Jérusalem et Berlin, deux villes marquées par la diversité, l'histoire. Un homme circule de l'une à l'autre, passant d'une langue à l'autre, d'une famille à un amant. Femme et fils sont à Jérusalem, l'amant est à Berlin. Cet homme est bilingue, bisexuel, mais une double vie n'est pas tenable au long cours, si l'amour est de la partie. Lorsque la mort survient, les êtres aimés et aimants vont-ils se débrouiller pour affronter l'être disparu ? Thomas, le jeune pâtissier berlinois, vient à Jérusalem pour voir la veuve et son fils. Qui est trompé.e dans cette histoire ? Y-a-t-il d'ailleurs tromperie dans cette histoire ? L'authenticité, l'intuition plutôt que les soupçons sont en première ligne dans cette histoire. Chacun a des bribes de l'histoire de l'être cher et disparu. Thomas ne parle pas hébreu, n'est pas juif, n'a pas de famille. C'est un taiseux, mais qui a un talent, ce sont les merveilleuses pâtisseries, qu'il confectionne. C'est ce qu'il peut offrir généreusement. A Jérusalem, Thomas rencontre une société envahie par les rites religieux, mais également une liberté de penser chez Anat, la veuve, dont il se rapproche peu à peu.Il y a quelque chose de transcendant dans ce film. Certains êtres ne se laissent pas enfermer dans les rites, les frontières du pensable, de "l'éprouvable" sont ailleurs. L'expérience n'est pas guidée par les seules contraintes. Ce premier long métrage est une belle réussite.
de Berlin à Jerusalem, un drame touchant au rythme doux, fait non-dits, de silences, de longs plans séquence. avec ce scénario, toutes les directions sont possibles et le spectateur n'a d'autre choix que de se laisser emmener. un film pudique et sincère sur fond de deuil inavouable.
Beau film par son questionnement et sa justesse des faits. Très touchant en montrant quelques intolérances Bien filmé et interprété, il fallait osé et c’ est bien fait.
sensible et pudique, ce joli film troublant tout en délicatesse prend son temps pour nous offrir un joli portrait sur le deuil, la projection sur l'autre. Ponctué d'une partition au piano discrète et omniprésente, l'histoire de ce jeune qui quitte sa vie berlinoise pour aller sur les traces de son amant israélien, donne autant de force dans ses dialogues que dans ses silences éloquents que dans les regards regards de ces comédiens tous aussi investis les uns que les autres. Un film fort et parfaitement maîtrisé.
Comme son titre l'indique, The Cakemaker fait partie de ces films (la liste est longue) où l'art de cuisiner prend une place centrale, source de sensualité ou de consolation, c'est selon. Il y a beaucoup de non-dits et de silences dans ce film germano-israélien d'une grande délicatesse. Trop peut-être tant, finalement, rien n'est vraiment explicite dans les relations sentimentales d'un pâtissier berlinois qui, sur un coup de tête, rejoint la femme de son amant décédé à Jérusalem. Ses motivations restent mystérieuses voire peu crédibles et la suite, bien que prévisible, n'est pas vraiment réaliste. Bien vu et avec une certaine douceur sont pourtant montrés les rigidités d'une société israélienne très marquée par le dogme religieux. Un allemand et une israélienne qui travaillent ensemble, et plus si affinités, a quelque chose d'un peu tabou ou d'inconvenant, aux yeux de certains rigoristes, mais cet aspect-là, comme tous les autres, n'est pas réellement approfondi. Avec sa mise en scène trop anodine, le film reste globalement à la surface des choses, intéressant et sensible mais trop modeste, certainement, pour nous toucher davantage.
Thomas est un pâtissier allemand qui entretient une liaison avec un homme marié israélien, régulièrement en voyage d’affaire à Berlin. Lorsque ce dernier meurt dans un accident de voiture, Thomas se rend à Jérusalem à la recherche de réponse. Il se met à travailler dans le petit café que tient la veuve de son amant, mais ne lui révèle pas son identité. « The Cakemaker » est un film sur l’homosexualité, la religion, la sexualité et le deuil. Ofir Raul Graizer y appose des saveurs sucrées et délicates et en fait une fable touchante mais un peu trop mélodramatique. On y trouve cependant beaucoup de bonnes intentions et les bons sentiments s’entremêlent parfaitement avec une élégante sensualité. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Le pari était risqué que de traiter, à la fois, de la bisexualité et de la différence confessionnelle sur fond de perte d'un même être aimé. C'est avec une infinie délicatesse que Ofir Raul Graizer le relève. Il évite soigneusement les scènes convenues pour offrir, a contrario, de longs plans séquences muets, magnifiques de tension où toute la sensualité, le désir, les non dits, la pudeur passent par les regards des deux sublimes interprètes, Tim Kalkhof et Sarah Adler. Il sait aussi se faire interrogatif, tout en suggestion et allusions fines, sur le poids des conservatismes religieux, sur la résilience, sur l'acceptation de l'autre dans sa différence. Un film à la fois troublant et bouleversant.
Répondez-moi : Est-ce que le succès de ce film tient dans le fait qu'il mette en scène un couple homo, filmé dans des lieux un peu exotiques où la liberté d'expression est un sujet d'importance, avec des moyens modestes et de longues pauses dans les dialogues filmé en plan fixe...? Certes l'histoire en elle-même est très belle, je l'avoue, et c'est même pour cela que j'avais envie d'aller voir le film. Mais mon dieu que c'est mal joué! Hormis trois scènes clairement identifiables les acteurs semblent tous atteints du syndrome d'Asperger (c'est sincèrement ce que j'ai cru à un moment durant la projection). Du reste, aucun travail sur la lumière ni sur la symbolique des plans (hormis à la toute fin mais bon, même un étudiant de première année à l'ESRA aurait eu l'idée), le son est très moyen mais surtout... les motivations des personnages sont invraisemblables ! Je vis à Berlin et je sais que montrer les émotions n'est pas un truc très allemand, mais quand même. L'histoire ne tient en haleine que par ce "truc" : "Hey non, personne ne réagit logiquement et cultive le non-dit !". C'est exaspérant. Pourtant on sent que les acteurs sont excellents au travers de ces quelques trop rares scènes. J'imagine que, pour gagner un prix, un film ne doit justement pas donner ce qu'un spectateur attend... quitte à s'assoir sur la base : une psychologie des personnages qui tient la route. Vous vous ferez votre idée...
L’intérêt que présente "The cakemaker" est triple : il y a bien sûr la façon très délicate avec laquelle Ofir Raul Graizer dépeint la relation amoureuse entre deux hommes et les liens qui se nouent entre un homme et une femme qui aimaient le même homme et qui, tous les deux, doivent faire leur deuil. Aucun pathos, peu de dialogues, aucune lourdeur moralisatrice. A côté, de façon presque anodine, le film ne se prive pas d’enrichir nos connaissances sur de nombreux sujets liés à la vie en Israël, tels que le fonctionnement de la famille, les traditions culinaires et, en premier lieu, la religion et son profond conservatisme. A ce sujet, on sait depuis longtemps que l’imagination des religions en matière d’interdictions est particulièrement féconde : "The cakemake"r révèle certaines d’entre elles à celles et ceux qui les ignoraient. Il faut enfin louer la qualité de la mise en scène, qualité dont le sommet se situe vers la fin du film, dans une scène réunissant Anat et Tomas : deux plans séquence de 2 minutes chacun, superbes de retenue et d’émotion.
Moment magnifique et troublant, avec un tout petit budget Ofir Raul Graizer réussi un des plus beau film de l'année. Les acteurs sont juste parfaits. A voir !
Je suis sortie toute émue de ce film magnifique sur l'amour entre les êtres. Merci au réalisateur pour ce moment d’émotion. Je vous conseille de voir ce film, de plus la bande son vous transporte. Vraiment une belle découverte.
Courez vite pour le regarder. Une très belle histoire "d'amours" sans chichi - tout en simplicité et pour cela percutant. Une caméra lente qui laisse découvrir un jeu d'acteurs en finesse. Tim Kalkhof excelle dans l'expression des sentiments, des questionnements, des doutes, des chocs. Sa partenaire Sarah Adler est aussi crédible, dommage qu'elle soit clairement relégué au second rôle. Ce compte parle de comment celui / celle frappé par l'amour se joue des conventions et se fait catapulter dans des situations et des sentiments défiant les normes établies - sociétales, historiques, familiales, sexuelles. Le pâtissier: Un régal.
Un film assez intimiste et bien construit, les personnages sont attachants et pourtant une certaine lenteur se fait parfois ressentir ce qui peut parfois nuire au récit. Tout à fait visible et intéressant pour ne pas le bouder.