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Dik ap Prale
296 abonnés
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4,0
Publiée le 10 décembre 2018
Une structure osée et une réussite au bout, avec une rythmique bluffante. Une enquête des plus basique sur papier qui prend soudain des allures de grand 8. On ne lâche rien. Une réussite visuelle, une vidéo ludique.
Il est de ces films sur lesquels on tombe par hasard et il est de ces hasards qui font bien les choses. Vous l'aurez compris "Searching - Portée disparue" est un petit film qui m'a vraiment plu. Comme expliqué dans la plupart des critiques précédentes, l'originalité de la réalisation est que toute l'histoire est "filmée" à travers des écran d'ordi et/ou de Smartphone. Première originalité donc, puisque le procédé permet au film (dont l'histoire est aussi simple qu'un bonne série B) de prendre une dimension tout à fait surprenante et inhabituelle. Bien sûr, ce procédé a déjà était utilisé, mais il servait surtout à renforcer le côté "cradaglauque" de petit films d'horreurs. La dernière fois qu'un film m'a semblé se détacher des codes habituels en proposant une réalisation innovante était "L'Effet papillon" de 2004. Au delà du plaisir que j'ai eu en suivant cette histoire au scénario assez classique finalement, j'ai enfin compris pourquoi les blockbusters de ces dernières années sont si formatés et si vite oublié après visionnage : ils utilisent les effets spéciaux pour compenser le grotesque de leurs scénarii. Ici, ça sent le "petit budget", l'artisanat, le "savoir faire" et le "plaisir de raconter une histoire". Un film quoi.... Un tout petit bémol sur la fin mais le réalisateur est pardonné, c'est son premier long métrage. Le Festival du film de Sundance 2018 ne s'est pas trompé en primant ce petit film vraiment attachant.
Thriller passionnant de part son originalité, dans la manière de filmer, que par son déroulement. Ça nous tiens en haleine tout du long et la fin est réussie. 3.5/5
Un bon thriller qui se passe surtout sur internet et permet des recoupements au papa afin d'avancer lui-même dans l'enquête. Twist, découvertes, fausses pistes, personnages mystérieux. S'il n'est pas passionnant, l'ensemble est accrocheur et on passe un bon moment.
La mise en scène a été déjà vue, mais rarement avec autant d'endroits différents. Je ne me suis pas ennuyé. La fin est un peu tirée par les cheveux, mais globalement, le film est maitrisé et intéressant
Searching s'en sort bien compte tenu du support sur lequel il est forcé de s'appuyer jusqu’à la fin, tout n'est retransmis que par écran mais grâce a de bonnes idées tout semble couler tout seul jusqu’à la fin. Le film se permet aussi un bon nombre de rebondissement et une conclusion plutôt bien réussi. 3.5/5
Pari audacieux de la part de l’ex-employer de Google, Aneesh Chaganty qui s’élance avec fierté dans un premier film où l’illusion du numérique pourra surprendre les spectateurs. Au plus proche des technologies grandissantes que chacun utilise pour des besoins personnels ou des besoins professionnels, on nous immerge dans le réseau, où le pixel revient titiller nos rétines, trop habitué à la luminosité des appareils vidéo. Le format sur ordinateur et téléphone portable peut séduire, car l’approche est futile et ne dépayse pas l’utilisateur occidental, qui a tendance à se perdre dans l’algorithme complexe qui existe entre le monde virtuel et la vie privée.
L’intrigue débute avec toute la tendresse possible, où l’ère du numérique et des écrans enjolive les souvenirs des familles et de tous les utilisateurs confondus. Entre la publicité prolongée et le sentiment de partager la méfiance de l’univers connecté, le réalisateur explore des pistes qui cherchent avant tout à sensibiliser les utilisateurs récents et ceux qui ne prennent pas encore conscience de toute cette dimension transparente, dans la vie d’une personne. À la suite de la soudaine disparition de Margot (Michelle La), son père David Kim (John Cho) explore les pistes les plus simples jusqu’à remonter sur les activités quotidiennes de sa fille, via les réseaux sociaux. Et la facilité déconcertante dont on aurait à user pour s’introduire dans une vidée privée en ligne est très perturbante. De nombreuses séquences insistent sur les démarches simplistes afin de détourner la surveillance parentale et celle de la sécurité morale de soi. Les exemples se multiplient sur les petits écrans de webcam où les conversations résonnent dans les haut-parleurs. L’artifice prend vite forme et nous tient en haleine dans cette course, qui perd parfois le fil de l’intrigue afin de montrer les diverses subtilités des outils qu’on utilise quotidiennement.
Ce n’est pas pour autant qu’on nous prive d’émotion, mais cette émotion ne sort pas du film en lui-même. Non, elle nous parle via l’expérience, le bouche-à-oreille, les débats qu’on a pu avoir avec des proches, des amis et les rapports de faits divers qui ont tant terni l’image des manipulateurs et influenceurs du web. La folle aventure est épaulée par l’inspectrice Vick (Debra Messing), lien direct avec la réalité et qui nous ramène à réfléchir sur les actes que l’on commet et qui sont irréversibles. On joue bien évidemment avec la tension du qui serait responsable de cette disparition. Serait-ce Margot elle-même qui serait l’orchestre ou bien l’œuvre d’un pur hasard ? On se permet de mentionner cette dernière possibilité sans réellement l’approuver. On se concerte sur le mal-être d’une fille qui cherche à se découvrir, mais essentiellement à redécouvrir sa personnalité perdue, savoir d’où elle vient et sur quoi son présent est forgé. Et la distance entre parents et enfants est discutable dans la mesure où on place le monde dématérialisé entre les deux, comme un no man’s land de la conscience.
« Searching » encourage ainsi les parents et leurs enfants à se réconcilier hors réseau, là où les émotions sont palpables et là où il est possible de trouver le bonheur. John Cho reste toujours dans un cadre serré, répondant avec force et nostalgie dans le rôle d’un père responsable. Mais au-delà de ces valeurs, il existe la transparence par le numérique. Certains parleront de technophobie surjouée, cependant le long-métrage laisse une marge entre le divertissement ludique et la sensibilisation sèche. La justesse répond alors présent et nous ne devrions pas manquer ce rendez-vous habile qui renforce notre connexion avec le monde qui nous entoure.
Plutôt bien réalisé, esthétiquement réussi (on ne suit le film que par l'intermédiaire d'écran (Facetime, ordinateur, caméra de surveillance, télévision, réseaux sociaux, vidéos en ligne,...), comme un faux air de "Unfriended"), cette intrigue policière est plutôt agréable a suivre! Les fausses pistes se succèdent (souvent prévisibles,ou tout du moins sans surprise), les coïncidences trop énormes pour être vraies aussi, et le dénouement final lui nous surprend (un peu) sans nous mettre tout de même sur le cul. Un honnête thriller qui mérite le détour, sans pour autant rester dans les mémoires.
Honnêtement, j'avais un gros a priori pendant les premières minutes du film car le format est inhabituel, et je me suis dit que si ça restait tel quel pendant plus d'1h30, ça allait être long. Résultat : pas du tout. J'ai été très rapidement captivé par l'histoire et ai apprécié le film du début à la fin. Au final, on s'habitue assez rapidement à la manière dont est présentée l'histoire, y'a ce qu'il faut d'intrigue, d'émotion, de comique même parfois. Ça me fait un peu penser à cette manie qu'ont beaucoup de réalisateurs sud-coréens de mélanger les genres...mais j'adore ! Franchement je le recommande chaudement, surtout si vous aimez les enquêtes avec des petits rebondissements par ci par là !
Une petite bombe dans le monde des thrillers. Au-delà de la technique, à travers les écrans, j'ai trouvé le film ultra complet dans sa réalisation, sans temps mort. L'histoire est haletante, de pistes en pistes. J'ai trouvé l'ensemble cohérent, surprenant et pour le coup réaliste. Quel twist final! Un petit bijou à ne manquer sous aucun prétexte.
Volontiers claustrophobe par sa réalisation, le parti-pris de ne filmer qu'à travers le prisme d'un écran d'ordinateur et assumé jusqu'à la dernière image et totalement maîtrisé. Un procédé qui ne nuit en rien au suspense, distillé jusqu'à la scène finale, jouant avec les peurs liées aux excès d'abus de réseaux sociaux, où chacun raconte sa vie dans un anonymat qui bien souvent ne l'est pas pas. Une réussite formelle.
déroutant au départ car le film se déroule pour l'essentiel au travers de vues d'ordinateurs, de cameras de surveillance, de pages de sites et de réseaux sociaux, donc ne pas s'attendre à des enchaînements de scènes d'action, de poursuites ou de bastons etc ... Par contre, on est vite pris au jeu, car on peut facilement s'identifier à la démarche "geek de base" de son père pour rechercher sa fille en parallèle de l'enquête. Le scénario est astucieux et les acteurs bons et naturel par une mise en scène "live" comme ds la vraie vie !
Ce thriller entièrement filmé à travers un écran d'ordinateur mérite le détour . Un père après la disparition de sa fille va mener l'enquête avec une inspectrice à l'aide des différents réseaux sociaux qu'utiliser son enfant . Il va s'apercevoir que sa fille n'avait finalement pas beaucoup de vrais amis ( malgré Facebook etc...) et que lui même n'avait plus de réel contact avec celle-ci. De plus l'intrigue est bien mené même si la fin présente des incohérences . Par la même le réalisateur Chaganty établit un constat assez terrible d’une société où les médias , les réseaux sociaux et les caméras un peu partout convergent vers une société spectacle basé sur les émotions et le voyeurisme . (note entre 3.5 et 4)