Plein de bonnes choses dans ce conte , malheureusement un genre pour lequel j'ai du mal à accrocher...Les passages surréalistes sont parfois un peu tirés par les cheveux. Super Casting. Originalité: 8/10. Réalisation: 5/10. Acteurs: 8/10. Photo: 7/10.
Souvent peu cité parmi les plus gros réalisateurs français, Michel Hazanavicius a pourtant un excellent dossier, avec de gros succès très souvent salués par la critique. "Le Prince Oublié" montre, une nouvelle fois, son envie de proposer des longs-métrages bien plus ambitieux que ce qui se fait généralement en France. Avec une esthétique poussée et un scénario purement tourné vers le fantastique, on arrive devant un film à l'univers particulier et très enfantin. Mais cela marche très bien ! L'idée n'est pas juste de proposer une ambiance enfantine pour la famille, mais de remettre tout cet aspect en question. Tout le film va travailler sur le fait de remettre en perspective cet aspect de l'enfance, et sur le fait d'accepter le fait grandir du point de vue des parents. Toute la base va donc être de poser un univers crédible et en accord avec le ton du film. Comme l'ambition est toujours bien mélangée avec les moyens, on peut être heureux que ce film ait eu assez de moyens pour proposer quelque chose d'aussi originale. Si les fonds verts sont assez voyants, le travail sur les décors, ainsi que les effets spéciaux, est assez remarquable et permet à tout cela de prendre vie. L'univers semble donc vivant et est parfait pour traiter ce genre de thématiques. C'est coloré, travaillé et inventif à ce niveau. Derrière, le tout sera donc de jouer avec cela, en travaillant cette ambiance d'un point de vue plus adulte. Ce rôle sera géré par un très bon Omar Sy, de manière assez légère, mais de manière intéressante et intelligente en faisant en sorte de mettre le monde fictif du film avec le monde réel. La métaphore passe bien, elle permet de rendre les thématiques facilement compréhensibles et de faire un tout très efficace pour toute la famille. Donc si vous voulez passer une petite soirée sympa, n'hésitez pas à visionner ce long-métrage vraiment intéressant et qui fait plaisir à voir en France. Pour conclure, un film d'un réalisateur qui continue de faire parler son style si unique.
Une idée de départ séduisante, avec un sacré potentiel… qui aboutit à un immense gâchis. Hazanavicius sait se mettre en danger à chacun de ses films et il est difficile de lui tenir rigueur de cette ambition. L'accident artistique s'accompagne d'un semi accident industriel : si le film a frôlé le million d'entrées ( pas mal quand même), il n'a pas répondu aux attentes et au budget important. Le passage de l'enfance à l'adolescence avait été magnifiquement traité dans Toy story 3 et on sent bien que le fantôme de John Lasseter plane sur le film d'Hazanvicius ( en particulier la scène des oubliettes). Mais voilà, un manque de rythme assez surprenant fait tomber à plat pas mal de répliques, l'humour est globalement très décevant, filmer l'invisible ou la transparence est toujours casse-gueule ( et ça l'est ici) et - mais c'est sans doute très personnel, je n'ai pas été estomaqué par les efftes spéciaux : j'ai même trouvé cela parfois un peu cheap. Et quand l'ensemble est visuellement assez bigarré, un drôle sentiment de film déjà has been se dégage. Mais tout n'est pas à jeter. On peut s'amuser du tandem Sy-Damiens, Bérénice Béjo est top (même si son personnage aurait mérité plus de profondeur et les raisons de son crush pour Sy restent dans le flou)… et j'avoue avoir beaucoup aimé les panneaux pub, un fil rouge narratif très malin.
Si ‘Le prince oublié’ devait avoir un seul mérite, ce serait d’observer Michel Hazanivicius sortir (une fois de plus) de sa zone de confort et faire sortir au passage le cinéma français de la sienne, pour s’attaquer à une production familiale inhabituellement luxueuse mais qui repose surtout sur cette interdépendance métaphorique entre l’imaginaire et la banalité du quotidien, dont le cinéma américain est tout à fait coutumier mais que le cinéma français renifle toujours avec méfiance. Qui dit “familial” dit forcément respect de certaines convenances, crainte du dérapage inconscient, morale rassurante et fédératrice : il ne faut donc pas espérer un humour ravageur ou une conclusion qui puisse surprendre, et tout se déroulera exactement de la manière dont on s’y attend : c’est toute la limite d’un tel exercice et ‘Le prince oublié’ ne déroge pas à la règle. On reste toutefois assez curieux de découvrir comment le réalisateur va se débrouiller pour gérer quelque chose d’aussi contraire aux habitudes du cinéma français. La réponse qu’on obtient une heure quarante plus tard, c’est qu’il ne s’est pas mal débrouillé du tout, même si l’ensemble reste un peu plus hésitant, un peu plus maladroit, un peu plus artificiel que dans n’importe quelle production américaine équivalente, sans que le scénario s’aventure beaucoup plus loin que ces dernières dans la complexité. Tout basique qu’il soit, le concept demeure sympathique et pourra autant parler aux ados qu’aux adultes bon-publics : c’est l’histoire d’un père qui raconte des histoires extraordinaires dont lui et sa fille sont les héros, mais qui n’a pas su prendre la mesure du fait que celle-ci grandissait. Côté méta, l’heure du conte est un plateau de cinéma, avec ses figurants, ses régisseurs et ses rivalités. La facture ultra colorée de cette dimension imaginaire suscite une certaine bienveillance mais ‘Le prince oublié’ pique tellement de petites choses à droite et à gauche, à tous les films et dessin-animés américains basés sur un principe plus ou moins identique (‘Vice-Versa’ en source principale du pillage) qu’il en devient parfois un peu gênant.
Vu en famille avec nos enfants de 9 et 12 ans donc en plein dans l'âge concerné : tout le monde a adoré, les enfants pour les décors et les personnages "imaginaires", l'ado pour l'histoire qui lui ressemble, les parents pour la justesse du sujet, du rôle du papa. top!
Dans ce conte familial, Omar Sy incarne un jeune veuf élevant seul sa fille de 8 ans. Tous les soirs, il lui invente des histoires pour l'endormir. Dans ces histoires, il est le Prince et Sofia, la princesse. Mais Sofia grandit, devient une ado et le Prince risque d'être oublié... Décors évoquant Disneyland, personnages décalés et savoureux , imagerie très travaillée, le nouveau film de Michel Hazanavicius est un moment très fin et émouvant, merveilleusement interprété par Omar Sy , Bérénice Bejo et François Damiens . Un film pour les petits et les grands !
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Le dernier Michel Hazanavicius est un film dont on devine les intentions louables (le thème du lâcher-prise des parents sur les enfants, les valeurs fondamentales du rêve et du conte...) mais qui se ramasse royalement dans sa conception, jusqu'à en devenir un produit très laid, au héros ultra-antipathique et aux dialogues navrants. On remarque tout d'abord les effets spéciaux qui sont épouvantables, en témoignent le dragon vert ou le parc en vue d'ensemble, dignes d'un dessin animé bon marché. S'ensuit un soi-disant héros en construction qu'on préfèrerait plutôt étrangler avec sa cape (il est narcissique, puéril et n'hésite pas à jouer le collabo pour envoyer à la mort un personnage fragile qui avait pour seul tort d'habiter sa loge... Rien à faire, on le hait jusqu'au bout). Enfin le film semble adorer s'asseoir entre deux chaises, d'une part en alternant des dialogues d'une stupidité avérée ("Tant que la bataille n'est pas perdue, la bataille n'est pas perdue."... Oh ça alors, on n'aurait pas cru.) et d'autres d'une vulgarité qui fera siffler les oreilles des enfants (on ouvre le film sur trois utilisations du mot "c.n") ; de même que l'on oscille toujours entre niaiserie assumée (les histoires racontées, le vilain Pritprout dont le nom flatulent annonce déjà la couleur) et film sur la déchéance des rêves d'enfants (tristounet pour les petits). Bref, un film qui navigue à vue et où l'on ne sait pas qui des enfants ou des adultes s'ennuient le plus. Un mélange de niaiserie dégoulinante, de dialogues dénués de toute intelligence et d'un héros qu'on jetterait volontiers aux oubliettes...
Agréable film, qui sous humour traite d'un sujet finalement assez profond. Dialogues très réaliste, j'ai trouvé la façon d'illustrer le passage à l'adolescence très bien faite. Un agréable moment et on ne se lasse jamais d'Omar Sy
Si je voulais être méchant je dirais que c’est gentil. Ce prince oublié avait pourtant de quoi me plaire sur le papier avec Hazanavicius derrière la caméra, Omar Sy devant et une histoire sur la difficulté pour un père de voir passer sa fille dans l’adolescence. Mais cette histoire a déjà été racontée et mieux que cela. Le film est trop gnan gnan, trop artificiel, chose curieuse chez Hazanavicius ça manque de soin à l’écran, ça paraît bâclé, trop frileux et peu inspiré. Le final surtout m’a déçu avec les personnages oubliés qui m’ont beaucoup fait penser à Vice Versa mais en beaucoup, beaucoup moins bien. Le film m’a aussi fait penser à « demain tout commence » ou Omar Sy jouait aussi un rôle de père protecteur et ce dernier était plus réussi. Ça n’est pas totalement honteux mais c’est franchement décevant.
Un film inventif et touchant et une belle histoire sur la relation père/fille, la peur d'être "remplacé". On aurait apprécié un peu plus de fantaisie, que le film aille plus loin dans la folie, car il y a un côté très artificiel à ce monde imaginaire. Et on ne peut s'empêcher de penser que Toy Story ou encore Vice Versa ont déjà raconté la même histoire... mais en mieux !
Vu le film avec ma fille , alors que dans ce contexte peut être que mon avis n'est pas vraiment des plus fiable. spoiler: Ce film m'a beaucoup fait pensé à Vice versa de Disney. On reste sur une bonne impression . Les panneaux de bus qui nous donne les indications sur les faits, la relation père , fille, très vrai , très juste. L'évolution de l'histoire qui est vraiment centré sur la difficulté pour un papa d'élevé sa fille seul avec toutes les contraintes que ça implique.
Alors certes ce n'est pas un blockbuster, j'aurais aimé voir plus de magie ( le réelle , l'imaginaire mélangé ) mais c'est un très bon film à voir en famille !
C’est vrai que c’est un film relativement inventif mais reposant sur un scénario bien mince et légèrement niais. Tous le côté imaginaire de ce film fait très « cartoonesque » et enfantin, ce qui peut être un style en soi et au final pas très dérangeant, le problème c'est qui l'est mal exploiter et qu'on ne saisis pas bien les liens de causes à effets entre les deux mondes ni les répercussions. La relation père/filles est au final très superficiel et vraiment trop infantile pour s'y attacher. Omar S'y cabotine pas mal mais dans l'ensemble cela reste acceptable. C'est mignon mais on est en droit d'attendre bien mieux de Michel Hazanavicius. François Damien est excellent. Des passages un peu lourds et un scénario trop simpliste.
TOY STORY. Aux oubliettes. Avec le temps on n'aime plus. Séduit par le principe, la débauche d'effets spéciaux a refroidi mes ardeurs de bon humeur. Je veux bien que le Omar s'amuse, j'aurais préféré le plonger dans l'eau bouillante.