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Un visiteur
3,0
Publiée le 26 juin 2019
The Prodigy est franchement intéressant et mérite largement le coup d'oeil. Le pitch est assez simple : alors qu'un tueur en série se fait abattre par la police, un bébé naît dans le même temps. En grandissant, cet enfant semble montrer des comportements de plus en plus violents, au point d'en effrayer ses propres parents. De ce point de départ somme toute assez banal traitant d'un thème surexploité dans le cinéma de genre (la possession), Nicholas McCarthy nous entraîne dans un exercice de style parfaitement maîtrisé. Sans s'éloigner des balises du cinéma horrifique, ce qui est parfois regrettable, on prend plaisir à suivre son casting sans fautes durant les 90 minutes du métrage. La tension est palpable dans certaines scènes, et les rares jumpscare trouvent une cohérence dans le récit. Seul problème, comment se retrouver encore surpris par une histoire déjà racontée mille fois ? En l'absence de trouvailles visuelles et de mise en scène osée, bien que l'on prenne pas mal de plaisir devant la bobine, on en ressort avec la sensation d'avoir revu la même chose pour la énième fois. Reconnaissons tout de même que le cinéma horrifique ne nous procure ces dernières années que rarement du plaisir, alors ne le boudons pas face à une oeuvre dans laquelle on s'immerge facilement.
"The Prodigy" n'est pas ce qu'on peut appeler un gros raté ou une catastrophe industrielle mais il souffre d'un syndrome très fréquent dans le monde du cinéma d'épouvante-horreur: tout se ressemble!!! En effet, "The Prodigy" reproduit les mêmes choses que les sagas Conjuring, Ouija et Insidious, qui inondent le marché ces dernières années. Enfant possédé spoiler: (il frappe un camarade; les yeux vairons; il ne pleure jamais; il est surdoué) , parents désabusés spoiler: (la mère enregistre les paroles de son fils la nuit; le père est agressé; les 2 sont espionnés dans leur chambre) , événements étranges spoiler: (le chien qui disparaît, le fils sort de son corps la nuit, le père soupçonné de battre son enfant) , une histoire du passé qui rejaillit spoiler: (la fille à la main coupée) , quelques pics d'effroi, une mise en scène lente qui imprègne de l'atmosphère, un visuel entre le gris sombre et le rouge sang, et une fin violente spoiler: (la mère est tuée par ce qui était son fils) , rien ne surprend vraiment. Pire encore, au bout de 10 minutes, on a déjà compris tous les rouages de l'intrigue (la réalisation est pas très subtile) et il ne reste qu'à attendre l'issue, plutôt prévisible à partir du moment où on peut supposer que les créateurs ont déjà une suite en tête. L'ensemble repose alors entièrement sur l'excellente Taylor Schilling et surtout l'exceptionnel Jackson Robert Scott, capable de passer du gentil petit garçon à l'esprit terrifiant en 2 secondes, c'est bluffant. Au final, "The Prodigy" ne restera pas dans les mémoires, c'est juste une resucée de ce que le cinéma d'horreur produit de stéréotypé ces derniers temps, à l'exception du très bon Conjuring, de l'effrayant Insidious et du correct Ouija Origin of Evil.
Pour sa troisième réalisation, Nicholas McCarthy nous plonge dans un thriller horrifique qui nous fait suivre le développement d'un enfant pas comme les autres au sein de sa famille. J'ai trouvé la réalisation très correcte, ça manque un peu d'identité il est vrai, on ne ressent pas forcément une touche personnelle sur l'ensemble mais ça se regarde sans difficulté. L'intrigue est quant à elle révélée dès le début du film, ce qui je trouve gâche un peu le plaisir et le suspense. Pourtant, il y a du bon dans ce film, notamment la bande son qui est bien choisie et fait son petit effet, plusieurs moments de tension et de sensations dérangeantes s'échappent de ce film. Le personnage de Miles, le petit garçon perturbé est vraiment convaincant, on peu pourtant regretter le fait qu'aucune prise de risque n'est à signaler, on anticipe la plupart des événements et c'est je trouve le plus dommage, ça aurait dû être bien plus glauque et on n'aurait pas dû tout comprendre dès le départ, à mon humble avis. J'en ressors pourtant non mécontent, de par sa réalisation, ses quelques moments dérangeants et ce jeune acteur convaincant je trouve qu'il mérite amplement le visionnage, sans pour autant se graver dans mon esprit au fer rouge.
Cela faisait longtemps que je n'ai pas eu peur en regardant un film d'horreur mais ce garçon est vraiment flippant. Très bon film d'horreur. Pas pour âme sensible
Je suis le premier commentaire *-*. Moi qui suis fan des film d'horreur je peut vous dire que celui la est juste génial. L'histoire tien la route du début à la fin, j'espère qu'il y en aura un deuxième qui sera a la hauteur du premier. franchement il mérite un 10/10. Les acteurs sont au top l'enfant joue merveilleusement bien sont rôle. Bref je recommande le film a film à tous les amateurs de films d'horreur. D'ailleurs le film ma fait pensée a esther pour se qui connaisse vous serait de quoi je parle ;) Bonne journée à tous :*
La réincarnation du côté sombre, encore faut-il y croire ! Certaines scènes nous mettent en haleine, mais elles sont beaucoup trop rares dans ce scénario plutôt lent et sans réelles actions
Carré dans sa réalisation, le scénario est malin et procure quelques frissons. Plaisir de voir Taylor Schilling (Orange OCS) dans un rôle de mère dépassée par les événements irrationnels... La fin change des films de genre US.
Un film de possession qui sonne déjà-vu, rien qu’en terme d’ambiance et de mise en scène, mais qui prend néanmoins quelques virages scénaristiques le sortant du marasme, la fin est d’ailleurs assez inattendue. Regardable.
Mais non !! C'était bien parti, plutôt ficellé sur une intrigue bien renseignée... spoiler: Dommage que la fin soit si attendue et décevante...[/spoiler[spoiler]]Dommage qu'encore une fois le gore l'emporte!
Super bien ficelé. Angoissant et très bien interprété. Un sujet qui reste une belle énigme encore aujourd'hui entre maladies psychiatriques et possession. Je recommande.
Pour précision, ce n'est pas le diable, mais simplement un psychopathe qui meurt au même moment que le petit garçon naît, et prend place dans son corps. C'est expliqué dès le début du film... J'ai vu la version canadienne et ça ne casse vraiment pas 3pattes à un canard comme on dit ici ��. Le scénar est convenu, les acteurs font ce qu'ils peuvent, et les décisions prises font dresser les cheveux sur la tête... bref, sitôt vu, sitôt oublié! Vous pouvez passez votre chemin...
On se réjouissait tellement de voir le nom de Nicholas McCarthy accolé à un film d'enfant maléfique que l'on n'avait même pas imaginé un seul instant la possibilité d'être déçu... Hélas, il ne faut pas bien longtemps pour comprendre que "The Prodigy" n'aura pas grand chose de prodigieux sinon les fulgurances de son réalisateur pour tenter de transcender une histoire qui a pour seule réelle particularité d'être un curieux mix entre "Chucky" et "La Malédiction"...
Encore relativement discret (ces deux premiers films sont des DTV qui ne méritaient pas ce sort), McCarthy s'est fait remarquer pour sa capacité à créer des films d'épouvante où règnent une atmosphère aussi viscérale que sensorielle de la peur, la rendant pour ainsi dire presque palpable à l'écran. Ses jumpscares, qu'il utilise comme un simple outil parmi une large palette et non comme unique ressort, font d'ailleurs partie des plus efficaces que l'on ait vu et servent toujours ces ambiances anxiogènes qu'il construit savamment. Après avoir revisité le thème du fantôme avec "The Pact" (enfin...) et celui de la possession dans "At The Devil's Door" (deux réussites), l'imaginer se confronter à un enfant déviant était donc une perspective plus qu'alléchante mais une donnée capitale aurait dû pourtant attirer notre attention dès le départ : McCarthy n'est pour une fois pas le scénariste de son film ! On le réalise assez rapidement devant le classicisme éhonté de l'entreprise, le début du long-métrage grille même bêtement le peu de mystère qu'il aurait pu entretenir sur les origines du phénomène en les dévoilant d'emblée et s'enfourne ensuite dans tous les lieux communs possibles que la dénomination de "film d'enfant maléfique" peut faire venir à l'esprit d'un spectateur lambda. Pendant une grosse demi-heure, il n'y a foncièrement rien d'original dans "The Prodigy" et le spectateur n'a plus qu'à se raccrocher aux rares wagons de satisfaction que McCarthy essaie de faire surgir. Les tentatives d'installer une vraie ambiance sont bien réelles mais elles ne peuvent rien face à la platitude du déroulement de l'histoire, la personnalité tordue derrière l'apparente innocence du petit Miles (excellent Jackson Robert Scott) permet néanmoins de jolis pics malsains et deux, oui, deux jumpscares, celui du visage (vous comprendrez...) et du couloir, font vraiment leur petit effet. On reprend un peu espoir devant la mise en avant de la réincarnation abordée par un prisme pseudo-scientifique, celle-ci aboutira d'ailleurs sur la meilleure séquence du film, la séance d'hypnose brillamment réalisée et exploitant à son paroxysme le côté glauque du "patient". Tout cela apparaîtra hélas à nouveau très vain devant notamment une dernière partie qui aurait pu pousser le curseur du malsain très loin (l'idée de la mère aurait pu être encore bien plus extrême) mais la frilosité agaçante à embrasser pleinement la cruauté de cette histoire pour toujours se réfugier dans ses issues les plus banales achèvera d'envoyer "The Prodigy" dans les limbes de l'anecdotique.
Peut-être que Nicholas McCarthy a voulu s'essayer à un style plus grand public en réalisant le scénario horriblement ordinaire d'un autre ? En tout cas, mal lui en a pris, "The Prodigy" devient instantanément le point noir de sa courte filmographie où seuls ses coups de génie en matière de mise en scène surnagent. Alors, Nicholas, on prend sa plus belle plume et on se met fissa à l'écriture du prochain film ! "The Prodigy" est clairement la preuve que tu n'es jamais mieux servi que par toi-même...
Cela se laisse regarder mais alors niveau originalité on repassera. Le scénario reste très simplet et emprunte à beaucoup de film ces différents codes, le tous mieux utiliser et exploiter ailleurs, Insidious en tête. Ne vous attendez pas à être surpris.