Derniers Avis : La Chute de l’Empire américain - Page 2
La Chute de l’Empire américain
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guillebotis
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4,5
Publiée le 9 décembre 2021
Un film formidablement construit, férocement drôle et terriblement réaliste. Hélas cette réalité la plus folle et la plus improbable de la finance et de la corruption ordinaire est bien celle dans laquelle nos sociétés baignent en permanence. Tout le cynisme du monde tient dans cette fable brillamment interprétée. Le petit couple à la Bonnie & Clyde est tout à fait charmant. Un film aussi divertissant que lucide, avant comme après Covid, ne rêvons pas, rien ne changera de la marche du monde. A l'opposé des nantis corrompus, irregardables de laideur, il y a les êtres ravagés par la pauvreté et le malheur, seuls visages humains, nobles, triomphant de l'indignité, que l'on pourrait contempler des heures.
Émouvant. Drôle et triste à la fois. Un peu caricatural parfois mais j'y vois l'expression d'une réalité qui échappe au grand public. La morale de l'histoire... faites la vôtre.
Un film brillant qui sonne comme une démonstration. Une sorte de mise en pratique des idées lumineuses et son exécution, fruit du hasard. « La chance force le bonheur » On appréciera les nombreuses petites piques sarcastiques. Excellent film
Le butin d'un hold up qui tombe dans les mains d'un docteur en philosophie puis bénéficie de façon improbable à une bande hétéroclite permet une critique cynique mais réaliste du système banquier international au service de la fraude fiscale. Baroque mais pas ennuyeux.
Comment une note de presque 4 ?? Money, misérabilisme, justification de la passion de l’humain pour le matériel. Et surtout super sirupeux. Pour l’action et le rire, les québécois ont encore beaucoup à apprendre. J’écris ce commentaire et le film continue à dérouler. Je coupe.
6 214 abonnés
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2,0
Publiée le 27 juin 2020
Denys Arcand avec de bonnes intentions, tente d'explorer la classe des cols bleus dans un contexte plus large de corruption politique et de répartition de l'économie. Parfois dans le film, il montre des sans-abri dans les rues avec des plans rapprochés du visage et il les affiche comme un groupe sans nom et sans voix. On peut admirer son dispositif artistique mais il se sent très condescendant. Ensuite un autre élément est que tous les personnages sont joués par des Canadiens blancs, seules quelques personnes de couleur dans la distribution de soutien jouent des personnages atypiques. Les réactions des acteurs aux situations sont à mon avis incroyables. Le personnage principal est dépeint comme un titulaire d'un doctorat de philosophie. Mais il n'agit pas vraiment de cette façon et à la fin de l'histoire ils laissent beaucoup de choses en suspens. En tant qu'histoire d'amour cela fonctionne brillamment mais en tant que film explorant des thèmes sociaux, La Chute de l’Empire américain devient très vite confus...
Une analyse pertinente de la nature humaine et de sa relation à l'argent, déclinée de manière efficace et intelligente, et tout son questionnement sous-jacent. Très pertinent et très agréable moment.
Après deux Comédies dramatiques que sont "L'Age des ténèbres" et "Le Règne de la beauté ", Denys Arcand a eu la bonne idée d'écrire " La Chute de l’Empire américain". Sans pour autant abandonner la réflexion, Il délaisse la noirceur des précédentes réalisations pour nous proposer un bon polar ou dominent action, humour noir et générosité. Comme à son habitude, lé réalisateur Québécois nous montre de belles images sur une mise en scène sans faille. Si l'intelligence peut se révéler comme un handicap, la générosité peut être un gage de réussite personnelle, tel est le sujet de son scénario. Il souligne le pouvoir destructeur de l'Argent, ne manque pas d'égratigner sévèrement la police, le gouvernement et les banques. La réussite de ce film doit aussi beaucoup à sa distribution ; elle nous gratifie pour ses trois premiers rôles d'un trio atypique de personnages très craquants et finement interprétés.
Un film déroutant. La première partie est intéressante puis cela finit par tomber dans un faux rythme lancinant où il ne se passe plus trop grand chose. On comprend la critique du système capitaliste mais cela reste trop peu intéressant. L'alliance des trois personnages, élargie à six, est surprenante, c'est à peu près tout. Heureusement le charme renversant de Camille Lafontaine alias Aspasie (Maripier Morin) nous fait tenir jusqu'au bout... Un arrête-moi si tu peux à la sauce québécoise bas de gamme !
L'histoire aurait pu être intéressante si le film n'avait pas été paresseux et les raccourcis grossiers, l'argent c'est mal, mais un peu de pognon pour moi me fera pas de mal j'ai tellement galéré que je le mérite. Cette histoire moralisatrice, je suis riche donc je n'irai jamais en prison, créer de la valeur aux actionnaires = licenciements.... tellement grossier (est-ce sponsorisé par François RUFFIN ?) que ça en devient pathétique Bref, une daube
Docteur en philosophie, Pierre Paul, malgré un QI bien plus élevé que la moyenne, en est réduit pour gagner sa croûte à travailler comme livreur. Très vite son intelligence supérieure est même présentée comme un handicap pour réussir dans nos sociétés dites développées. C’est le premier message : la réussite passe par l’argent et l’accès à la réussite pas forcément réservée aux personnes les plus brillantes ; simpliste, peut-être mais tellement d’actualité. Un jour Pierre-Paul est témoin d’un braquage qui tourne mal et embarque les sacs de biftons abandonnés au sol. Purement improbable comme scène tout comme ce hold-up lorgnant du côté de Tarantino ; mais sans importance, il faut prendre ce récit comme une fable moderne anti capitaliste. Avec cet argent, Pierre Paul touche enfin le rêve américain : avoir plein de blé. Mais deux questions se posent à lui ; premièrement comment le conserver sans se faire buter par les truands cherchant leur magot ; deuxièmement comment garder cet argent quand on est soit même humaniste et investi dans des actions caritatives auprès des plus pauvres. Dans cette aventure, il s’agit d’un brûlot mais monté sous forme de thriller, il va se retrouver associé à une call girl, un ancien gangster et un fiscaliste de haute volée pas regardant sur l’évasion fiscale. La réflexion sur le pouvoir et les dégâts causés par l’argent sonne toujours juste, même si le fond reste léger porté par un humour corrosif et des dialogues enlevés. Une belle œuvre satirique qui clôt la trilogie de Denys Arcand débuté il y a près de 30 ans par « Le déclin de l’empire américain ». Un vrai grand plaisir de cinéma durant 2 heures car le réalisateur distille une minutieuse alchimie entre message fort et divertissement. Vincent Ostria résume parfaitement cela : « Un mélange de polar, de comédie, et de drame social aux fins d’une satire politique de haute volée ». Indispensable, à voir impérativement ; du social loin du plombant des Loach ou Dardenne au demeurant posant un regard aussi aiguisé que ces derniers sur nos sociétés. tout-un-cinema.blogspot.com
Le capitalisme abordée avec humour et justesse sur une jolie touche de romantisme. La repartition inégale de l'argent dans la société avec la conviction pour certains d'en changer... Ce film nous fait réfléchir. J'ai bien aimé les seconds rôles, mêmes si la chute de l'empire américain n'est pas vraiment explicite...
C'est pour le coup le premier film que je vois du triptyque de Denys Arcand. Avec son anti héro qui récupère par accidentle butin d'un braquage il fait un polar amusant avec un sous texte sur le pouvoir de l'argent qui permet et achète tout. P
J’ai été conquis par ce film ! Il faut dire, je suis rarement déçu de ce que nous proposent nos amis de l’autre côté de l’Atlantique. Ils ont une vision sociétale très juste. Cette fois-ci, ça sera le principe même de construire sa société sur l’argent qui sera attaquée. Tout sera symbolisé à travers le simple personnage joué par Alexandre Landry. C’est un surdoué qui clame à qui veut bien l’entendre, que si on est trop intelligent, on ne peut pas réussir dans la vie. Par contre, le jour où il trouve beaucoup d’argent, il met de côté ses valeurs et on verra la perversion que lui apporteront ses billets verts. Le combat intérieur de la moralité humaine contre la cupidité sociétale. L’acteur étant excellent, ça n’en est que meilleur. Le vice sera même poussé jusqu’à montrer la course des différents protagonistes, polices comprises, pour retrouver cet argent quel qu’en soient les moyens. Cela donnera une histoire passionnante. C’est d’autant plus prenant que ce n’est pas juste un jeu du chat et de la souris. On aura c’est vrai un côté un peu gangster avec un soupçon de violence. Ça rajoutera un peu de punch à certaines parties. Et de l’autre côté, on aura un déroulé autour du monde de la finance. Une exploration dans les travers de cet « Empire Américain ». J’ai trouvé celle-ci captivante. Les explications seront données avec clarté sans être trop complexe. On va donc se plonger encore plus dans l’histoire.