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Un visiteur
4,5
Publiée le 25 juillet 2017
film magnifique qui retrace avec justesse le douloureux cheminement pour une petite fille d accepter la mort de sa maman et la difficulté pour sa famille adoptive de la considérer comme leur propre fille un final très émouvant
"été 93" encensé par la critique et récompense au dernier festival de Berlin est une chronique touchante sans plus .En effet le récit en partie autobiographique qui raconte l'enfance de la réalisatrice suite au décès de sa mère est parfois profonde et mélancolique grâce à la jeune actrice principale cependant le tout est bien trop anecdotique pour réellement émouvoir.
un film sur l'enfance à travers d la ne petite fille orpheline recueillie par un oncle et sa femme. on ressent le malaise et les tensions .y a quelques ficelles psycho faciles mais ma tendresse est toujours là.
Très beau film sur l'histoire d'une petite fille orpheline arrivant dans sa nouvelle famille. Film très naturel où l'on retombe très vite en enfance. Très bon jeu des acteurs et en particulier des petites filles. Ce film est à aller voir sans hésitations
On apprend lors de l’encart final que cet « Eté 93 » était celui de la réalisatrice Carla Simon. Son long-métrage qui a reçu l’ours d’Argent du meilleur premier film à Berlin prend alors une toute autre saveur et cela accroît encore plus l’aspect véridique que l’on avait déjà ressenti durant toute la projection. Cette aspect autobiographique (et certainement cathartique pour la cinéaste) se ressent à chaque plan, sur chaque image, dans chaque séquence de cette chronique estivale d’une enfance. Tous ces petits riens, toutes ces petites aventures à hauteur de fillette, tous ces détails qui parsèment cet été, n’ont pu être inventés. Ils ont été vécus et c’est ce qui donne tout son charme à « Eté 93 ».
On y voit donc la petite Frida (Carla Simon enfant donc) perdre sa mère dans des circonstances qu’on devine au fil des discussions des adultes durant le film, mais que la réalisatrice ne préfère pas trop creuser, certainement par pudeur. Car oui, on verra tout que par les yeux de Frida. Tout se joue à hauteur d’enfant, il n’y aura aucune scène sans elle et tout se déroule à travers le prisme des yeux d’une enfant durant quelques semaines, le temps d’un été donc. De ce point de vue, c’est très réussi et cela donne au film un aspect à la limite du documentaire. Rarement, l’enfance n’avait été croquée de manière aussi réaliste. L’interprétation époustouflante de la jeune Laia Artigas y est pour beaucoup, elle est d’un naturel tellement incroyable qu’on croirait que c’est son été à elle qu’elle vit dans le film. On passe donc un agréable moment, bucolique et ensoleillé, rempli de petits moments drôles et/ou touchants.
D’ailleurs, on se retrouve dans certains d’entre eux, l’effet Madeleine de Proust fonctionnant à plein dans quelques unes des mini péripéties de la jeune Frida. Cependant, tout cela relève trop de l’anecdotique pour être pleinement emporté. Il y a quelques longueurs et redondances et surtout, il manque un véritable fil conducteur qui fasse passer « Eté 93 » de petite chronique documentaire attachante à un véritable drame bouleversant. Ce n’était peut-être pas le but de Carla Simon mais cela aurait donné plus d’ambition et de coffre à son premier essai. En l’état, c’est juste mignon et relativement touchant.
Le thème de l’histoire -une enfant de 6 ans qui a perdu ses parents, recueillie par un oncle et une tante à la campagne- peut faire peur et craindre un mélo saturé d’émotions.
C’est tout autre chose que montre Carla Simon Pipo. Déjà l’histoire est auto-biographique, elle sent le vécu, dans ce qu’il a de singulier et de sincère. Le choix narratif, naturaliste, réaliste met en valeur le jeu exceptionnel des deux enfants. Ici la caméra est un témoin discret de scènes du quotidien de Frida, recueillie par son oncle. L’enfant est centrale.
Le drame qui se joue n’explose qu’à la fin du film et l’ensemble devient une histoire très poignante et vraie.
Ce que j’ai apprécié, c’est l’absence de lourdeur, d’analyses psychologiques, le fait d’être juste le témoin discret d’une histoire à la fois belle et rude.
Pour davantage d'articles, mon blog : larroseurarrose.com
Que penser d'Été 93 ? Oui c'est un film sur l'enfance à hauteur d'enfant. On ressent en l'occurrence une touche personnelle, un ressenti et une mise en image d'une expérience douloureuse. Et pourtant, l'authenticité que l'on aurait pu espérer de cette oeuvre est alourdie par les poncifs habituels : l'enfant gâté égoïste, l'enfant qui entraîne l'autre et n'assume pas ses erreurs, l'enfant qui prie la vierge pour revoir sa maman, l'enfant qui fait sa mini-fugue, etc. On a droit à tout cela et, de vous à moi, ces situations n'ont rien de particulièrement original. Certes il y a la justesse du jeu des enfants, le regard superbe de la petite orpheline et la communion avec la nature environnante, un peu sauvage et magique pour l'enfant de Barcelone, mais il serait bon de souligner le manichéisme et la dichotomie qui imprègnent ce J'en veux pour preuve l'image reflétée par les grands-parents - la grand-mère en particulier - incarnant l'ordre ancien, la foi chrétienne, une certaine forme de conservatisme et de stabilité rassurante. Comment faire plus stéréotypé ? Et quel adulte comprend finalement mieux les enfants et leur sert de passerelle pour rejoindre l'univers des adultes ? Mais une naine bien évidemment ! Une adulte à taille d'enfant... Qu'en penser ? Je vous laisse juge... Enfin il serait dommage de ne pas souligner le caractère identitaire et revendicatif de ce film qui n'a pas grand chose d'espagnol : on est en Catalogne, on ne parle que le catalan. Ce sera ainsi jusqu'au dernier souffle du générique final. Est-ce un mal ? Pas vraiment. Mais un film sur une blessure d'enfance doit-il servir de tribune nationaliste ? En effet, L'espagnol a été conservé uniquement pour l'usage d'une cassette audio de chansons enfantines, ainsi que pour une courte scène de fête de village sur des airs latino-américains. Un air futile. En dehors de cela la langue la plus parlée, la plus usitée en Catalogne - le castillan - est totalement évincée, occultée, marginalisée. Ce qui est tant un non-sens qu'une aberration dans la vie quotidienne catalane. Les deux langues s'entrecroisent la plupart du temps. Faut-il encore rappeler que nous étions en 1993, un an après les JO de Barcelone ( sa mascotte le rappelle sur un t-shiri de Frida), une période durant laquelle le côté revendicatif était certes existant, mais pas encore obsessionnel... Ce caractère catalaniste va revenir à maintes reprises, notamment lorsque l'enfant brandira fièrement le drapeau de la région aux aspirations séparatistes. Ces petites références un peu pesantes, que vous retrouverez çà et là dans le récit peu, m'ont mené à cette réflexion : en poussant le champignon au maximum, la réalisatrice aurait pu carrément faire parler la grand-mère en castillan. Non ? Cela aurait été la meilleure illustration du parti pris. Là, cela aurait sans doute été trop stéréotypé, trop appuyé... Trop Espagne de papa, trop franquiste ! Bref, si Été 93 se laisse regarder sans déplaisir, avec un attendrissement certain et une dose d'émotion, il faut savoir reconnaître ses nombreuses scories qui tapissent le chemin de montagne à l'ombre des feuillages... C'est dommage. Je dirai donc que ce film catalan est un peu bancal, parfois lent et souvent prévisible dans ses situations de tension, mais qu'il ne manque pas de douceur. Moyen mais peut satisfaire.
En très grande partie autobiographique, Été 93 peut être qualifié de "petit film" sans que cela soit dévalorisant. Tout est centré autour d'une petite fille de 6 ans qui après la mort de ses parents doit non seulement faire son deuil mais aussi s'adapter à une nouvelle vie, à la campagne, et dans une famille qui lui est dejà connue mmais finalement étrangère dans le rythme quotidien. Sans accents mélodramatiques mais au contraire avec une grande pudeur évoque les 400 coups d'une fillette qui a du mal à accepter sa nouvelle vie. Parlé en Catalan, le film, qui enchaîne les scènes de manière impressionniste, manque sans aucun doute d'ampleur et son ambition ne va pas plus loin qu'un intimisme tour à tour drôle, tendre et rugueux. La réalisatrice Carla Simon excelle dans la direction de ses acteurs enfants et ne cherche jamais à se singulariser par sa mise en scène. Une entreprise modeste, un peu limitée mais plutôt touchante et surtout honnête.
C’est avec une réalisatrice très prometteuse qu’on fait connaissance grâce à "Été 93". Avec ce film très personnel, la catalane Carla Simón s’est vu décerner le Prix du meilleur premier film, toutes sections confondues, lors de la dernière Berlinade ainsi que le Grand Prix de la Generation Kplus décerné par le Jury International. "Été 93" raconte, sur une durée somme toute assez courte, la façon dont Frida, une fillette de 6 ans, devenue orpheline, a été accueillie par un oncle et une tante et comment elle s'est progressivement intégrée à cette nouvelle famille. Scénario qui peut sembler très banal et qui aurait pu déboucher sur un horrible mélo mais qui, au final, donne un film plein de charme et de vérité. Il faut dire que Carla Simón sait de quoi elle parle : ce qu'elle raconte dans le film, elle l'a vécu elle-même à l'âge de 6 ans : le sida qui a emporté ses parents, l’accueil dans une nouvelle famille, la campagne qui remplace la ville. C’est sur les lieux mêmes où elle a vécu cette deuxième partie de son enfance qu’elle est allée tourner Été 93 et la langue qu’on entend tout au long du film est le catalan et non le castillan.
Concernant la structure du récit, elle a choisi de procéder à un assemblage de scénettes qui, ajoutées les unes aux autres, lui ont permis de peindre au mieux la façon dont, sur la durée d’un été, elle s’est progressivement intégrée dans sa nouvelle famille. Autre point fort du film, la qualité de l'interprétation et, tout particulièrement, la prestation des deux "comédiennes" de 6 ans et de 4 ans qui interprètent les rôles de Frida et de sa cousine Anna. Ce premier long métrage étant très autobiographique, on peut penser que le suivant le sera moins, voire pas du tout. On vérifiera alors si elle sait se montrer aussi à l’aise dans l’invention que dans la relation d’une partie importante de son vécu.