Dès les premiers dialogues j’ai accroché dans l’histoire. Je n’avais pourtant pas vu les précédents films de ce réalisateur dont celui-ci clôt la trilogie. J’ai donc porté un regard neuf et amusé sur cette histoire pas très morale mais rondement menée. Tous les acteurs sont formidables, ce héros philosophe au grand cœur, son amoureuse au vécu sulfureux mais à la belle âme, ce sorti de prison finalement honnête et cet avocat sympathiquement cynique. N’oublions pas les flics moralistes mais humains, quant aux vrais voyous, ils ont la fin qu’il méritent ! Le rythme de ce film nous laisse à peine respirer et nous ne connaissons pas l’ennui à travers tous les rebondissements de cette histoire des temps modernes.
Bien loin de l’ambition manifestée par son titre grandiloquent, ce film n’en est pas moins une aimable réflexion sur l’état de notre société occidentale qui privilégie les valeurs matérielles (l’argent ou l’amour tarifé) au détriment de qualités plus élevées comme l’intelligence ou la bienveillance, l’amour ou la générosité. Commençant comme un film intimiste et bavard, se poursuivant par une étonnante séquence de thriller, l’intrigue se continue sur un rythme quasi pépère entre une enquête policière bon enfant, une bataille de voyous sanguinaires - mais pas trop -, et une histoire d’amour entre le héros (Alexandre Landry, très juste) et la belle Aspasie (Maripier Morin, au sourire angélique !). Les scènes très drôles alternent avec des moments plus vifs, les dialogues sont souvent percutants. Quelques baisses de rythme font regretter un montage trop complaisant et manquant de mordant. Rien de grave cependant.
La Chute de l'Empire Américain de Denys Arcand est le meilleur film, en plus un film québécois (ils sont bons), que j'ai vu depuis longtemps ! Un dialogue cherché, des personnages complexes, un scénario imprévisible mais intelligent, et des éclats de rire! 9,5/10 #Cine #Critique
Pas grand-chose à critiquer, ni à louer, dans le dernier film de Denys Arcand qui vient clôturer une trilogie très informelle débutée avec Le déclin de l'Empire Américain (1986), et poursuivie avec Les invasions barbares (2003).
Le film est une pochade sensible, baignée d'un mauvais esprit assez réjouissant. L'anti-héros de service (très bon Alexandre Landry) va à son corps défendant devenir propriétaire d'une énorme somme d'argent, qu'il va utiliser pour le bien commun en utilisant les possibilités de magouilles offertes par la finance internationale. Il sera épaulé dans son entreprise par un vieux briscard roué (Rémy Girard) et une call-girl aussi futée que sa plastique est attractive (l'étonnante animatrice télé Maripier Morin).
On passe un bon moment à regarder ce conte totalement irréaliste, qui trouve son intérêt dans la véracité des réactions psychologiques des différents personnages. Certaines scènes (la discussion introductive dans le bar, le défilé des prétendants au blanchiment) sont franchement jouissives.
Un divertissement sans prétention, à voir comme tel.
Titulaire d'un doctorat en philosophie, Pierre-Paul Daoust (Alexandre Landry) est d'une intelligence supérieure. Mais loin d'être un atout, cette qualité l'a selon lui empêché de trouver sa place dans la société. Il végète dans un emploi de livreur quand un enchaînement hasardeux de circonstances le met en possession du butin considérable d'un hold-up. Que faire de cet argent tombé du ciel ?
Comme l'annonce son affiche, "La Chute de l'empire américain" est le troisième volet d'une trilogie commencée vingt ans plus tôt. Si "Le Déclin de l'empire américain" (1986) avait pour thème le sexe et "Les Invasions barbares" (2003) la mort, "La Chute..." parle de l'argent et de son pouvoir corrupteur.
J'ai découvert Denys Arcand adolescent. Je me souviens de mon enthousiasme devant "Le Déclin..." et, trois ans plus tard, "Jésus de Montréal". Tout me plaisait dans le cinéma iconoclaste de ce réalisateur québecois : son refus des convenances, son humour corrosif, sa façon ironique de s'emparer des sujets les plus graves et l'exotisme que possède, de ce côté-ci de l'Atlantique, le vocabulaire fleuri de ses acteurs.
Trente ans plus tard, la recette est éventée. La mayonnaise ne prend plus. Si Denys Arcand n'a rien perdu de sa rage contre les inégalités sociales et contre le capitalisme qui enrichit scandaleusement une minorité et laisse sur le trottoir des hordes d'itinérants (québécisme pour SDF), sa façon de le dénoncer fonctionne à vide.
Il invente une histoire abracadabrante autour du butin échu à Pierre-Paul. Pour écouler cette manne, le livreur-philosophe s'entoure d'un repris de justice (Rémy Girard), d'un avocat véreux (Pierre Curzi) et d'une ravissante "escort" (Maripier Morin qu'on espère revoir très vite). L'enchaînement des situations vise un double but sans toujours l'atteindre : nous faire rire et réfléchir sur le pouvoir corrupteur de l'argent. Mais le scénario souffre d'un vice rédhibitoire : sous couvert d'épingler une société dominée par l'argent, il fait le paradoxal éloge de sa possession.
J'aime beaucoup ce film où je retrouve beaucoup de tranches vécues de ma vie. Les secrets de tournage sont très intéressants et montrent les points forts du film. L'expèrience du repris de justice,l'escort girl magnifique et intelligente,l'avocat de classe,les trafics dans la haute finance et les pays off shore,le grand banditisme,les moyens limités de la police,,la chance,le bénévolat et la grande misère. Tout tourne autour de l'argent,c'est la vie.
Un film canadien, c'est toujours un rayon de soleil, surtout quand il est signé Denys Arcand. Le propos de ce 3ième opus est plutôt intéressant. Comme un bobo de gauche devient le pire blanchisseur d'argent sale. L'humour est toujours là mais par épisodes. Le plus souvent le propos est lourd comme un cours magistral en faculté. Documentaire ou film ? Le réalisateur hésite. Le spectateur en fait les frais. Pas inintéressant. Pas passionnant non plus.
Tout le monde connait le fameux proverbe qui énonce que l'argent ne fait pas le bonheur. Et bien ce film montre totalement l'inverse. De la manière la plus cynique possible. De la plus hypocrite aussi. Mais c'est drôle !
Après Le Déclin de l'empire Américain, et les fantastiques Invasions barbares en 2003, Denys Arcand conclut sa trilogie en abordant le thème de l'argent.
Le bon vent du Québec nous amène une fois de plus beaucoup d'humour et surtout ce français suranné chez nous mais vivace chez eux. On déplora parfois l'absence de sous-titre lors de certains dialogues où ça va très vite, ou bien même lorsque les expressions employées nous sont totalement étrangères !
On suit les aventures de Pierre-Paul, docteur en philosophie de son état et qui occupe un emploi de chauffeur livreur. Philosophe, il l'est clairement, tant il a une réflexion sur la vie. Pour lui, l'intelligence est un handicap. De plus, il ressent un responsabilité envers son prochain. Ne manque jamais une occasion de faire de la charité. Mais ses belles valeurs vacillent lorsqu'il s'agit de profiter d'un braquage qui tourne mal. Le tout est de savoir si la fortune qui lui tombe dessus va le changer ou non.
Ce film montre qu'on peut sembler rester fidèle à ses valeurs, ne pas être corrompu alors même qu'on a passé un pacte faustien. Oui, on nous parle de morale, de philosophie mais tout cela pèse bien peu face à l'acte fondateur qui est un vol, suivi de mensonges constants. Même si on fait le bien, la source de ce bien peut poser problème. C'est ici que le propos du film devient problématique car l'auteur semble glorifier un comportement qui n'est pas très éthique en le faisant passer pour éthique.
Toutefois, les personnages sont si bien écrits qu'on adhère à cette histoire et que bien entendu, on est du côté de Pierre-Paul, constamment. Ce film est jalonné de références philosophiques et littéraires, et cela rend certains dialogues jubilatoires. Ainsi, comment le philosophe pouvait-il résister à Aspasie, escort de luxe ? Plutôt que de sexe, pourquoi ne pas parler d'un dialogue de Platon dans ces conditions ? En plus de la littérature et de la philosophie, il y a également une véritable réflexion sur le monde, son économie et les modes de vies.
La réalisation présente un cadre très américain dans ce Québec francophone, notamment au travers d'une photographie assez froide et neutre. Il y aune belle manière de filmer les dialogues avec de simples champ, contrechamp. Enfin, les comédiens sont excellents dans chaque registre, que ce soit purement dans le dialogue, ou lorsqu'il faut aller vers le comique. L'intrigue policière un peu tordue est une source inépuisable de situations cocasses. Alexandre Landry en Pierre Paul est criant d'humanité, Marpier Morin en Aspasie est juste à croquer tant le développement de son personnage est intéressant. Rémy Girard est excellent en conseiller financier est très malicieux et enfin, Pierre Currzy en avocat est extraordinaire de cynisme et de concupiscence.
La Chute de l'empire américain est un film généreux en humour et en réflexion, il est juste dommage qu'il essaye de donner des leçons à coup de gros sabot, un peu plus de subtilité n'aurait pas été de trop.
Excellent film de Denys Arcand, une critique juste, acide et drôle de notre société régie par le capitalisme. On ne s'ennuie pas une seconde, le rythme est bien soutenu, pourtant la profondeur de la réflexion est bien présente.
Malgré le plaisir de retrouver certains acteurs des autres films, j'ai été déçu par le fil conducteur sur l'argent, l'honnete citoyen qui vole de l'argent sale c'est pas très original, mais spoiler: la call girl qui tombe amoureuse là c'est grand guignolesque. A la fin on a perdu la notion des bons et des mauvais, et on ne sait plus si l'argent fait le bonheur ou pas. Enfin moi je ne savais plus...
Un intrigue prévisible, des longueurs monumentales, pour un final se voulant être une séquence émotion mais tellement à côté de la plaque..... Dommage de mettre une poupée barbie pour devoir capter l'attention à défaut d'être capable de faire un bon film avec une actrice réellement charismatique... Tellement pathétique et mysogine... J'ai perdu ma soirée
Nul, archi nul. Incroyable comme ce film peut être si mauvais à tous les niveaux. Le scénario est débile et complètement invraisemblable. Les acteurs dans leur majorités sont très mauvais. Il est plein de clichés mysogines. Ponctué de séquences informatives et moralisatrices sans aucun intérêt. Et pour finir absence total de rythme et humour plus que médiocre. A fuir absolument !!
Un bon film entrainant . Une intrigue pleine de rebondissement inattendus . Certains rouages de la finance internationale plus forte que jamais depuis 2008 sont bien étudiés . pas d'erreur de casting dans ce film . les acteurs pro sont très convaincants et le peuple des " itinérants" (l'appellation québécoise des S.D.F) dont Arcand fait voir avec justesse l'augmentation constante apparait dans toute sa misère et sa réalité . La langue parlée , est savoureuse a mes oreilles française bien qu'il faire évidemment quelques efforts pour en décrypter l'accent .