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OceansTiger
26 critiques
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2,0
Publiée le 4 octobre 2018
Je ne connaissais pas la filmographie Delépine/Kervern, mais ce film ne m'a pas convaincu. Pour une comédie, je suis sorti de la salle en me disant que je n'ai pas suffisamment ri, quelques bonnes séquences leurs trop inégales. Dujardin est encore très bon, mais son personnage peu attachant. En me renseignant sur le film a posteriori, je trouve aussi dommage que l'esprit de la communauté Emmaüs du film (qui existe vraiment, bravo) n'est pas n plus assez mis en évidence, alors que c'est un point intéressant du film. Bref dommage
Renvoyer dos à dos capitalisme et communisme est assez commun mais le faire avec du style, parfois de la grâce et une bonne rasade de poésie n'est pas donné à tout le monde. A vrai dire, les derniers méfaits du duo Delépine & Kervern n'étaient guère enthousiasmants : un ton vindicatif et rebelle qui ne faisait pas dans la nuance et des films mal fichus dans l'ensemble. I feel good n'est pas non plus un modèle de construction narrative et patine parfois dans les redondances mais c'est ce qui fait ici son charme et est finalement raccord avec le monde du recyclage d'Emmaüs dans lequel le film prend racine. Avec un corps étranger en son sein, un abruti qui ne croit qu'au libéralisme, rêve de devenir riche avec sa start-up et méprise les sans grade, un drôle de Mickey Emmaüs, pour faire court. I feel good manque parfois de nerf mais conjugue assez bien l'absurdité à tous les modes dans ce qui prend au fil des minutes des allures de fable. Moins de rage que dans les films précédents de Delépine et Kervern mais une singulière folie qui s'incarne parfaitement en Jean Dujardin que l'on n'aurait pas juré compatible avec l'humour et la tendresse vache des réalisateurs. Ce en quoi on avait tort car le film n'est pas si éloigné en définitive de l'univers de Bertrand Blier (qui commence à nous manquer) dans lequel l'acteur a brillé en écoutant le bruit des glaçons. Il est prodigieux Dujardin, sans effort apparent, et constitue avec l'indispensable Yolande Moreau un attelage extraordinaire. La fin du film, avec ce qu'on appellerait un twist dans un quelconque blockbuster américain, est vraiment délectable et laisse sur une douce impression. Comme quoi, un manifeste est parfois tout aussi efficace quand il ne tire pas à boulets rouges sur sa cible désignée. Comme il est dit dans le film "ce qui ne tue pas te rend moins mort."
C’est presqu’étrange, qu’on se sente parfois si loin de l’enthousiasme général….(est-il général?) parce qu’enfin ce « conte moral…. » mais oui!…… genre « Y a pas que l’argent dans la vie » où les iconoclastes, (Kervern et Delépine) sont pris à leur propre jeu?
Bien sûr le personnage de Dujardin qui apprend « comment réussir dans les affaires » dans un livre de Bill Gates est moqué mais les bénévoles ou permanents d’Emmaüs ne sont pas épargnés: ou « Les gogos en Roumanie! » ???
Le regard bienveillant, n’est pas le point fort de Kervern et Delépine et le ton du film est souvent cynique. Avec la meilleure volonté, difficile d’imaginer la « philosophie entrepreneuriale » de Jacques,dans un centre Emmaüs!!! La transformation de Jean Dujardin « vers la sainteté » , audacieux, non ? Heureusement, quelques moments de grâce nous procurent un sentiment d’humanité: accordéon poétique, esthétique, décors, couleurs, façon Emmaüs; ça c’est réussi !
Jacques n’a qu’une obsession : devenir immensément riche. Comme Bill Gates ou Bernard Tapie. C'est un crétin qui croit dur comme fer au miracle libéral. Quand il débarque dans une communauté Emmaüs près de Pau dirigée par sa sœur, Solange, il pense avoir trouvé, enfin, une grande idée. Benoît Delépine et Gustave Kervern, les deux réalisateurs, ont toujours filmé des héros malheureux quittant la grand-route de la société de consommation pour bifurquer vers les chemins de l’anarchie et de la tendresse. Pas étonnant si, pour leur huitième long métrage, ils montrent une authentique communauté Emmaüs, qui offre une seconde vie aux objets (et à ceux qui les réparent). Cette fable grinçante proclame que tout se recycle, reste utile et beau. Le propos mêle une dénonciation du mythe de la réussite individuelle et un manifeste pour la beauté intérieure. La solidarité de Solange, bonne âme disciple de l’abbé Pierre (Yolande Moreau, planante), se confronte à la psychose libérale de son frère. Car Jacques est malade : en peignoir de bain et mules ou en costard d’occasion, il profère des formules entrepreneuriales comme des perles absurdes. C’est un grand rôle pour Jean Dujardin. Devenu expert en abrutis, l’acteur donne à son personnage une subtilité pathétique inédite.
C'est un très beau film décalé qui est là pour prôner les valeurs humaines de solidarité et de partage, par le biais d'un quadra complètement perturbé qui d'abord n'aime que le capitalisme spoiler: puis va finir par comprendre que cela mène dans le mur . Sous couvert de burlesque, voilà un film humain et intelligent.
J'avais adoré les deux précédents films de ces deux réalisateurs, "Mammuth" et "Saint Amour". Ils possèdent un ton propre, spécifique. Dans ce "I feel good" on retrouve le même ton. C'est toujours décalé, cela sort vraiment de l'ordinaire. Il faut aller voir ce film en sachant qu'on ne verra pas un film classique, un film lambda tout public. Ce nouveau film est moins bien que les précédents certes, mais il est tout de même très bien. Malheureusement, oui fort malheureusement, il ne plaira pas à tout le monde et c'est bien navrant. Ce film nous parle d'une histoire familiale, sous fond de capitalisme et d'humanisme. Le frère prône le capitalisme, et la soeur est à la tête d'un foyer Emmaüs et prône l'entraide, l'humanisme. C'est une histoire bien vue, à la fois triste et drôle, en tout cas très sensible. spoiler: La fin, tout particulièrement est géniale, vraiment sensible et touchante (notamment les deux visages refaits et l'assiette, vous comprendrez).
C'est tranché, explicite, décalé... Normal, c'est un Kervern-Délépine ! Les fans vont adorer : Yolande Moreau est formidable d'humanité en gérante de centre Emmaüs, Jean Dujardin excelle dans la peau d'un looser qui a absorbé toute la bêtise du monde et la recrache pendant 1h40, beaucoup de plans très réussis, un bon scénario, c'est drôle, jouissif. Peut-être le meilleur opus du duo grolandais.
J'ai failli partir 2 fois, mais ma compagne m'a demandé de rester. Film long, pas drôle. Les cadrages mon dieu.. ces gros plans mal cadrés tout le temps.. c'est d'un lourd. Je ne vois pas comment on peut être captivé par ce film.
J'avoue que j'y suis plus allé parce qu'il y avait la présentation du film en avant première par Mr Dujardin et les réalisateurs, mais même cette séance ne valait pas le déplacement. Bref à éviter, même comme somnifère les dialogues longs et sans intérêt pourraient vous empêcher de dormir.
Toujours bien a la tele mais toujours assez mauvais au cinema. Une fois de plus , ca ne marche pas , c'est pas drole et c'est meme genant de voir toutes ces personnes marginales ou marginalises par la societe devant l'ecran , certainement l'effet inverse recherche.
Un sacré navet... Je n'ai même pas souri. C'est lourd, truffé de clichés exagèrés. J'ai failli quitter la salle mais me suis dit qu'avec Dujardin on allait tout de même rigoler un peu à un moment.... Et non !
L'un des films les plus aboutis du duo Delepine/Kervern, qui pour une fois ne s'égare pas trop et reste concentré sur le personnage joué par Dujardin, qui rêve de trouver l'idée qui le rendra riche et essaye de développer celle-ci au sein d'une communauté Emmaus. Il en ressort une belle comédie humaniste, avec certains dialogues savoureux, des clins d'oeil et des trouvailles bien pensées, notamment musicales. Les réalisateurs s'amusent à confronter capitalisme à outrance et communisme et dans l'ensemble ça fonctionne. Le film permet également de mettre en lumière le travail d'Emmaus et de son fondateur. Et la fin est drôle et bien trouvée.
Tres déçue par ce film Le scénario s’etire En longueur L’histoire se perd en détail inutiles Jean du jardin ne m’a pas fait rire , les détails de sa maladie st exagères et on peine à croire à son histoire Un mélange de caricatures poussées al’extreme Avec des détails d’histoires Pauvres
Ce marginal règle ses comptes avec la société…..jean Dujardin est excellent et trouve encore un rôle très original…...C'est assez subversif dans la message, puisqu'en France, si vous voulez réussir, on vous range dans la case, malade mental ou fou….C'est un des messages du film, mais il y en a d'autres;...On peut beaucoup rire des situations comme des dialogues, très second degré, mais il faut le faire intérieurement, car l'on devine que rire à voix haute au cinéma dérange certains….Quelle époque….Pour en revenir au film et ne plus dire de mal, le film . il y a beaucoup de seconds rôles, les hospitalisés, Yolande Moreau, la sœur bienveillante, mais bien contaminée par la société, et l'on ne s'ennuie pas de leurs drôleries pleines de désarroi…..Le film a aussi un regard politique plein de désillusion. Comme si la gauche était passée au crible et que ce qui comptait dans la vie c'était uniquement d'être beau...Idéal moderne ? Kervern et Delépine se moque subtilement…..On aime ou pas…..Le montage du film est réussi, la technique est nerveuse et fine, Le couple moreau Dujardin, réjouis nos pupilles….pour moi, cela a fonctionné, mais l'on peut comprendre que l'esprit du film ne plaise pas à tous…..Je conseille quand même si l'on aime ses réalisateurs
Il manque quelque chose à ce film. Si l’idée générale est bonne et le duo Dujardin/Moreau excellent, la réalisation est tout de même poussive. Quelques bons mots mais dans l’ensemble, les dialogues et le scénario sont faiblards. J’avais adoré St-Amour pour sa poésie et son décalage mais ce « I feel good » risque de bien vite disparaître de mes souvenirs.