Découverte de ce réalisateur, « La chute de l'empire américain » m'a intéressé par son histoire. J'ai passé un bon moment, mais j'ai trouvé que le rythme était assez inégal. Un chauffeur-livreur va se retrouver malgré lui témoin d'un hold-up catastrophique et va récupérer les sacs bourrés de billets. Comment faire pour « encaisser » cet argent sans éveiller les soupçons, tout en sachant que deux policiers mènent l'enquête... L'histoire est attrayante bien que par moments, j'ai trouvé le temps assez long. On y découvre les magouilles financières et l'envers du décor de l'évasion fiscale, mais aussi le contraste entre les plus riches et les plus pauvres. Film sympa à voir, mais il ne m'aura pas marqué plus que ça.
Film intelligent brillant canadien, je n'ai jamais vu de film similaire, pourtant en lisant le synopsis on ne s'attend pas à une comédie avec une dénonciation d'un monde de plus en plus inégalitaire. Mais dénoncer sans moraliser est difficile. ce film le fait avec brio.
Je me suis régalée avec ce film jubilatoire (attention avec deux scènes très violentes), troisième volet de la saga des films de Denys Arcand radiographiant le Canada contemporain.
« La chute de l’Empire Américain » s’attaque avec ironie à la question financière et au capitalisme, aux problématiques touchant le thème de l’argent, parlant de ceux qui en ont -dont certains beaucoup- et de ceux qui n’en ont pas.
Pierre-Paul Daoust, malgré son doctorat de philosophie est un modeste livreur et échoue dans sa vie sentimentale. Un jour, il assiste à un hold-up raté et récupère quelques millions de dollars.
Résistant aux inspecteurs qui mènent l’enquête, échappant aux truands à qui il a dérobé l’argent ; entouré entre autres d’une escort-girl et de son chauffeur, d’un expert financier fraîchement sorti de prison et d’un avocat véreux ; il élabore un plan astucieux pour placer les millions.
Pierre-Paul est aussi bénévole dans un centre pour personnes sans domicile fixe.
Denys Arcand distille habilement un suspense qui va crescendo, créant des dialogues dignes d’Audiard (à mon humble avis) et un scénario abracadabrant. Il met en scène sans temps mort des malfaiteurs bien sympathiques et d’autres plus cruels, décrivant sans donner d’espoir, un monde où seul l’argent fait loi, ne comptant plus les laisser pour compte au bord du chemin.
Un film vraiment brillant. Mon blog : larroseurarrose.com
C'est un film absolument remarquable et nécessaire. Il dénonce parfaitement les gens qui profitent de l'argent sans aucune honte (paradis fiscaux etc...), le capitalisme qui détruit tout. La toute dernière scène spoiler: (montrant des personnes très pauvres) est très belle et touchante
Gentillement amoral, anti capitaliste (evidemment), un peu demago, cette satyre de notre monde ne resout aucun probleme, (si certains ont les solutions, à part le socialisme façon " Maduro"....), mais donne les pistes pour s'en mettre plein les poches " façon optimisation fiscale". C'est drôle, bien interprete et efficacement mais en scene. What'else?
Quelques situations drôles, quelques répliques drôles, mais mon dieu que c'est mal écrit. C'est dune paresse et d'une superficialité dérangeantes, d'autant plus que le film débute par une critique sévère de philosophes.. on dirait un scénario écrit par un adolescent qui découvre l'écriture et la lecture. Une intrigue sans obstacle aucun, ni opposition. Aucun débat moral entre les personnage, ça manque de nuance et de profondeur dans les propos. Lorsqu'on essaye de faire rire avec un sujet grave il faut aller jusqu'au bout et proposer une pensée. La c'était du foutage de gueule carrément Les deux policiers dont l'un est présenté comme matheux, sont ridiculisés. Les mafias auxquelles le protagoniste a volé l'argent n'ont aucun rôle dans l'intrigue malgré leur apparition tout au long du film. Lorsqu'on ne sait pas écrire un scénario on fait appel à de vrais scénaristes. Cerise sur le gâteau, la scène finale, de vrais pauvres regardent le spectateur droit dans les yeux pour le culpabiliser , finir une comédie sur une note d'émotion et de culpabilité, c'est de la manipulation malsaine et irrespectueuse. Et puis quel est le rapport avec la chute de l'empire américain ?
le film démarre sur les chapeaux de roue mais s'enlise rapidement dans des discussions interminables sur ce que le héros va pouvoir faire de son argent, entrecoupées de critiques sur les paradis fiscaux, la bienveillance du gouvernement canadien envers les dictateurs africains richissimes etc. etc. j'ai fini par m'ennuyer...
J’arrive au troisième opus de la trilogie sans connaitre (sinon de nom) les deux premiers. Honte à moi ! Immersion agréable dans le cinéma québécois qui, du moins pour ce qui arrive à l’occasion sur nos écrans, m’a toujours fait bonne impression. Dialogues en français, tonalité Québec en version originale : nos oreilles ont un peu de mal au début à s’adapter à cette sonorité et diction très particulière de nos cousins en francophonie. Mais on s’y fait au bout de quelques minutes et ça participe ensuite à notre plaisir. Les SDF – sans domicile fixe – devenus sans abri chez nous pour faire politiquement correct, sont là-bas des itinérants. Comme c’est joliment dit. On pénètre dans la société canadienne, ses codes, son système social, ceux qui sont exclus, ceux qui galèrent, ceux qui profitent. Quel étonnement de voir qu’un (sympathique au deuxième abord) repris de justice est accompagné chaque jour de sa cellule à l’université pour suivre un cours d’un programme de « scolarité sans baccalauréat » (sic). Le butin récupéré par hasard de ce casse par un Robin des Bois sera prétexte à décrire sur un ton badin et ironique la société canadienne et de réaliser une critique acerbe du monde opaque de la finance. C’est une fable sociale dans laquelle moralité et immoralité alternent. Vers la fin, un dialogue nous prévient : ça va finir par une révolution tout ça. Prémonitoire ? Maripier Morin (comprendre Marie-Pierre, ah ces québécois !), en Camille Lafontaine (un nom bien de là-bas), eh ben dites-donc ! Animatrice de télé de son état au Québec, on espère grandement qu’elle se fasse de nouveau repérer pour le grand écran car elle a le talent pour.
Ce film est particulièrement excellent à tous les niveaux. C'est passionnant, c'est bien réalisé et bien joué, aucun moment d'ennui pendant deux heures. Cette histoire est audacieuse, réaliste, dénonciatrice du pouvoir de l'argent. Ce film réussit parfaitement ses deux missions : divertissement et réflexion.
La scène d’ouverture est bouleversante et annonce immédiatement le sujet du nouveau film de Denys Arcand. Une rupture ordinaire entre Pierre-Paul et Linda, jeune couple désespéré de ne plus s’aimer, de ne plus pouvoir aimer – surtout lui – parce que trop oppressé, trop opprimé par l’absurdité de cette Amérique, corrompue et obsédée par le pouvoir de l’argent.... Puis ce qu’on croyait être qu’un simple drame social se transforme bientôt en polar façon Tarantino avec un braquage raté et violent, dont Pierre-Paul va tenter de profiter et de faire profiter.... Commence alors un chassé-croisé avec les inspecteurs chargés de l’enquête et les acolytes de Pierre-Paul, un ancien détenu et une escorte-girl dont il tombe vite amoureux... Le polar se teinte alors de comédie sentimentale, et avec les péripéties de cette bande de receleurs malgré eux, on n’est parfois pas très loin des comédies des frères Cohen... Mais Denys Arcand garde le cap de la satire politique et dresse avec une mécanique bien huilée et des dialogues savoureux, un réquisitoire implacable sur le pouvoir et la toxicité de la finance et ce capitalisme débridé qui laissent littéralement sur le trottoir les éclopés et les exclus du système (qu’il montre sans fard pour conclure son propos.) C’est corrosif, décapant, révoltant, mais vraiment réjouissant.
Denys Arcand - après avoir clôturé sa trilogie - nous livre un petit surplus en l'espèce d'un réquisitoire anticapitaliste au vitriol envers un système cynique plombé par l'argent sale dilué dans des montages financiers très complexes... Alliant thriller et réalisme social mais aussi structuré par dialogues caustiques et drôles, ce film nous interpelle sur le pouvoir sans limite de l'argent et débouche finalement sur la charité en faisant un pied-de-nez à la cupidité et l'égoïsme...
Si on est naïf sur la marche du monde ce film nous ferra tomber des nues, si on est sans illusion sur cette marche, La chute de l'empire américain ne nous apprendra rien. J'y suis allé le voir sans illusion mais aussi sans a priori et j'ai adoré. Je n'en dira pas plus mais si vous aimez l'ironie, la fin des illusions, les bonnes histoires et les bons comédiens, allez-y !
C'est un très mauvais film. Le réalisateur n'arrive à créer d'empathie pour aucun personnage, ce qui est la pire marque d'incompétence pour un raconteur d'histoire. Le film est bourré d'incohérences sans lesquelles l'intrigue ne peut pas avancer. Deux rôles secondaires (un flic et un mafieux) sont extrêmement mal joués. La mise en scène n'est pas minimaliste, elle est juste paresseuse. Le film ne trouve jamais son ton, oscillant entre une comédie tiédasse et un thriller mou. Mais le pire, c'est que le réalisateur, qui voulait livrer un message anto-capitaliste, exprime tout le contraire sans le faire exprès.
Decidement Je ne serai jamais déçue des films de denys darcand! Ce troisieme volet est tout simplement magnifique! Le plaisir de retrouver une partie de ses acteurs fétiches. Le monde de la magouille financiere est ici au centre de l’intrigue mais on aimerait faire partie de cette joyeuse bande de roublards tant ils sont attachants...et pleins aux as^^.
Non , l’empire américain n’a pas chu, et le dollar est plus royal que jamais. Le dernier film de Denys Arcand, la Chute de l’empire américain, le montre avec beaucoup de drôlerie sarcastique et un brin de cynisme. Retour gagnant d’un cinéaste toujours dans l’actualité. (Lire la critique sur le site