The Souvenir - Part I
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Pascal
Pascal

256 abonnés 2 479 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2022
Une étudiante en école de cinéma pendant la première moitié des années 80, issue d'un milieu privilégié et aimant, se met en ménage avec un fonctionnaire du ministère Britannique des affaires étrangères. Peu à peu elle s'aperçoit qu'il est un junkie. Elle reste avec lui malgré cette relation toxique, malheureusement trop peu explicitée. Soutenu par la critique professionnelle ( masque et la plume et revue de cinéma Positif notamment), je suis allé voir ce film avec gourmandise. Franchement, c'est une déception ! Première partie d'un dyptique dont j'ai vu la seconde (cf avis au film correspondant) la réalisatrice propose dans ses deux films l'histoire une tentative de surmonter un traumatisme. Le personnage ( et l'auteur ?) parviendra à cette catharsis en réalisant son film de fin d'études. La première partie nous présente le traumatisme, la seconde la catharsis. Si l'intention et le prétexte ( sans doute autobiographique- le personnage principal porte les mêmes initiales que celles de la réalisatrice-) sont très intéressants le résultat projeté à l'écran est autre. Beaucoup trop long , manquant de rythme, le film est tenu par un scénario qui une fois posé le principe de départ tourne en rond. C'est la grosse réserve que je ferais à "the souvenir part 1". A l'intention du spectateur éventuel, il m'a semblé que le film se rapprochait du cinéma de Mike Leigh
( mais certainement pas de ses meilleurs films) voire de celui de Cassavetes ou encore des premières réalisations de Forman à son arrivée aux Usa. Si la réalisation est créative, elle donne parfois au spectateur un sentiment d'ennui. La réalisatrice n'a t elle pas un fait un film essentiellement pour elle-même ? C'est en tout cas mon sentiment. Toutefois "the souvenir part 1" n'est pas du tout un mauvais film, mais certainement pas une oeuvre majeure ( même si on n'évoque que le cinéma Britannique ) à moins qu'on ne fasse commencer l'histoire du cinéma en 2010. Par souci d'honnêteté envers le futur spectateur, il faut lui dire que n'est pas du tout un film grand public et qu'il est, à mes yeux, un peu survendu.
delabouglise
delabouglise

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0,5
Publiée le 15 février 2022
Romantisme désespéré et creux dans une pseudo upper class britannique... quel ennui ! Digne téléfilm à petit budget.
Cath A
Cath A

2 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2022
Attirée par le sujet (à la fois une histoire d'amour que de l'extérieur on a du mal à comprendre, mais aussi comment on fait de la vie, quelle qu'elle soit, d'un trauma notamment, de l'art), également par les critiques des professionnels, en majorité positives... j'ai beaucoup aimé la partie 1. L'évaluation que je trouve la plus juste est celle ci : un chef d'œuvre ??? (pas sûr), un potentiel film culte oui. Un film sur le cinéma qui comme n'importe quel art permets de sublimer, penser, panser aussi, ici faire le deuil, tourner la page... bien tardivement puisque la réalisatrice n'a réussi à faire œuvre de cet événement de son entrée dans la vie qu'à 60 piges ! Personnellement, s'il est lent, je ne l'ai pas trouvé dépourvu d'émotion, c'est 1 émotion feutrée, retenue, presque empêchée, tout est très anglais, poli, raffiné... et extrêmement féminin, subtil, délicat, sensible, tout est contenu, jamais 1 mot plus haut que l'autre autant dans le couple exemplaire des parents de l'héroïne que dans le sien, pourtant contre exemplaire. J'ai trouvé admirable, fabuleux, merveilleux, du jamais vu... la façon hyper elliptique d'évoquer les rapports charnels de ce jeune couple, qui participe de l'apparent mystère de l'attachement de la jf à ce garçon si pleutre. Dandy arrogant mais pleutre, la performance de l'acteur est remarquable.... casting excellent, le gars n'est pas beau, pas musclé, il n'incarne nullement l'assurance en soi, mais elle n'a qu'admiration pour l'esbroufe qu'il représente. Puis enfin il l'écoute, semble s'intéresser à son amour du cinéma, son art, ses questionnements, ça la soutient, la stimule un peu... Elle qui manque encore plus d'assurance et ne sait pas trop ce qu'elle va bien pouvoir dire dans son cinéma. Je n'ai pas aimé pour ma part le volet 2, encore lent, qui m'a beaucoup plus ennuyé, même si ce process des 2 films, est intéressant... Ça vaut comme expérience cinématographique selon moi, à titre expérimental donc, mais le 2 est trop long, trop expérimental , j'ai cru x fois qu'on touchait le fin... Et ça repartait, pas forcément bien ! Pour une majorité pourtant il fait passer la pilule du 1er déjà ressenti comme long et "explique" aussi en partie l'amourachement de la jf... Inutile pour moi, sauf à montrer littéralement en effet comment 1 artiste fait de l'art, un film, avec son traumatisme amoureux, et le long et lent processus du deuil . Mais à mes yeux, pour le 1er objectif le 1er film suffit, pour le deuil je préfère des films moins laborieux. Malgré tout, c'est un travail cinématographique qui marque, fait débat, cette réalisatrice a du style, une grande sensibilité, et une vraie singularité . Car elle donne aussi à voir une forme d'attachement romantique comme on en voit/vit /fait plus, elle est totalement "out of date" en cela... Ça me fait du bien de voir encore plus "out of date" que moi !!!
Lilicot
Lilicot

10 abonnés 271 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 février 2022
Impression mitigée pour un film intimiste un peu lent. qui mêle les tourments de la création artistique et de la relation amoureuse. Une jeune fille qui se laisse manipuler par un individu oisif qui ne respire pas l'envie de vivre !
Lolipop
Lolipop

15 abonnés 88 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 février 2022
Sitôt vu, sitôt oublié... voilà un film qui ne me laissera pas de souvenir impérissable. Heureusement il reste Honor Byrne, qui campe à merveille son personnage, et Tilda Swinton.
QuelquesFilms.fr

359 abonnés 1 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2022
Film à forte teneur autobiographique de la part de la réalisatrice britannique Joanna Hogg. Narration elliptique, qui semble épouser un processus de remémoration fragmentaire. Photographie pâle et cotonneuse, qui semble également épouser ce processus de remémoration diffus, tout en retrouvant le grain d’image des années 1980, époque où se déroule l’histoire. Tout est intelligemment posé et monté, élégamment mis en scène, porté par des acteurs convaincants : Honor Swinton Byrne (révélation du film, présence singulière), Tom Burke (sobrement antipathique), Tilda Swinton (nerveusement subtile). Et pourtant, malgré ces qualités, on peut rester désespérément froid devant ce mélodrame et même s’ennuyer un peu, parfois. Est-ce le léger maniérisme qui tient à distance et anesthésie l’émotion ? Est-ce une affaire purement subjective ? Mystère.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2022
Après les douze chapitres de Joachim Trier, la Norvégienne Joanna Hogg (Unrelated, Archipelago, Exhibition) nous propose deux volumes sur sa Julie. Cette première partie se consacre à la découverte d’un point de vue, qui peine malheureusement à atteindre l’objectif de l’héroïne, miroir romanesque de la cinéaste elle-même. Nous sommes à mi-chemin vers l’autobiographie, qui la ramène à ses fins d’étude, où un film devra attester de son vécu et de son apprentissage. Autant affirmer de suite que l’on se dirige vers une élocution méta, toujours bienvenue et stimulante, dès lors qu’il sache faire parler les émotions. Et c’est le cas. Une histoire d’amour, ce n’est pas l’accroche la plus originale, ni la plus provocante, mais avec un autant de sincérité dans le non-dit, Hogg conte parfaitement sa jeunesse à travers les fragments d’un amour fragile.

C’est évidemment le point fort de cette narration, qui ne cesse de surprendre dans son découpage, où les ellipses s’enchaînent avec une décharge émotionnelle ou à défaut de réflexion. Julie ambitionne fortement une carrière de réalisatrice, mais elle trébuchera sur assez d’obstacles, qu’elle ne parvient plus à tenir correctement sa caméra. Elle s’efface dès l’instant où nous la rencontrons, car elle peine à exister dans un récit qui ne semble pas lui appartenir. Vivant au gré de ses amis ou sa famille, notamment en demandant sans cesse des fonds auprès de sa mère, son quotidien devient une étrange métaphore de la construction de soi. Nous avons beau découvrir chaque miette de sa personnalité, mais ce sera rarement elle qui viendra les ramasser pour les regrouper. Honor Byrne-Swinton et sa mère Tilda, se réconfortent alors mutuellement dans leur rôle sur-mesure, jusqu’à ce que le charismatique Anthony (Tom Burke) débarque dans le champ de vision d’une Julie, en manque d’inspiration.

Leur vie commune à Londres est alors ponctuée de musiques pop, qui contraste avec le décor luxueux et bourgeois d’un appartement londonien, qui ne ressemble pas tout à fait à cette apprentie cinéaste. Il s’agit pourtant d’un piège inévitable, qui la retient dans cette cage blanche et dorée, où les reflets révéleront bien plus de faille dans sa relation que son manque d’assurance, lorsqu’il s’agira de faire appel à son imaginaire. La rupture avec la réalité ne fait aucun doute, mais comment la dissocier du mal qui s’est invité chez elle, chez eux ? La drogue aura son mot à dire et plus encore sur l’aspect perfide, mythomane et cleptomane de son compagnon, qui souffre également d’une double identité. Pourtant, Julie ne cède pas à la confrontation ou à la violence, quand bien même Anthony se réfugie dans une dépendance autodestructrice, car bien qu’il n’implose pas toujours, Julie en fait les frais, en observant les malaises de ce dernier et en s’enfilant une cape de culpabilité, dont elle gardera encore le souvenir amer.

Entre les personnages qui s’affirment et se déchirent, Julie s’engouffre dans un désespoir malsain, mais dont l’histoire d’amour reste sincère. Ce dilemme aurait déjà sonné la révolte, à l’image des genres musicaux, qui relativisent sur leur époque, sans oublier d’évoquer des attentats locaux, qui génèrent plus d’anxiété dans la vie de l’étudiante amoureuse et perdue. « The Souvenir - Part I » ouvre ainsi les portes et porte un regard sur le monde extérieur, que l’héroïne sera en droit d’obtenir, dès lors qu’elle réalise ce qui a compté dans son couple. Hogg ouvre son diaphragme sur la lumière après les ténèbres, que l’on retrouve dans un second acte, indissociable de cette mise en bouche bouleversante.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2022
"Lent confus bavard intello " sont les premiers  adjectifs qui me viennent à la fin de cette première partie, impression  rapidement confirmée par mes compagnons du jour qui acquiescent . Encore que nous ne sommes pas aussi sévères que les dames dernières nous : " Télérama ils ont mis plein de T mais on comprend rien... c'est nul " effectivement elles paraissent ne pas avoir compris grand-chose bien pire que nous ! Alors pour tout vous dire je n'ai rien lu sur ce film sauf que c'est un dyptique.  Je ne connais pas la réalisatrice, ni sa volonté, ni  la genèse de cette œuvre cinématographique. Alors à moi de me débrouiller avec ce que j'ai vu et possiblement compris. C'est la longue construction d'une relation toxique.  Une jeune femme de 25 ans Julie , issue d'un milieu assez protégé, apparemment assez naïve, passive, aveuglée par son sentiment amoureux. Un homme Anthony un peu plus âgé  dont la situation est très floue mais que je ressens comme fourbe , manipulateur,  nuisible.  Leur relation évolue insidieusement par petites touches, des scènes que se juxtaposent, parfois même dans un certain désordre, comme des souvenirs qui se mêlent. C'est parfois déroutant car la chronologie est déconstruite et donne un aspect décousu.
C'est aussi une réflexion, assez conceptuelle autour de la création artistique. Notre héroïne étudie dans une école de cinéma. Elle est spectatrice de sa vie, comme si elle se  visionnait dans un film tout en se projetant dans une autre histoire, celle du film quelle veut réaliser, oui je sais c'est assez complexe . Un pantin dont on tire les fils ou une artiste en pleine création ? Les émotions paraissent gommées.  Heureusement la bande son est vraiment top, nous sommes dans les années 80 , et durant quelques instants je m'échappe de cette ambiance assez malsaine.
Alors pourquoi avoir très envie d'aller voir la  seconde partie  ... voir ma critique de la partie 2.
SUZY AND MEE
SUZY AND MEE

159 abonnés 114 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2022
On a tous une amie à laquelle on se retient régulièrement de demander " Mais que lui trouves-tu...?!"
Durant tout le film, j'ai eu envie de dire à Julie qu'elle s'égarait auprès de cet Anthony sans humour ...:))
J'attendais beaucoup trop de cette histoire et j'ai été déçue... la cinéaste n'est pas une débutante et le film n'est pas mauvais; c'est plutôt bien construit et l'héroïne est assez atypique ( la blanche aussi!) mais c'est lent et triste !
Olivier Gallais
Olivier Gallais

45 abonnés 86 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 février 2022
C'était d'UN ENNUI MORTEL!!!!!! La fille de Tilda Swinton n'a, hélas, pas le talent de sa mère qu'on voit tout au plus dix min dans le film. Des dialogues et des scènes qui n'ont ni queue ni tête. Même le film de requin avec Jason Statham était mieux.
Ryan
Ryan

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2022
L'un des meilleurs films que j'ai vus ces deux dernières années. Le rythme et la narration sont absolument brutaux et sans pitié. Il se déroule comme l'histoire pourrait se dérouler dans la vie réelle. Avec une horreur sourde, j'ai commencé à réaliser comment cela allait se dérouler, et c'est exactement ce qui s'est passé, comme regarder un accident de voiture au ralenti. Il n'y a pas de gadgets ici, pas de stéréotypes stupides sur l'abus de drogues. Les deux personnages principaux sont très attachants, très sympathiques.

C'est un film pour adultes et pour les gens qui réfléchissent. En dehors de l'histoire, le film est filmé de façon exquise, un film magnifique à regarder. Il ne semble pas se passer grand-chose dans le film, mais j'ai été captivé pendant deux heures.
Yves G.

1 856 abonnés 4 065 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2022
Julie est une jeune étudiante en école de cinéma. Fille unique d’un couple déjà âgé de riches propriétaires terriens, elle habite un vaste duplex dans un des quartiers les plus huppés de Londres.
Julie s’éprend d’Anthony, un homme plus âgé qu’elle, qu’elle accueille dans son appartement et qui y vit bientôt à ses crochets. Anthony, qui prétend travailler au ministère anglais des affaires étrangères, se révèle être un mythomane et un héroïnomane.

"The Souvenir" est un film largement autobiographique tourné en 2019 par Joanna Hogg à partir d’un épisode tragique de sa jeunesse dans les années 80. Il est constitué de deux parties, presqu’autonomes, qui, comme leurs belles affiches, se font miroir. La première se focalise sur la liaison entre Julie et Anthony. La seconde raconte comment la jeune étudiante en cinéma fera de cet idylle tragique le sujet de son film de fin d’études.

Si l’on visionne ses deux parties à la suite l’une de l’autre, "The Souvenir" dure donc près de quatre heures. Ce n’est pas rien. Et c’est sans doute trop.

Certes, le film nous montre, dans sa seconde partie, sur un mode quasi documentaire, comment se tourne un film, quelles questions un jeune réalisateur, pas toujours préparé à le faire, doit trancher, quelles sourdes dissensions émergent dans l’équipe de tournage au point de la fissurer. Il interroge aussi l’écriture d’une fiction autobiographique, tiraillée entre deux impératifs parfois contradictoires : la fidélité aux faits tels qu’ils ses sont déroulés et leur paradoxal manque d’authenticité si on les rejoue tels quels devant la caméra.

Mais "The Souvenir" souffre d’un défaut rédhibitoire. L’histoire d’amour entre Julie et Anthony ne fonctionne pas. Ce n’est pas la faute des deux acteurs, l’un et l’autre excellents : la jeune Honor Swinton-Byrne (dont la mère à la ville, la célèbre Tilda Swinton, une amie de longue date de la réalisatrice Joanna Hogg, joue ici le propre rôle de sa mère à l’écran) est une révélation et Tom Burke est déjà un acteur confirmé (il interprétait le personnage de Orson Welles dans "Mank"). Mais aucune alchimie ne se dégage de leur couple disharmonieux. On ne voit pas, on ne comprend pas, ce que diable elle lui trouve. Alors, certes, la seconde partie du film éclaire les mystères de cette union contre-nature. En tournant son film, Julie doit s’interroger sur les raisons profondes de sa passion et en informer les acteurs qu’elle a choisis (on reconnaît la toujours juste Ariane Labed). Sans cette seconde partie, la première aurait été lugubre. Mais avec elle, elle n’en devient pas pour autant passionnante.
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2022
Joanna Hogg nous plonge dans la vie de Julie, jeune étudiante en cinema amoureuse d’un homme dépendant à la drogue et toxique. Élégant, réalisation soignée.
cinono1

368 abonnés 2 292 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2022
Paradoxalement, un film vibrant et froid. Récit d'une relation amoureuse, la mise en scène est épistolaire, tentant de raconter son histoire par des sensations plus que par un arc narratif. Cela a le mérite de faire participer le spectateur mais cela finit aussi par desincarner le film qui devient un bel object arty mais dépourvu de passion. Un vrai manque, vraiment dommage quand on pense à la qualité de la mise en scène et au casting sans faute, avec une Honnor Swinton Byrne amenée à faire de belles choses.
Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 161 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 février 2022
Puzzle assez vertigineux, The Souvenir rassemble tous les souvenirs que la réalisatrice a pu conserver de la décennie qui l'a fait passer de jeune fille naïve à femme marquée par une relation dévastatrice.
On ressent très fortement que 30 ans plus tard, elle aura passé sa vie à se demander ce qu'il lui est vraiment arrivé pendant ces années de formation, comment elle a ensuite tourné sans cesse autour de la même question : que m'est-il arrivé ? Et pourquoi l'ai-je laissé advenir ?
La méticulosité de la reconstitution de chaque aspect de sa vie d'alors (intime, familiale, universitaire) dit avec grâce et profondeur l'absolue nécessité pour la réalisatrice que ce film/exorcisme existe. Et pour nous aussi, bien sûr.
Ce film est totalement saisissant.
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