Atlantique
Note moyenne
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84 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 octobre 2019
Sujet sensible et actuel, traité avec poésie et intelligence. Un film simple et rare qui nous touche. Juste essentiel de le voir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 octobre 2019
Reflète bien la réalité socio-culturelles au Sénégal. Les acteurs jouent bien le rôle... Franchement je ne m'attendais pas à un tel scénario.
Bravo Maty
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 octobre 2019
Un film juste dans l'interprétation. On se laisse conduire par les acteurs dans un Sénégal tour à tour joyeux, dramatique, léger, mafieux, ensorcelé. Ça parle d'amour, c'est filmé avec lenteur et précision. C'est un bon moment de cinéma
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2019
Je félicite ce très beau film original et poignant.
C'est un film social qui parle essentiellement de deux points importants : l’émigration et la place des femmes en Afrique.
En outre, il y a une touche "fantastique", à savoir les esprits des morts naufragés.
Bref, c'est un beau film lent et contemplatif qui soulève des sujets importants.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 octobre 2019
Souleiman travaille à Dakar à la construction d’une immense tour. La colère gronde parmi les ouvriers qui n’ont pas été payés depuis trois mois. Souleiman est amoureux de Ada, une jeune fille de son quartier que ses parents ont promis à Omar. Ada est elle aussi amoureuse de Souleiman et ne veut pas épouser le parti choisi par ses parents contre son gré.
Mais le destin de Souleiman et d’Ada sera tragique. Avec d’autres ouvriers, Souleiman prend la mer pour gagner l’Europe en quête d’une vie meilleure. Sa pirogue sombre.

"Atlantique" a fait sensation à Cannes en mai dernier. Sa réalisatrice est la première africaine en compétition. Franco-sénégalaise de trente-sept ans, elle est la fille du musicien Wasis Diop et la nièce du réalisateur Djibril Diop Mambéty. "Atlantique" est son premier long-métrage. Il est reparti de Cannes avec le Grand prix, lot de consolation des films qui ont raté d’un rien la Palme ("BlacKkKlansman" en 2018, "120 bpm" en 2017, "Juste la fin du monde" en 2016…).

Un film politique sur l’émigration africaine et sur la place des femmes dans la société sénégalaise. Un film poétique sur Dakar – où j’ai vécu trois merveilleuses années. "Atlantique" avait tout pour me plaire – même si l’absence de toute publicité (pas une seule bande-annonce dans les cinémas, pas une seule affiche au cul des bus ou dans le métro) le condamnait à l’invisibilité.

Hélas j’ai été très déçu. D’abord parce qu’on ne voit presque rien – sinon deux couchers de soleils magnifiques depuis la piscine du Radisson et la terrasse du Sokhamon (ces seuls noms suffiront à se faire se pâmer de nostalgie les « anciens ») – de cette ville si photogénique. C’est la mer que Mati Diop film, et ses reflets irisés. La terre ne l’intéresse pas.
Mais ce n’est pas le principal.

Alors que le sujet aurait pu se prêter à un traitement documentaire et naturaliste, Mati Diop opte pour la poésie et le fantastique. Elle imagine que les noyés viennent hanter les vivants. Souleiman se réincarne en la personne d’Issa, un jeune lieutenant de police chargé d’enquêter sur le mystérieux incendie qui s’est déclenché durant le mariage d’Ada et d’Omar. Les autres noyés, eux, prennent l’apparence d’une bande de zombies qui viennent exiger de l’entrepreneur véreux qui avaient détourné leurs salaires impayés le versement de leur dû.

Mal jouées, mal filmées, mal montées, ces scènes nocturnes sont le point faible du film. Si la scène finale, aussi attendue soit-elle, fait renaître l’émotion, elle arrive trop tard pour sauver l’ensemble.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 octobre 2019
Marcello Foix, écrivain sarde contemporain, dans son, roman « la Lignée du Forgeron », parle de la mer comme quelque chose qui apporte et qui reprend. C’est précisément le thème développé par Fois que reprend Mati Diop dans son premier long métrage, couronné par le Grand Prix à Cannes cette année, « Atlantique ».

Nous sommes à Dakar. Un groupe de jeunes hommes travaillent dans la construction d’immeubles pour un promoteur qui ne les paie pas. On le découvrira plus tard, grassouillet dans une riche demeure. Les jeunes réclament leurs salaires, en vain.

Souleiman aime Ada, sans trop s’avancer, et Ada aime Souleiman. Mais Ada a été promise par les parents à un homme riche qui fait des affaires en Italie. Le soir, les jeunes hommes s’embarquent pour l’Europe, mais la pirogue coule. Enfin, c’est la rumeur, comme celle annonçant le corps de Souleiman retrouvé dans un filet de pêche. Lors du mariage d’Ada, le lit nuptial brûle mystérieusement. Un inspecteur est chargé de l’enquête, d’autant plus que des témoins affirment avoir aperçu Souleiman. Qui dit vrai ?

Mati Diop nous embarque alors dans une histoire de revenants, de femmes possédées, de djinns, de zombies, où des maladies curieuses apparaissent, même l’inspecteur est atteint.

Le film de Mati Diop peut se lire de deux manières : soit croire aux forces surnaturelles, c’est beau l’Afrique et son folklore, ou comme une arnaque des faibles qui font cracher le fric aux pourris, riches à millions, qui ont la police corrompue dans la poche, et qui ne craignent justement que les revenants. Cette double lecture du film, sans que Mati Diop ne donne de réponse, est en fait la principale qualité « d’Atlantique », une plongée dans l’Afrique noire qui pourrait avoir les moyens de son développement, mais livrée à des potentats sans vergogne.

Une très belle actrice, genre mannequin, au visage lumineux, est révélée : Mama Sané éblouissante, découverte par la réalisatrice sur un trottoir de Thiaroye, faubourg de Dakar tristement célèbre pour le massacre commis par l’armée française en 1944 ! Beau film qui nous sort des sentiers battus, mettant l’accent sur les raisons qui poussent les jeunes à partir au péril de leurs vies, tourné en langue wolof avec quelques expressions françaises qui émergent ça et là, mais un « Grand Prix », c’était un peu poussé, d’autant que certains films repartis bredouille, auraient pu s’inscrire au palmarès.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2019
C'est un film assez dur à visionner mais très bien.
J'ai aimé l'atmosphère générale.
Il mérite amplement son prix du Jury à Cannes.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2019
« Atlantique » est le 3ème long métrage de Mati Diop qui se définit elle-même comme une métisse. Ce n’est pas une histoire sur les migrants même si Souleiman part la nuit, la lune étant noire, dans une chaloupe avec quelques compagnons de misère qui ont travaillé sur un immense chantier à Dakar sans être payés depuis 3 mois. Souleiman est parti sans l’avoir dit à l’élue de son cœur, Ada, qui doit se marier avec un riche sénégalais Omar. Ce mariage arrangé a lieu 10 jours plus tard et de façon mystérieuse un incendie va survenir dans la chambre nuptiale et plusieurs personnes de l’entourage deviendront « malades » malgré les conseils des marabouts pour chasser les Djinns. Puis un autre incendie va se déclarer tout aussi mystérieusement dans la luxueuse villa du chef de chantier dans laquelle des femmes « possédées » au regard glaçant et silencieuses ont pu entrer sans activer les systèmes d’alarme, pour réclamer l’argent dû aux ouvriers. L’inspecteur Issa, chargé de l’enquête, va lui aussi être malade et envouté à en devenir fou … et le film de basculer d’un simple film policier à un conte tragique avec ces femmes possédées, au même nombre que les jeunes partis tenté leur chance ailleurs et dont la pirogue a été renversée par une grande vague … mais certaines femmes disent avoir vu Souleiman au pays le jour du mariage …
Par cette fin mystérieuse et magique, ce film apporte un plus à cette histoire sur la misère des migrants et le désespoir d’une partie de la jeunesse africaine.
Si on peut regretter une certaine lenteur (adaptée à l’Afrique ?), les images et les lumières sont souvent sublimes et appuyées par une bande son remarquable. Ada (Mama Sané) épaulée par sa meilleure amie, Dior, s’impose magistralement dans ce film qui a reçu le grand prix du festival de Cannes. Ce prix est peut-être un peu excessif mais quoi qu’il en soit « Atlantique » mérite absolument d’être vu !
Michèle G
Michèle G

46 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2019
Un film magnifique, d'une grande puissance où l'amour et ses miroirs brisés, où l'océan et tous ces morts qu'il a engloutis, transcendent le réel. À rappeler aux vivants leurs cécités et leurs silences. Ces plans récurrents sur l'océan sont d'autres miroirs qui nous renvoient à notre monde et à son actualité.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2019
Le deuxième court-métrage de Mati Diop s'intitulait Atlantiques et racontait la traversée de l'océan par un jeune sénégalais. Avec son premier long, la réalisatrice a changé de perspective en s'intéressant à l'odyssée de Pénélope plus qu'à celle d'Ulysse. Avant tout, la cinéaste a tenté de livrer un récit qu'elle aurait aimé elle-même voulu voir à l'écran et Atlantique se retrouve ainsi à un carrefour de genres, sans se décider vraiment à en privilégier un plutôt qu'un autre : conte fantastique, enquête policière, manifeste politique, drame social, histoire romantique, essai documentaire ... C'est très séduisant sur le papier mais encore faut-il maîtriser parfaitement sa narration et équilibrer éléments réalistes et poétiques. Atlantique est hélas trop inégal, alternant très belles scènes et moments plus anodins quand l'intrigue ne devient pas brouillonne ou confuse. Le film manque aussi d'une direction d'acteurs plus soutenue, les interprétations étant pour le moins inégales. Mati Diop, qui se définit comme métisse et ouverte à toutes sortes d'influences, a réalisé un premier film courageux, ambitieux et original dans lequel circule une grande liberté de ton. Certes, il est aussi maladroit, voire peu lisible par endroits, mais il contient tout de même beaucoup de promesses pour l'avenir.
Myriam Z.
Myriam Z.

42 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2019
Un premier film envoûtant imprégné de magie et de mystère qui réussit avec talent à nous surprendre toujours.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 octobre 2019
Les 20 premières minutes tiennent du chef d'oeuvre. Le montage est vraiment intéressant sur cette première partie où j'étais au fond de mon fauteuil le sourire au lèvre d'admiration. Je songeais au chef d'oeuvre. Jusqu'au mariage en fait. Si le film s'était arrêté là, ça aurait été superbe. Mais l'intrigue s'enlise avec la volonté maladroite ne nous faire suivre une pseudo enquête dont la résolution est cousu de file blanc et maladroitement teintée d'un pseudo caractère fantastique qui gâche tout. Au générique , j'ai compris que c'était un film co-écrit avec un français et surtout produit par des français, ce qui donne ce côté bancal, à mon avis.
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2019
Le film de Mati Diop ne m'a pas vraiment convaincu...L'idée est là, la, réalisation et la technique hélas manque soit de moyens, soit d'imagination...L'idée des zombies aux yeux blancs m'a mis mal à l'aise….La grande tour en construction de Dakar est comme un symbole du mal , de la modernité qui tue les êtres humains….Elle est comme Godzilla au dessus de Dakar… Le jeu des acteurs manque parfois de subtilité, ( direction d'acteurs ?)….la photographie s'associe parfois mal à la musique un peu rugueuse, la métaphore des morts qui viennent hanter les vivants est parfois confuse….Je n'ai pas senti l'émotion qu'un tel sujet méritait...problème de dialogues ou de mise en scène ? Bon c'est vrai que le film est plus subtil qu'il n'y parait en premier lieu, qu'il parle d'un sujet grave avec une certaine modernité pour le cinéma africain….Mais il aurait mérité d'un formalisme plus conséquent (choix entre naturalisme et romantisme ?)….A vous de voir, le synopsis d'allo ciné est excellent, lisez le d'abord…
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 octobre 2019
La très belle présence de l'actrice ne suffit pas à sauver un scénario bancal.On aime l'actrice, on adore Dakar, du coup, plus dure est la chute.
Mon fauteuil a très vite grincé...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 octobre 2019
Une belle surprise ! On peut craindre le mélo quand on connaît le sujet du film, mais le point de vue choisi en fait un film de revanche puissant et mystique. Les comédiens sont tous justes, la réalisation qui flirte avec le fantastique est fascinante et la musique est enchanteresse. DIfficile de redire grand chose à ce premier film déjà très mature. Un gros coup de coeur.
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