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Arthur Groult
9 critiques
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5,0
Publiée le 1 mai 2022
Splendide. Du pur cinéma qui plonge dans une ambiance (que j'apprécie) qui est saisie avec plein de justesse. Bien évidement la BO est parfaite et les acteurs sont très justes. Le noir et blanc est maitrisé et le film est très esthétique comme toujours chez Serebrenikov
J'ai fait la connaissance de Viktor Tsoï, chanteur et compositeur du célèbre groupe rock russe Kino. Même si je n'ai pas compris toutes les subtilités de la musique de Viktor, j'ai aimé suivre Mike qui le prend sous son aile. J'ai aimé que le réalisateur montre une société où tout est fermé et cadenassé pour que rien ne bouge. J'ai trouvé amusant que parfois a pluie tombe à l’envers. Quelques touches de couleur et des dessins dans ce film en NB. Dessins parfois de Mike Naoumenko, chanteur et compositeur de Zoopark. J'ai aimé les passants qui chantent Lou Reed ou Iggy Pop, impensable à cette époque à Léningrad. J'ai aimé cet étrange personnage qui peut arrêter le temps et laisser la folie advenir. La musique comme liberté.
Dans nos contrées bercées davantage par la musique anglophone, Kino est un groupe qui parlera à peu d'entre nous. Pourtant, ce groupe est l'une des grandes figures du rock soviétique et "Leto" en montre la genèse. L'occasion de dresser un portrait de la jeunesse russe et de ses libertés à l'époque où l'URSS touchait à sa fin avec la perestroïka lancée par Gorbatchev.
Arrivé au générique de fin, "Leto" m'a laissé un sentiment assez mitigé. J'ai beaucoup apprécié l'approche visuelle et sonore de Kirill Serebrennikov avec ces passages musicaux, son noir et blanc,... D'un point de vue formel, le long métrage est une réussite. Moins séduit en revanche par le scénario. Après un bon démarrage, l'intrigue devient un brin redondante, perd de son rythme et s'avère finalement assez plate. Une platitude qui se retrouve dans les émotions ressenties.
Bon contexte, bon sujet, un plaisir pour les yeux mais un soupçon de folie et de fantaisie aurait été appréciable. Je reste sur ma faim.
Superbe film original, musique au top, vu dans le cadre de Cannes à Paris. Bla bla bla bla bSuperbe film original, musique au top, vu dans le cadre de Cannes à Paris. Bla bla bla bla b
Comme parfois l'engouement pour une œuvre provient non de ses qualités intrinsèques mais de ce qu'on y projette (cf. Emmanuel Kant, pour les amateurs)! Leto, excite visiblement la nostalgie de ceux qui ont connu les années 1980 et regrettent la scène rock de l'époque. Soit, mais que nous propose réellement ce film? Des scènes aux dialogues futiles, aucune intrigue, aucun message, juste une mise en scène qui joue sur l'originalité en recourant au noir et blanc et en ajoutant des incrustations par moment. Sauf que, si l'on n'est pas touché par cette plongée dans le passé, ces personnages superficiels et cette mise en scène d'une originalité finalement assez banale, chapeautés par un scénario des plus creux l'emportent pour nous faire sombrer dans l'ennui total.
Le rock soviétique au début des années 80 : une liberté toute relative,des artistes imprégnés de figures occidentales,rebelles mais beaucoup moins" destroy"que leurs homologues de l'Ouest(beaucoup d'alcool mais pas de drogues :accès difficile,trop cher?) .Des personnages attachants,non fictifs(les 3 personnages principaux,pour le moins), filmés avec talent dans des scènes réalistes ou oniriques en noir et blanc.On découvre un univers non familier,une société quasi totalitaire et corsetée.C'est passionnant mais petit bémol: les textes et la musique exposés sont à notre humble avis assez médiocres.Et comme ils imprègnent pas mal de scènes du film...
Dans le club de rock de Leningrad du début des années 1980, la musique occidentale est retenue prisonnière : autorisation de jouer, mais interdiction de s'amuser. Au cœur du paradoxe, c'est un curieux groupe d'artistes qui nous est proposé. Ce club, qui semble être l'unique refuge de la New Wave russe, tous les musiciens les plus emblématiques de la période y sont regroupés (contre tout bon sens historique) dans une ambiance feelgood et hippie trompeuse qui n'a pas manqué d'attirer les foudres du "grand-père du rock russe" ici représenté, Boris Grebenchtchikov.
Je m'en doutais, mais ainsi tombe à l'eau mon idée de présenter le film comme un biopic qui ne se met pas de limites de créativité. J'imagine qu'il doit être plus facile d'y voir une œuvre de fiction si on ne se fascine pas pour son sujet lui-même, à savoir l'émergence et le succès de groupes comme Akvarium ou Kino malgré la répression de la culture étrangère en URSS. Malheureusement, c'est mon cas, et si j'ai adoré entendre la musique de Viktor Tsoï dans cet étonnant mash-up semi-historique qui tente véritablement de reproduire un "truc" qui s'est produit dans la culture russe grâce à eux, mon esprit critique est plus partagé.
Voir représentée l'avant-garde de la New Wave russe, sa musique et son histoire au cinéma, c'est un plaisir. Mais pour qui aime vraiment ces groupes et le contexte derrière leurs paroles, c'est un déchirement de voir que les artistes qui ont le plus inspiré le film de Serebrennikov le méprisent, et un dilemme d'admettre qu'il n'est effectivement pas le reflet d'une révolution culturelle, mais plutôt de son illusion. Et Tsoï alors, aurait-il aimé Leto ? Allez, j'opte pour le paradoxe : j'ai beau argumenter qu'aimer le film interdit d'aimer la musique russe... j'aime les deux.
La découverte enivrante des prémices du Rock Russe des 80s. Beaucoup d'originalité et de poésie. Une superbe bande son détonante, quelle reprise de "The Passenger" !
6 213 abonnés
18 103 critiques
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5,0
Publiée le 30 juillet 2020
Leto est l'un de ces rares films qui savent comment parler à votre cœur et réveiller tous les rêves auxquels vous n’avez jamais pensé. Leto est un petit bijou celui dans lequel réside une force si puissante et percutante mais aussi une beauté que l'on ne peut qu'admirer. Le film nous place dans la scène rock underground de la fin de l'Union soviétique. Elle s'installe dans un climat où le changement est demandé mais aussi ressenti, l'époque de la perestroïka. Mais pourtant le contrôle de la culture est vraiment fort. La manière dont les jeunes veulent s'exprimer par la musique qu'ils écoutent et font (musique inspirée de nombreux groupes de rock occidentaux) ne se limite qu'aux entrepôts abandonnés dont l'accès est restreint sous le contrôle de la police du régime. Ce climat créatif est toujours contenu mais ne semble jamais oppressant pour le spectateur ni pour les personnages qui agissent réellement avec une grande liberté. Et c'est notamment grâce à la mise en scène de Serebrennikov. Il utilise tous les artifices du cinéma et repousse les limites de la mise en scène pour créer son propre univers. Le noir et blanc crée une atmosphère d'une telle simplicité mais pleine de possibilités. C'est pourquoi je m’étonne qu'il n'ait pas remporté un seul prix à Cannes alors que c'est l'un des films qui valait vraiment la peine de gagner une distinction. Ce serait l'occasion de donner une grande impulsion à ce cinéma créatif, fou et ambitieux. Ce serait l'occasion de reconnaître le talent et la vision de Serebrennikov qui nous le savons sont mis en péril par des éléments qu'il ne maîtrise pas...
Film très intéressant mais qui pour moi relève plus d'un documentaire que d'un film. Le film traine en longueur et je me suis vite ennuyé malheureusement. A voir tout de même par les grands amateurs de musique je pense.
Les critiques de la presse et des spectateurs sont très flatteurs. Pour ma part je me suis vraiment ennuyé pendant ce film que je trouve creux. Faire un film sur le début de carrière de musiciens connus ne suffit pas à faire un film. Celui-ci manque vraiment de contenu.
Un véritable tunnel de la première à la dernière seconde. Les dialogues sont d'une pauvreté et d'une niaiserie à toute épreuve, les acteurs jouent mal, la mécanique est redondante et la progression dramatique quasi inexistante, à tel point qu'on finit rapidement par se foutre totalement du sort réservé à ces personnages. Quant aux passages musicaux, ils sont à l'image du reste : sans intérêt.
Leto (ou l'été en français) est un film russe en noir et blanc sur le rock en URSS pendant la guerre froide. Que ce film est bon, que ce film est beau, que les passages musicaux sont géniaux, que les acteurs sont impeccables, que ce film est proche de la perfection. On pourra lui reprocher quelques longueurs qui ne gênent en rien le plaisir qu'on prend à le visionner, mais ça me semble tout. Le noir et blanc est justifié, la mise en scène est vachement bonne... Voir ce film, c'est voir les musiques qu'on connais si bien et les aimer encore plus.
Un film traitant de l'émergence de la scène pop/rock new-wave en Russie et de la starisation du groupe Kino, voilà qui est pour le moins pas banal, Et comme de plus l'histoire est bien faite et mise en scène de manière originale.. voilà un film musical... enfin sur la musique, tout à fait recommandable.
Beau voyage dans une Russie pre-Perestroika, entre réalisme et onirisme, entre clip et comédie musicale. 3 acteurs charismatiques pour donner chair à ce triangle amoureux bercé par T rex, Lou Reed, Talking Heads ou Bowie. Et ce rock russe de Kino que l'on découvre ainsi (j'ai découvert à la fin qu'il s'agissait d'un biopic). Très belle surprise