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Pernille
29 abonnés
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4,0
Publiée le 7 novembre 2025
J'écris cette critique maintenant ayant revu cet épisode dernièrement, une occasion pour tous les revoir. Belle série bien trop courte, avec des avocats différents, donc des acteurs qui apportent leur spécificité dans des histoires intéressantes. Cet épisode-là porté par deux grands acteurs, des ex dans l'histoire, Sandrine Bonnaire et Samuel Labarthe est intéressant, prenant de bout en bout. Leur affrontement est plus important qu'on peut le supposer au départ. C'est comme s'il y avait deux histoires distinctes, mais qui se rejoignent, au fil de rebondissements surprenants, jusqu'au dénouement. Par rapport à la plupart des autres épisodes, une partie du dénouement n'a pas lieu lors du procès, mais en amont, comme une prise de conscience de la manipulation dont elle a été victime, en amont du procès et du meurtre. C'est magnifiquement joué. De la télévision de qualité, comme on en faisait il y a presque dix ans et on se prend à rêver...Vous voyez ce que je veux dire ....surtout on voit ce que l'on nous propose. Désolée que cette série ait été écourtée. Mais je commence à comprendre que ce qui est bon est arrêté, donc ce qui continue, je laisse deviner la fin de ma phrase ... A voir ou revoir.
Je suis fan de la série « la Loi de… ». Le must en sans doute « la loi de Barbara », mais ici, avec Sandrine Bonaire, on assiste à l’évocation profonde d’un pervers narcissique, et l’écriture de ce téléfilm est, comme d’habitude, soignée. On pourra simplement reprocher un réalisme tout de même tangent, notamment dans le dénouement final, et dans le peu de précautions que Marion prend avec son nouveau compagnon, à la suite de son divorce d’avec l’autre avocat incarné par Samuel Labarthe. Mais un bon moment de tv tout de même.
L'intérêt principal de ce film est son thème : le pervers narcissique et les conséquences sur ses victimes. Sa faiblesse est qu'il présente le pervers narcissique comme un monstre génial et très rare. .Or, dans la vraie vie, les pervers narcissiques sont plus fréquents et moins géniaux. Ce type de personnage est trop peu exploité au cinéma, en regard de sa fréquence dans la société (Il suffit de voir la quantité de féminicides tous les ans. ) spoiler: Maïra Schmidt est parfaite dans son rôle. C'est elle que j'ai trouvée la juste: croyant mener le jeu mais en réalité, aveugle et naïve comme on l'est à 17 ans, un jouet dans les pattes des adultes mais un jouet qui prouvera qu'elle peut mordre aussi.
J'ai beaucoup apprécié Sandrine Bonnaire. Elle est parfaite en victime qui déploie une énergie et une intelligence folles pour anticiper les manipulations du pervers narcissique et parer ses coups. On la sent rongée de l'intérieur par ses efforts, tout en gardant tout cela au fond d'elle car elle sait que personne ne la croira. La seule aberration de son rôle est le risque disproportionné qu'elle prend avec son amant (Dans la vraie vie, les victimes de pervers narcissiques sont sur le qui-vive tant que le pervers est en vie et beaucoup n'arrivent jamais à se reconstruire.)
Pierre Diot est très crédible dans son rôle. Il joue avec finesse le rôle que le pervers narcissique a assigné à ce pion qui a une bonne tête de coupable.
Samuel Labarthe m'a beaucoup déçue. Il joue une sorte de Swan Laurence (Les Petits Meurtres) mais avec collé sur son front : "je suis méchant". Il passe à côté de ce qu'est un pervers narcissique dans la vraie vie (absolument charmant avec l' entourage et inversant les rôles en se présentant comme victime, ce qui fait que tout le monde le plaint.) Il est particulièrement à côté du rôle à la fin du film qui n'est absolument pas crédible (le vrai pervers narcissique ne tombe jamais le masque car il s'est persuadé qu'il était la victime).
Le rôle de Gabrielle Atger m'a laissée perplexe. Elle semble jouer une perverse narcissique de petite envergure qui cherche à égaler le maitre. Mais, dans la réalité, les pervers narcissiques ne sont jamais victimes et jamais fascinés par les autres pervers narcissiques, ils restent à distance. Elle ne peut donc être elle-même une pervers narcissique. Il aurait été intéressant de plus fouiller le personnage, de connaitre ses failles à travers notamment, un portrait de son ex-mari.
Enfin, le rôle du fils est également peu crédible. Les pervers narcissiques n'épargnent pas leurs enfants qui sont des pions utiles dans leur jeu.
Franchement super ! Après la loi de Julien qui était déjà très bonne, j'ai encore passé une superbe soirée avec cette loi de Marion ! Les acteurs sont bons, le scénario est palpitant et plein de rebondissements, l'intrigue judiciaire est excellente et vraiment on ne sait pas ce qu'il va se passer jusqu'au bout... une réussite !
Super film des acteurs bouleversants de sincérité j'ai revu le film 3 fois bravo la chaîne toujours sur la recherche d'intrigues policières bien menéesûr encore merci
Ce téléfilm m'a bluffé, il est d'excellente facture, avec des dialogues précis, un suspense et des coups de théâtre réussis, qui le rend prenant de bout en bout. En grand fan de Sandrine Bonnaire, je ne comptais le regarder que pour elle, mais franchement chapeau au réalisateur, ça fait longtemps que je n'avais pas vu un téléfilm français aussi maîtrisé, sans surenchère dans les dialogues ou le jeu des acteurs. Quel hasard aussi d'avoir choisi de le tourner dans la ville d'Angoulême, où j'étais la semaine passée alors que je vis à Bruxelles, qu'on ne voit guère à l'écran et qui est ici bien mise en valeur (superbe demeure et jolis plans extérieurs).