C'est l'histoire loufoque d'un mec, qui se rêvait en Bill Gates milliardaire et qui finit en Abbé Pierre comptable dans une communauté Emmaüs...pas racontable mais bel hommage aux communautés Emmaüs et leur objectif de fraternité et de recyclage face au monde de la surconsommation et des hyper riches. Jean Dujardin énorme dans le rôle du cinglé à la recherche de l'idée qui ferait sa fortune.
On ne peut pas dire que le tandem des anciens de Groland soit spécialement ma tasse de thé, du moins sur grand écran. Je ressors néanmoins un peu plus convaincu par ce nouvel essai que par Le Grand Soir ou, pire encore, Mammuth. Ce n'est pas tant la performance des acteurs du film (honnête mais sans éclat) qu'un scénario qui s'avère plutôt malin, au moins dans sa mécanique globale que dans les rapports plus détaillés des personnages. Il y a un réel fond sur la question de la réussite personnelle, quelques bonnes trouvailles sur le plan de l'humour, le tout hélas un peu trop noyé dans les bons sentiments et une réalisation qui n'est quand même pas du meilleur effet. Passable.
Pathétique !!! J'aime bien l'esprit du duo Kervern /Delépin mais là les bras m'en tombent... Dujardin en startupper au sein d'une communauté Emmaus , au secours ! C'est pitoyable voire limite insultant pour ces gens.
J'ai trouvé ce film excellent, Jean Dujardin et Yolande Moreau forment un tandem de choc. C'est original d'avoir tourné ce film au coeur d'un Emmaus de Lescar-Pau. L'humain est mis en avant, de belles valeurs sont évoquées comme la solidarité, le recyclage, tout cela par le biais du second degré et de l'humour. Un film puissant et réjouissant.
I Feel Good est une comédie complètement folle avec un Jean Dujardin au sommet de sa forme. Je suis très surpris des notes spectateurs très moyennes, je me serais attendu à de meilleures notes. Mais bon, l'histoire a inévitablement un propos politique et cela ne peut que créer des notes clivantes. L'histoire : Jacques, aux idées néolibérales inflexibles, se retrouve dans de grandes difficultés financières et se retrouve logé chez sa sœur, qui gère un centre Emmaüs. Pour rebondir, il n'hésite à recruter parmi ce centre (ou du moins à essayer) des volontaires pour le rejoindre dans une quête on-ne-peut-plus bling-bling. Ce décalage entre la vision du monde de Jacques et la réalité des gens qu'il côtoie donne lieu à des situation complètement burlesque. L'humour, certes un peu space, marche très bien et j'ai ri de bon cœur. Le casting est très bon. Yolande Moreau excelle en brave sœur aimante et bienveillante. Quand à Jean Dujardin, il retrouve un rôle dont la puissance comique n'est pas sans évoquer celle d'OSS 117 (du gars en complet décalage avec la réalité dans laquelle il se trouve). C'est tout simplement drôle, que dire de plus.
Il y a de la beauté en chacun, même si elle ne correspond pas au critère esthétique. Très sympathique dans le fond, le récit patine dans la forme et finit par caler à certains moments : si le personnage de Jean Dujardin est savoureux, le voir tenter de convaincre des pauvres du bien fondé de son idée ne constitue pas un enjeu très passionnant.
Un chef d'oeuvre. Second ou troisième degré mais aussi premier degré. Dujardin pour une fois parfait...Moreau classique et géniale... Emmaüs et l'abbé Pierre méritait cet hommage décalé de la connerie quotidienne.
Excellente comédie acide et un peu déjantée. Étonnant de voir Jean Dujardin dans ce genre de rôle à contre-emploi, ça change !!! Yolande Moreau est magnifique, comme toujours...
Assez perché mais ni captivant ni drôle. Le personnage principal, un homme d'affaires dépressif et vivant de magouilles, ne nous est jamais sympathique ou pitoyable car Dujardin en fait dix fois trop, de même que Yolande Moreau. Les séquences dégoûtantes comme l'échange (interminable) de crachats de bouche en bouche ou le visage qui se décolle semblent puériles et gratuites. Dommage car la plongée au coeur des compagnons d'Emmaüs est un sincère hommage qui donne envie de faire un tour à la brocante associative la plus proche. Mais quel ennui, devant les scènes qui s'enchaînent en se voulant être du cinéma d'auteur (l'humour très perché) et ne sont au final qu'un coup dans l'eau devant lequel les amateurs du genre pourront s'amuser mais qui laissera les autres désabusés. La mise en scène est assez intéressante surtout lors des plans du générique de début, la pantalonnade enfantine qui la suit gâche complètement cette première bonne impression. Dujardin et Moreau sont peu convaincants, l'humour est puéril avec notamment une scène de crachats affligeante qui réserve ce film à un petit groupe de fans du genre.
Quand un looser médiocre file se planquer auprès de sa soeur dans un village Emmaüs en attendant d’avoir l’idée de génie qui le propulsera en orbite pour côtoyer les plus grands capitaines d’industrie de l’histoire, ça donne ‘I feel good’. C’était une évidence d’avoir (ré)embauché Yolande Moreau, ça l’était moins de recruter Jean Dujardin qui, contrairement à un Poelvoorde ou un Depardieu à la renommée équivalente, ne dégage pas grand chose de punk anar. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la greffe prend très bien, et cette tête de winner ahuri, entre celle d’OSS117 et celle de Dupontel dans ‘Le grand soir”, est pile celle qu’il fallait pour renforcer l’ironie féroce du concept de départ, cet endroit où échouent tous les naufragés en quête d’humanité et dont Jacques Pora a décidé de faire son camp de base en vue de son irrépressible ascension vers les sommets. Pourtant, alors même qu’on a très envie de l’aimer, ‘I feel good’ patine un peu dans ses prémices, patine un peu au milieu, patine un peu vers la fin. Bien entendu, pour dénoncer les injustices et les aberrations du système, Delépine et Kervern n’ont pas abandonné leur sens de l’absurde, avec ce pur produit de Macronisme triomphant qui voit dans la chirurgie esthétique low-cost en Bulgarie la prochaine poule aux oeufs d’or de l’entrepreneuriat. Pour autant, les deux Grolandais ne sont plus tout à fait là où on les attend. Le propos est moins incisif, plus naïf : ce sont toujours les “Vrais Gens” contre le Système...mais la Lutte des classes ne passe plus par le fait de le flanquer par terre, même symboliquement, le Système...mais par la création de “bulles d’humanité” en son sein, qui fonctionnent comme la négation totale de tout ce qu’il incarne. Pour exprimer leur foi dans cette sorte de “cancer humaniste et solidaire” dont ils espèrent sans doute qu’il finira par métastaser tout le corps du capitalisme, Delépine et Kervern font preuve d’une bienveillance et d’une tendresse inattendues, dont on ressentait déjà les effets dans ‘Saint-Amour’, y compris à l’égard de leur contre-modèle : par petites touches d’humour, comme son album Panini personnel des grands entrepreneurs ou ses déclarations à côté de la plaque, Jacques Pora est plus pathétique que vraiment détestable, un peu comme si sa mégalomanie matérialiste et le différentiel entre ses bouffées de grandeur et sa réalité de recalé du système le disqualifiaient d’office pour le rôle du “méchant” et disqualifiaient d’emblée la portée du rêve libéral de réussite individuelle.
I Feel Good, comédie douce amère portée par Jean Dujardin. Si les propos ne sont pas dénués d'intérêt, présentant une société asservie par le pouvoir de l'argent, et si l'humour absurde fait souvent mouche, le métrage manque simplement d'un rythme plus soutenu.
Film déjanté de la part de deux réalisateurs déjantés (Delepine et Kervern). Le sujet est loufoque: un "raté" qui souhaiterait devenir millionnaire en proposant de la chirurgie esthétique low cost à des membres de la communauté Emmaus. Si on adhère au style, à cet humour irréel, Jean Dujardin et certaines répliques vous arracheront certainement quelques sourires. On ne se sentira peut être pas forcément mieux après avoir vu ce road movie mais on ne se sentira certainement pas moins bien.