Vous avez un rôle d'ado attardé, avec suppléments tête-à-claques et tignasse à la Louis Garrel, à distribuer ? Vincent Lacoste est un "must" - depuis une dizaine d'années, l'ancien vrai ado des "Beaux gosses" a enchaîné en effet les profils de ce type, pour le grand écran (une trentaine...). Et un de plus, avec ce pâlichon "Mes Jours de gloire", un premier "long", par Antoine de Bary. VL est ici un "has been" précoce, "Adrien", qui, ancien enfant-star, ne tourne plus guère, à 26 ans, depuis ses 20 ans. Il est affublé d'une mère psy caricaturale (Emmanuelle Devos - qu'on a l'habitude de voir plus inspirée dans le jeu), et d'un père alcoolique et bon à rien (Christophe Lambert - au naturel). On se dit qu'il doit tenir sa nette tendance au parasitisme (le jeune loser tous azimuts, en délicatesse avec le fisc et sa banque, revient squatter chez ses parentsspoiler: - la mère à l'étage noble, le père relégué dans la chambre de bonne...) de ce côté-là.... Un casting réussi contre toute attente (pour un film sur les jeunes années de Charles de Gaulle - avec 20 cm en moins sous la toise, comme c'est crédible...) peut-il relancer sa carrière, et donc sa vie ?.... Ou/et sa "romance" avec une lycéenne déluréespoiler: (rencontrée dans un commissariat) , "Léa" ?... En rappelant que quand on a touché le fond, l'avantage, c'est qu'on ne peut que remonter - ou pas... Un laborieux film de (ré)apprentissage, sans fraîcheur spoiler: - on a même droit à une TS dans la Seine.... (mais au contraire volontiers vulgaire et lourdingue) - fort dispensable !
Le film passe par tous les registres cinématographiques. J'ai passé ainsi que ma femme un très bon moment. Du cinéma divertissant et profond à la fois. Lacoste au mieux de sa forme.
Je suis allé voir ce film, donc Vincent Lacoste entre dans la catégorie des acteurs ou je peux aller voir un film juste pour eux. Parce que le film n'est franchement pas très intéressant même si on se laisse séduire par certain moments.
1er long métrage d'Antoine de Bary. Comme tout premier essai, il y a des fragilités et un manque de consistance dans le propos. Mais il a d'abord souhaité raconter ce qu'il connaissait de lui-même, ayant repris beaucoup d'anecdotes de sa vie pour écrire le récit de ce presque trentenaire de retour chez sa mère. Il faut se l'avouer, le film est en partie tenu à bout de bras par Vincent Lacoste qui est toujours parfait, (bien qu'on sente qu'il n'est pas dirigé à 100% laissant probablement place à quelques improvisations dans les situations comiques), il faut aussi dire que la caractérisation du personnage est bonne et on peut facilement s'identifier à lui. Le film en lui-même n'impose pas vraiment une cadence très rythmée, ça tire en longueur, mais c'est plutôt drôle dans l'ensemble. J'ai bien aimé la thématique du trentenaire en pleine crise, avec également la métaphore parallèle spoiler: du blocage avec la panne d'érection , ce qui laisse aussi place à des moments comiques réussies, bien que peu originales. Un 1er film sympathique, surtout grâce à la présence de Vincent Lacoste dans le rôle titre, mais sans plus pour le reste.
"Mes jours de gloire" se laisse regarder très agréablement, porté par Vincent Lacoste toujours excellent dans ce genre de rôle (bien que ça risque d'être compliqué pour lui de s'en défaire..) Les acteurs sont bons, l'humour est bien dosé, et j'ai apprécié la tournure plus sérieuse et dramatique qu'à pris l'histoire vers la fin. On se demande vraiment comment le Adrien (le personnage principal) arrivera à se remettre sur les rails et à sortir de ce cercle vicieux de procrastination. Au final, c'est un film qui peut tous nous toucher.
Finalement, j’ai trouvé cette comédie bien car elle a répondu à mes attentes. En effet, Vincent Lacoste y est excellent. Sa prestation m’a enchanté. J’aime beaucoup sa capacité à naviguer d’un stylé à l’autre. Que ce soit dans des drames comme PREMIÈRE ANNÉE (2018) et AMANDA (2018) ou des situations plus légères comme ici. Alors certes, on n’est pas devant une comédie désopilante. On s’approche même plus de la comédie dramatique. Mais sa belle performance entraine quand même de belle rigolade par moments. En fait, il se met dans des situations tellement gênantes, qu’elles en deviennent drôles. La limite est assez mince et parfois on ne sait pas s’il faut rire ou pleurer pour lui. Ce personnage m’a fasciné. Il est tellement simple qu’il en devient complexe. Il a beaucoup de défaut que prote la majorité des gens, un manque de confiance en soi, mêler à une volonté de se monter. Tout va tourner autour de ses déboires. J’ai d’ailleurs trouvé qu’on misait un peu trop sur lui. La trame de fond est quasi absente. On suit son évolution comme une personne lâchée dans la nature. A aucun moment on est pris dans un récit. Comme une étude psychologique où on observe pourquoi un jeune homme échoue dans sa vie. L’autre reproche vient du fait que le casting secondaire n’est pas à la hauteur. Les plus expérimentés comme Emmanuelle Devos et Christophe Lambert ne sont pas resplendissants. Quant à Noée Abita, elle est encore un peu timide.
“Mes jours de gloire” est la suite de “L’enfance d’un chef”, le précédent court-métrage d'Antoine de Bary. Vincent Lacoste joue un jeune homme qui approche la trentaine mais qui ne parvient pas à grandir et prendre la maturité nécessaire pour faire les bons choix. Fauché, un peu menteur et clairement perdu dans sa petite tête qui espère devenir acteur, il retourne vivre chez ses parents. Peut-être que le casting lui permettant de jouer De Gaulle l’aidera à prendre de la hauteur et retrouver ses heures de gloire. Hors du temps, le film s’appuie un peu trop sur les épaules d’un acteur certes très bon, mais en roue libre par manque de direction. L’écriture semble quant à elle un peu faible et les problèmes d’érection du personnage ne suffisent pas à nous captiver davantage. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
le film pourrait être bonne comédie s'il allait plus dans le second degré. les scènes s'enchaînent sans vrai lien ou émotions.V.Lacoste refait l'adulescent le 'loser". la fin du film est plus sérieuse et est gâché par les scènes précédentes et leur réalisation inégale
Tout prend sens quand on écoute Antoine de Bary parler de son film. Les détails, les thèmes et les acteurs sont méticuleusement choisis et pourtant, en tant que spectateur, ça m'a fait l'effet inverse. Je ne voyais pas ce que racontait le film, hormis un énième portrait de Vincent Lacoste en adulescent, paumé et nonchalant. Je mentirai si je disais que je ne me suis pas ennuyé. Pourtant, je pense que "Mes jours de gloire" a de bonnes intentions, à savoir parler de notre génération où l'adolescence a tendance à jouer les prolongations, semant le doute sur notre avenir, notre présent, notre place dans la société. C'est un sujet risqué car l'énergie procrastinatrice et dépressive qui s'en dégage n'est franchement pas excitante. Mais le film commence plutôt bien, avec un humour pince-sans-rire qui propose des scènes risibles, servies par des personnages farfelus (la mère psy, les copains geeks, le réalisateur allemand). Les situations cocasses frôlent l'exagération, ce qui nous fait croire que ce ton décalé va nous mener quelque part. Mais non. Le scénario se met à flotter autour d'un problème d'érection qui, dans son traitement, fait bander mou tout le film. Qu'est-ce que la masculinité ? Qu'est-ce que la virilité ? Ce sont sans doute des thèmes très intéressants mais c'est étrange, tout d'un coup, on ne s'amuse plus, comme si ça se prenait trop au sérieux. Entre De Gaulle et la gaule, entre la mère psy (super Emmanuelle Devos) et le père inutile (Christophe Lambert à côté de la plaque), entre la copine potentielle et ses problèmes pour passer à l'acte, entre ses amis posés et ses problèmes tactiles, entre la tragédie et la comédie, "Mes jours de gloire" veut raconter énormément de choses à la fois, de plusieurs façons, au risque de perdre le spectateur et de ne rien raconter de folichon.
Quand un jeune homme a la sortie de la majorité doit se faire une place dans la société. Une descente aux enfers pour un homme qui a la possibilité de tout avoir. Une carrière parfaite qui commence jeune et qui petit à petit se dégrade. La complexité d’admettre que l’on fait une dépression pour un jeune homme qui essaye de se montrer fort et mature. Pourtant le film est peu rythmé mais repart avec un humour léger qui passe très bien. Un dernier quart d’heure intéressant qui montre une nouvelle facette de Vincent Lacoste celle d’une personne perdue et mal dans sa peau. Film léger qui ne transcende pas le cinéma français mais qui mérite sa petite place.
Un film tout à fait d actualité où vincent lacoste excelle dans le personnage d un jeune adulte déboussolé qui doit se construire dans une société toujours plus exigeante Il.campe.le.personnage d un anti héros un peu malgré.lui et décalé à la fois drôle et tragique !! Bravo au réalisateur pour son premier film !!
Un scénario simple, des dialogues évidents, des scènes s'enchaînent et nous pouvons deviner la prochaine... tellement Antoine de Bary ne nous surprend pas. Vincent Lacoste joue son propre rôle, et commencerait presque à m'embêter.