Derniers Avis : La Révolution silencieuse - Page 7
La Révolution silencieuse
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3,5
Publiée le 7 mai 2018
Le film rend parfaitement la progression dramatique de cette histoire. Au point que pendant presque 1h on a du mal à saisir le véritable enjeu tant les faits semblent anodins. Et pourtant cela vaut le coup de tenir car la tension qui s’installe ensuite nous révèle le véritable climat de ce lieu et de ce temps. On est entraîné aux côtés de cette classe dans une situation qui les dépasse. Leur défiance au départ futile se muant en une lutte noble et solidaire pour la justice et la liberté qui suscite l’attachement et l’émotion.
voilà un film très émouvant qui découvre une bande d'élève idéaliste en quête d'identité, sur un fond de guerre froide, ses partis pris... par une troupe d'acteurs épatants et un scénario à rebondissement qui tient en haleine jusqu'au bout, bref un film de haut vol tant et si bien qu'on en ressort bouleversé..... à moins d'être tristement blasé...
C'est un excellent film historique qui parle de faits véridiques à Berlin en 1956. Le film est classique, de très bonne facture. Il y a un peu des longueurs, des passages ennuyeux mais c'est très intéressant et pertinent. Je le recommande.
Excellent film, qui nous montre le paradis communiste.... les acteurs sont excellents et touchants. Cette jeunesse qui a soif de liberté, de réussite et qui s'engage rend nos bloqueirs de fac bien ringards. Merci pour ce bon moment, plaisant, prenant et touchant...
magnifique film inspiré d'une histoire vrai mais avec une vraie atmosphère du suspense,,les reconstitutions de la RDA des années 50 ,Berlin avant le mur sont très réalistes,les jeunes acteurs sont surprenants.on sent bien le poid du passé nazi ,de la famille,et des envies et désir de liberté et vérité pour ces adolescents, sont présents tout le long, j'étais captivé par l'histoire et les relations entre ces jeunes.
Encore un excellent film allemand, adapté d'un roman paru en 2006 dont l'auteur fut l'un des protagonistes (puisque tiré d'une histoire vraie). Un moment douloureux de l'histoire de la RDA et des totalitarismes d'Europe centrale alors sous la coupe de Moscou.
Un récit dont seule l'Histoire peut fournir le scénario (d'après "La classe silencieuse" de Dietrich Garstka qui a vécu cette situation et qui vient d'ailleurs de mourir le 18 avril 2018, bel hommage lui est ainsi rendu). Une parfaite reconstitution du climat et de l’environnement d'un événement qui n'est sans doute qu'un détail dans l'histoire de Berlin Est et de la R.D.A. mais est ô combien porteur de sens et de réflexion profonde. L'action se passe en 1956 et donc avant que le Mur ne soit érigé, précision fort justement rappelée dans le générique de début puisque c'est le genre d'élément qu'on oublie vite au fur et à mesure que les événements s'éloignent. On saluera le talent des jeunes acteurs et actrices d'aujourd'hui (trois générations au moins après pour les lycéens, une ou deux seulement pour les acteurs qui incarnent les représentants de l'appareil politique) d'avoir su reconstituer et interpréter les tensions et le contexte de l'époque. C'est glaçant et d'un réalisme pédagogique. Le spectateur finira par vibrer de cette résistance silencieuse mais ô combien visible et profonde. Entendu à la sortie de la salle, ce commentaire d'une spectatrice : "un film rare". C'est bien ça.
Das schweigende Klassenzimmer est un titre improprement traduit par la Révolution silencieuse. Le vrai titre en allemand est la classe silencieuse. En effet, des élèves d'une classe de terminale d'ex RDA, à la fin des année 1950, ont la velléité de protester contre la répression de la révolte Hongroise par l'URSS. Pour faire cela, les élèves ont la bonne idée de faire une minute de silence au début de leur cours d'histoire. Événement anodin, somme toute assez banal et pas bien grave mais qui va activer un engrenage irrésistible. Une fois de plus, l'Allemagne nous envoie un film poignant.
Cette jeunesse, fougueuse pour ne pas dire frondeuse, devrait se sentir exaltée par le régime socialiste de la RDA. Pourtant, peu de temps après la guerre, elle n'apprécie pas la présence soviétique sur son territoire, elle n'est pas dupe de la nature du régime Est allemand. Le directeur du lycée a beau dire que même s'il n'est pas parfait, le socialisme est bon cela a du mal à convaincre car il est basé sur le mensonge.
Le mensonge jalonne ce film, de toutes part. Mensonge quand il faut justifier dans un premier temps la minute de silence devant les autorités. Devant le danger, la classe, au lieu d'assumer la nature politique de l'acte, préfère se dissimuler derrière un motif trivial. Mensonge de la presse libre venant de l'Ouest et n'hésitant pas à diffuser de fausses informations. Mensonges pour passer à Berlin Ouest ou sous prétexte d'aller se recueillir sur la tombe de son aïeul, on en profite pour aller au cinéma. Mensonge d'un régime qui se croit fort et qui vacille dès qu'une tête dépasse et qui ne demande rien d'autre que de mettre la poussière sous le tapis une fois que la vérité émerge et qu'elle dérange. Mensonge dans un trio amoureux, entre Kurt, Théo et Lena. Mensonge partout, tout est faux, tout est factice. Là réside la vraie révolte, non pas dans l'action irréfléchie et peut-être un peu immature de faire une minute de silence. Non, le révolte provient du refus absolu du mensonge. Car accepter de mentir pour de viles raisons, c'est s'abaisser.
Ainsi, la prise de conscience de ces jeunes lycéens se fait par étapes. Notamment au travers de leurs visites chez l'oncle Edgar où ils ont le loisir d'écouter la radio de l'Ouest. Il habite une ferme reculée, est homosexuel et joue du Bartok. Ces caractéristiques montrent une dissidence et un refus du système et une libre pensée. Lui le premier comprendra la portée du geste des jeunes et leur inculquera ce qu'il en coute de penser librement dans n'importe quelle société, qu'elle soit religieuse, totalitaire ou même démocratique. Le système, le contrat social nécessite qu'on croit et qu'on ne pense pas librement. Et le système ne s'épargne aucun outil pour prospérer.
Et lorsque plusieurs systèmes se confrontent, cela donne toutefois lieu à des échanges intéressants, notamment l'opposition entre communisme et religion. Où lorsqu'un ministre communiste demande à une élève chrétienne si elle croit vraiment à la résurrection du Christ et à l'immaculée conception.
La liberté réside dans la réflexion personnelle mais aussi et surtout dans le choix et les actes qu'on pose, en toutes connaissance de causes et surtout des conséquences. Et là, le mensonge peut se justifier. Car le mensonge lorsqu'il sert à résister, est connu de tous mais sert à garder la face contre le monstre froid qu'est l’État socialiste. Ainsi, le mensonge est retourné contre l’État menteur, dans une cruelle ironie. On a dit la vérité pour résister, on ment pour se sauver. Quelle est donc la morale ? C'est que la jeunesse a appris à réfléchir par elle-même, et c'est une sacrée leçon.
Merveilleux casting, avec des comédiens jeunes et beaux, une réalisation qui sait bien jouer des artifices de mise en scène, surtout lorsque le mensonge est dit tandis que l'image raconte la vérité.
Film poignant et magnifique. Il relate un fait réel qui s’est déroulé en 1956 à Stalinstadt près de Berlin Est 5 ans avant l’édification du mur de Berlin. Sous la houlette de 3 lycéens Kurt, Théo et Lena, une classe de terminale de 19 élèves fait une minute de silence en soutien aux combattants hongrois contre les Soviétiques. Cela leur vaudra une répression de l’Education Nationale qui les poussera à fuir vers l’Ouest. Le contexte des années 50 est bien réalisé, les jeunes acteurs nous émeuvent dans leur sincérité et leur révolte. Ils incarnent un véritable courage malgré leur jeune âge et forcent le respect. Derrière cette histoire réelle, c’est tout le passé nazi qui remonte à la surface, les héros d’hier sont les bourreaux d’aujourd’hui, les parents des jeunes lycéens portent leur passé trouble. Un autre personnage Erik joue aussi un rôle déterminant, et son cheminement est aussi très émouvant. Une histoire forte, un film fort. A voir absolument.
Un climat délétère règne tout au long de ce film qui fait état - en écho à la tentative de soulèvement hongrois - d’une jeunesse allemande de plus en plus contestataire vis à vis l’alignement résultant du Kominform, et ce 5 ans avant la construction du mur de Berlin. Propagande, menaces, extorsion d’aveux par le chantage ..., Lars Kraume distille une tension continue et dresse un puissant réquisitoire contre ceux qui ont servi un système et renié leurs principaux idéaux de la manière la plus abjecte ... un film passionnant !
Le film relate des faits réels. Le projet est adapté du livre dont le titre français résume finalement assez bien le récit : "La Classe silencieuse : une histoire vraie de courage, de cohésion et de la guerre froide"... On pense évidemment beaucoup au film "Le Cercle des Poètes Disparus" (1989) dont le cinéaste a obligatoirement dû s'inspirer. Mais le film de Kraume prend un peu le dessus à cause d'une base historique marquante et d'une évidente dramaturgie plus pregnante. Entre thriller socialo-géo-politique et teen-movie la dramaturgie est parfaitement huilée, avec une belle et régulière montée en pression niveau thriller avec en prime une dimension du film d'ado qui n'est assurément pas à éclipser. Site : Selenie
Intelligent, émouvant, passionnant ! Superbement réalisé, on est rapidement pris par le quotidien de ces jeunes de Berlin-Est qui croient en leur avenir et feront tout pour.