant sur un sujet voisin.

Francis Lee s’attarde peut-être plus que de raison sur le travail de la terre, ce qui occasionne beaucoup trop de longueurs et un rythme parfois languissant. « Seule la terre » prend son temps pour démarrer et n’hésite pas à s’habiller d’une esthétique sèche, âpre, à la limite de l’ascétisme formel. On retrouve cet aspect froid dans la relation que noue ce jeune paysan avec un ouvrier venu d’Europe de l’Est pour aider à la ferme. Une tonalité permise par le sujet et la nature de leur relation, en tout cas au début du film. Quand leurs sentiments deviennent plus forts, cette œuvre a beaucoup de mal à développer la chaleur nécessaire pour nous emporter dans le tourbillon de leur passion. Quand, enfin, cela arrive lors du très beau derniers tiers, on regrette que cela n’ait pas eu lieu plus tôt. Leur histoire d’amour devient plus prenante et la relation du jeune homme avec son père malade prend une tournure très émouvante. Une émotion jamais forcée mais juste qui aboutit à un final déchirant qui vulgarise l’amour gay de belle manière.

Si le côté rural et la relation entre deux hommes démontre des similitudes avec l’iconique « Secret de Brokeback Mountain », la ressemblance s’arrête là. Autre époque, autre problématique (l’acceptation de son homosexualité pour ce dernier) et autre esthétique (moins poétique chez les yankees et plus naturaliste ici) différencient les deux long-métrages. Cela n’empêche pas cet aspect plus réaliste dans la façon de filmer de rendre « Seule la terre » joli à regarder. Le travail de la terre et les plans sur la campagne du Yorkshire sont épurés mais souvent sublimes. Quant à la psychologie des personnages, elle est basée sur les non-dits; il y a très peu voire pas assez de dialogues, mais n’en demeure pas moins fouillée. On est donc face à une œuvre aux contours pas toujours agréables pour le spectateur mais qui a du cœur, avec juste de la difficulté à le montrer. Mais les deux sujets traités le sont avec une ferveur et une sincérité profonde.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mars 2018
❤ Très prometteur pour un premier film, la justesse du jeu des acteurs fait plaisir à voir. Dommage que l'ensemble soit quand même assez inégal.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 décembre 2017
ce film sensible émouvant et aussi d'une grande violence m'a beaucoup touché
on découvre le monde agricole d'un coin paumé de GB et l'histoire d'un jeune homme privé d'amour qui grâce à " l'étranger" va enfin découvrir l'amour.
très belles images
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 décembre 2017
Belle histoire intimiste sur l’univers gay agricole (anglais).
Sur fond de crise(s) agricole(s) (viabilité des petites exploitations vs grandes exploitations) et de la mobilité des travailleurs au sein de l’espace communautaire économique européenne péribrexit (devenir de l’agriculture britannique vs Reste de l’Europe vs reste du monde)
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

145 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2017
Film sensible, émouvant et très intime sur l'histoire d'amour entre un jeune paysan anglais et un travailleur agricole roumain, Seule la terre est aussi un portrait tendre et désabusé d'un Royaume-Uni des campagnes ayant connu des bouleversements complets depuis un demi-siècle, comme dans tous les pays d'Europe de l'ouest. Le long-métrage, qui, en creux, en dit beaucoup sur le monde d'aujourd'hui, offre aussi de nombreux plans mélancoliques sur les paysages du Yorkshire, dont le réalisateur est originaire. À la fois très actuel et intemporel.
velocio

1 555 abonnés 3 535 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2017
A 47 ans, pour son premier long métrage, le réalisateur anglais Francis Lee s’est attaché à peindre un monde qu’il connait bien, celui des paysans du Yorkshire, et il a tourné son film à 10 minutes de la ferme de ses parents, près de Keighley, là où il a passé sa jeunesse. Durant l’année 2017, "Seule la terre" a été présenté dans un très grand nombre de festivals et il a obtenu de nombreuses récompenses dont, chez nous, en septembre dernier, le Hitchcock d’Or du meilleur film britannique, la plus haute récompense du Festival de Dinard.

"Seule la terre" mélange avec justesse deux volets différents : la description particulièrement bien rendue du travail quotidien dans une ferme du Yorkshire et celle d’une relation homosexuelle qui s’établit entre deux jeunes hommes, représentant une forme de rédemption pour au moins l’un d’entre eux. Tout juste peut-on regretter que le réalisateur fasse preuve, parfois, d’un peu trop de complaisance dans sa description des rapports physiques entre les deux hommes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 décembre 2017
Film qui reste en mémoire après l’avoir vu en avant première il y a quelques semaines mais déjà un peu marre des raccourcis de quelques-uns uns qui le compare à Brokeback Mountain.

Ce chef d’œuvre de 2005 parlait surtout de l’empechement d’assumer là sexualité, c’etait un incroyable mélodrame, ce qui n’est pas le sujet de God’s Own Country.

Les personnages sont gays, ils l’assument et l’homophobie n’est pas en ligne de mire. Non, il s’agit d’un film sur l’apprétissage des sentiments, de la tendresse.

Tout n’est que réussite dans ce film. Les acteurs (seconds rôles compris) les paysages sublimes et bien sur le rendu sur la complexité des sentiments.

Un grand et beau film d’amour qui donne à réfléchir et qui contraste avec l’hyper exigence des relations du monde citadin ou l’œil frise en permanence, ou les tentations sont multiples ce qui en devient le mal du siècle en terme de célibat.

Ce film n’a pas volé les prix multiples qu’il a récolté en 2017 et il mériterait de continuera sa moisson en 2018.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 janvier 2018
Johnny (Josh O’Connor), jeune homme qui n’a pas appris à sourire, travaille du matin au soir dans la ferme familiale, paumée dans le paysage du fin fond de l’Angleterre. Sa grand-mère Deidre (Gemma Jones) et son père Martin (Ian Hart), malade et handicapé, comptent sur lui. Le jeune éleveur des moutons noie ses frustrations quotidiennes dans l’alcool et tente de les oublier par des relations sexuelles occasionnelles. Un jour, son père engage Gheorghe (Alec Secareanu), un saisonnier roumain, pour l’aider. Une relation intense, qui pourrait changer la vie de Johnny à jamais, naît entre les deux hommes.
J’ai découvert ce film en avant-première lors du Festival du film lesbien, gay, bi, trans, queer et de Paris, Chéries-Chéris. La séance suivie d’un débat avec le réalisateur Francis Lee m’a permis d’apprendre à connaître les intentions du metteur en scène.
L'histoire du premier long métrage du britannique se déroule dans la chaîne des Pennines, dans le Yorkshire, au nord de l'Angleterre. C'est la région où le réalisateur a grandi, son père y élève toujours des moutons. Et c'est le paysage lui-même qui a servi de point de départ de Seule la terre. L’environnement qui est indispensable pour comprendre le fonctionnement d’une personne isolée géographiquement et socialement, en l’occurrence Johnny qui a dû mettre toutes ses émotions de côté, dans une communauté où les gens sont trop fatigués après de longues journées d’un travail harassant pour « se chercher ».
Le fonctionnement qui est justifié aussi avec le travail de caméra — installée entre les personnages, pour qu’ils ne puissent jamais se soustraire au regard du spectateur. La caméra est continuellement du côté de Johnny, le personnage principal, presque toujours par-dessus son épaule. Au début du film, il est seul dans le cadre, et progressivement, comme dans l’histoire, il devient de moins en moins isolé. Les mouvements de caméra reflètent non seulement les paysages, mais aussi l’état émotionnel des protagonistes. En ce sens, le réalisateur a cherché, en compagnie du directeur de la photographie Joshua James Richards, dépeindre le bouleversement que Gheorghe introduit dans cet univers, sa façon de modifier cet environnement, d’apporter sa propre « lumière » dans ce monde sombre et insensible.
Trois mois avant le tournage Francis Lee a commencé à travailler avec les acteurs. Ce temps a servi à renforcer le lien entre eux. Cela a permis de construire une zone de confort visible parfaitement à l’écran. L'interprétation habitée de l’acteur principal, Josh O'Connor, récompensé d'un prix d'interprétation à Dinard, apporte beaucoup au film. Son visage s’illumine littéralement au fur et à mesure qu’il se rend à l’amour, qu’il chemine vers lui. À la fin, Johnny se fait beau comme un avenir, enfin, devenu possible. Le metteur en scène évite toutes les lourdeurs redoutées concernant les personnages secondaires. Le réalisateur porte aussi une attention particulière aux animaux, notamment lors d’une magnifique séquence : un geste de Gheorghe pour aider un agneau à survivre, qui commence dans le sang et finit dans la pure tendresse.
Le son fait partie essentielle du film. Francis Lee a travaillé l’image et le son en même temps au montage (avec Chris Wyatt). Il a construit un « paysage sonore » fait de sons naturels : le bruit du vent a été soigneusement orchestré, certains chants d’oiseaux, les bruits des moutons un par un, et le son du feu de camp ont été mûrement réfléchi. Tout a été fait pour que le son soit un élément à part entière de l’univers sombre et brutal du film. L’idée de composer une atmosphère avec une certaine texture, en utilisant le bruit du vent presque comme un chœur, qui tranche avec l’histoire profonde et émouvante qui se déroule dans ces lieux inhospitaliers. La musique de Dustin O’Halloran et Adam Wiltzie fait l’appel à ce paysage, gigantesque et oppressant.
Seule la terre a ceci de particulier qu'il s'agit d'un film à la fois classique et surprenant. A première vue, on croit avoir affaire aux films de coming out comme on en voyait dans les années 1990. Pourtant le vrai sujet est ailleurs. Le film raconte la difficulté de s'assumer dans un tel milieu — mais il raconte surtout l'apprentissage, à l'image de Moonlight (l’Oscar du meilleur film 2017, même si pour moi le meilleur film c’était bien Manchester by the Sea), d'une autre masculinité. Ici, l'apprentissage des sentiments, de l'amour, de la tendresse, qui tranche avec les premières scènes de baise.
Seule la terre a été remarqué dans les prestigieux festivals de Sundance (le prix de la mise en scène) et Berlin (le prix du jury du magazine Männer). Le titre original God’s own country fait allusion à la région dans laquelle se situe l’histoire, ainsi surnommée pour ses paysages d’une beauté presque irréelle. Seule la terre est à la fois une rugueuse éducation sentimentale et une lumineuse chronique paysanne. Le décor y est pour beaucoup dans sa réussite : plans larges, magnifiques, dans des plaines caillouteuses et venteuses, où les corps des hommes, appelés à souffrir, n’ont pas le temps d’aimer. Ce Brokeback Mountain dans la campagne anglaise touche autant par sa mise en scène réaliste que par l’alchimie extraordinaire qui se dégage des deux interprètes principaux. Il y a forcément du Ken Loach dans cette approche du monde prolétaire, j’oserai même dire du Murnau dans cette promesse naturelle de pouvoir tout recommencer — la vie, l’amour, les erreurs et les quêtes de rédemption. On peut également y retrouver des nombreuses références picturales, surtout des peintures et des photos romantiques : Caspar David Friedrich, photographie victorienne. Mais surtout il y a, dans ce décor âpre, une tendresse qu'on n'avait pas vu venir.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 juin 2018
God's Own Country est réellement puissant, que ce soit par le thème choisit : l'homosexualité dans le milieu agricole et rural, que ce soit par la magistrale interprétation des deux protagonistes et que ce soit par la montée des sentiments et des émotions entre eux qui est parfaitement développée. Indispensable !
agk147
agk147

5 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 décembre 2017
Cheminement sentimental et psychologique d'un jeune agriculteur homo, alcoolique et habitué aux rencontres sans lendemain.
L'arrivée d'un saisonnier va bouleverser sa vie. Les acteurs Josh O'connor et Alec Secareanu sont parfaits.
L'univers brutal et sombre laisse place à une deuxième partie plus émotionnelle.
Un happy end vient parfaire ce mélodrame rural et gay ...et enfin les visages des deux acteurs s'illuminent...
Un film qui ne laisse pas indifférent.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 avril 2018
Un très beau film. Certaines séquences se passent de dialoguent, et le spectateur suit ces jeux de regard. Subtile, et singulier, le récit d'une histoire d'amour entre deux hommes, dont les contrées éloignées les réuni ici, à la campagne, en pleine nature, s'occuper d'une ferme dans le Yorkshire.
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