À contre-courant tel un saumon remontant l’eau douce, je me dois de rétablir l’ordre sur Allociné. 3,5 de moyenne pour un film aussi décevant, il y a complot. Il faut bien reconnaître au réalisateur que l’idée du film est très bonne: cette histoire vraie de la prise d’otage d’un bus scolaire à Djibouti en pleine guerre froide qui affirmera le rôle et la création du GIGN est plutôt méconnue et très intéressante. Néanmoins faire de cet événement de notre histoire une si mauvaise représentation sentation, chapeau l’artiste. On ne s’y croit pas... ni dans les décors, les costumes et surtout dans le jeu d’acteur. Le film manque terriblement d’ambitions et de réalisme. Cette période pourtant si intéressante n’est pas du tout assez développée. On parle dans le film « des décisions de Paris » et des « négociations internationales » sans pour autant nous montrer une seule image. Pendant 1h30 nous n’avons le droit qu’à des gros plans d’Alban Lenoir ou du bus scolaire. Le point positif se trouve seulement chez Olga Kurylenko, qui interprète cette maîtresse d’école au courage sans limite se livrant aux terroristes Somaliens afin d’aider les enfants sur place. En conclusion, pour 4 millions de budget, 10 angles différents du bus et des costumes trouvés à la Foir’fouille ne suffisent pas.
Navrant . Faire un film pour justifier une intervention qui tourne massacre des indépendantistes qui auront gain de cause un an après. C'est un remake de mauvais film de cow boy et d'indiens où les indiens se font massacrer, et tout ça est normal . Ça légitime la violence , avec un jeu d'acteurs catastrophique pour ne rien arranger.
Inspiré de faits réels, L'Intervention commence doucement, presque comme un polar. On ressent bien l'ambiance des années 1970. La nouvelle entité dont on ne dit pas le nom semble constituée de hippies nonchalants. Appelés à rejoindre un théâtre d'opérations à Djibouti, on croirait les Beatles débarquant pour un concert, guitare à la main. Les puristes remarqueront que les Beatles n'existaient plus en 1976. Il n'empêche que les acteurs m'y ont fait penser. La suite est d'un autre acabit. La tension monte. L'opposition entre la légion et cette équipe est un modèle du genre, avec son lot de mépris et de provocations. Dans l'autre camp on sent une motivation profonde, mention spéciale pour le leader, Barkhad (alias Kevin Layne). L'assaut est précis, efficace. D'un côté les hippies se révèlent des tireurs d'élite concentrés et courageux. De l'autre les terroristes tirent dans tous les sens tout en tombant comme des mouches. Le son est impressionnant. On se croirait l'oreille collée au fusil ! Quant au fond de l'affaire, on sent déjà toute l'incompétence des énarques, toute l'inertie d'un gouvernement incapable de réagir à la vitesse requise. Tandis que sur le terrain, les hommes de ce qui deviendra le GIGN gagnent le respect des légionnaires par leur bravoure. Pour conclure, cette réplique amusante se distingue, lors de l'arrivée de l'équipe à Djibouti : "C'est la France là ? On croirait à Nanterre !" Les Nanterriens apprécieront.
Le film a le style du petit malin qui s'égare dans les effets (cadrage, split screen etc) au détriment des personnages (caricaturaux et mal joués, mention spéciale à Vincent Perez) et de l'histoire qui s'enlise jusqu'à l'ennui... Le salut arrive dans le dernier quart d'heure fiévreux et brutal, c'est finalement peu et beaucoup.
Laissant s'installer en première partie lourde en tensions avec tous les enjeux de cette première mission, ce qu'elle représente pour l'équipe et pour le gouvernement, cet escadron de gendarmerie spécial rentrera avec maestria, non pas dans l'histoire car on ne saurait juger de la véracité des faits, mais en tout cas dans le cinéma français avec frénésie de balles de font mouche comme le film de Fred Grivois. Techniquement réussi et sans aplat.
Pour un film français, c'est pas mal. Perso, je me moque de savoir si c'est réaliste, si c'est conforme à la réalité, etc... C'est marqué "tiré d'une histoire vraie mais avec des modifications à des fins dramatiques", ou un truc du genre, et ça me suffit. L'histoire est prenante, c'est un bel hommage au GIGN, il y a de l'action, du suspens et mis à part l'institutrice qui est tout simplement insupportable avec ses grands airs, les personnages sont sympas.
Je ne savais pas qu’un film d’1h30 pouvait paraître aussi long. Un jeu d’acteurs désolant, des dialogues lunaires et parfois décalés vue la situation racontée dans le film.Une déception totale car le synopsis laissait espérer à un vrai bon film.
Ce film est une insulte à la réalité historique c'est une insulte envers le GIGN et la Légion étrangère qui sont des corps de l'armée bien plus professionnel que ce qui est dépeint dans ce torchon . On fait passer tout ce joli monde pour des cowboys c'est à vomir Et c'est surtout une insulte envers les victimes pourtant je trouve le jeu des acteurs etaient plus que correct .
Très beau film, poignant. Le réalisateur plante très rapidement le décor. Les longueurs sont bien choisies et dosées. Ce film nous explique la manière dont est né le GIGN de manière très juste et ne laisse que très peu de place au romantisme, ce qui nous permet de croire davantage en l'histoire.
Fred Grivois, Jérémie Guez et Ileana Epsztajn ont vraiment écrit un scénario au dessous de tout, c'est vraiment du grand n'importe quoi, aucun respect pour cette page de l'histoire et la réalité des faits. Ce n'est qu'une vulgaire fiction sans intérêt. Une honte d'autorisé la création et la sortie de navet pareil. C'est plus un outrage qu'un hommage. Scandaleux !!!
Le film manque de crédibilité. J'ai été plus captivé en écoutant Christian Prouteau raconter la véritable histoire de la prise d'otages de Loyada. Malheureusement le fait historique est encore une fois bien plus interessant que le film (comme souvent).