L'Apparition
Note moyenne
3,3
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281 critiques spectateurs

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BigDino
BigDino

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2018
Non, décidément, l'apparition, ça ne passe pas. Pourtant tout a l'air vachement bien fait. Mais pour quel résultat? Le film ne décolle jamais vraiment de son postulat de départ, sauf sur une fin qui dérape un petit moment dans le thriller, trop peu, pour nous montrer ce qui aurait pu être mais qui n'a pas été exploité.A la place nous avons un pitch final aussi inintéressant que mal amené. En effet, on en est arrivé à un moment du film où il y a eu escalade, si minime soit-elle. La chute en revanche, nous fait retomber dans tout ce qui a été largement exposé pendant tout le film, qui parait déjà bien long.
Reste une actrice magnétique, formidable.
Ninideslaux
Ninideslaux

107 abonnés 292 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2018
Film magnifique, intelligent et passionnant, que j'avais raté à sa sortie -ça y est, l'erreur est rattrapée!

Passionnant, parce que Xavier Giannoli s'empare d'un sujet éminemment casse-gueule avec à la fois franchise, détermination, et délicatesse. Et, j'insiste pour ceux qui craindraient un documentaire austère, c'est aussi une enquête quasiment policière menée par le héros; cela n'a donc rien d'ennuyeux!

Evidemment, on pense à ce qui se passe à Medjugorje. On sait qu'à Medjugorje, la Vierge enverrait des messages à heures régulières, ce qui a permis au Pape François -qui fait partie des sceptiques- de la qualifier de "chef de bureau télégraphique".... Il y a là bas une situation de conflit entre les religieux locaux qui tiennent dur comme fer à leurs miracles, et les autorités religieuses. C'est cette situation qui est reproduite dans le film de Giannoli.

Jacques (Vincent Lindon, formidable...... comme d'hab!) est grand reporter en pays en guerre. Son meilleur ami, son cameraman est tué, et il est profondément traumatisé parce qu'il se sent coupable (pourquoi l'ais je laissé partir seul?), de plus il revient avec de terribles douleurs d'oreille. Il se cloître chez lui, il colle des cartons sur toutes les fenêtres.... Et il a la surprise de recevoir un appel du responsable français de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui lui demande de participer à une commission d'enquête sur un supposé miracle, dans une petite ville des Alpes de Haute Provence. On le sait, la doctrine de l'Eglise c'est qu'il vaut mieux passer à côté d'un miracle que de cautionner un imposteur. Les commissions d'enquête comptent, aux côtés de l'évêque, une psychiatre et un rationaliste patenté.... Mais la congrégation a pensé qu'il était intéressant d'y adjoindre un oeil complètement neuf; ils ont apprécié le travail journalistique de Jacques; ils lui font confiance.

Jacques n'est plus retourné à l'Eglise depuis sa première communion; c'est un agnostique, ou plus exactement, comme beaucoup d'entre nous, il se dit que la vie réelle est déjà suffisamment dure, suffisamment chargée de questions qui appellent impérativement une réponse sans aller, de plus, s'embarrasser de l'au delà....

La petite ville est en état de siège. Les pèlerins affluent de toute part. On a construit une statue de la Vierge parfaitement sulpicienne sur le "lieu des apparitions". Et on exhibe tous les jours la jeune voyante qui prie avec la foule, bien encadrée par les religieuses du couvent où elle est novice et le curé du village, un inconditionnel, le père Borrodine (Patrick d'Assumçao), ainsi que d'un autre personnage des plus inquiétants, Anton (Anatole Taubman) un activiste et surtout un affairiste de la foi qui monte de véritables grands spectacles et organise la vente de bondieuseries aussi moches que lucratives. Le père Borrodine, lui, est un honnête homme qui a beaucoup bourlingué et créé des ONG dans le Tiers Monde. Mais il croit en Anna! Et tout ce petit monde est vent debout contre les officiels de l'Eglise, refuse de répondre à la commission d'enquête: ils ont leur sainte, un point c'est tout.

Elle, Anna (la merveilleuse Galatea Bellugi) est une petite née sous X, ballottée de famille d'accueil en foyer et qui a eu très tôt la vocation religieuse. Elle semble si droite, si honnête avec son regard limpide qu'on ne peut imaginer qu'elle ment; elle devine la souffrance intime de Jacques, elle essaye de faire passer toute son empathie, il semble impossible que ce soit une simulatrice. Mais alors, pourquoi se prête t-elle à ce barnum? Pourquoi accepte t-elle de poser pour ces images pieuses, un voile sur la tête, les mains jointes, les yeux tournés vers le ciel? Il y a quelque chose qui ne colle pas et Jacques va chercher partout, au contraire de la commission qui travaille sur les faits et seulement les faits, s'intéressant à des choses marginales, par exemple, pourquoi Meriem (Alicia Hava), la meilleure amie d'Anna, a t-elle disparu juste au moment des apparitions? On vous l'a dit, il y a aussi un côté policier dans le film....

En tous cas, après cette enquête, au contact du "mystère de la foi" Jacques ne sera carrément plus le même. C'est très beau, c'est très respectueux, c'est très intelligent, à ne rater sous aucun prétexte......
AZZZO

366 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 avril 2018
Il y aurait tant de sujets à traiter autour d'une apparition : les délires des idolâtres ou la schizophrénie d'une l'Eglise se nourrissant de ces reliquats de paganisme. Mais ici, rien de tout cela. Juste une enquête sans intérêt amenant Vincent Lindon à se demander s'il n'y a pas quelque chose de mystérieux qui nous dépasse... Quel dommage que la Vierge Marie ne soit pas apparue à Xavier Giannoli avec un scénario dans les bras !
isakkk
isakkk

18 abonnés 212 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2018
Le film part d’une idée très intéressante d’enquête canonique confiée à un journaliste mais il est poussif avec des personnages caricaturaux et un Lindon qui surjoue. Les dialogues ne sont pas très bons et rendent le film interminable.
Jonathan P
Jonathan P

74 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2018
L'apparition, impressionne par sa maîtrise et de simplicité. Une enquête haletante sur un événement, sur le besoin de savoir si la vérité n'est pas ailleurs.
Vincent Lindon est bouleversant de générosité et de grandeur. Xavier Giannoli, nage comme un poisson dans l'eau temps le mystère et tout ce qui touche à une quelconque imposture semble pour lui faire naître l'apparition d'un grand film.
Boulevardducinema.com
Bernard M
Bernard M

29 abonnés 517 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2018
Voici un film qui ne laisse pas indifférent qu'on soit athée ou croyant.Ils nous questionne sur les apparitions: vraies ou fausses, sur ceux qui en vivent, sur ceux qui en souffrent. Le film est mené sous forme d'enquête parfois complexe et bavarde, parfois captivante, jamais ennuyeuse.Une fin assez inattendue vient ponctuer l'ensemble.Vincent Lindon joue avec une grande sobriété et humilité le rôle du journaliste chargé de cette enquête mais c'est Galetea Bellugi qui remporte ma plus complète adhésion pour un rôle difficile qu'elle joue à merveille. Un film à voir et à discuter.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 mars 2018
On en sort désarçonné, insatisfait et puis voilà qu'on y pense et qu'on y repense longtemps. L'Apparition est un film qui fait du profit... L'enquête menée dans le film par la commission du Vatican n'est qu'un prélude à celle conduite par le spectateur après être sorti de la salle … Dans les deux cas, cette enquête doit être menée selon le cahier des charges établi par le Vatican, lu par Jacques (Vincent Lindon) à ses collègues à l’ouverture de leurs travaux, et scène clef du film : la reconnaissance d’une « apparition » par l’Eglise ne doit avoir que deux critères : 1) la qualité du voyant (sa piété, son humilité, l’exemplarité de sa conduite) ; 2) l’analyse des conséquences de sa vision (conversion, guérison) : on juge un arbre à ses fruits … Il ne s’agit nullement, ni pour la commission, ni pour le spectateur, de dire si, oui ou non, la jeune Anna a « vu » la Vierge. Il s’agit simplement de dire si elle a vécu une expérience mystique et de constater si, oui ou non, cette expérience produit des bienfaits et si celle qui la revendique est digne de respect. La voyante elle-même ne décrit d’ailleurs pas précisément la nature de sa vision, elle parle d’une « lumière » qu’elle qualifie de « douce », la représentation de cette lumière douce en Vierge n’étant qu’un artifice destiné à « incarner » ladite lumière. Partant de là, l’histoire pourrait se raconter ainsi : Meriem est une jeune musulmane placée, enfant, dans une famille d'accueil, puis dans un foyer. Anna, sa meilleure amie, est une jeune catholique dont le parcours a été tout aussi chaotique. Un jour, marchant dans la montagne, Mériem est confrontée à une vision aussi inattendue que terrifiante pour la musulmane qu'elle est : la « lumière » de la Vierge ! Cette vision lui arrache des cris dont les paysans qui les ont entendus n’ont pas oublié la force. De retour au foyer, Meriem se confie à Anna. Impossible pour une musulmane d'évoquer publiquement cette expérience. Impossible en revanche pour Anna de ne pas faire connaître au monde l’événement vécu par sa meilleure amie, sur la vérité duquel elle n’a aucun doute. La solution est vite trouvée. Anna portera témoignage de l'expérience mystique de Mériem en lieu et place de cette dernière. Si elle-même n’a pas « vu » l’apparition, elle accepte d’en porter le rayonnement. Jacques (Vincent Lindon), le journaliste choisi par le Vatican pour conduire l’enquête, est un agnostique qui, tout en écartant l’idée d’une apparition, n’en est pas moins ébranlé par le comportement d’Anna, la limpidité de son regard, sa dévotion, sa douceur. Son incrédulité est d’autant plus mise à mal que les hasards de l'enquête le confrontent à différents faits troublants, ce qui est notamment le cas lorsque Anna se fait thaumaturge en guérissant son oreille malade ... Si Jacques ne verra pas ce qu'il n'y a pas lieu de voir, il entendra le message sous-tendu par la prétendue vision ... tel est le paradoxe de L'Apparition ...
Daniel T.
Daniel T.

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2018
Les comédiens sont remarquables de réalisme dans ce film. Les difficultés et tergiversations de l’église sont parfaitement mises en avant et interprétées.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 mars 2018
Le thème du film a largement été exposé par les autres spectateurs ; je n'en dirai pas plus.
Malgré les invraisemblances de certaines situations, j'ai finalement marché ; malgré le stéréotype du prêtre, "sale type" avant d'avoir parlé ; malgré la beauté de la musique, trop belle en un lieu si banal, et l'excellent Arvo Pärt, un peu anachronique.
Il m'a même semblé comprendre que Vincent Lindon était touché intérieurement par la dimension du rôle, par le doute de l'agnostique.
Au total, le filmm'a donc plu, sauf,sauf,... qu'il faudrait que le metteur en scène réécoute attentivement sa bande son avant de diffuser le film, qu'il demande au monteur d'équilibrer correctement son et musique, qu'il demande à Vincent Lindon d'exprimer clairement ce qu'il veut dire, autrement que "bouche cousue" !
A l'issue de la projection, le nombre de rendez-vous chez Audika a dû exploser ! sponsorisait-il le film ???
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 19 mars 2018
Tout ça pour ça! les récompenses ne sont pas gages de qualité. Comme dit dans un précédent commentaire, film plébiscité sans raison et présenté comme un film "gentillet" alors qu'il y a des scènes obcènes. Toujours ce besoin irrépressible de mettre de la sexualité partout... Fond de l'histoire finalement très pauvre.
On s'ennuie, c'est glauque, c'est vraiment médiocre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mars 2018
Bravo à Xavier Giannoli pour ce supplément d'âme cinématographique.

Galatéa Bellugi, merveilleuse, lumineuse,arrive à donner à Anna une figure sublime à la hauteur de Mélanie de la Salette. Son visage d'éternité pourrait figurer dans l'histoire apotropéenne des compassions selon Louis Massignon ("paroles données").
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 mars 2018
Malgré quelques longueurs, le récit est palpitant à la manière d'un thriller, et il permet plusieurs niveaux de lecture, tout en étant accessible à tous, croyants ou non (personnellement non). Ce film m'a habité quelques jours, la réflexion continue grâce à la douceur des réalisateurs.
Denis L.
Denis L.

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2018
Un thriller et une tenue en haleine surprenante. Chacun va imaginer moult finales improbables. Vincent Lindon « pète l’écran », un grand rôle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 mars 2018
Film magnifique et profond. Un chef d’œuvre qui nous amène des questions essentielles sur l’humain, la foi, le sens de notre vie.
Chapeau bas
Cinéphilion
Cinéphilion

72 abonnés 201 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mars 2018
Porté par Vincent Lindon, « L’Apparition » est le métrage « outsider » qui fait du bien au cinéma français. Un choix risqué, un personnage osé, Xavier Giannoli associe journalisme et religion avec un apport psychique intense sur la foi et ce besoin de croire.
Ce que le film présente dans un premier plan est une représentation honnête et sincère du métier de journaliste. En mettant en rapport une enquête voulue du Vatican, le réalisateur se dispense de toutes polémiques avec un éventuel thème à risque (politique, financier, ect…). Ainsi, à l’image de « Spotlight », le journaliste rescapé de Syrie, Jacques, va rejoindre un groupe de spécialistes expressément réunis pour l’enquête. Tous venus d’horizons différentes, chacun y apporte sa réflexion selon la chronologie des stades de recherches au profit d’un feuilleton instructif et passionnant.
En s’appropriant la thématique de la possession religieuse, Xavier Giannoli réussi le pari peu évident d’éviter les clichés horrifiques en assimilant le sujet aux grandes lignes d’un film d’auteur. L’épuration de ces artifices se souscrit à une ouverture intellectuelle permettant d’explorer les entrailles d’un système religieux profitable, légèrement abusif et finalement, insolvable. Le Père Borrodine et Anton, un représentant catholique, incarne ces perceptions pour les raconter sans pour autant les expliquer.
Une peur irrationnelle donc, plutôt intrigante qu’effrayante, opposée à la vision journalistique terre à terre de Jacques. Cette analogie dosée à juste titre tire, dans la continuité du métrage, la corde religieuse à son paroxysme au cours d’une longue repentance de la jeune femme ayant vu l’apparition, Anna. Noyé dans un surplus d’informations, le scénario finit par entrelarder les deux visions au cœur d’un rapprochement entre la réalité des faits et l’idéologie paranormale exploitée, entre Anna et Jacques.
Arrive peu à peu la fin du métrage qu’on se demande si il y aura ou non un véritable dénouement, du moins, une fin logique à l’affaire… Que chacun se rassure, oui, il y a bien un aboutissement. Hors de toutes conventions rationnelles, elle y appose une apologie sur tout ce que représente la foi de croire, cette raison de vivre à laquelle s’accrocher. Une croyance inespéré et infondée qu’incarne la jeune…
Bilan : Ce film éminemment instructif et bien construit est une introspection de soi assez brillante.
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