Leave No Trace
Note moyenne
4,0
824 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

78 critiques spectateurs

5
12 critiques
4
35 critiques
3
20 critiques
2
9 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 novembre 2018
Un sujet largement abordé au cinéma : le traumatisme des soldats américains revenus d'Indochine. Mais l'originalité réside dans le fait que ce thème est abordé au travers de relations père / fille chaleureuses, émouvantes. Ils s'accrochent l'un à l'autre mais finiront par se séparer à l'initiative de la fille qui grandit et s'autonomise. Une déchirure mais comment faire autrement ? Elle renonce à sauver son père pour vivre sa vie.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 novembre 2018
Ce film a de fortes ressemblances avec Captain Fantastic, mais il est bien plus sombre.
La relation père-fille est très bien mise en scène, les acteurs sont assez doués, on se pose même la question si la relation de protection que peut avoir le père n'est pas trop forte (et incestueuse?).
Un film que je conseille aux adolescent(e)s en quête d'eux mêmes. Par ce voyage, la protagoniste se retrouve confrontée à de nouvelles situations d'indépendance et de dilemne. Elle apprend à connaître le monde dans lequel elle veut vivre, c'est une belle métaphore du passage à l'âge adulte.
Revo67
Revo67

17 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2018
Un récit émouvant ,sans excès, c'est du grand art. Le rythme est lent mais c'est profond et l'intensité de cette histoire nous captive du début à la fin. Les personnages sont d'une justesse dans leur rôle et les regards parlent plus que les mots. Magnifique.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2018
Cachés dans les bois, un père et sa fille vivent avec leur propre philosophie. Ils parlent peu mais se comprennent et s’aiment. Expulsés du jour au lendemain, on leur propose un toit, une scolarité et un travail. Mais ils n’avaient jamais réclamés cette vie que beaucoup rêverait. Debra Granik décrit un duo en marge de la société qui va devoir vivre avec de nouvelles règles. Les deux personnages vont faire face à conflit intérieur. « Leave No Trace » est une œuvre délicate et personnelle qui pourtant ne cherche pas à mettre la lumière sur les origines de ce père et cet enfant. Il y réside beaucoup de mystère car ce sont les choix suivants qui créent l’intensité du déroulement. La jeune fille découvre une société qu’elle ne connait point et va rapidement passer d’adolescente à jeune femme. La jeune actrice est d’ailleurs le gage d’un nouvel espoir pour le cinéma. Sa spontanéité et sa douceur prennent le pas sur la pointure qu’est Ben Foster. « Leave no trace » redéfinit le sens du mot liberté, notamment lorsqu’on souhaite s’éloigner de la société.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
domit64
domit64

74 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2018
L’amour entre ce père veuf, dévasté, vétéran du Vietnam incapable de s’insérer dans la société et sa fille devenue ado est plus fort que tout, mais le restera-t-il ?

Ce film dénonce avec finesse et subtilité la société de consommation, la guerre, les clichés et les avis à l’emporte-pièce.

Vivre librement n’existe finalement pas.

Beaucoup d’émotions, excellemment joué, un film qu’on pourrait qualifier de contemplatif.
A voir sans hésitation.
montecristo59
montecristo59

41 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2018
Dans un effroyable et fascinant roman que j'ai lu récemment, une ado surdouée est tyrannisée par son père psychopathe, qui la transforme en une guerrière experte en armes à feu et la rend apte à la survie en milieu naturel. Il est bien sûr incestueux et la nomme "my absolute darling", ce qui donne son titre au roman. Dans "Leave no trace", la jeune Tom est aussi pour son père Will une absolute darling, à ceci près qu'ici il n'est aucunement question d'inceste ni de tyrannie, mais de profond respect. Will, ravagé par son passé de vétéran, s'est accroché comme un fou à sa mission de père aimant et réussit à faire de son enfant une jeune fille solide, fine et sensible, en dépit de la rude vie hors-norme qu'il lui impose faute de pouvoir se fondre dans le monde de ses semblables. Ce film, qui raconte leur histoire vraie je crois, est une plongée magnifique dans une Amérique de la marge suscitant l'enthousiasme, à des lieues de la consternante catastrophe Trumpienne. Entre cet homme brisé et sa fille, l'amour n'a pas besoin de mots, il crève l'écran et leur séparation, poignante mais inévitable, se fait dans un immense respect réciproque. La fin ouverte du film est le début d'une histoire à inventer mais dans cette histoire, l'amour donne des raisons d'espérer en l'homme, malgré tout... Balade hors des sentiers battus qui nous rend notre amour d'une Amérique rêvée, celle de Thoreau et de London, cet excellent opus de Debra Granik est l'occasion de faire connaissance avec la jeune Thomasin Mc Kensie (Tom), impressionnante dans son rôle d'elfe bénie des dieux malgré les coups du sort. Il permet aussi à Ben Foster, dans le rôle du père, de nous en mettre plein la vue à force de sobriété, tant l'expression des sentiments passe, tout le long du film, par autre chose que les mots. Magnifique, vraiment !
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2018
Fort est de constater que le rapport à l’exclusion et à la protection de l’enfance n’est pas du tout construit sur les mêmes paradigmes en France et aux Etats-Unis. Le film se situe justement en Amérique et met en scène un père et sa fille, qui vivent cachés dans un parc public, au milieu de personnes SDF. On comprend très vite que la peur qui pousse cet homme à se cacher et à errer d’un lieu a à voir avec son passé de vétéran où il a manifestement développé des comportements paranoïaques. Parce qu’il est militaire, l’Etat lui est reconnaissant et prévoit des dispositifs de compensation et d’accueil pour aider à une reconstruction. Mais les plaies de ce père sont trop vives. Et malgré l’espace de resocialisation qui lui est offert, l’homme décide de repartir dans l’errance avec sa fille.

« Leave no Trace » est tout à la fois un film sur les altérations mentales provoquées par la guerre, les errements et les dispositifs offerts par les institutions américaines pour ce type de cas, et la relation père-fille où l’un impose à l’autre son choix de vie. Il y a beaucoup de dignité et de beauté dans la façon de regarder le couple constitué de cet homme aimant et blessé et cette jeune-fille, intelligente, partagée entre son besoin de grandir dans la sécurité et l’amour pour son père.

C’est un sujet rare et sensible au cinéma. La façon dont les deux comédiens s’emparent de ce rôle est tout à fait remarquable. Le film ne faillit jamais au mélo, à la caricature ou au jugement. On observe avec émotion ce duo occupé à se soutenir l’un et l’autre et à essayer de se trouver une place qui tienne compte des choix de l’un et l’autre. La mise en scène échappe au psychodrame et choisit plutôt une lecture plus proche de l’ethnologue que du romancier. On découvre avec beaucoup d’intérêt comment des communautés gèrent leur différence en s’installant dans des modes de vie alternatifs, certes précaires, mais acceptés comme tels au sein de la société américaine.
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2018
Beaucoup de tendresse et d’affection pour Leave no trace. Très joli film, ou la souffrance se cache dans les bois.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 octobre 2018
Pas un moment d'ennui dans ce film! C'est touchant, intrigant et poétique en même temps. En relatant l'histoire d'un vétéran de guerre américain et sa fille, le film a abordé plusieurs thèmes qui touchent la société en général et la société américaine en particulier. Parmi ces thèmes on retrouve: les effets dévastateurs de la guerre sur la personne, le rapport parent/ adolescent, le développement de l'identité de l'enfant par rapport au parent, l'intégration dans un modèle économico-social et le refus d'intégration dans ce modèle de la part de groupes marginaux, les modèles sociaux alternatifs etc.
Ce que j'ai apprécié dans ce film, c'est la bienveillance des gens, l'absence de violence physique ou verbale, la solidarité, l'empathie, la compassion. En effet, ça nous change des films américains où il y a un F.. qui revient tous les trois mots, à part bien sûr, la violence gratuite à toutes les sauces. Un film profond et doux à savourer !
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2019
Présenté à la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2018, Leave no trace a aussi été projeté durant le festival de Deauville. En cela, le troisième long-métrage de fiction de Debra Granik suit les traces laissées par ses deux aînés : Down to the bone (2004) puis Winter’s bone (2010). A l’identique, la réalisatrice américaine laisse la nature au cœur de Leave no trace. Elle sera l’écrin parfait pour représenter le réalisme social cru d’une Amérique alternative animée par un désir d’indépendance.
Dans sa thématique, Leave no trace s’inscrit dans le sillon de films tels que Vie sauvage (2014) de Cédric Kahn ou Captain fantastic (2016, Œuvre de renoncement) de Matt Ross. L’originalité du film n’est donc pas dans son sujet mais dans le traitement de celui-ci. Ainsi Debra Granik ne fait porter aucun message utopiste à des personnages qui ne seront jamais antagonistes. La réalisatrice conserve donc une narration usant des mêmes postulats que ceux exposés dans Winter’s bone (2010) et éloigne Leave no trace des films de Kahn et Ross précités.
Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2018
J'avais finalement l'impression de déjà connaitre le film avant même que ne débute ma séance tant le sujet abordé par "Leave no trace" est devenu en quelques années un poncif du cinéma indépendant américain. Pendant un long moment, j'ai cru voir mes craintes se réaliser avant d'être finalement emporté par la puissance du long-métrage . La démarche pudique adoptée par Debra Granik a su me séduire, cette dernière ne tombe jamais dans le pathos mais fait preuve au contraire de sobriété et d'une grande sensibilité dans la manière de mettre en scène ces personnages. Le film ne cherche pas l'émotion à coups de grands retournements ou de scènes chocs mais parvient à nous toucher petit à petit, à mesure que la relation entre le père et la fille progresse et gagne en complexité, jusqu'à un final qui m'a personnellement totalement bouleversé. Le duo d'acteurs en tête du film y est pour beaucoup, Ben Fortser démontrant qu'il est capable de livrer de grandes prestations si on lui propose autre chose que des seconds rôles sans envergure. Mais c'est surtout Thomasm McKenzie qui accapare l'attention tant la jeune actrice se montre épatante du début à la fin et contribue, quasiment à elle seule, à faire de "Leave no trace" une véritable réussite.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 novembre 2018
Le cinéma indépendant est captivant, cette intrigue dramatique m’a plue, un père et sa fille vivent dans la forêt pour diverses raisons qui les ont amenées ainsi telles des bohèmes de la marginalité, entre une solide relation et des chemins séparés tout en profondeur.
Le raleur
Le raleur

3 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2018
Vendredi 28 septembre 2018 : film très réussi et vraiment réaliste.
J'ai pensé à la forêt d'émeraude peut être grâce à l'esthétique soigné.
Les choix de pauline
Les choix de pauline

162 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2018
Beau film singulier. Un regard simple et fort sur ces américains traumatisés par la guerre , incapables de reprendre leur vie normalement.
Un film paisible , bienveillant, original . Une belle réussite.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 octobre 2018
Quelle jolie réalisation du cinéma indé américain que voici. Avec beaucoup de maîtrise la réalisatrice développe son récit autour du lien qu'entretiennent un père et sa fille tous deux inadaptés à la vie moderne. Tout ce qui ne sert pas l'histoire reste au second plan, et le résultat est formidable de justesse et de tendresse. A souligner, une interprétation remarquable du trop peu remarqué Ben Forster et de sa jeune partenaire qui crève littéralement l'écran avec son visage de fée. En prime une jolie photographie qui fait la part belle à la lumière naturelle. Une vraie réussite.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse