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Un visiteur
1,5
Publiée le 20 janvier 2019
Très déçue par ce film qui commence bien mais qui se transforme vite en un long fleuve d’ennui. Le dénouement de l’intrigue est extrêmement simpliste et rien n’est traité en profondeur.
Belle surprise de ce début d'année. Un film assez dynamique, où les rebondissements multiples et le talent des acteurs (surtout le(s) héro masculin) nous tiennent en haleine jusqu'au bout. Le Japon urbain et périurbain, en toile de fond, n'est pas pour nous déplaire ! Seul bémol : le classicisme de l'intrigue de base, qui peut éventuellement en décourager certains
Oui, le jeune Ryusuke Hamaguchi, qui nous avait charmé à travers les épisodes de Senses, est bien le digne héritier d'Ozu.... Analyse psychologique fine comme une dentelle, petites touches comiques, importance du paysage rural ou, souvent, urbain... Asako I et II confirme cette première impression, même si le cinéaste étire parfois à l'excès les tempi de son récit. Petite coquetterie dont il devrait se méfier.
La ravissante Asako (Erika Karata), petite poupée de porcelaine dont on craint la fragilité, tombe amoureuse de Baku (Masahiro Higashide), look de beatnik, DJ occasionnel: quelques instants, et c'est le coup de foudre absolu. Les jeunes gens s'installent ensemble à Osaka, leur ville natale, partagent leurs amis. Mais Baku a tendance à disparaître. Il sort chercher le pain? Il revient le lendemain matin. Ou plusieurs semaines plus tard. Rassurant: de toutes façons, dit il à Asako, je reviendrai, je te retrouverai. Mais un jour, sorti acheter de nouvelles chaussures, il n'est jamais revenu.
Deux ans plus tard on retrouve Asako employée dans un café, à Tokyo. On devine que, dévastée par cet abandon, elle a laissé tomber ses études. Le café est fréquenté par les sémillants jeunes cadres d'une société d'exportation de saké, qui a ses bureaux à côté. Et, en Ryohei, Asako retrouve Baku, plus ressemblant que deux jumeaux monozygotes ne sauraient l'être... Mais différent: coiffure sage, costumes sombres et cravates: un jeune homme sérieux qui tombe éperdument amoureux, lui aussi, d'Asako. Elle se débat, cette ressemblance lui fait peur. Puis elle cède.... Mais aime t-elle Ryohei? Ou le clone de Baku?
Cinq ans plus tard, Asako et Ryohei mènent ensemble une petite vie tranquille, avec un bon gros chat. Ils partagent leurs amis...... ils vont retourner à Osaka, et se marier. Et c'est le moment que choisit Baku, devenu star de la pub et peut être bientôt du cinéma, pour revenir dans la vie d'Asako..... Ne lui avait-il pas dit qu'il reviendrait?
On pense à Ozu, mais plus encore peut être à Rohmer. Azako, dans ses incertitudes, est une belle héritière des jeunes filles rohmériennes..... Et la fin, aigre douce, aussi...
Je voudrais aussi saluer la performance de Masahiro Higashide. Avec trois fois rien, un regard profond, une moue cynique, il caractérise les personnalités différentes de l'honnête Ryohei et de l'égoïste, indifférent Raku.
Asako ou l’eternel problème du film de deux heures. L’histoire est originale il y a les ingrédients d’un bon film mais c’est trop dilué ça manque de nerf. Une amie d’Asako dit qu’elle est évanescente mais déterminée. Elle est en effet trop évanescente ne donnant à voir que des sourires et des hum ce qui fait qu’au fond on se fiche un peu de son sort. C’est dommage car il y a par ailleurs beaucoup de délicatesse, on a l’impression qu’il fallait peu de choses pour que ce soit un vrai bon film .
Ce film est plein de douceur. Il est beau, il est simple, il est juste. Les dialogues sont superbes. Asako est confondante de beaute. Je recommande ce film.
bluette ennuyeuse! le snobisme de la critique peut seul justifier son engouement. personnage de gourde centrale a la profindeur d un des a coudre. physique ravissant des 2 heros seul interet de ce pensum. a fuir...
L'originalité de ce film est dans la description d'une passion, sentiment violent par essence, de la manière la plus douce. Tous les sentiments humains sont observés d'une manière infiniment subtile, que ce soit l'amour-passion, l'amour serein, l'amour-amitié, L'inconstance et la constance humaine y sont dépeintes magistralement. Le manque d'émotion apparent s'achemine vers la profonde émotion de la fin où le possible et l'impossible convergent. La vie...
Excellent film tout en finesse et en délicatesse. Réalisateur et acteurs réussissent l'exploit de rendre intéressantes deux heures d'histoires d'amour sans scène de sexe ni dispute à couteaux tirés. Une belle réussite.
Un film japonais plein de tendresse ce qui est assez rare pour le souligner. De beaux acteurs attachants - un quotidien simple et magnifié - une petite perle
Dès les premières images, le spectateur est plongé dans une ambiance délicate pour une histoire originale traitée avec finesse. J’ai d’abord trouvé le film un peu long, puis les différentes fins possibles que j’avais imaginées n’arrivaient pas, m’en proposant une nouvelle à chaque fois. Le film prend son temps pour fixer les regards et transmettre les émotions. Pas de cris, pas de sexe, pas de violence. C’est un vrai régal.
À l’opposé d’une « affaire de famille » nous voilà dans un Japon « lisse et polissé » où les relations sont codifiées où tout est si sophistiqué, qu’un européen reste fasciné. L’impression d’avoir vu plusieurs fois ce scénario (Vertigo ?) et pourtant, on est sous le charme de ces deux êtres si beaux ! Faut-il voir l’opposition entre la Magie trompeuse d’un premier Amour et la reconstruction, davantage ancrée dans « la vraie vie » et quand vient l’heure du choix ? La scène du retour est magnifique….quelle subtilité!!! Toujours est-il que ce film semi-fantastique a été pour moi bien davantage, un superbe mélodrame moderne….
Joli film très poétique et basé sur la difficulté des sentiments amoureux! Peu adepte du cinéma asiatique j ai été vraiment impressionné par la puissance des images qui peuvent suffir à certains dialogues et cette faculté de rester captivé par un film qui ne contient pas de grandes scènes d action. A découvrir
Histoire d'amour et de doubles, Asako est un film assez fascinant, une romance mélancolique teintée de fantastique qui rend hommage sobrement aux œuvres de Rohmer, de Ozu et de Cassavets. Le film est lent mais jamais ennuyeux, il prend son temps pour mieux construire son intrigue amoureuse qui se teinte de fantastique. Le dépouillement des décors, la manière de filmer les regards et les personnages créent une tension qui affleure peu à peu jusqu'aux exceptionnelles vingt dernières minutes à la fois romanesques et cruelles jusqu'à une conclusion d'une poignante sobriété. Un très beau film qui donne envie de découvrir les autres œuvres d'Hamaguchi. Le coup de cœur de ce début d'année !
Film globalement très ennuyeux. L'actrice - qui est plutôt convaincante - ne sauve pas la mise : on sent le temps passer, et l'ensemble a un air de déjà vu, à tel point que je ne suis resté qu'une heure dans la salle.