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Un visiteur
4,0
Publiée le 4 octobre 2018
J'ai passé un très bon moment à voir ce film qui rame à contre courant par rapport aux films français actuels. Dujardin confirme sa stature d'acteur majeur, révélé dans "le bruit des glaçons". C'est le seul acteur avec George Cloney a accepter de jouer avec son image, en bref d'être ridicule. Certains penseront qu'il en fait trop. C'est le rôle qui lui permet de se lâcher. Saluons le travail des réalisateurs qui creusent un sillon que je qualifierais de "révolutionnaire". La fin est désopilante, on sort du cinéma content d'avoir passé un bon moment. Je ne regrette que le titre en anglais.
Dans la veine de leurs films, Gustave Kerven et Bruno Delépine nous offrent avec I feel good un film à l’humour décalé dans l’univers des laissés pour compte d’une grande humanité. Emmaüs est vraiment le lieu qu’il fallait choisir pour montrer la fausseté de notre société du toujours plus. Merci à Yolande Moreau pour son interprétation toujours si convaincante.
Un sentiment étrange en sortant de la séance. C’est drôle mais le sujet est grave. Deux modèles de société qui continuent de s’affronter mais de reste marginalement. Heureusement il y a Yolande et une chute géniale !
I réel good ne m’a pas transporté malgré quelques bons moments et de bonnes trouvailles. Les compagnons sont émouvants et jouent juste. J Dujardin est très bon, Y Moreau aussi. Il manque un petit quelque chose pour faire un très bon film .....
Le duo Delépine/Kervern frappe à nouveau, et c'est plutôt une réussite. Pissant dans le sens du vent, le duo accouche d'une comédie anti-Macron, ou en tout cas, anti-capitaliste, assez féroce, acide et percutante. Porté par un J. Dujardin au top, le film est une comédie parfois jubilatoire, avec des gags irrésistibles, des persos décalés, un univers qui n'appartient qu'aux cinéastes. Leur regard sur les petites gens oscille entre acide et bienveillance, ne mettant jamais ensemble beaufs et pauvres (contrairement à de nombreux autres cinéastes sociaux). De même, leur dispositif de mise en scène, refusant le champ/contre-champ, s'assouplit un peu ici, avec un découpage plus rythmé. Y. Moreau est géniale, tout comme la myriade d'acteurs débutants, la plupart dans des rôles de gérants Emmaüs. En bref, c'est une excellente comédie, un film social qui a des choses à dire, bien mis en scène, avec une foultitude de détails, un sens du comique et du tragique assez pertinent, pour un résultat parfois hilarant. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Jean Dujardin dans un navet! Un comble. Une étoile pour les compagnons! Pour le reste, c'est inepties, dialogues creux et humour sans aucune finesse. Que vient faire Yolande Moreau dans ce désastre?
Mieux vaut boire l'apéro avec les copains, que militer au parti communiste, ou vouloir devenir riche...c'est un peu court et pas très palpitant. La situation de départ est assez drôle, avec des trouvailles bienvenues; puis la lassitude s'installe par manque de fond. Au générique de fin , les arrêts sur images des travailleurs "Emmaus" sont très sympathiques!
Je ne sais pas pourquoi les très mauvaises critiques sur ce film viennent de rédacteurs qui n'en ont rédigé qu'une seule. Ce n'est pas mon cas. Ceci est une vraie critique mais elle leur fait écho quand même. Je trouve ce film pitoyable, stupide et je ne comprends vraiment pas où les réalisateurs voulaient en venir. Je suis sortie avant la fin après avoir lutté un moment en espérant que quelque chose allait se passer. Yolande Moreau et Jean Dujardin sont des acteurs que j'apprécie mais vraiment le scénario est débile et comme quelqu'un l'a dit je ne comprends pas si le propos est de défendre la France d'en bas ou de s'en moquer. Ce n'est même pas drôle et les quelques vannes sont lourdes à pleurer. Le toutest pénible et difficile à supporter. Passez votre chemin.
I feel good, voilà l'état dans lequel on se trouve à la sortie de ce grand film. Qu'attend-t-on d'un grand film sinon qu'il nous procure des émotions vives, qu'il nous apporte une réflexion, une vision différente et intelligente du monde, du bonheur tout simplement. Alors oui, définitivement, Kervern et Delépine font du Grand Cinéma, humaniste, réaliste, sans pathos. On en sort grandi, plein d'espoir en se disant que le cinéma peut encore agir pour faire bouger les choses. Yolande Moreau est tout simplement sublime et d'une grande sincérité. Jean Dujardin est excellent dans l'un de ses meilleurs rôles. Cerise sur le gâteau, Mous et Akim apporte toute leur générosité musicale à cette cause qui leur tient particulièrement à cœur. Bref, si on cherchait la définition du Cinéma avec un grand "C", en voilà un bel exemple.
Film décalé et déjanté on s y attend. .. Beaucoup d intérêts à découvrir la société emaus de Pau. Pleine d humanité. La fin est excellente. Un peu d ennui par moment. ..
Une histoire ,certes un peu loufoque, qui parle d'argent, de réalité sociale, d'ambitions déchues et de petits bonheurs simples . Deux grands acteurs qui portent ce film et un bon moment de cinéma.
À voir ! Grand film de société. Avec un sarcasme et un cynisme remarquables, on observe des personnages bercés par des idéaux qui les détruisent humainemen, et qui pourtant ont façonnés nos générations. Les velléités capitalistes (et non libérale) naissantes d’un looser au sein d’une communauté de rescapés du système. Chaque minute est un sujet. Les sans dents, la malbouff, les 100m de morts du communisme, la technologie et la délocalisation de l’industrie et leurs conséquences sur la dignité humaine . L’échec d’une civilisation.
Sans être une excellente comédie, le film se tient bien, les acteurs sont en place dans leur rôle. La réalisation est a l'image des deux réalisateurs que l'on aime pour ça. un très bon moment qui parfois me semblait long. au final, j'ai aimé ce que j'ai vu .
Jacques (Jean Dujardin) a un rêve : devenir riche comme Bill Gates ou Bernard Tapie, ses idoles. Même à bout de ressources - et en peignoir de bain - rien ne saurait l'en détourner. Quand il s'installe auprès de sa sœur Monique (Yolande Moreau) qui dirige un village Emmaüs près de Pau, il crée sa société dénommée "I Feel Good". Son objet : proposer aux plus pauvres des opérations de chirurgie esthétique very low cost en Bulgarie.
Le duo Delépine & Kervern est de retour. Plus il avance, plus il gagne en ambition. Elles sont loin leurs premières œuvres à l'humour grolandais et absurde dans lesquels les deux réalisateurs se mettaient en scène ("Aaltra", "Avida"). En chemin, ils ont enrôlé Benoît Poelvoorde ("Louise-Michel"), Gérard Depardieu ("Mammuth"), et Albert Dupontel ("Le Grand soir"). Cette fois-ci, c'est Jean Dujardin qui les rejoint, le héros de "Brice de Nice" et de "OSS 117", le seul Français à avoir jamais décroché l'Oscar du meilleur acteur.
La superstar s'adapte parfaitement au cinéma de Delépine & Kervern. Il y trouve naturellement sa place, comme si elle l'attendait depuis toujours. Au point qu'il semble n'avoir pas besoin de modifier d'un iota la performance de crétin séduisant qui a fait sa gloire.
Ce personnage faisait des étincelles dans "Bruce de Nice" et dans "OSS 117" car il y était drôle. Le problème est qu'il ne l'est guère ici. On sourit à quelques gags - hélas déjà entrevus dans la bande-annonce ; on ne rit vraiment jamais sinon peut-être pour celui du twist final dont on ne peut hélas rien dire.
À défaut de faire rire, "I Feel Good" pourrait ambitionner de nous faire réfléchir. Il esquisse une critique du macronisme - la première au cinéma à ce jour - accusé, dès le slogan qui barre l'affiche ("Il n'y a pas de grand pays sans grands patrons"), de vouloir tous nous transformer en milliardaires en puissance. À supposer que la critique soit fondée, elle fait long feu. On comprend bien vite la folie de Jacques. On n'y croit pas une seconde - pas plus qu'on ne croit dans le succès de son entreprise. Du coup, on en est réduit à attendre gentiment le dénouement d'une histoire qui doit nous entraîner en Bulgarie pour se redonner du souffle.