Mon oncle
Note moyenne
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187 critiques spectateurs

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Ness Betula
Ness Betula

4 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2021
Ravie d avoir vue ce film, satire du modernisme, qui a bien vieillit. Ça me rappelle un peu M Bean pour le peu de dialogue et les situations cocassses! Le coup de la fontaine qu'on allume pour les "gens de qualité " est terrible. Le petit Gérard attaché à son oncle amène le tendre et espiègle.
philippe b
philippe b

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 août 2021
Film pasdant pour une excellente comedie qui ne m'a fait sourire que quelques secondes. Une musique qui agace, un film semi parlant avec gags d'un superbe ridicule qui n"'en finissent pas .
Nul
Redzing

1 463 abonnés 4 987 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2021
Monsieur Hulot, gaffeur et poète attaché au Paris rustique, aime passer du temps avec son jeune neveu. Un peu trop au goût des parents de celui-ci, des bourgeois trop sérieux installés dans une maison high-tech. "Mon Oncle" est un film qui a beaucoup vieilli... mais c'est peut-être aussi ce qui fait son charme. Cette critique de la société consumériste des années 50 est en effet pertinente sur certains points, et à côté de la plaque sur d'autres. Jacques Tati dénonce une société de consommation adepte de valeurs conservatrices, de gadgets inutiles, de maisons grisâtres vides et peu pragmatiques, et basée sur une industrie impersonnelle et absurde. Il préfère embrasser une France d'avant-guerre, qui marche à l'accordéon, aux troquets, et aux marchés des petits quartiers. Quoi que l'on pense de ce fond discutable, le souci est surtout que la critique en question n'est guère subtile, forçant le trait en permanence. Néanmoins, "Mon Oncle", malgré sa quasi absence d'intrigue, demeure un film attachant. On y trouve des gags burlesques gentillets, qui ne fonctionne pas toujours après plusieurs décennies. Mais surtout un univers visuel et sonore très travaillé. Les décors et leur opposition sont recherchés (la fameuse maison à la pointe a de la gueule !). Et le montage sonore regorge d'effets semi-muets, ou de bruitages en tous genres (les fétichistes du buzzer seront aux anges). L'attrait de chacun pour ce film dépendra donc sans doute de sa réceptivité à la poésie de Tati... et de son goût pour la technologie.
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 758 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 avril 2023
L’humour burlesque de Jacques Tati reste un univers à part. Malheureusement, sa poésie empruntée et faussement maladroite ne peut toucher tout le monde. Avec « Mon oncle », le réalisateur a tout de même le mérite de confronter deux mondes diamétralement opposés : le modernisme ultrasophistiqué à la société traditionnelle de l’époque. Le choc des cultures donne lieu à quelques scènes savoureuses mais l’ensemble tourne en rond, comme la fameuse ritournelle qui agrémente le long-métrage. A noter que cette œuvre a obtenu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1959. Bref, un divertissement qui provoque l’ennui.
kibruk
kibruk

199 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2021
C'est mon Tati préféré et de loin, et je viens de réaliser que le film est de 1958, ce qui accentue encore son modernisme et son caractère visionnaire. Il est évident que Tati a un regard très critique sur l'évolution technologique de notre société et il traduit cela en opposant très clairement des parties bien distinctes du film : celles dans l'ancien monde, à savoir cette petite place de village pleine de vie et de convivialité (quelques scènes sont néanmoins un peu longues), et du nouveau monde, à savoir la maison de la sœur et l'usine. Et ce sont dans toutes ces scènes mordantes sur le modernisme, le matérialisme et toute la futilité qui en découle, que Tati délivre toute l'excellence et la puissance de son humour si particulier. C'est très très drôle tout en restant toujours bienveillant même pour les personnages dont il se moque. Tout ceci fait que "Mon oncle" est un film que je prends toujours un grand plaisir à revoir. 
Arnaud A.
Arnaud A.

8 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2021
Grâce à la nouvelle politique "vintage" de Netflix, j'ai revu Mon Oncle, que j'avais visionné en classe à l'âge de 10 ans, sans trop accrocher. C'est pourtant un film merveilleux, à la fois légendaire et méconnu, qui vaut d'abord à mon avis par ses splendides décors, son génie architectural... La maison de designer, l'immeuble populaire biscornu, l'usine postmoderne, le marché de la place du village ou encore le terrain vague sont reconstruits dans une manière symbolique dont je ne trouve pas d'équivalent.. L'interprétation mimée des personnages vaut également le détour, même si elle aboutit parfois à un surjeu qui peut sembler faux, comme si Tati - dont le personnage ne m'apparaît en fait pas si sympathique - n'était qu'un brouillon d'Atkinson. A voir et à revoir avec enthousiasme, néanmoins.
stans007
stans007

43 abonnés 1 477 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2021
Une satire féroce des excès de modernisme. De bons gags mais M. Hulot réussira-t-il à convaincre le fiston ?
Ykarpathakis157

6 239 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 mars 2021
Mon oncle est adoré par les fans de films sophistiqués. Le fait que le commun des mortels puisse trouver l'ensemble peu drôle et fade est dû au fait que nous ne sommes tout simplement pas assez intelligents pour comprendre et apprécier ce chef-d'œuvre. Comme d'autres films de Hulot il est similaire aux épisodes de Mr. Bean mais sans l'humour ou le sentiment d'un lien avec le personnage principal. Je pense vraiment que Jacques Tati n'était pas du tout drôle et que son personnage de Hulot était insipide et l'histoire de Mon oncle s'est développée si lentement que je me suis retrouvé frustré parce que le gain n'a jamais été à la hauteur de l'attente atrocement longue. Je sais que ce sont des mots très durs mais j'ai regardé ce film avec deux autres personnes et aucun d'entre nous n'a ri...
DarioFulci
DarioFulci

132 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 septembre 2020
Découvrir "Mon Oncle" au cinéma est une véritable chance. Le travail de Jacques Tati est global: l'histoire bien sûr, avec un oncle facétieux et un regard sur l'enfance tout en poésie.
Le cadre et l'image, avec des décors fous, des milliers d'idées, et l'importance fondamentale du son. La magie de ce qu'il réussit à faire tient à cet ensemble, entre influence du muet, humour cartoon et poésie. C'est un enchantement, des détails incroyables, un humour irrésistible. Tati est tout simplement indispensable.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 avril 2020
Pour son troisième long métrage, Jaques Tati reprend les traits de Monsieur Hulot, le vacancier gaffeur de son précèdent film. Ce personnage isolé en périphérie de la foule des stéréotypes du grand Paris avait su conserver l’anonymat de sa vie quotidienne. Cette fois-ci, nous en connaîtrons plus sur le héros au charme discret. Mon oncle est un film de transition pour Tati. Le pittoresque de ses courts et premiers longs métrages côtoie ici la prédominance architecturale de ses derniers films.

Dès le générique, nous pouvons relever une opposition franche entre l’écriture rectiligne figurant sur des pancartes industrielles pour énumérer l’ensemble des ouvreurs du film et le choix de clore avec le titre du film « Mon oncle » gravé à la calligraphie incertaine d’une craie sur un mur qui a subit l’érosion du temps.
Vient ensuite l’image d’une carriole, un symbole de l’ancien monde guidé sur une route bitumée, symbole cette fois-ci du nouveau monde industriel. Au premier plan, un mur est en partie détruit. Il servira de jonction physique et allégorique entre ce que Tati désignait comme « le monde d’il y a vingt ans » et « le monde dans vingt ans ». On pourrait reprocher à Tati de ne pas s’inscrire pleinement dans la réalité en esquissant une lente, mais inéluctable transformation sociale au cœur de la France d’après-guerre à l’instar des maîtres de l’âge d’or japonais qui œuvraient à la même époque avec une grande subtilité. Mais non, l’art de Tati est de forcer le trait pour anticiper les dérives futures qui seront la norme pour les générations à venir. Le moins que l’on puisse dire est que Mon oncle est une remarquable réussite visionnaire. À l’heure où j’écris ces lignes, le monde imaginé par Tati pourrait encore être celui de demain. Avec Stanley Kubrick, il me semble être l’un des rares à travailler de la sorte sur un esthétisme suffisamment personnel et affirmé pour rester hors du temps.

Dans Mon oncle, tout est opposition. Seules les entités caractérisées par une certaine innocence peuvent déambuler facilement d’un monde à l’autre. Il s’agit des canidés qui remontent les caniveaux au début du film pour arriver dans les beaux quartiers aseptisés. Il s’agit aussi de l’enfant qui contrairement aux adultes n’a pas totalement appris à obéir, et enfin de son oncle, Monsieur Hulot, cet homme qui déjà vacancier ne savait jamais être à sa place.

Au sein du monde industrialisé, tout est uniforme et contrôlé. Les marquages au sol délimitent les zones à ne pas dépasser, et les couloirs invisibles à emprunter sans possible débordement. Au cœur des relations, l’absence de communication est meublée par des gestes et quelques mots mettant l’accent sur l’image et la propriété. Il n’y aura pas de discussion matinale pour le couple Arpel, propriétaire d’une villa. La fontaine sera allumée à chaque fois qu’une tierce personne se présentera au portail. En ce monde, l’enfant ne peut s’épanouir car tout désordre est prohibé. Nous sommes à l’heure de la mondialisation, une carte d’un monde en réseau est là pour nous le rappeler. Elle figure à l’arrière du bureau présidentiel de l’industrie spécialisée dans la fabrication de matières plastiques où travaille M. Arpel. Ce bureau est un lieu vaste, mais dénué d’objet. Une impression de vide, de profondeur le caractérise. Dans la villa Arpel, l’impression est identique, mais seulement en apparence. En effet, chaque parcelle est cloisonnée, chaque sentier est délimité et jonché d’emplacements désignés où le pied doit se poser. Cela donne lieu aux plus cocasses des situations. Tati nous gratifie d’étonnants ballets de l’absurde où chaque imprévu provoque des contorsions individuelles et collectives. En un sens, la contorsion est ce qui s’oppose à la normalité du fonctionnement d’un corps humain. Dans ce milieu, Monsieur Hulot est un catalyseur gaffeur. À partir d’un repas organisé au millimètre près, les bourdes de notre héros dérégleront toute la mécanique. À la fin de ce même repas, l’ensemble de l’espace sera investi par les invités.
Autre élément, l’automatisation censée améliorer le confort de vie œuvre ici contre la détente. Chaque objet est exposé comme dans un musée, mais son utilité réelle n’a de cesse d’être remise en question par Tati. L’automatisation ne prend jamais en compte le facteur X. Il suffira qu’un chien passe malencontreusement devant le détecteur pour que les époux Arpel se retrouvent prisonniers dans le garage.
Cependant, Monsieur Hulot a plus d’un tour dans son sac. Comme suggéré, il investi l’espace vide, et s’approprie les objets. Un divan retourné lui sert de lit, mais provoque un désordre que ne peut supporter M. Arpel.

De désordre, il est sans arrêt question pour décrire l’ancien monde, celui où habite Monsieur Hulot. L’uniformité de la villa laisse place à une architecture bariolée. Au marché, tout le monde est mélangé, les individus communiquent, les employés délaissent parfois leur tâche pour jouer pleinement un rôle d’agent social. À l’inverse, les employés industriels exécutent scrupuleusement leurs missions assignées, mais économisent les mots au strict nécessaire. La notion de distanciation sociale qui œuvre dans le nouveau monde n’a aucun sens dans l’ancien.
À la fontaine mécanique de la villa répond un coucou bien vivant sous la fenêtre de Monsieur Hulot.

Toutefois, ce monde foisonnant est amené à disparaître. Des ouvriers démantèlent de vieilles bâtisses. Peu à peu, le monde industrialisé rogne sur un monde où le temps n’était pas encore comptabilisé. À la fin du film, le marché est déserté. Faute de s’acclimater aux automatismes, Monsieur Hulot subira l’inverse de la tendance de son époque : un exode citadin.

Cependant, il reste de l’espoir au cœur de ce bouleversement.

À une époque où l’industrialisation tend au progrès, Tati défend une certaine idée du bien-être en société. L’enfant avait trouvé en son oncle de quoi s’épanouir, ce qui ne lui était pas accordé par son père biologique. Dès le départ de Monsieur Hulot, le père prendra conscience de la complicité qu’il peut forger avec son fils. Cela passera par la blague chère à Tati. Car dans l’ancien monde comme dans le nouveau, la blague est universelle. Il y aura toujours des poteaux à heurter, des automobilistes à duper. Les enfants sont ceux qui trouvent le plus facilement leur voie. L’essentiel n’est pas de pleurer un monde en décrépitude ou de dénigrer le modernisme, mais de trouver une place sans céder aux contraintes sociales. Vivre tout simplement.
Au final, la voiture ne suivra plus la trace imposée par le marquage au sol.

Life in plastic, it’s not fantastic !
Tonton Twan
Tonton Twan

11 abonnés 192 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2020
"Mon Oncle" ou " le futur c'était mieux avant"...

Fable poétique où un clown triste et volontiers rêveur rencontre le monde futur par l'intermédiaire de son neveu et de la maison de ses parents ou le monde plus que moderne de l'entreprise dans laquelle travaille le mari de sa soeur...

Ce film est à recommander si vous êtes amateur de films qui prennent leur temps pour placer une atmosphère feutrée, voire molle et un peu surannée... Les cadrages et le travail sur la photo sont impeccables, mais on en vient à se demander pour servir quel propos ? Il serait bon qu'il y ait vraiment une histoire à raconter et non pas une présentation d'une tranche de vie... A fuir si vous cherchez du rythme et de l'action...

Au final je ne sais pas trop quelle note lui donner car si j'aime bien son charme, sa qualité et sa poésie je n'arrive pas à me satisfaire de l'absence d'histoire à raconter... ce qui est un minimum pour un film selon moi... J'alterne trop entre mettre zéro ou 5 étoiles... Au final j'en mets zéro car je sais que toute l'intelligensia saura lui décerner les 5 étoiles pour moi...
marmottefurieuse
marmottefurieuse

13 abonnés 523 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2020
Un film atypique de Jacques Tati qui s'amuse à opposer la modernité, froide, sans vie, monotone, sans couleur, incarnée par la bourgeoisie superficielle centrée sur les apparences et la nostalgie de l'ancien temps encore présent dans les vieux quartiers où règne encore une véritable convivialité avec de vrais rapports humains parmi les classes populaires. Même Gérard, l'enfant et le chien du couple de bourgeois Arpel, s'ennuient dans ce nouveau monde moderne aseptisé et préfèrent s'épanouir dans un monde plus en couleur.
Ti Nou

632 abonnés 3 938 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2020
S'attaquant à la superficialité et à l'absurdité du modernisme et des mœurs bourgeoises, Jacques Tati signe un film poétique et burlesque qui n'est pas sans rappeler "Les temps modernes" de Chaplin. L'économie de dialogues et l'importance donnée aux décors y font écho.
war m
war m

39 abonnés 447 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2019
[A propos de la version américaine tournée simultanément et sortie en France en 2005] Une curiosité qui permet de redécouvrir sous un jour nouveau l'oeuvre de Tati et son humour si visuel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 avril 2019
Existe-t-il en matière de cinéma, un chef d'oeuvre que l'on peut considérer comme absolu ? On pense alors aux films de Capra, de Welles, de Chaplin, d'Ozu, de Kurozawa, de Varda et bien sur ceux de Tati...

Mon oncle tient une place particulière dans cette série car c'est le film le plus abouti du grand Jacques, alliant modernisme et nostalgie. C'est un film profondément humain où l'humour reste le fil rouge d'une histoire sans parole mais pas sans contexte.
La fin où l'on découvre la main de l'enfant retrouvant la main de son père est sublime, comme un clin d'oeil à un avenir qui ne pourra être meilleur que si on lui laisse encore l'espérance aux hommes de pourvoir l'améliorer... Soixante ans après sa sortie le film n'a pas pris une seule ride... pas une !
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