C'est dommage, la mise en scène est belle, les acteurs parfaits et le récit d'adolescence sublime. Mais le scénario est mal fait. Il aurait fallu laisser plus d'espace (et de scènes) à la romance passée pour que l'on soit vraiment touché par le malheur présent.
Film sensible et fin tiré d'un ouvrage de Philippe Besson. Belle réalisation avec des acteurs jeunes et des plus expérimentés, en particulier Guilaine Londez qui est plus qu'un second rôle.
De première approche, on pourrait reprocher à ce film de tomber dans la facilité : speech simpliste, histoire vue est revue. Pour autant, le film réussit à émouvoir, à bouleverser, 48h après l'avoir vu, j'en porte encore l'empreinte, et pour moi c'est là l'essentiel : si une oeuvre laisse une marque dans l'âme, peu importe ses insuffisances, c'est une réussite ! L'important ici est de faire une distinction rarement faite pour ce type de film, il ne s'agit pas d'une histoire d'amour gay, mais d'une une histoire d'amour. Quand on visionne "Arrête avec tes mensonges", qu'on soit Gay/lesbienne/hétéro, on se remémore ce la magie inexplicable d'aimer et d'être aimé, cette connexion miraculeuse qui fait mentir tous les impossibles. Cette oeuvre offre donc cette plongée en nous, au plus profond de nos âmes, cette oeuvre peu déplaire, mais elle laissera rarement de marbre.
Olivier Peyon est décidément un cinéaste intéressant et que j’avais découvert en 2012 avec un documentaire original, Comment j’ai détesté les maths. S’en est suivi quelques films sensibles comme Une Vie ailleurs, Latifa le cœur au combat et Tokyo Shaking. En adaptant le best-seller éponyme de Philippe Besson, il a su, à la fois, éviter l’écueil de la paraphrase et entrer dans l’intimité de l’écrivain sans jamais le trahir. Le romancier Stéphane Belcourt a accepté de parrainer le bicentenaire d’une célèbre marque de cognac. C’est l’occasion de revenir pour la première fois dans la ville où il a grandi. Sur place, il rencontre Lucas, le fils de son premier amour. Les souvenirs affluent : le désir irrépressible, les corps qui s’unissent, une passion qu’il faut taire… Ce premier amour s’appelait Thomas. Ils avaient 17 ans. 105 minutes bien écrites, joliment mises en images et servies par d’excellents comédiens. Sans faire dans le génie, ça se laisse voir avec plaisir. Le roman est parfois cru et Olivier Peyon ne voulait pas l’édulcorer. Si la première scène est dépourvue de tendresse, celle-ci va s’installer peu à peu entre les deux jeunes amants avant de les submerger. Cette partie du film est extrêmement intéressante. Pour ce qui est de la partie au présent, c’est tout de même plus convenue, mais l’émotion est réelle et les personnages bien caractérisés. La veine documentaire du réalisateur ressort avec sa mise en scène des chais et du personnel des cognacs Hennessy où il a eu la chance de pouvoir tourner. Si l’on voulait résumer ce drame, on pourrait parler de la rencontre de deux hantés par un passé qu’il ne se savait pas en commun. Troublant, parfois bouleversant, même si parfois un peu trop mélo. Deux duos de forment dans ce film, d’abord Guillaume De Tonquédec et Victor Belmondo, d’une grande justesse tous les deux. Mais je réserverai ma palme aux couples de jeunes, Jérémy Gillet et Julien de Saint Jean, deux belles découvertes. Ajoutons Ghilaine Londez, toujours impeccable. Un film sans grande ambition formelle mais juste et émouvant, dont on peut simplement regretter l’omniprésence d’une musique qui ne fait que souligner – parfois lourdement – les états d’âmes des personnages. Honorable mais pas inoubliable.
très bon film , dommage quand il revient dans son village ou il a grandi , son premier amour il apprend qu'il c'est suicider ! c'est touchant , émouvant, j'ai fini par avoir les larmes aux yeux
Magnifique ! Beaucoup d'émotions, j'ai versé plusieurs larmes, l'histoire est extrêmement touchante et m'a touchée en plein cœur, les acteurs sont incroyables, on ne voit pas le temps passer, vraiment allez-y !
je pensais voir un film léger qu'on oublie vite mais je me suis trompée. c'est un très beau film d amour joué par de magnifiques acteurs, belmondo touche en plein cœur. et tonquedec excelle ds ce registre. de plus, on est captivés par un récit qui tient en haleine jusqu'au bout. Et le film aborde des thèmes très variés: l homosexualité en province, la solitude, l'amour de jeunesse, la filiation. très belle adaptation du roman de Besson, à voir absolument!
Arrête avec tes mensonges et un film inspiré du livre, plutôt du chef d’œuvre de Philippe Besson. Très bien réalisé ce retour au source est mélancolique et dur, c’est joué parfaitement par Guillaume De Tonquédec et les autres jeunes acteurs sont aussi bons. Une histoire difficile et pleine d’émotions, j’ai été marqué par ce long métrage comme par le livre. Du grand cinéma !
Heureusement qu'il y a la toute fin du film, avec le discours prononcé par le romancier Stéphane Belcourt, pour remonter in extremis le niveau d'un film jusque là très moyen. Pourtant, le thème est intéressant, avec ce romancier originaire de Cognac à qui on a demandé d'être l'invité d'honneur d'une grande maison de Cognac alors qu'il n'y était plus revenu depuis 35 ans à cause d'un chagrin d'amour alors qu'il avait 17 ans, et avec cette rencontre avec Lucas Andrieu, le fils de Thomas Andrieu, l'objet de cet amour, lequel, contrairement à lui, n'a jamais voulu assumer son homosexualité. Les interprètes étant sans reproche, en particulier Guillaume de Tonquédec dans le rôle du romancier, c'est la réalisation qui rend ce film très moyen : elle manque cruellement de souffle sauf durant ces toutes dernières minutes durant lesquelles, venant s'ajouter au talent de Guillaume de Tonquédec, elle arrive à procurer une très grande émotion.
Certes, la corde des amours mortes et de la nostalgie peut émouvoir lors de certaines scènes, mais tout le reste est tellement bidon et médiocre dans ce film : il faut noter déjà une esthétique de téléfilm, c'est globalement moche et pauvrement découpé. Ensuite toute la partie au présent avec de Tonquédec et Belmondo n'émeut, voire irrite. Et la scène du discours à la fin est vraiment embarrassante de sottise et de violon mal accordé. Il est à noté que le film est paradoxalement pétri d'une honte de l'homosexualité de tous les personnages homo : ainsi l'un des personnages féminins fait son coming-out lesbien dans le film en disant : "je suis différente vous savez", et en baissant les yeux... Le personnage de Tonquédec n'est pas mieux à ce niveau là. C'est une vision de l'homosexualité vieillotte qui touchera peut-être un public gay d'un certain âge et rassurera d'autres hétéros. Bref, si vous pensez qu'un personnage homo en 2023 peut dire son homosexualité sans rougir et/ou si vous aimez le cinéma (et pas les téléfilms), n'allait pas voir ce film.
Superbe film du roman éponyme. Des prises de libertés qui permettent de porter les messages du livres sous l'angle de la caméra de façon impactante et émotionnelle.