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loulou451
149 abonnés
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5,0
Publiée le 11 septembre 2010
Antérieur à "Mr Smith au sénat", moins connu aussi, "L'extravagant Mr Deeds", jouant sur les mêmes codes que son illustre cadet, est à mon sens supérieur..., par la grâce d'un Gary Cooper, jouant ici un rôle à contre-emploi, et cependant sublime dans la peau d'un vrai faux naïf se jouant de la meute de la bonne société newyorkaise. Dans ce caractère plus trempé, plus aguerri, Cooper surpasse l'interprétation parfois lourde de James Stewart. La présence de Jean Arthur lui est aussi bénéfique. Et que dire de la pleiade de seconds rôles, tous plus exceptionnels les uns que les autres. Capra est survolté, porté par son sujet comme jamais, traversé de fulgurances, comme cette scène magique de l'écho dans la maison. Cabotin, joueur, malin, parfois sombre, Cooper fait étalage de toute la palette de son talent et fait de Mr Deeds une légende du cinéma américain d'avant-guerre. Brillant, intelligent, comique à souhait, léger comme une bulle de savon, cet "Extravagant Mr Deeds", fait partie du panthéon des grands films de l'histoire du cinéma.
Ce film fait partie d’une série prestigieuse (Mr. Smith au Sénat, Vous ne l’emporterez pas avec vous, La vie est belle) à la gloire de l’Amérique rooseveltienne et de ses valeurs démocratiques de liberté et de tolérance. C’est certes parfois plus roublard et démagogique qu’autre chose mais on marche… tout simplement parce que Capra lui-même marchait… et toute l’Amérique avec lui, avec une adhésion aveugle au « rêve américain ». Au temps d’Obama et de la crise économique chronique entraînant une remise en question profonde de ce mode de société, il est plus qu’intéressant de se replonger dans ce qu’elle était à l’époque où elle était incontestée. Par ailleurs, le propos de Capra est toujours sensiblement le même : comment un homme seul, animé des valeurs héritées d’Abraham Lincoln, va finalement arriver à triompher d’une multitude hostile liée contre lui, tout cela avec une candeur extrême et l’aide d’une jolie femme que le destin a placé sur sa route (ici Jean Arthur). Gary Cooper prouve une fois de plus qu’il est un fabuleux acteur en faux-vrai naïf se jouant finalement de toutes les embûches, armé de son seul cornet à piston... Tous les seconds rôles sont prodigieux, de George Bancroft à l’impayable H.B. Warner dans le rôle du juge. La réalisation de Capra est, comme toujours, parfaite. Un chef d’œuvre de bon goût et d’intelligence.
Un film que ne pouvait qu’adorer tout amateur de Franck Capra tant il est entièrement dans le style propre au réalisateur: Un homme seul dans lequel personne ne voulait croire va réussir sa quête face à une horde de capitalistes sans merci, le tout accompagné d'une splendide histoire d'amour... En voyant cette belle histoire pleine d’optimisme, on ne peut pas s’empêcher de douter une seconde qu’elle a très lourdement inspiré le directeur de campagne d'Obama en 2008!
Personnellement je préfère de loin ce premier épisode du naïf pris dans la tourmente de la société de l’argent à celui devenu plus célèbre où « Mr. Smith se rend au Sénat ». Pourquoi ? Difficile à dire. Sans doute à cause du personnage de Mr. Deeds moins insupportable que celui interprété de manière un peu outrée par un tout jeune James Stewart. Deeds est sans détour et pas si naïf que l’on veut bien le dire. Il a toujours vécu en harmonie avec lui-même et ce n’est pas une manne providentielle d’argent qui va le faire dévier de son chemin. C’est donc tout naturellement qu’il fait don de son héritage aux nécessiteux. C’est aussi tout naturellement que le système se retourne contre lui, essayant de lea faire passer pour un demeuré. Pensez donc ! Un américain qui ne vénère pas le dieu dollar ! La charge de Capra contre le capitalisme est toute simple mais d’une virulence sans égal. Elle prend tout son sens dans la crise que nous traversons. Du grand art ! Cooper nous montre que dans sa jeunesse il était loin du bloc monolithique qu’il est devenu par la suite. Une de ses meilleures prestations sans aucun doute.
Du Capra pur jus avec du très bon ,du moyen et des faiblesses dues à quelques lourdeurs d'idées et à certaines scènes d'interprétations.Un plaisir évident dans l'ensemble mais on peut être plus exigeant avec un tel metteur en scène.La force de ce film vient surtout de la qualité de tous les personnages qui semblent vouloir donner le meilleurs d'eux mêmes.A cet égard la prime revient aux deux charmantes vieilles dames qui considèrent que tous les habitants de leur village ont un petit grain.La critique sociale est rude pour l'Amérique mais certainement méritée.C'est un classique qui ne déçoit pas mais qui ne demande pas à être revu chaque année.
Il ny a pas à dire, parfois un film très positif ça fait du bien : Mr Deeds et lincroyable Gary Cooper derrière lui ont le bonheur communicatif, et une certaine sagesse en bandoulière. Pour le genre de personne que cela touche